FOIE
Voir les articles : Adénomes du foie, Cancer,
FOLIE
Cholécy^tite, Citrhoses (pour les divers modes d'exploration du foie), Dégénéreseences du foie., Hépatites, Hydatides, Ictère et Lithiase biliaire.
FOLIE
A recevoir. — Tout proposant né de parents aliénés, indemne de folie ou de névropathie et âgé au moins de 40 à 45 ans si c'est un homme, parvenu au delà de la ménopause si c'est une femme.
A recevoir avec résierves. — 1° Tout proposant né de parents aliénés, indemne de folie ou de névropathie, mais entouré de parents .(frères, sœurs, enfants, oncles ou tantes) aliénés ou gravement névrosés.
2° Tout proposant né de parents aliénés, non aliéné lui-même mais très névropathe, âgé au moins de 40 à 43 ans si c'est un homme, parvenu ,au delà de la ménopause si c'est mie femme.
3' Tout proposant né de parents aliénés, indemne de folie ou de névropathie, mais âgé de moins ' de 40 ans.
A refuser. — Tout proposant ayant eu une atteinte quelconque de folie, ou paraissant être un dégénéré héréditaire.
La folie est presque toujours due à l'hérédité;
FOLIE
l'hérédité doit être cherchée non seulement chez le père et la mère du sujet suspecté, mais aussi cliez tous ses ascendants et ses collatéraux.
L'hérédité de la folie ne se manilcsle le plus souvent qu'un bon nombre d'années après la naissance; au moins 15 à 20 et plus souvent 23, 30, 40. et 4'i années. La folie héréditaire est à craindre chaque fois que le sujet n'a pas dépassé 43 ans si c'est un homme et l'époque de la ménopause si c'est um; femme.
L'hérédité similaire s'observe très fréquemment dans la Folie-suicide ; il importe donc de n'accepter qu'avec réserves les proposants qui déclarent que leur père ou leur mère s'est suicidé, que ce suicide s Dit attribué par eux à la folie ou à toute autre cause. Le suicide qui ne s'explique pas, soit par de grands chagrins, soit par une perle d'argent, etc., doit demeurer suspect.
La gravité de la folie varie avec chaque cas; la mort est fréquente et due le plus souvent à la pneumonie, à la gangrène pulmonaire et à la phtisie ; par contre, de nombreux fous vivent très longtemps. Ces derniers peuvent évidemment être assurés; le médecin doit les signaler à la compagnie d'assurance, mais ne jamais endosser la responsabilité d'un semblable rls(iue.
Le délire incohérent et mobile est plus curable que le délire logique et fixe; les accès de folie brusques '.o:it moins sérieux que les accès qui surviennent progressivement; la folie intermittente se guérit plus facilement que la folie permanente.
FOLIE
La folie qui se rattache à des causes physiques (maladies aiguës diverses) est moins dangereuse que celle qui relève de l'hérédité directe, de causes morales, d'excès sexuels, de maladies nerveuses ou d'empoisonnements divers (alcoolisme, saturnisme, narcotisme, etc.).
hdi Mélancolie, \a. Stupeur, la Manie sont guéri sables; le Délire des perséciUiom, l'Excitation maniaque, le Délire aigu et la Folie circulaire sont incurables; de même la Paralysie générale.
Enfin, le médecin examinateur doit savoir reconnaître les dégénérés héréditaires, car cette classe d'individus, quoique saine d'esprit en apparence, est destinée à verser dans la folie par crises intermittentes, irrégulières et paroxystiques.
Les dégénérés héréditaires présentent souvent des anomalies physiques et psychiques; citons : l'asymétrie de la boite crânienne, le strabisme congénital, le bec-de-lièvre, les doigts surnuméraires, le pied-bot, etc., puis, l'imbécillité ou l'idiotie congénitales (cas qui ne peuvent s'observer en matière d'assurances), les obsessions insurmontables ou les impulsions irré : sistibles comme celles de l'agoraphobie, de la folie du doute, de la dipsomanie, etc.
Tous les dégénérés, bien entendu, sont incurables.
Les professions les plus exposées à la folie, sont avant tout : la profession de militaire, celle de prisonnier, d'artiste, de journaliste, d'homme de lettres, d'homme politique, de boursier, d'ecclésiastique, de médecin, etc., en un mot, toutes ceHes qui sont susceptibles de surmener le cerveau soit par
ASSUnANCES. o
134 FONGUS — KRIliDRlilCIl
des désirs ambitieux, soit par l'agiotage, soit par les tracas de la lutte pour la vie.
Les récidives après guérison s'observent environ i2o fois sur 100.
— C'est de 30 à 59 et surtout de 49 à 45 ans, que s'observe le plus grand nombre de décès par folie.
11 meurt, en moyenne, par an, 11 aliénés sur 100,000 habitants. Sur 100 aliénés adultes, des deux sexes, il en succombe environ 3 par an; sur 100 hommes aliénés, on compte 4 décès annuels; sur 100 femmes, 1 décès.
— Yoir l'article : Paralysie générale.