‹ Dictionnaire de medecine a l'usage des assurances sur la vieChapitre 85 sur 176 · LÈPRE · texte numérisé non relu

LÈPRE

A refuser. — 1° Tout proposant sain, issu de parents lépreux ou entouré de frères et sœurs lépreux. 'H" Tout proposant atteint de lèpre.

LÉSIONS VALVULAIRES

OBSERVATIONS

L'éléphantiasis des Grecs ou la lèpre n'a aucun rapport avec Téléphanliasis des Arabes.

La lèpre est une maladie infectieuse, probablement contagieuse et héréditaire ' au premier chef.

Elle est plus fréquente chez l'homme que chez la femme; sur 8 lépreux, on compte S hommes et 3 femmes.

Le médecin doit refuser tout proposant lépreux et tout individu sain ayant son père ou sa mère, son frère ou sa sœur atteint de lèpre.

LÉSIONS VALVULAIRES

(endocardites chroniques)

A recevoir. — Tout proposant issu de parents morts d'une maladie de cœur idiopathique, s'il est indemne de cardiopathie et d'arthritisme.

A recevoir avec réserves. — 1° Tout proposant, jeune ou âgé, issu de parents morts d'une maladie de cœur de nature arthritique, s'il est indemne de cardiopathie et d'arthritisme.

2" Tout proposant, âgé au moins de 30 ans, issu de parents morts d'une maladie de cœur de nature ar-

LÉSIONS VALVULAIKES

thritique, s'il est indemne de cardiopathie, mais Ic'-gèrement arthritique.

A refuser. — 1" Tout proposant issu de parents riiumatisants ou goutteux et morts d'une maladie de cœur, s'il est indemne de cardiopathie, mais atteint de rhumatisme ou très entaché d'arthrilisme.

2" Tout proposant issu de parents rhumatisants ou goutteux et morts d'une maladie de cœur, s'il est indemne de cardiopathie, mais prédisposé aux bronchites ou atteint d'emphysème.

3" Tout proposant atteint d'une lésion valvulaire quelconque.

OBSERVATIONS

Les maladies de cœur sont d'autant plus redoutables pour les Compagnies d'assurances sur la vie, qu'elles sont fre'quentes et qu'elles commencent à apparaître précisément à l'âge où on songe à s'assurer, c'est-à-dire vers 25, 30 et 40 ans.

Le rhumatisme articulaire, puis la goutte et par conséquent l'arthritismc en général, ont une influence pathogénique considérable sur les alTections du cœur.

Il faut donc ausculter le cœur avec le plus grand soin chez tous les arthritiques, et même chez tous les descendants d'arthritiques.

L'hérédité des maladies de cœur n'a qu uneimportance relative. Si les lésions valvulaires n'étaient pas généralement placées sous la dépendance de la dia-

LÉSIONS VALVULA.IRES

thèse arthritique, jamais elles ne se transmettraient par elles-mêmes.

Toutes les le'aions valvulaires sont graves et incompatibles avec les Assurances sur la vie, mais toutes n'ont pas une importance égale.

L'insuffisance mitrale amène la mort par asystolie.

L'insuffisance aortique tue subitement ou par embolie cérébrale.

Le rétrécissement mitral se termine par des complications pulmonaires.

Le rétrécissement aortique, beaucoup plus bénin que les autres lésions valvulaires, permet souvent une assez longue survie. Quelques médecins même n'hésitent pas à accepter les proposants qui en sont atteints. Il nous paraît difficile de partager une semblable manière de voir, car si la santé peut rester excellente pendant des années, le risque à courir pour la Compagnie n'en est pas moins très périlleux; le rétrécissement aortique seul est rare, le plus souvent il est combiné à l'insuffisance ; enfin, le diagnostic n'en est pas toujours très facile, et l'on doit craindre une erreur.

Quant àl'insuffîsance tricuspide et au rétrécissement de l'artère pulmonaire, leur terminaison est constamment fatale. Le rétrécissement pulmonaire prédispose à la tuberculose.

Certains phénomènes pathologiques doivent éveiller particulièrement l'attention du médecin, et lui faire craindre l'existence ou l'apparition prochaine d'une affection cardiaque chez le proposant; ce sont les hémorrhagies nasales chez les vieillards, les inter-

LÉSIONS VALVULAIRES

luittences cardiaques (insuffisance mitrale) et le besoin fréquent d'uriner la nuit (rétrécissement mitral). Mais, aucun de ces symptômes n'a de caractère pathognomonique. Ainsi, les intermittences peuvent s'observer chez les sujets atteints de dilatation stomacale ou intoxiqués par le thé, le café ou le tabac.

Si le médecin ne trouve pas dans l'un de ces phénomènes une raison suffisante pour s'opposer à l'Assurance proposée, il doit laisser toute liberté d'action à la Compagnie, en la prévenant toutefois du péril qu'elle peut encourir.

Toute lésion valvulaire est caractérisée par un bruit de souffle pathognomonique et par des battements spéciaux du pouls, appréciables au doigt et au sphygmographe.

Le pouls de l'insuffisance mitrale est irrégulier et intermittent ; celui de l'insuffisance aortique est bondissant (pouls de Gorrigan) ; celui du rétrécissement milral est presque normal, mais accompagné d'un dédoublement caractéristique des bruits du cœur; enfin, celui du rétrécissement aortique est régulier, très petit et dur.

Le pouls veineux appartient à l'insuffisance tricuspide.

Ces différents caractères présentés par le pouls ont bien moins de précision que les modifications apportées dans les bruits normaux du cœur.

• La constatation d'un bruit de souffle au cœur doit être considérée comme une cause de refus constante pour un proposant. Mais le médecin doit bien veiller à ne pas confondre les souffles organiques avec les

LÉSIONS VALVULAIRES

soufflés non organiques et diastoliques de la chlorose, car les seconds n'ont point la gravité des premiers.

Les bruits de souffle de la valvule mitrale ont leur maximum d'intensité à la pointe du cœur et se propagent toujours dans la direction de l'aisselle. Ils sont systoliques pour l'insuffisance et présysloliques pour le rétrécissement qui s'accompagne en outre d'un dédoublement du second bruit, indépendant des mouvements respiratoires.

Les bruits de souffle de l'oriflce aortique ont leur maximum d'intensité dans le deuxième espace intercostal, près le bord droit du sternum, et se propagent toujours dans la direction de l'aorte et des carotides. Ils sont diastoliques pour l'insuffisance et systoliques pour le rétrécissement.

Les bruits de souffle de la valvule tricuspide ont leur maximum d'intensité au niveau de l'appendice xiphoïde, près le quati'ième espace intercostal gauche.

Les bruits de souffle de l'orifice de l'artère pulmonaire ont leur maximum d'intensité à la base du cœur, dans le troisième espace intercostal, près le bord latéral gauche du sternum.

— C'est de 50 à 70 ans qu'il succombe le plus grand nombre de cardiaques.

La mortalité annuelle des affections organiques du cœur est en moyenne de 131 décès pour une population delOO,000 habitants. Sur 100 cardiaques adultes, des deux sexes, il en succombe environ 30 par an ;

LÉTIURCIK — LEUCÉMIE

sur 100 hommes, on compte 25 décès annuels; sur "fOO femmes, 36 décès.

— Voir les articles : Adhérences du péricarde. Anémie {^owT le diagnostic des souffles chlorotiques), Anévrys7nes, Angine de poitrine, Alhéromasie, Maladie de Basedow, Intermittences cardiaques, Myocardite. Palpitations, Péricardite, Pouls et Sphygmographie .

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