‹ Dictionnaire de medecine a l'usage des assurances sur la vieChapitre 8 sur 176 · AMNÉSIE · texte numérisé non relu

AMNÉSIE

Yoir les articles : Parole {troubles de la) et Ramollissenienl.

ANASARQUE

Voir les articles : Hydropisie qV Œdème.

ANÉMIE

ANÉMIE

A recevoir. — 1° Tout proposant atteint d'anémie légère, consécutive à une maladie aiguë guérie ou à une perte de sang accidentelle (un flux liémorrhoïdal, par exemple), à la condition que cetto anémie ne cache derrière elle aucun état grave.

2° Toute femme atteinte de chloro-anémie bien soignée et en voie de guérison, survenue sous l influence de modifications profondes dans les fonctions de reproduction (jeunes filles atteintes de chloroanémie, au moment de la puberté, sans qu'il y ait trace de tare héréditaire ; femmes, à l'époque de la ménopause, ayant des organes génitaux d'une intégrité absolue).

A recevoir avec réserves. — 1° Tout proposant atteint d'anémie doublée de névropathie et causée soit par des privations ou des fatigues, soit par des excès répétés.

2'' Toute femme atteinte d'anémie consécutive à de nombreuses grossesses, à la lactation prolongée ou à des maladies utérines chroniques.

3° Toute femme atteinte de chloro-anémie, qu il s'agisse d'une jeune fille au moment de la puberté ou d'une femme à l'âge de la ménopause, si les parents de cette jeune fille ont été profondément et longtemps chlorotiques, si cette femme est atteinte d'un affection utérine chronique.

4» Tout homme atteint de chloro-anémie.

ANÉMIIÎ

A refuser. — 1° Tout proposant atteint de chlore - anémie permanente, constitutionnelle ou héréditaire.

2° Tout proposant atteint d'anémie, si cette anémie dépend d'une maladie chronique grave ou impossible à supprimer : anémie consécutive au cancer, à la tuberculose, au diabète, à la syphilis, etc..

3" Tout proposant atteint d'anémie pernicieuse progressive (anémie de Gusserow etBiermer).

Tout proposant, ouvrier mineur, atteint d'anémie avec ou sans traces d'alcoolisme.

OBSERVATIONS

L'anémie n'a guère d'importance lorsqu'elle est purement accidentelle; elle devient très sérieuse, au contraire, lorsqu'elle est sous la dépendance d'un état grave de l'organisme (cancer, tuberculose, diabète, syphilis, alcoolisme, etc.). Il est doncindispensable que le médecin commence par établir le diagnostic de la cause réelle de l'anémie dont est atteint le sujet qu'il a à examiner.

En dehors des cas de chloro-anémie qui relèvent d'une maladie générale sérieuse, il faut encore tenir en suspicion l'anémie dans laquelle l'hérédité semble jouer un rôle : l'anémie de l'homme qui masque souvent un état insidieux grave ; puis, l'anémie pernicieuse progressive qui survient vers 30 ou 40 ans.

Enfin, il faut se souvenir que l'anémie des mineurs, causée le plus souvent par la présence d'ankylostomes dans le duodénum, a une gravité toute spé-

ANÉMIE

ciale; la vie souterraine et surtout l'alcoolisme habituel à ce métier en font une affection redoutable.

Il ne faut pas confondre les bruits de souffle de l'anémie avec ceux qui résultect d'une cardiopathie; ces derniers, en effet, sont un motif absolu de refus, tandis que les premiers ne peuvent être, tout au plus, qu'une cause d'ajournement.

Lorsqu'un pro'posant présente, à l'auscultation, un bruit de souffle anémique, il faut en prévenir la compagnie d'assurances et toujours formuler df>? réserves au sujet de l'acceptalion.

Le diagnostic différentiel des bruits de souffle causés par l'anémie ou par une lésion valvulaire est parfois très délicat. Les bruits de souffle anémique sont des bruits extra-cardiaques qui ont leur siège dans les lames pulmonaires situées entre le péricarde et la cavité thoracique; au moment de la contraction ventriculaire, il se produit un écartemcnl des parois du cœur et du thorax assez brusque pour que l'air aspiré par la partie du poumon qui vient combler le vide détermine un bruit de souffle. Eu outre, ces bruits sont toujours plus superficiels que ceux des lésions valvulaires, plus faciles à limiter et sans aucune expansion ; ils peuvent siéger au niveau des quatre orifices, mais c'est surtout à Toriflce de l'artère pulmonaire (à la gauche du sternum^ au niveau du deuxième espace intercostal) qu'ils s'observent le plus souvent; viennent ensuite, par ordre de fréquence, le bruit de souffle anémique Iricuspidien (à l'appendice xyphoïde), le bruit de souffle anémi(iue aortique et bien plus rarement le bruit de

ANÉMii'::

souffle anémique mitral (au-dessus de la pointe dans le troisième espace intercostal).

C'est principalement l'absence ou l'existence du phénomène d'expansion qui permet de différencier les souffles extra et intra-cardiaques.

Les bruits de souffle de l'orifice aortique se propagent dans la direction de l'aorte et des carotides; le souffle du rétrécissement est systolique, celui de l'insuffisance est diastolique et s'accompagne d'un bondissement spécial du pouls (pouls de Gorrigan) ainsi que d'un double bruit de souffle crural (Durozier). — Les bruits de souffle de l'orifice mitral se propagent dans la direction de l'aisselle ; le souffle du rétrécissement est diastolique avec renforcement présystolique et dédoublement du second bruit, celui de l'insuffisance est systolique et se manifeste avec son maximum d'intensité dans le quatrième espace intercostal.

Les bruits de souffle de la chlorose, au contraire, meurent sur place sans se propager; de plus, ils diminuent d'intensité ou disparaissent lorsqu'on fait passer le sujet de la station couchée à la station assise, ce. qui est précisément l'opposé pour les bruits de souffle organique.

Quant au souffle doux, anémique, de la jugulaire, il disparait par la' compression du stéthoscope, ce qui n'a pas lieu pour le souffle artériel, systolique des lésions cardiaques.

En général, les souffles ne manquent pas dans la chlorose ; il faut donc considérer comme suspecte toute chlorose sans souffle.

ANÉMIE

D'autre part, l'existence d'un souffle ne suffit pas pour apprécier le degré de l'anémie , notamment chez les sujets qui, au lieu d'être pâles, sont colorés de visage {chlorosis forliorum).l\ est indispensable, le plus souvent, de compter le nombre des globules sanguins au moyen de l'hématimètre de Ilayem et de connaître la proportion d'hémoglobine qu'ils renferment, en se servant du chromomètre de Haycm ou du colorimètre de Malassez.

Le sang, à l'état sain, contient environ 4,S00,000 globules rouges chez l'homme et 4,000,000 chez la femme, par millimètre cube de sang ; au-dessous de ces chiffres, il y a anémie. Dans les cas graves, le nombre des globules peut descendre jusqu'à 300,000.

Mais, il importe en outre de connaître la proportion d'hémoglobine renfermée dans ces globules, car l'abaissement du chifi"re de l'hémoglobine constitue, en réalité, l'altération fondamentale de la chlorose. Un petit nombre de globules très riches en hémoglobine peut ne pas constituer une chlorose plus sérieuse qu'un chiflre normal de globules avec une grande diminution d'hémoglobine ; c'est, en effet, l'hémoglobine qui renferme le fer, véhicule de l'oxygène. Le sang normal contient en mo3'enne 14 à lo p. 100 d'hémoglobine; dans l'état pathologique, il peut n'en retenir que 6, § et même 4 p. 100.

L'utilité de la recherche du chiffre de l'hémoglobine se montre encore lorsqu'il s'agit d'établir le diagnostic difi'ércntiel entre la chlorose vraie et certaines cachexies, notamment la tuberculose initiale ; en règle générale, le chiffre de l'hémoglobine ne des

ANÉVRYSMES

cend jamais aussi bas (9 p. 100) dans les maladies générales que dans la chlorose grave (6, 5 et 4 p. 100).

— En dehors des maladies intercurrentes, la mort est exceptionnelle dans la chloro-anémie ; elle ne survient que dans les cas assez rares où la maladie revêt une marche rapide. Sur 100 anémiques adultes, des deux sexes, il en succombe environ 1 par an ; sur 100 hommes anémiques, on compte 6 décès annuels ; sur 100 femmes, l décès.

— Yoir les articles : Chlorose, Lésions valmdaires (pour le diagnostic des souffles) et Leucémie {ponv la numération des globules).

ANÉVRYSMES

A recevoir avec réserves Tout proposant

atteint d'anévrysme artério-veineux, si les conditions exposées aux observations sont remplies.

A refuser. — 1" Tout proposant atteint d'un ancvrysme circonscrit de l'aorte, du tronc brachiocéphalique, de la carotide, de la sous-clavière, de l'axillaire, de la brachiale, des artères de l'avantbras et de la main, de l'iliaque externe, de la fémorale, de la poplitée, des artères de la jambe et du pied, etc..

2" Tout proposant atteint d'anévrysme diffus. 3" Tout proposant atteint d'anévrysme cirsoïde.

ANGINE DE POITRINE

OBSERVATIONS

En principe, il faut refuser tous les proposants atteints d'anévrysme, même s'il s'agit d'un anévrysmc artério-veineux.

Mais comme quelques anévrysmes artério-veineux restent stationnaires durant de longues années, cette variété peut être acceptée lorsque la tumeur est peu volumineuse et située sur une région exempte de danger. Toutefois, le médecin ne doit conclure à l'acceptation qu'avec réserves et dégager sa responsabilité vis-à-vis de la compagnie d'assurances, en lui faisant connaître que cet anévrysme peut se compliquer d'anévrysme diffus consécutif, se transformer en anévrysme artériel circonscrit, et exceptionnellement s'ouvrir.

C'est entre 40 et 70 ans que la mortalité est la

plus élevée.

La moyenne annuelle des décès par anévrysmes est de 9 sur 100,000 habitants.

ANGINE DE POITRINE

A recevoir. — Tout proposant, absolument sain, mais né d'un père atteint ou mort d'angine de poitrine.

A recevoir avec réserves. — Tout proposant non angineux, mais atteint, même à un faible degré.

ANGINE DE POITRINE

de rhumatisme, de goutte, d'hystérie, de tabagisme, ou bien présentant quelques symptômes capables de faire craindre une cardiopathie future, s'il est né d'un père atteint ou mort d'angine de poitrine.

A refuser. — Tout proposant atteint d'angine de poitrine essentielle ou symptomatique.

OBSERVATIONS

Jusqu'ici on n'a rien pu observer de précis sur le rôle de l'hérédité daûs l'étiologie de l'angine de poitrine.

Cette affection est plus fréquente dans les pays froids et humides (Angleterre et Allemagne) que dans les pays chauds ou tempérés (France et Italie).

L'homme y est dix fois plus exposé que la femme ; il faut donc, toutes choses égales d'ailleurs, se montrer plus sévère pour l'admission d'un proposant du sexe masculin que d'un proposant du sexe féminin.

L'angine de poitrine est assez commune chez les l'humatisants, les goutteux, les sujets atteints d'artério-sclérose, les cardiaques (surtout les aortiques), les fumeurs et les hystériques ; il importe de tenir compte de l'influence spéciale de ces diverses maladies, surtout chez les personnes nées de parents Angineux.

Par contre, il est inutile de se préoccuper de la nature de l'angine de poitrine, de savoir si elle est essentielle ou symptomatique, car elle nécessite toujours le refus ; le diagnostic entre ces deux variétés

ASSL'nANCES. ' 2

'angiomes

est trop délicat pour que le médecin puisse conseiller à une compagnie d'assurances de courir un risque aussi périlleux.

— C'est entre 40 et 70 ans qu'il succombe le plus d'angineux.

Il meurt, en moyenne par an, 2 angineux sur 100,000 habitants.

ANGIOMES

A recevoir. — Tout proposant atteint d'angiome cutané ou sous-cutané.

A refuser. — Tout proposant atteint d'angiome hémorrhagique ou etivahissant.

OBSERVATIONS

Les angiomes sont des tumeurs bénignes qui ne récidivent et ne se généralisent pas.

Les formes cutanées et sous-cutanées peuvent être admises sans réserves, à moins qu'elles ne donnent lieu à des hémorrhagies abondantes et répétées, ou qu'elles aient, par exception, une tendance à s'accroître. Dans de semblables conditions, les tumeurs érectiles doivent être considérées comme incompatibles avec l'assurance sur la vie.

Quant aux angiomes profonds, ils restent toujours inconnus jusqu'à l'autopsie.

— Voir l'article : Tumeurs.

ANKYLOSTOME — APOPLEXIES

ANKYLOSTOME DUODÉNAL

Yoir l'arlicle : Eoitozoaires.

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