La crainte et la tristesse qui durent long
temps, caractérisent la mélancolie. Aph. vj. 23. 100.
Voyez Leucopiilegmatie , n.° 5.
2. La crainte et le découragement qui arrivent sans raison , après un refroidissement , se terminent par une convulsion. Coac. j. 4- â.
Voyez Frayeur.
CRANE. (Ca/pa, calvaria, cranium) (blessure du.)
Diagnostic, i. Les fractures sont difficiles à reconnaître près des sutures. Coac. iij. 572. A. 572.
2. Les fractures du crâne deviennent sensibles le septième jour, ou le quatorzième , ou plutôt ou plus tard. Coac bj. *>7 5. a. $72.
3. S; la blessure des os du crâne est pénétrante , ii survient du délire. Aph. vi j. 24. A. 1 04.
4- La crépitation d’un os fracturé au crâne, devient sensible par la mastication. Coac. iïh
Crise. jt
5. Quelques jours après la fracture, la chair se sépare de l’os qui alors devient livide ; le malade y éprouve de la douleur , il s’y établit un écoulement de matière sanieuse. Coac iij. 376. A. 572.
Voy. Plaie , n.° i5.
Pronostic. Mauvais signe. 6. Ceux qui éprouvent une douleur de têle , à la suite d’une fracture postérieure du crâne, sont en grand danger , s’ils perdent beaucoup de sang épais par les narines. Coac. ij. 55. a. 538.
Thérapeutique. 7. Si. l’os est fracturé ailleurs qu’à l’endroit de la plaie qui le met à découvert , il n’y a pas de moyens à employer. De cap. vuln. ix. 1 , 2. B. 693.
CRAPULE. ( Crapula .) Voyez Ivresse.
CRISE. ( Crisis , judicatio.)
Diagnostic. Signes précurseurs. 1 . La nuit qui précède une bonne crise est pénible ; celle qui la suit est souvent un peu calme. Aph. ij. i3. a. 73.
2. Dans une maladie qui doit se terminer le septième jour , on voit au quatrième , un nuage rougeâtre dans les urines. On observe en outre d’autres signes de coction, Aph. iv. 71. a. 89.
3. Lorsqu’une maladie approche de la crise, les déjections doivent avoir plus de consistance. Elles doivent être aussi un peu rousses et peu fétides. Prœn. ix. 17, 18. a. 455 et coac vj. 1. a. 584.
73 Crise.
4. La pureté des yeux , la cornée qui , de noire ou livide qu’elle étoit, devient brillante, est un signe de bonne crise. Si les yeux se nettoient promptement , la crise arrivera de bonne heure ; si , au contraire , ils se nettoient plus tard , la crise sera retardée. Coac. ij. 1 1 5. a. 54i.
5. Les maladies dans lesquelles l’urine dépose promptement, sont bientôt terminées. Coac. •V. 82. a. 584*
Voy. Langue, n.°* 4> 6, Pleurésie, n° 10. Sommeil , n.° 7.
Pronostic. Crises imparfaites. 6. Dans les fièvres, les crises incomplètes prolongent les maladies; mais elles ne les rendent pas plus dangereuses. Coac. j. 106. a. 527.
7. La rigueur qui survient dans une crise, est un état fâcheux. Prœd. j. xiv. 9, a. 480 et Coac. iij. 22. a. 55 1.
Voy. Abcès, n.° 11. Rigueur, n.° g, Sommeil, n.° i5 , Urine, n.° 3o.
Signes de récidive. 8. Une crise imparfaite (prématurée), qui a lieu pendant la crudité, présage une rechûte. Epid. ij. j. 35. a. 686.
g. Toute fièvre qui se termine hors l'époque de la crise, reparaît ordinairement. Aph. iv. 61. a. 88. Coac. j. n5, 210. a. 528, 533 et Prcen. çcæiv. 8. a. 468.
Signes mortels, g bis. Les signes critiques qui ne terminent pas une maladie , sont ou mortels, ou d’un jugement difficile. Epid. ij. j. 34. A.
Crise. 73
Thérapeutique, ig. Dans les maladies qui se terminent ou qui viennent de se terminer par une crise parfaite , on ne doit prescrire uucun nouveau remède , ni purgatif, ni tout autre moyen actif; la nature doit être alors abandonnée à elle-même. Aph. j. 20. A. 71.
Jours critiques. ( Dies judicatorii. ) 11. Les fièvres se terminent ordinairement les quatrième , septième , onzième , quatorzième , dixseptième , vingt-unième jour de l’invasion ; quelques-unes des aiguës ne finissent que les trentième , quarantième et soixantième. Lorsqu’elles passent ce dernier terme , elles prennent le caractère des maladies chroniques. De dieb. judic. ix. 2 ad 4. A. 437.
1 2. Le quatrième jour indique ce qui doit arriver le septième ; le huitième étant le premier jour de la deuxième semaine , le onzième qui est le quatrième de cette même semaine , indique ce que l’on doit observer au quatorzième. Le dix - septième est de même l’indicateur du vingtième, parce qu il est le quatrième jour de la troisième semaine qui commence le quatorzième , et le septièmé de la même semaine, à compter du onzième. Aph. ij. 24* a. 74 et prcen. x x. 4 ad 1 1 . a. 465.
1 3. Les sueurs C ou toute autre évacuation utile) qui commencent les troisième, cinquième, septième, neuvième, onzième , quatorzième , dix-septième , vingt-unième , vingtseptième , trente - unième et trente-quatrieme jours, terminent la maladie. Celles, ati contraire , qui se manifestent à d’autres jours que
Crise.
ceux-là, présagent des symptômes graves, ou une prolongation de maladie, ou une récidivé. Aph. iy. 36. a. 85.
14. Les hémorragies nasales qui ont lieu le septième jour, ou le neuvième, ou le quatorzième, terminent ordinairement les fièvres. Les déjections bilieuses , les affections dysentériques , la douleur des genoux , celle des lombes , l’urine qui , à l’époque de la crise , montre des signes décoction, l’évacuation menstruelle procurent le même avantage. Coac. j. 22 ad 27. A. 534.
Voy. Récidive, n.° 3.
DARTRE. ( Dartra , herpes, Serpigo.)
Diagnostic. Causes. 1 . Le printemps favorise la production des dartres vives , ou farineuses. Aph. iij. xx. 1 , 11. a. 80.
2. Les dartres sont produites par la pituite. De affect, xxxv. 4 , 7- b. 182.
Pronostic. Bon signe. 3. De tous les ulcères rongeans , les dartres sont les moins dangereux. Prœâiçt. ij. xxj. 4. a. 5o3.
Mauvais signes. 4. Les ulcères rongeans qui se forment autour des cancers occultes , parviennent difficilement à leur guérison. Prasd. ij. xxj. 5. a. 5q3.
Voy. Aine, n.° j.
Thérapeutique. 5. La chaleur ( sur-tout celle
JD A RTF ES. 7 5
de l’eau ) , calme et guérit les dartres rongeantes. Aph. v. xjcij. i , i5, a. 92.
6. Dans let; traitement des dartres on peut employer l’eau de chaux; mais quelle soit légère, pour ne pas produire d’ulcérations. Epid. ij. v. 41 • a. 708.
DÉCOURAGEMENT. (Animi Abjectio.) Voyez Crainte.
DÉFAILLANCE. ( Animi defectio , vel deliquium. )
Diagnostic. Causes. 1. L’abus de la chaleur produit la défaillance. Jlph. y. 16. a. 91.
2. La défaillance est aussi occasionnée par la rupture d’un abcès interne. Aph. vij . 8. a. io5.
Pronostic. Mauvais signes. 3. Les défaillances et les convulsions qui surviennent pendant l’évacuation menstruelle, sont mauvaises. Aph. v. 56. a. g5.
Signe, mortel. 4. Ceux qui tombent souvent dans de fortes syncopes, sans cause manifeste, meurent subitement. Aph. ij. \i. A. y S.
DÉGLUTITION. ( Deglutitio . )
Pronostic. Si grès mortels. 1. Ne pouvoir tourner le cou, ni avaler, sans qu’il y ait tumeur à la gorge, est un état le plus souvent mortel. Aph. iv. 35. a. 85. vij.é5d A. io y et Coac. ij. 222. a. 546.
j6 Déglutition. Dégoût.
Présage d’autres maladies. 2. Une éructation entrecoupée et retenue à 1 intérieur , chez ceux qui avalent difficilement les boissons , à cause d’une toux qui gêne la respiration, annonce des douleurs de ventre. ,Coac. vj. 87. A.
DÉGOÛT. ( Cibi fastidium.) Voyez Inappétence.
DÉJECTION Alvine. (Alvi , dejectîo, ejectio , eoccretio* )
Diagnostic, i. Ceux qui urinent beaucoup pendant la nuit, rendent des selles peu copieuses. Aph. iv 83. A. go.
Voy. Pituite, n.° 1 , Rougeur, n.*i , Urine, ïi* 2.
Pronostic. 2. On peut juger par les déjections, si une maladie se terminera facilement ou non; si elle sera longue ou courte. Aph. j. xij. 11, 1 3 , 14. A. 70.
3. Les déjections qui deviennent écumeuses et sans mélange, indiquent, dans tous les cas, une augmentation de maladie , principalement chez ceux qui ont des convulsions. Coac. vj. 44- A- 586. et prœd.j. vj. 14. A. lyjS.
Voy. Crise, n.° 3, Ventre, n.° 7.
Bons Signes. \. Les déjections ont une qualité natnrelle , lorsqu’elles sont molles , bien liées, un peu rousses et peu fétides, qu’ellesont lieu à la même heure que dans l’état de santé, qu elles sont bien proportionnées à la quantité des alimens qu’on a pris. Coae. vj. 1 , 2 , 3. A. 584 Prœn. ix. 8 ad 10. a. 455.
Déjection. 77
5. Les déjections pures terminent la fièvre aiguë avec sueurs. Coac. vj. 1x2 .A. 58g.
Voy. Hydropisje , n." 12, Ouïe , n.° 3, Vers ,
Mauvais signes. 6. Dans les maladies aiguës, les déjections éeumeuses, environnées de bile, sont mauvaises, de même que celles qui sont très-blanches; elles le sont encore plus, si elles ressemblent à de la farine pourrie et molle. L’affection soporeuse qui complique cet état, est aussi très-mauvaise, ainsi que les déjections sanguinolentes et la trop grande flaccidité des vaisseaux. Coac. vj. 6 ad 9. a. 58'4.
7. Une déjection visqueuse, sans mélange, ou blanche, est mauvaise, de même que celle qui paraît fermentée et un peu pituiteuse. Si elle est épaisse et qu’il s’y précipite une matière livide, purulente et bilieuse, elle est aussi d’un mauvais augure. Coac. vj. 11 ad i3. A. 584*
8. Les déjections délayées et éeumeuses qui forment un dépôt liquide et verdâtre , celles qui sont purulentes, sont mauvaises. Celles qui sont noires, sanguinolentes, avec ou sans fièvre, sont aussi de mauvais augure. Celles qui contiennent différentes matières foncées en couleur, sont d’autant plus mauvaises que leur couleur est plus foncée , à moins que ce ne soit par l’effet d’un purgatif; dans ce cas, il n’y a rien à craindre, pourvu toutefois que l’évacuation soit modérée. Celles qui sont molles, friables , dans la fièvre, sont encore mauvaises, de même que celles qui se délayent facilement, quoique sèches, qui sont décolorées, le ventre
y 8 Déjection.
sur - tout , devenant humide. Elles sont mortelles , si elles sont précédées de matières noires. Coac. v. ao ad 29. a. 585.
g. Les déjections liquides, abondantes, et celles qui ont lieu par petits intervalles, sout mauvaises; les unes occasionnent des insomnies, les autres un affaiblissement général. Coac. vj. 5o , 3 1 . A. 585.
10. Les selles liquides , un peu friables , avec fièvre et refroidissement général, sont de mauvais augure. Le frisson qui eu résulte occasionne des douleurs de Ventre et de la vessie. Mais celles qui sont aqueuses et qui ne cessent pas promptement, sont encore plus fâcheuses si le malade n’a pas soif. Coac. vj. i3a ad i36. A. 585 et prœd. j. xvj. 2 , 3. a. 481.
1 1 . Celles qui sont très-liquides et qui re-
fwennent ensuite de la consistance, sans méange, stercoreuses , dénotent la longueur de la maladie. Coac. vj. 46. a. 586.
12. Les déjections stercoreuses qui sortent difficilement, dénotent un mauvais état du ventre; mais si elles sont glaireuses et qu’il y ait douleur à l’orifice supérieur de l’estomac, elles annoncent la dysenterie, et peut-être aussi des douleurs lombaires. Dans cette circonstance , le ventre tendu, obligé de lâcher des matières liquides, se tuméfiant promptement, devient convulsif, et, s’il survient un violent frisson, le malade est dans un état fâcheux. Coac. vj. 55 ad 59. a. 586.
Yoy. Inappétence , n.° 4. Réfroidissement, n.° 5, Rigueur, n.° 16, Ventre, n.# 6.
Déjection. 79
Signes mortels. 1 3. Les déjections mortelles sont grasses , noires, livides et puantes; les bilieuses qui contiennent des matières semblables à des fragmens de pois chiches ou de lentilles; celles qui sont mélangées de grumeaux de sang , d’une belle couleur et d’une odeur semblable à celle des matières intestinales des petits enfans ; celles qui sont mélangées et qui restent long - temps dans cet état, donnent lieu de présumer que ces dernières sont du sang, de la bile, des râclures, des matières noires ou d’un vert de porreau , qui seront évacuées toutes ensemble ou séparément. Enfin toutes celles que le malade rend involontairement , sont également mortelles. Coac. vj. 82 ad 86. a. 588.
Voy. Gencives, n.p 2, Ventre, n.° 10.
Présages d’autres maladies . 14. Les déjections qui sont bien rouges , dans les fièvres, présagent le délire. Coac. vj. 47. A. 586.
Voy. Abcès, n.° a3 , Face, n.° 9, Ictère, n.° 3, Intestins , n.° 5, Parotides, n.° 10.
Déjections blanches.
Pronostic. Mauvais signes. i5. Dans les maladies bilieuses aiguës , les déjections blanches , écumeuses , environnées de bile , sont de mauvais augure. Prcedict. j. viij. 1. A.
16. Les déjections blanches, stercoreuses , dans l’ictère, dénotent un mauvais état. Celles qui sont liquides et qui prennent une couleur
80 Déjections.
rouge , après avoir été conservées un certain temps, sont aussi bien mauvaises. Coac. vj, 48, 49. a. 586.
17. Celles qui sont très-blanches, dans la fièvre, ne présagent pas une heureuse terminaison. Coac. vj. 52. a. 586.
Voy. Engourdissement , n.° 2.
Signes mortels. 1 8. Les déjections blanches et liquides, avec météorisme du ventre , sont mortelles. Coac. vj. 41. a. 586.
Déjections bilieuses.
Diagnostic. Signe précurseur. Voy.
Lèvre , n.° 4*
Pronostic. Bons signes. 19. Les déjections bilieuses , celles qui ont un caractère dysentérique , font le plus souvent cesser la fièvre, si elles paraissent le septième jour , le neuvième ou le quatorzième. Coac. j. 122, i25. a. 534*
Voy. Surdité, n.° 1.
Mauvais signes.. 20. Ceux qui, avec des selles bilieuses , sentent des douleurs brûlantes de la poitrine, avec amertume de la bouche, sont dans un état fâcheux. Coac.j. 66. A. 525.
21. Toute déjection mélangée, saturée de bile, est de mauvais augure. Coac. vj. 43. A.
22. Les déjections bilieuses non mélangées, avec écume à la surface , sont de mauvais présage, principalement lorsqu’elles sont précédées de douleurs lombaires et de délire. Prœd j. iij. 5, 6. ^. 473.
Présages
Déj&ction . S t
Présages d'autres maladies. 23. Les déjections visqueuses, bilieuses, annoncept le plus Souvent des abcès derrière les oreilles. Coac . vj. 6g. a. 687.
Voy. Ictère , n.° 2, Parotides, ti.* n.
Thérapeutique. 24* L’usage du lait est nuisible à ceux qui ont des déjections bilieuses. Aph. u. Lxiv. 1 , 6. a. 97.
Déjections noires .
Diagnostic. Signes précurseurs. 26. Les fortes démangeaisons sont toujours un signe de déjections noires et d’un vomissement de matières grumeiées. Les tremblemens , avec sensation rnordicante et douleur de tête , présagent des selles noires : mais elles sont précédées de vomissement; et après le vomissement , viennent encore des déjections semblables. Coac. vj. 96 ad 98. a. 588.
26. Ceux qui ayant un trouble du ventre, éprouvent un redoublement aux approches de la crise , rendent des matières noires, par l’anus. Coac . vj. 99. a. 588.
Voy. Poitrine , n.° 8 , Surdité, n.° 11.
Signes présens. 27. Ceux qui ont des déjections noires sont affectés de sueurs froides. Coac. vj. 60. a. 586.
Pronostic. Bons signes. 28. Les déjections noires , délayées, avec frissons, sont avantageuses , surtout à ceux qui approchent de l’âge viril. Coac. vj. 94 , 95. a. 588.
$3 Déjection.
Mouvais signes. 29. Les déjections noires qui ont l’aspect d’un sang noir ; qui sortent spontanément, qu’il y ait de la fièvre ou non, sont très-mauvaises. Le mal est d’autant plus dangereux , que la couleur des déjections est plus mauvaise , à moins quelle ne soit l’effet d’un remède purgatif; dans ce cas , il y a moins de mal : si la couleur des déjections est bien variée , il y en a encore moins. Aph. ip. ai. a. 84.
3o. Si le ventre est médiocrement resserré , que les matières soient noires , petites , ayant la forme des crottes de chèvre , rendues difficilement, et qu’il survienne une hémorragie nazale , c’est un mauvais signe. Coac. vj . 10. a. 584.
Signes mortels. 3i. Les déjections noires qui paroissent au commencement d’une maladie , sont mortelles. Aph. iv. 22. a. 84.
32. Les déjections noires annoncent la mort. De vict . acut. scunij. i.b. Soj.
Voy. Bile , n.° 6, Hypocondre , n.° 26.
Présages d’autres maladies. 53. Les déjections noires , stercoreuses , suivies d’assoupissement , présagent des parotides. Prœd. j. acjcie. 1. À. 486.
Voy. Hémorragie , n.° 26.
Déjections sanguines.
Diagnostic. 34* Dans les fièvres tierces , les douleurs qui s aggravent prennent le caractère de ces fievres ; les malades rendent , par les selles, du sang grumelé. Coac. j. 175. a. 53 i.
PèjËcttôMï 85
55. Ceux qui , après des douleur,? aux hypo- Condres , rendent peu-a-peu , par les selles , des matières un peu visqueuses et peu d’excrémens , peuvent avoir une hémorragie par l’anus. Coac. ij. 260. a. 649»
36. Les douleurs des lombes sont suivies de flux de sang. Coac . iij. 2. a. 55o.
3y. La surdité de ceux qui ont une suppuration interne , annonce des déjections sanguinolentes. Coac. iij. 280. a. 563.
38. Les envies fréquentes d’aller du Veufre* si le malade ne rend que des glaires , et peu de matières fécales , qu’il éprouve des douleurs à l’hypocondre et au côté droit , annoncent un ictère. Mais il faut observer si les selles se suppriment , si le malade devient pâle , ou d’une couleur verdâtre ; je pense qu’alors il aura des déjections sanguinolentes ; il éprouvera des douleurs lombaires qui produiront une hémorragie , et le sang sera vermeil. Coae. vji 64 ad 68. a. 687.
Pronostic. Bons signes. 3g. Le sang noir évacué par les selles, est d’un bon présage. Aph. ivi xxv. 4. a. 84.
Yoy. OmbClic * n.° 4.
Mauvais signes. /f o. Les déjections noires * sanguinolentes , avec ou sans fièvre, sont mauvaises > si le malade les rend involontairement.- Aphi *V. 21. a. 84 et CoaC. vj. 22. a. 585.
4i. Après Une hémorragie, les déjections noires sont mauvaises j celles qui sont sanguinolentes et de couleur de Vert de gris , te sont
84 Déjection.
encore plus. Coac.iij. 55, 56. a. 552 et Prœd.
j. xviij. 7 , 8. a. 462.
42. Les déjections de sang pur et brillant, sont mauvaises; principalement si elles sont accompagnées de douleurs. Coac. vj. 14. a. 585.
45. Celui qui, pendant l’action dam purgatif, rend par les selles du sang séreux , est dans un fâcheux état. Coac. v. 101. a. 58g.
Yoy. Frénésie, n.° 20.
Signes mortels. 44* Lorsqu’aprés une hémorragie et des déjections noires , il survient une surdité , c’est un mauvais signe dans les maladies aiguës. Les selles sanguinolentes, dans ce cas, sont pernicieuses; mais la surdité devient alors salutaire. Prœd. j. xviij. i5 et seq. a. 482 et Coac. iij. 59 et seq. a. 552,
45. Les déjections qui contiennent beaucoup de sang caillé, sont mortelles. Coac. vj. 40. a.
4b. Celle s qui contiennent du sang d’un rouge vif, à la suite de douleurs des lombes , présagent la mort, si le malade éprouve une sensation brûlante, avec douleur de tête et assoupissement. Coac. vj. 67 , 68. a. 58 7.
47. Les déjections très-rouges, érugineuses, qui arrivent le quatrième jour, sont mauvaises ; ae semblables déjections causent l’assoupissement. Dans ces circonstances il survient des déjections noires , des convulsions ; le ventre se météorise et le malade meurt. Coac. vj. 89
Délire. 85
ad gi. a. 588, iij. 36 ad 38. a. 552 et prœd. j. xviij. 6 ad. 9. a. 482*
Voyez Diarrhée.
DÉLIRE. ( Delirium, , mentis emotio.)
Diagnostic. Causes. 1. Le délire arrive ordinairement après une fracture pénétrante des os du crâne. J.ph. vij. ,24. A* 104.
2. Les phthisiques dont l’expectoration se supprime , tombent dans le délire. Coac. iij.
Signes précurseurs. 3. Le tintement des oreilles, Une vue troublé, un sentiment de pesanteur dans les narines , annoncent le délire, et indiquent une hémorragie. Coac. ij. 69. a.
4. Les douleurs pulsatives autour du nombril, de fréquens et copieux borborygmes , aux approches de la crise, avec tension du ventre, et des douleurs aux gras des jambes, annoncent le délire. Prœd.j.v. 1 , 2 , 3. a. 474*
5. La diarrhée, la douleur de tête, la soif, l’insomnie, une locution embarrassée et une lassitude générale, tous ces symptômes réunis annoncent le délire. Prœnot.j. t\ 6. a. 4y4 et Coac. ij. 32. a. 556.
, 6. La perte de la parole , uno respiration semblable à celle qui accompagne l’étranglement, sont des préludes du délire. Coac. ij. 173 , 174. a. 544 et prœd. j. iij. 10 , 1 1. a. 473.