ÉPILEPSIE
A recevoir. — Tout proposant issu de père et mère épileptiques, ou mieux de père seul épileptique, s'il est indemne d'épilepsie, de névropathie ou d'une maladie diathésique grave, âgé au moins de 30 ans, de préférence du sexe masculin, et non entouré de parents (frères, sœurs ou enfants) épileptiques ou gravement névrosés.
A recevoir avec l'éserves. — 1" Tout homme né d'un père épileptique et d'une mère saine, âgé de 30 et même de 20 ans, légèrement névropathique ou diathésique, s'il est indemne d'épilepsie et non entouré de parents (frères, sœurs ou enfants) épileptiques ou gravement névrosés.
2° Toute femme née d'un père épileptique et d'une mère saine, légèrement névropathiqueoudiathésique, si elle a dépassé l'âge de la ménopause, si elle est indemne d'épilepsie et non entoui'ée de parents (frères, sœurs, enfants) épileptiques ou gravement névrosés.
A refuser. — 1° Tout proposant issu de parents épileptiques, non épileptique lui-même, mais très entaché de névropathie et âgé de 20 à 30 ans au plus.
2° Tout proposant issu de parents épileptiques, non épileptique lui-même, mais atteint d'alcoolisme, de tuberculose, de scrofule ou de syphilis.
3° Tout proposant issu de parents épileptiques, non épileptique lui-même et non entaché de névro-
ÉPILEPSII-:
palhie ou de dialhèse,inais entouré de parents (frères, sœurs ou enfants) épileptiques ou gravement névrosés.
4" Tout proposant atteint d'épilepsie-névrose ou d'attaques épileptiformes, symptomatiques d'une lésion du crâne ou de l'encéphale, d'alcoolisme, etc.
S" Tout proposant ayant eu de l'épilepsie héréditaire ou non, et s'en croyant guéri.
OBSERVATIONS
L'hérédité joue un grand rôle dans l'ctiologie de l'épilepsie-névrose.
Dans les trois quarts des cas, en effet, l'épilepsienévrose engendre l'épilepsie-névrose ou une névropathie grave. Néanmoins, les compagnies d'assurances sur la vie peuvent accepter la plupart des sujets issus de parents épileptiques, car, en général, l'épilepsie héréditaire s'observe toujours avant 20 ans, âge auquel on peut songer seulement à s'assurer.
Plus le proposant est âgé, plus il est à l'abri de l'épilepsie héréditaire ; à partir de 30 et surtout de 40 ans, il peut vraiment être considéré comme hors de danger, surtout si c'est un homme ou une femme ayant dépassé l'âge de la ménopause.
L'épilepsie héréditaire paternelle s'observe bien moins souvent que l'épilepsie maternelle.
Enfla, l'épilepsie héréditaire est bien plus fréquente chez la femme que chez l'homme; toute jeune fille ou femme adulte, née de père ou de mère épilcplique
a de grandes chances de devenir elle-même épileplique ; ce n'est qu'à paa'tiF de l'e'poque de la ménopause qu'elle s'y trouve aussi peu exposée que l'homme.
On peut donc établii^ comme règle générale, que le médecin examinateur doit toujoui"s se montrer plus sévère, toutes choses égales d'ailleui-s, pour l'acceptation d'une femme que d'un homme.
Quant aux attaques épileptiformes qui résultent d'une maladie de l'encéphale ou du crâne (tumeur du cerveau, afTection des méninges, exostoses intracràniennes, fractures du crâne avec enfoncement des 03, etc.), de l'alcoolisme, de l'urémie, etc., elles sont toujours incompatibles avec l'assurance sur la vie; le médecin ne peut même en conseiller l'acceptation aux compagnies, si elles n'existent que dans le passé pathologique du proposant.
Les attaques localisées, plutôt épileptiformes qu'épileptiques, sont souvent les plus à craindre.
— C'est de 20 à 60 ans, qu'il succombe le plus d'épileptiques.
Il meurt, en moyenne par an, 3 épileptiques sur 100,000 habitants. Sur 100 épileptiques adultes, des deux sexes, il en succombe environ 3 par an ; sur 100 hommes épileptiques, on compte 3 de'cès annuels ; sur 100 femmes, 4 décès.
— Voir les articles : Edampsie, MyttéiHe^ Netwas- Ihénie et Néoropathie.
ÉmSPADIAS
EPISPADIAS
A recevoir. — Tout proposant atteint d'épispadias incomplet, balanique on pcnien,ne déterminant aucune gêne et non accompagné de complications.
A recevoir avec réserves. — Tout proposant atteint d'épispadias complet (pubien), ne déterminant aucune gène.
A refuser. — Tout proposant atteint d'épispadias, avec complications.
OBSERVATIONS
L'épispadias n'étant qu'un vice de conformation, peut être accepté par les compagnies d'assurances gur la vie.
Mais, le médecin examinateur doit s'enquérir de l'élat de l'épispadias ; ne l'accepter qu'avec réserve s'il est une cause de gêne réelle pour le malade, et le refuser s'il est compliqué d'incontinence d'urine, d'exstrophie de la vessie, d'écartement des pubis, etc. En outre, le médecin doit conseiller à la compagnie qu'il représente, d'introduire une clause spéciale dans la police concernant les risques à courir en cas d'opération.
Comme cette opération peut amener la morl, la compagnie peut encore ajourner le proposant jusqu'à la guérison opératoire.
— Voir l'article : Hypospadias.
ÉPISTAXIS
ÉPISTAXIS
A recevoir. — i° Tout proposant atteint d'épistaxis nettement supplémentaires.
2" Tout proposant atteint d'épistaxis dues à un état plélliorique sans gravité.
A recevoir avec réserA^es. — Tout proposant âgé de 3o à 40 ans ou plus, atteint d'épistaxis non supplémentaires, mais ne pouvant néanmoins être rapportées à une afTection organique du cœur, du foie ou des reins, ou à une cachexie.
A refuser. — 1" Tout proposant atteint d'épistaxis symptomatiques d'une maladie de foie, des reins, du cœur, d'une cachexie.
2" Tout proposant atteint d'épistaxis dues à un polype nasal.
3° Tout proposant atteint d'épistaxis causées par une tumeur ou une ulcération maligne du nez.
OBSERVATIONS
L'épistaxis n'a d'importance que par sa cause.
Ainsi, les épistaxis qui s'observent chez les enfants et les jeunes gens, n'ont pas de gravité ; il en est de même des épistaxis des pléthoriques et de celles qui sont supplémentaires des hémorrhoïdes ou bien des règles chez quelques femmes pai*venues à l'âge de la ménopause.
ÉPITUliUOME — ÉPULIS
Les épisLaxis symptomaliques d'une cachexie (cliloro-anémie, purpura, scorbut) ou d'une afTeclion viscérale (cirrhose, néphrite, cardiopathie) indiquent, au contraire, un état sérieux, incompatible avec l'assusurance sur la vie.
Quant aux épistaxis qui surviennent dans le cours des fièvres graves, elles n'ont aucun intérêt au point de vue des assurances.
ÉPITHÉLIOME
A refuser.
OBSERVATIONS
L'épithélioine est une tumeur maligne analogue au cancer, toujours mortelle.
Il faut se défier tout spécialement des tumeurs, bénignes en apparence, situées à la face, à la langue, au palais, au pharynx, au larynx, à l'anus et aux parties génitales.
— Voir les articles : Cancer, Psoriasis et Tumeurs.
ÉPULIS
A refuser.
OBSERVATIONS
L'épulis ne peut être acceptée parles compagnies d'assurances sur la vie, car, à côté d'cpulis fibreuses
ÉRECTILES — ESÏUIOMÈNE
sans gravité, il y a des épulis sarcomateuses et épilliéliales.
La marche de l'épulis est très lente.
Enlevée, l'épulis peut repulluler, et, de simple qu'elle était d'abord, se transformer en sarcome.
ÉRECTILES (tumeurs) Voir les articles : Angiomes et Tumeurs.
ÉRYSIPÈLE PÉRIODIQUE A recevoir avec réserves.
L'érysipèle périodique s'observe surtout chez les femmes aux époques menstruelles.
Son pronostic est peu grave.
ESTHIOMÈNE DE LA VULVE A refuser.
OBSERVATIONS
L'esthiomène de la vulve a une marche lente, néanmoins les femmes qui en sont atteintes ne doivent pas être admises par les compagnies d'assurances sur la vie, car les unes succombent à leur
12i ESTOMAC — EXCÈS
maladie et les autres à la tuberculose pulmonaire. — Voir l'article : Lupus.