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DYSPNÉE

OBSERVATIONS

La dyspnée n'a pas une grande valeur pronostique par elle-même ; ses causes seules doivent indiquer au médecin les conclusions qu'il a à prendre, au sujet du proposant qu'il est chargé d'examiner.

Les affections des voies respiratoires et du cœur déterminent fréquemment de la dyspnée (emphysème, asthme, tuberculose, pleurésie, bronchite chronique, pneumothorax, etc..) ; de même les maladies du thorax et de l'abdomen (névralgie intercostale ou iléo-lombaire, dilatation de l'estomac, tympanisme, maladies de foie, kyste, ascite, hernie diaphragmalique ou autres, etc.).

L'analyse des urines est indispensable ; souvent, en effet, -la dyspnée n'est que la conséquence de l'urémie. Mais' il peut arriver que l'urine ne renferme pas d'albumine, bien que le sujet soit atteint de mal de Bright; dans ce cas, il faut rechercher s'il n'existe pas quelques autres phénomènes habituels aux brightiques (mictions nocturnes fréquentes, sensation du doigt mort, hypothermie, démangeaisons, troubles auditifs et oculaires légers, dilatation pupillaire anormale, etc.).

DYSTOCTE

DYSTOGIE

A recevoir. — l* Toute femme ayant eu un ou plusieurs accouchements relevant de la dystocie, si elle a passé l'âge critique et semble définitivement à l'abri d'une nouvelle grossesse.

2" Toute fomme ayant eu des métroi-rhagies fréquentes avant, pendant, ou après ses grossesses, si elle a atteint l'âge de la ménopause sans que sa santé générale en soit altérée.

A recevoir avec résci'ves. — 1'^ Toute femme dont le diamètre sacro-pubien n'a pas plus de 9 centimètres et demi et moins de 8 centimètres et demi.

2" Toute femme guérie depuis plusieurs années d'un corps fibreux, d'un polype, d'un kyste de l'ovaire, si sa santé est excellente au moment de l'examen médical.

3» Toute femme, non syphilitique, ayant avorté une ou plusieurs fois sous l'influence d'un traumatisme déterminé.

4" Toute femme ayant eu un seul accouchement compliqué d'une hémorrhagie grave.

5° Toute femme ayant eu un seul accouchement complique d'éclampsie.

A refuser. — 1" Toute femme ayant un rétrécissement du bassin tel, que le plus petit de ses diamètres soit égal ou inférieur à 8 centimètres.

•DYSTOCIE

2° Toute femme ayant un rétrécissement non osseux, dû à un corps fibreux, à un polype, à un kyste de l'ovaire, etc.. si ce rétrécissement est assez considérable pour rendre tout accouchement périlleux,

3'' Toute femme, syphilitique ou non, ayant eu des avortements répétés et nombreux.

4" Toute femme ayant eu, à ses accouchements précédents, des hémorrhagies puerpérales inquiétantes.

5° Toute femme ayant eu des attaques d'éclampsie, à chacun de ses accouchements.

OBSERVATIONS

La dystocie n'a d'importance que pour les cas qu. relèvent directement de la mère; les accouchements^ qui ont été laborieux par le fait du fœtus, ne permettent pas de refuser une femme.

Au contraire, il faut refuser toute femme qui n'a pu ou ne pourrait accoucher normalement, par suite d'une malformation du bassin.

Pour mesurer le bassin, il faut se servir du compas de Baudelocque ou pratiquer le toucher vaginal. Dans la pratique des assurances sur la vie, il faut toujours avoir recours au compas de Baudelocque.

On applique, sur la femme vêtue simplement de sa chemise, une des branches du compas au niveau de l'apophyse épineuse de la première vertèbre du sacrum, et l'autre au sommet de la symphyse pu. bicnne. Il suffit, alors, de lire, sur la règle graduée

DYSTOCIE

de l'inslrumcnt, le nombre de centimètres marqués pour connaître le degré d'écartement d'un point à l'autre.

Sur un bassin normal, on doit trouver 19 centimètres pour les points indiqués précédemment et 27 ou 28 cealimètres pour la mensuration allant du milieu d'une crête iliaque à l'autre, ou bien d'un trochanter à l'autre. Au-dessous de ces chiffres, il y a rétrécissement.

Gomme l'épaisseur du sacrum, au niveau du promontoire, est de 6 centimètres et demi, et celle du pubis de 1 centimètre et demi, il reste 11 centimètres pour le diamètre antéro-postérieur du bassin ou diamètre sacro-pubien.

Avec le toucher vaginal mensurateur, si la pulpe du doigt ne peut atteindre le haut du sacrum, le rétrécissement (s'il en existe un) n'est pas au-dessous de 8 centimètres et demi et par suite l'accouchement spontané est possible ; si, au contraire, l'index arrive à toucher la saillie formée par le promontoire, il faut mesurer la longueur du doigt introduit, en ayant soin de ne la compter qu'à partir du point qui correspond exactement à la symphyse. Pour connaître le degré du rétrécissement, on défalque alors 1 centimètre à 1 centimètre et demi sur cette mesure, caria ligne oblique ascendante formée par le doigt placé dans le vagin est plus longue que la ligne horizontale qui passe par le promontoire et le sommet de la symphyse, et on obtient la mesure réelle du diamètre sacro-pubien.

Le rétrécissement osseux du bassin reconnaît pour

DYSURIE

causes, le rachitisme, l'ostéomalacie, les luxations spontanées ou accidentelles des fémurs, les fractures de cuisse compliquées d'un fort raccourcissement, etc..

Le rétrécissement non osseux peut être dû à un corps fibreux ou à un polype, à un kyste de l'ovaire, à une tumeur quelconque du petit bassin.

— Voir les articles : Avortenient, Eclampsie et Grossesse.

DYSURIE

A recevoir. — Tout proposant ayant eu une atteinte de dysurie passagère due aune surdistension accidentelle de la vessie.

A recevoir avec réserves. — • 1° Tout proposant ayant eu une atteinte de dysurie due à un rétrécissement blennorrhagique léger, si ce rétrécissement est radicalement guéri depuis deux ans au moins.

2° Toute femme atteinte de dysurie par déviation utérine.

3'' Toute femme atteinte de dysurie hystérique.

A refuser. — 1° Tout proposant atteint de dysurie due à un rétrécissement uréthral accentué ou sujet à récidives.

ïJ" Tout proposant atteint de dysurie due à une hypertrophie prostatique.

3" Tout proposant atteint de dysurie due à un

DYSURIE

calcul ou à un corps étranger de la vessie (non opéré ou récidivé après opéralion).

4° Toute femme atteinte de dysurie duc à une tumeur utérine.

5^^ Toute femme atteinte de dysurie due à la grossesse.

6° Tout proposant atteint de dysurie due à une affection médullaire ou cérébrale.

OBSERVATIONS

Les causes de la dysurie sont nombreuses et leur importance pronostique variable.

La dysurie peut être causée p^r une paralysie vésicale ou par un obstacle matériel quelconque à l'écoulement de l'urine.

La paralysie vésicale s'observe dans l'hystérie, la surdistension de la vessie et les lésions de la moelle ou de l'encéphale (traumatismes variés du crâne ou du rachis, fractures, luxations, mal de Pott, scléroses de la moelle, hémiplégie, paraplégie, etc.).

La rétention d'urine par obstacle mécanique peut être causée par le rétrécissement de l'urèlhre, l'hypertrophie de la prostate, les calculs ou les corps étrangers de la vessie, la cystocèle (rare chez l'homme), les tumeurs de voisinage (corps fibreux, cancer de l'utérus, grossesse, déviations utérines, fractures du pubis, etc.).

— Yoir l'article : Mictions.

ECHINOCOQUES

Voir l'article : Hydatides.

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