ENTÉRITE CHRONIQUE
OBSERVATIONS
L'entérite chronique peut être le résultat d'un mauvais régime alimentaire, d'excès alcooliques, d'une maladie de foie ou de l'appareil cardio-pulmonaire, de la tuberculose, du mal de Bright, de l'arthritisme, d'une atrophie de l'appareil glandulaire intestinal, etc.: le médecin examinateur doit conclure à l'acceptation ou au refus du proposant, suivant l'importance pronostique de cette cause.
— C'est entre 50 et 60 ans que s'observe le plus grand nombre de décès par entérite chronique.
La moyenne annuelle des décès par entérite chronique est de io sur 100,000 habitants. Sur 100 malades adultes, des deux sexes, atteints d'entérite, il en succombe environ 9 par an; sur '100 hommes atteints d'entérite, on compte 8 décès annuels; sur 100 femmes, 12 décès.
— Voir les articles : Diarrhée et Dysentrie.
ENTÉROTOMIE
A refuser.
ENTÉRORRHAGIES
A recevoir. — 1° Tout proposant atteint d'entérorrhagies nettement supplémentaires.
2" Tout proposant ayant été atteint d'une ou plusieurs entéi'orrhagies dans le cours d'une maladie aiguë, s'il n'en est résulté aucun accident.
A recevoir avec réser^^es. — Tout proposant atteint d'cntérorrhagies hémorrhoïdales bénign^s, sans retentissement sur la santé générale.
A refuser. — 1° Tout proposant atteint d'cntérorrhagies hémorrhoïdales abondantes et fréquemment renouvelées.
2° Tout proposant atteint d'cntérorrhagies symptomatiques.
Le pronostic de l'entérorrhagie est subordonné à sa cause.
L'entérorrhagie est généralement le résultat d'une lésion organique (entérite ulcéreuse, dysenterie chronique, tuberculose intestinale, polype, angiome, cancer, ulcère rond, hémorrhoïdes, etc.). L'existencedu cancer doit être particulièrement redoutée chez les
ENTOZOAIBES
gens âgés qui rendent du sang (mœlena) lorsqu'ils vont à la garde-robe.
L'entérorrhagie par fluxion ou stase sanguine est, au contraire, très rare; elle peut néanmoins s'observer dans les affections du cœur et surtout dans la cirrhose hépatique.
Quant à l'entérorrhagie supplémentaire des règles, elle est tout à fait e-x:ceptionnelle et ne se voit que chez quelques femmes à l'époque de la ménopause. En principe, il ne faut pas l'admettre.
Les entérorrhagies qui se prodxiisent au cours des maladies aiguës, graves (fièvres éruptîves, scorbut, purpura, fièvre jaune, ictère grave, hémophilie, etc.) n'ont qu'un intérêt rétrospectif pour îe médeL-iw cfe compagnies d'assurances sur la vie. Il n'a à s'en préoccuper qu'autant qu'elles peuvent avoir retenti sur la santé générale du proposant.
ENTOZOAIRES
A recevoir. — To«t proposant atteint d'ascarides, d'oxyures, de trichocéphales ou du ttenia, si sa santé générale est bonne.
A recevoir avec r-ésierves. — Tout proposant atteint du tœnia, si sa santé générale est aîtérée.
A refuser. — Tout proposant atteint d^ankylostonie duodénal.
KNTOZ lAIRES
OUSEKVATIONS
Les enlozoaires n'ont qu'un très minime intérêt, considérés par rapport à l'assurance sur la vie.
Les oxyures vermiculaires et les ascarides lombricoïdes ne peuvent faire refuser un proposant, ils s'observent, d'ailleurs, bien plus souvent chez les enfanls que chez les adultes.
La même remarque s'applique au Iricocéphale et aux diverses variétés de tsenias (le tœnia solmtii ou armé produit par le cyslicerque du porc ; le tsenia mediocanellata ou inerrne produit par le cyslicerque du bœuf et du veau; le bolriocéphale produit soit par une larve nageant dans certaines eaux, soit par quelques poissons comme la Ferra du lac de Genève et la Ligula nodosa du saumon).
Pour que ces entozoaires puissent devenir une cause de refus, il faut que leur présence provoque des troubles graves de la santé générale ; dans ce cas, d'ailleurs, le médecin peut encore accepter le proposant, si ce dernier consent à expulser le ver dont il est atteint.
V ankyloslome duodénal we/çQMi permettre à un proposant de s'assurer sur la vie, car ce ver détermine des hémorrhagies répétées et, consécutivement, de la chlorose grave.
— Voiries articles : Anémie, pilaires, Ilydalides et Trichinose.