‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 16 sur 98 · Celui qui ne dort ni de jour, ni de nuit · texte numérisé non relu

Celui qui ne dort ni de jour, ni de nuit

éprouve des douleurs et des anxiétés , ou tombera bientôt dans le délire. Coac, iif. 56j, 568. a. 672. . . . . . •

9. Ceux qui ont de& insomnies avec agitation , qui rendent des urines sans couleur, mais avec des nuages noirâtres , et qui suent, légèrement, tomberont bientôt datif? . un . délire frénétique. prœd.j.j. 5, 6. a. 4-7 1 •

Voy. Bouche, n.° 2, Déjection, n.* 14, Douleur, n.° 11 , Habitude, n.° 4? Gorce, n.° 9, Lit, n.° 1 , Lombes, n.° i5, Palpitation, n.° 3, Pleurésie, 11.0 26, Respiration, U,° 8 , Surdité , n.° 1 o.

Signes présens. 10. De légères douleurs de côté , que l’on ressent par intervalles , après des déjections bilieuses pures , avec écume à la surface, dénotent le délire. Prœd. j. iif. 7.

11. Le tremblement de la langue est un signe de déliré. Coac. if. *49. a. 543.

12. Les yeux étincelans et immobiles, pendant la Convulsion , indiquent le délire et la longueur de la maladie. Coac. iif. 77. a. 554 et Prœd. j. xviij. \. a. 482.

13. Les vents qui sortent involontairement et avec bruit, sont signes de délire. Coac. iif

Délire. 8 7

Voy. Esprit, n.° 2, Respiration, n.° a, Trouble, n.° 2 , Yeux, n.° 29.

Pronostic. itour signes. 14. Le délire dans lequel le malade rit , est d’un bon présage. Aph. vj. ocLiij. 1, 2, 3. A.;' 1 02.

Voy. Sommeil, n.*s 5, 11 , Tremblement, n.° 2.

Mauvais signes. 1 5. Mais celui dans lequel le malade témoigne des inquiétudes sérieuses, est mauvais. Aph. vj. xLiij. 4> 5. a. 102.

16. Le délire, avec frissons rigoureux occasionnés par l’ivresse, est de mauvais augure. Aph. vij. 7. a. io3.

17. Celui qui résulte d une perte de sang est mauvais; de même que celui qui survient au volvulus. Aph. vij. 9, 10. a. io3.

18. Les douleurs des gras de jambes et le délire , sont de mauvais caractère; surtout si l’on apperçoit dans les urines un nuage qui reste suspendu. Coac. j. 47. a. 524.

, 19. Dans les cas d’aliénation d’esprit , avec une voix glapissante, un tremblement spasmodique de la langue , les malades devenus tremblans , sont enfin pris de violens transports. La peau sèche et aride est , dans ces cas , un signe bien fâcheux. Coac.j. 143 , i44* a. $29.

Voy. Boisson, n° 3 , Insomnie, 11.* 6, Stupeur, n.° 2.

Signes mortels. 20. Le délire est très-mauvais chez les malades bien affoiblis. Præd. j. 7. 9. a. 472 et Coac. j. i45. a. 529.

88 Délire.

21. Le délire qui paroît dans le commencement des fièvres, ou bien la paralysie d’un membre, mettent le malade en danger, à moins qu’il n’y ait beaucoup d’autres bons signes , et que le sujet ne soit bien constitué. Prasd. ij. xxiij. g , 10. a. 5o4*

22. Le délire dans lequel le malade semble affecté des choses les plus importantes, est très-mauvais : celui qui s’aggrave , comme par accès, est mortel. Coac. j. i/yi , x 42. a. 5ag.

a3. Les secousses dans la tête, la rougeur des yeux et le délire, sont pernicieux. Cet état ne dure pas jusqu’à la mort ; mais il occasionne des tumeurs derrière les oreilles. Coac. ij. 8 > 9. a. 5o5.

Voy. Asthme, n.° 6, Dents, n.° 6, Fré- . nésie , n.° 21, Lombes, n.° g, Respiration, n.w 6, Voix, n.° 5.

Présages d'autres maladies. 24. Le délire avec tremblement et tâtonnement des mains, annonce la frénésie. Coac. j. 108. a. 627 et prœd. j. iv. t3. a. 474*

a5. Le délire qui paraît subitement , avec agitation spasmodique, est le prélude d’une hémorragie. Coac. ij. 45. a. 537 etprœd.j. xix. 8. a. 483.

Voy, Convulsion , n.° g, Opisthotonos, n.° 1 , Rigueur, n.° 2Ô.

Thérapeutique. Voy. Vin, n.° 6.

Voyez Frénésie, Manie, Mélancolie.

Démangeaison.

DEMANGEAISON. ( Pruritus.)

Diagnostic, i . Les vieillards sont sujets aux démangeaisons de tout le corps. Aph. iij. xxxj. J, II. A. 82.

Voy- Dentition, n.° 1.

Pronostic. Mauvais signes. 2. Les démangeaisons générales précédées de constipation , sont de mauvais augure dans la phthisie. Coac. iij. 261. a. 565.

3. Ceux qui souffrent dans les parties inférieures, à la/ suite de fortes démangeaisons, rendent des urines sablonneuses qui se suppriment peu après; et si le danger augmente, leur esprit s’engourdit. Coac. iij. 336 , 337. a.

4* Les démangeaisons indiquent toujours des déjections noires et un vomissement de matières grumelées. Coac. vj. 96. a. 588.

Yoy. Phthisie , n.° 12.

DEMENCE. ( Amentia , dementia . ) Yoyez

Folie.

DENTITION. ( Dentitio , dentium eruptio.)

Diagnostic, i. A l’époque de la dentition, principalement à l’éruption des dents canines , les enfans , même ceux qui ont le plus d’embonpoint, ceux sur-tout qui ont habituellement le ventre resserré , éprouvent de fortes démangeaisons aux gencives; ils ont delà fièvre , des convulsions et la diarrhée. Aph . iij . a5. a. 8j.

go Dentition.

2. Chez ceux qui toussent pendant la dentition, leruption des dents se fait plus tard , alors ils maigrissent davantage. De dent. ij. 6. a. 5go.

Voy. Sommeil, n.° 2.

Pronostic. 3. Ceux qui, pendant la dentition, ont des selles fréquentes, sont moins sujets aux convulsions que ceux qui vont peu du ventre. Il en est de même de ceux qui ont une fièvre aiguë. De dent. ij. 1 , 2. A. 5go.

4 . Ceux qui, pendant la dentition, conservent leur embonpoint et dorment profondément , sont menacés de convulsions. De dent, ij. 3. a. 5go.

5. L’hiver est la saison la plus favorable à la dentition , toutes choses égales d’ailleurs * pourvu que lesenfans soient bien soignés. De dent. ij. 4, 7. a. 590.

6. Tous ceux qui ont d.es convulsions causées par la dentition , ne meurent pas ; la plupart en échappent. De dent. ij. 5. a. 590.

Voy. Diarrhée, n.° 3.

DENTS. (D entes.)

Diagnostic. 1. Depuis l’âge de vingt -nn à vingt-huit ans, on voit paraître les dents de sagesse chez la plupart des sujets. De princ. m. cam. xiv. 3, 4- *20.

2. Dans une fièvre , les dents qui se chargent de matières visqueuses , désignent que la 'maladie devient plus grave. Aph. iv. 53. a. 87.

Dents. 91

5. Les sujets qui doivent vivre long-temps conservent un plus grand nombre de dents* Eptd. ij. vj. 2. a. 708.

PRONésTrc. 4- Le claquement ou le grincement des dents annonce la manie ou la mort, si le malade n’en a pas contracté l’habitude dès son enfance* Si cela arrive , le délire existant déjà, la mort est prochaine. La sécheresse des dents est aussi un signe mortel. Coac. ij. 1 5 1 ad 1 53. a. 543.

5. La carie d’une dent résout un abcès formé sur la gencive. Coac. ij. i54- a. 543.

6. Une violente* fièvre, avèc délire , causée par la carie d’une dent, est un cas mortel. Si le malade ne meurt pas , la dent suppure et tombe. Coac . ij. î55, i56. a. 543.

Thérapeutique. 7. Le froid est l’ennemi des^ dents; la chaleur les favorise. Aph. v. xvüj. i,3, 7. a. 91.

8. Si les dents sont cariées et vacillantes , il faut les arracher. Dè affëct. v. i . b. 1 64.

Observation. 9. Là femme d’Aspasius tourmentée d’une vive douleur de dents , avec tuméfaction des mâchoires , fit usage d’un gargarisme composé de cartoreum et de poivre, qM'prôduisit un bon effet. Epid. i>. xxvj. ro,

DIAPHRAGME. ( Diaphragma , disceptum ,

phrenes , septum-transversum ).

Diagnostic, i. Une respiration courte indi-

§2 Diaphragme. Diarrhée.

que une inflammation douloureuse des parties situées au dessus du diaphragme. Prœn. iv. 17. a. 45i.

Pronostic. Bon signe. Voy. Pituite, n.° 5.

Signe mortel. 2. La plaie du diaphragme est mortelle. ( 1 ) Aph. vj.xviij. 1,4,8. a. 99.

Thérapeutique. 3. Lorsque les douleurs sont situées au dessus du diaphragme , ceux qui ont besoin detre purgés, emploîront le vomitif; si., au contraire , leà douleurs se font sentir au-dessous, on purgera par le bas. 'Aph. iv. 18. a. 83/

Voy. Gibbosité, n.os 2,3,4*

DIARRHÉE. ÇDiarrhœa ; alvi Jluxus, proflu-

vium\ alvus exturbata, tur bu tenta.)

Diagnostic. Causes. 1. Les saisons pluvieuses produisent des diarrhées. Aph. iij. 16. a.

2. L'été favorise aussi la production de cette maladie. Aph. iij. 21. a. 80.

3. La dentition occasionne la diarrhée. Aph. iij. 2 5. a. 81 .

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