HELMINTHES
Voir les articles : Entozoaires et Hydalides
HÉMATÉMÈSES
Voir l'article : Gast7'orrhagîe.
HÉMATIDROSE
HÉMATIDROSE
A recevoir aA'^ee réserAfes. — Tout proposant atteint d'hématidrose, sans complications.
A refuser. — Tout proposant atteint d'hématidrose hémophilique ou d'hématidrose compliquée d'accidents graves.
L'hématidrose ou sueur de sang s'observe chez les sujets nerveux et surtout chez les femmes hystériques pendant la période génitale, remplaçant parfois les règles.
L'hémorrhagie, qui est ordinairement très peu abondante, a lieu au bout des doigts, au front, aux ailes du nez, aux aisselles, à la partie antérieure de la poitrine, à la face interne des cuisses, aux aines, au cuir chevelu, etc.
Elle récidive souvent, mais elle n'a pas de gravité.
Par elle-même, l'hématidrose ne peut être considérée comme une cause de refus ; le médecin examinateur doit surtout s'inquiéter des phénomènes concomitlants : hystérie, chloro-anémie (rare), etc.
On a prétendu que l'hématidi'ose était une variété d'hémophilie; dans le cas où ce fait semblerait évident, le refus du proposant doit être la règle.
— Voir les articles : Hémophilie et Hystérie.
nÉMATOCÈLE UTÉRINF,
HÉMATOCÈLE UTÉRINE
A reccAi-oir. — Toute femme avant eu une hématocèle aiguë, bénigne, disparue depuis plus d'un an, sans avoir laissé la moindre trace d'induration locale et sans avoir altéré la santé générale.
A recevoir avec réserves. — Toute femme ayant eu une hématocèle guérie par induration ou au prix d'une complication abdominale quelconque, k la condition que celte femme ait dépassé l'âge do la ménopause et que cette induration ou cette complication abdominale consécutive ne paraisse plus avoir la moindre gravité.
A refuser. — Toute femme atteinte d'hématocèle péri-utérine chronique, même guérie en apparence.
OBSERVATIONS
L'hématocèle péri-utérine est une maladie chronique très sérieuse ; non seulement elle peut durer depuis 3 trois mois jusqu'à plusieurs années, mais elle peut aussi laisser à sa suite des adhérences péritonéales, des engorgements, des déviations, etc., qui sont presque toujours une contre-indication formelle à l'assurance sur la vie.
— Sur 100 femmes atteintes d'hématocèle, il en meurt environ 9 par an.
IIÉMATOCÈLE VAGINALE
— Voir les articles : Leucorrhée, Métrites, Métrorrhagies, Périlonile et Phlegmon péri-utérin.
HÉMATOCÈLE VAGINALE
A receA^oir avec réserves. — Tout proposant ayant eu, il y a longtemps, une hématocèle parfaitement guérie avec ou sans opération, et sans la moindre complication locale.
A refuser. — Tout proposant atteint d'hématocèle de la tunique vaginale, même gue'rie en apparence.
OBSERVATIONS
L'hématocèle de la tunique vaginale est une affection grave ; elle peut donner lieu, alors même qu'elle semble calmée, à des phénomènes inflammatoires mortels.
Sa durée varie de quelques mois à plusieurs années.
Si le sujet est guéri depuis longtemps, par suite d'une opération, le médecin examinateur peut lui permettre de s'assurer sur la vie. Mais, si l'opération a consisté dans la castration, le médecin ne doit se prononcer que sur le diagnostic précis du chirurgien, car le malade peut ignorer le nom de la maladie réelle pour laquelle il a été castré.
Dans le cas où l'avis du chirurgien serait impossible
uémato-chylurie —
HÉMATURIES
à connaître, le médecin devrait exposer à la compagnie d'assurance quïl représente les divers motifs qui plaident pour ou contre le proposant, sans prendre de décision personnelle,
HÉMATO-CHYLURIE
Voir l'article : Chylurie.
HÉMATURIES
A recevoir. — Tout proposant ayant eu un ou plusieurs pissements de sang dans le cours d'une blennorrhagie disparue, ou pendant une maladie grave guérie sans avoir laissé de traces.
A recevoir avec réserves. —Tout proposant non tuberculeux, ayant.eu une ou plusieurs éjaculations spermatiques sanglantes, les organes génitaux étant en bon état.
A refuser. — 1" Tout proposant ayant ou ayant eu des hématuries répétées, sous l'influence d'une maladie des voies gcnito-urinaires ou sans cause connue.
2» Tout proposant né de parents tuberculeux, sujet aux éjaculations spermatiques sanglantes.
OBSERVATIONS
Le pissement de sang qui accompagne la blcnnor-
UÉMII'LÉHIES
rhagie avec cystite du col n'est pas grave, de même celui qui survient passagèrement dans le cours d'une fièvre.
Au contraire, l'Iiématurie répétée est grave, car elle indique toujours une affection sérieuse des voies génito-urinaires : traumatisme des reins, de la vessie ou de l'urèthre, inflammation de ces mêmes organes (mal de Bright, pyélo-néphrite, fongus de la vessie), lésions organiques (cancer, tuberculose) et corps étrangers (calculs), etc..
Quant à l'hématurie supplémentaire des règles ou du flux hémorrhoïdal, son existence est douteuse.
L'éjaculation spermatique sanglante s'observe surtout chez les sujets atteints de vésiculite blennorrhagique ; cette affection peut être acceptée par les compagnies d'assurances sur la vie, malgré l'opinion peu fondée de certains auteurs qui ont voulu y voir le témoignage d'une lésion organique tuberculeuse des vésicules ou de la prostate.
— Voir l'article : Chylurie (pour l'hématurie endémique).
HÉMIPLÉGIES
A pefuscp.
Voir les articles : Hémorrhagies cérébro-spinales (pour l'hémiplégie généralisée) et Paralysies (pour l'hémiplégie faciale).
nÉMOGI.fiBINL'RIE
— lIKMOlMIILfK
HÉMOGLOBINURIE
OBSERVATIONS
L'hémoglobinurie est presque toujours le résultat de l'hémoglobinhémie (dissolution desglobules rouges dans le sang).
Les rares sujets qui sont atteints de cette affection émettent une urine de couleur rouge, pouvant aller jusqu'au noir, qui permet de constater au spectroscope les deux raies de l'oxyhémoglobine.
Cette maladie se présente surtout par accès (hémoglobinurie paroxystique). Sa pathogénie ainsi que sa symptomatologie sont encore peu connues ; mais, comme l'hémoglobinurie, quellequesoit sa cause, finit toujours par amener des lésions dans l'épithélium des tubuli contorti (néphrite chronique), il est prudent de refuser les proposants qui en sont atteints. Enfin, il survient souvent des complications pulmonaires (tuberculose, pleurésie) ou cardiaques graves (stéatose du cœur).
Les cas d'hémoglobinurie a frigore peuvent peutêtre être admis ; toutefois, le médecin ne doit jamais assumer la moindre responsabilité.
— Voir l'article : Hémophilie.
HÉMOPHILIE A refuser. — 1° Tout proposant issu ou non
IIÉMOI'JIILIE
de parents hémophiliques, sujet à avoir des hémor rhagies plus ou moins abondantes, à propos de rien.
2" Tout proposant atteint d'hémopliilie, même à un degré léger,
OBSERVATIONS
L'hémophilie est une affection très rare. L'hérédité joue un grand rôle dans sa pathogénie; des familles entières en sont atteintes.
L'hémophilie héréditaire se déclare dès la jeunesse et tue ceux qui en sont tributaires dans la proportion de 1 sur 2; dans la plupart des cas, la mort arrive avant la '"20" année.
Le sexe masculin y est beaucoup plus exposé que le sexe féminin ; on compte environ 7 hommes hémophiliques pour 1 femme.
Elle est 5 fois plus fréquente en Angleterre, en Allemagne et en Amérique, qu'en Suisse et en France.
L'hémophilie est caractérisée par des hémorrhagies variées, traumatiques ou spontanées, des ecchymoses, des tumeurs sanguines qui se compliquent souvent de névroses ou de troubles articulaires. Ces hémorrhagies surviennent à propos de rien, d'une piqûre, d'une écorchure, d'une contusion, d'une avulsion dentaire, d'un changement de température ou d'une émotion, et sont parfois très abondantes.
Malgré l'apparence d'une santé parfaite, aucun hémophilique ne peut ignorer sa maladie ; s'il ne sait pas toujours en dire le nom scientifique, il ne
nÉMOPTYSIES
peut pas oublier involoulairement do déclarer au médecin, qu'il esL sujet à avoir des hémorrhagies abondantes et répétées.
L'hémophilie étant due à une altération du sang, ou plus vraisemblablement à une dégénérescence graisseuse ou amyloïde des vaisseaux, ne doit jamais être acceptée par les compagnies d'assurances sur la vie.
— Voir l'article : Hémoglobinurie .