‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 22 sur 98 · DU VENTRE. J · texte numérisé non relu

DU VENTRE. J

Dysenterie . gg

8. Tout ce qui occasionnée un commotion à la tête et un tintement d’oreilles , peut produire la dysenterie. Coaç. ij. i.5, 17. a. 536.

g. La disparition des tumeurs qui se forment aux parties antérieures du corps, à la suite de blessures , est suivie de dysenterie. Aph. v. 65. A. 97.

Pronostic. Bons signes. 10. La dysenterie est avantageuse dans la manie. Aph . vij. 5. A * îo5.

1 1 . Les dysenteries sans fièvre, avec déjections non mélangées, sans inflammation au foie, ni aux hypocondres, ni à l’abdomen, sans douleurs ; celles qui n ôtent pas l’appétit et qui n’excitent pas la soif, donnent un grand espoir de guérison. Prœd. ij. xxx. 9. a. 509.

12. Celles dans lesquelles on observe des déjections sanguinolentes, mélangées de matières semblables à. des râclures de boyaux» cessent le septième jour, le quatorzième, le vingtième ou le quarantième, ou pendant tout ce temps-là. Les déjections de cette espèce terminent aussi les maladies qui existoient déjà. Il leur faut plus de temps pour guérir les maladies anciennes ‘ mais celles qui sont récentes , peuvent être terminées en peu de jours. Prœd . ij. xxx. 12, 1 3. y*. 5 10.

Voy. Rate, n.° 6.

Mauvais signes. i3. La dysenterie précédée de déjections crues, est mauvaise. Aph. vij. 2$.

' Dysenterie.

i/y. Le vomissement de matières bilieuses qui parôît au commencement d’une dysenterie,

L est de mauvais présage. Coac. iij. 29 2. a. 56y.

15. Dans la dysenterie aiguë, si l’humeur 'Æf devient purulente, on verra beaucoup de matière très-blanche à la surface des déjections. Coac. iij. 293. A. 5 67.

16. Toutes les dysenteries avec fièvre, dans lesquelles les déjections contiennent différentes matières, sont mauvaises. Celles qui sont accompagnées d’inflammation du foie, ou des hypocondres , ou du ventre ; celles qui sont douleureuses; celles qui ôtent l’appétit et qui excitent la soif, présentent aussi du danger. Prœd. ij. xxx . 1 ad 8. A. 5og.

17. Les femmes grosses sont sujettes à la dysenterie, jusqu’à l’accouchement, et même pendant les couches, quoique durant tout ce temps elles eussent des déjections sanguinolentes chargées de matières Comme des râclures, elles n’avorteraient pas, à moins quelles neprouvassent de la douleur ou quelqu’un des autres mauvais signes ci - dessus mentionnés. Car , s’il paraît un ou plusieurs de ces mauvais signes, ils sont funestes pour le foetus et dangereux pour la mère, à moins que la maladie ne cesse le jour même de l’accouchement, ou peu de temps après. Prœd. ij.xxx. i/y et seq. A. 5io.

18. Dans les dysenteries chroniques, avec ou sans fièvre, le défaut d’appétit est un mauvais signe. Epid. vj. vîij. 1. a. 8x8.

Dysenterie. ioi

Signes mortels. 19. La dysenterie qui débute par une évacuation de bile noire, est mortelle, Aph. iv. 24. a. 84»

20. Un dysentérique qui rend par les selles des matières charnues en apparence , est en danger de mort. Aph. iv. 26. a. 84.

21. Celui qui a le plus grand nombre des mauvais signes de la dysenterie, est bientôt mort. Prœd. ij. xxx. 8. A. 5o 9.

22. Les sujets de l’âge de cinq ans, sont principalement exposés à périr de la dysenterie. Ensuite ceux au dessus de cet âge jusqu’à dix ans. Les individus qui ont passé leur dixième année, risquent moins d’en mourir. Prœd. ij. xxx. 10. a. 509.

Voy. Rate , n,° 10.

23. Le flux dysentérique supprimé mal à propos , produit des abcès aux côtes , ou dans les viscères , ou aux articulations. La dysenterie bilieuse ne donne-t-elle pas lieu aux abcès des articulations? La sanguine ne produit-elle pas des dépôts sur les côtes ou dans les viscères? Coac. iij. 290, 291. A. 667.

Voy. Lienterie, n.° 3, Manie, n.# 10.

Thérapeutique. 24. Après avoir purgé la tête , on prescrit un médicament qui fasse évacuer la pituite par les voies supérieures ; on déterge le ventre avec du lait cuit ; on prodigue ses soins sur tout le corps. Si le malade est sans fièvre, on emploie des substances grasses ou mucilagineuses , liquides , afin de lubréfier les viscères abdominaux et les matières qu’ils

10* Dysurie.

contiennent. En cas de douleur, on fait usage de iinimens émolliens et de fomentations chaudes au dessous de l’ombilic. On conseille en oütre des boissons, des bouillons et d’autres alimens convenables. De affect, xxiv. 4 ad 8. b. 176.

DYSPNÉE. (Dvspnœa.) Difficulté de respirer. Voy. Respiration.

DYSURIE. ( Dysuria . ) Difficulté d’uriner.

Diagnostic. Causes. 1. Une température boréale occasionne des difficultés d’uriner, Aph. iij. v. 7 , il. A. 77.

2. Les vieillards sont sujets à la dysurie. Aph. iij. xxx j. 1 , 5. a. 82.

Thérapeutique. 5. La saignée fait cesser la difficulté d’uriner; mais il faut ouvrir les veines •internes. ( celles du pied sans doute ). Le vin pur en boisson produit aussi le même effet. Aph. vj. 36. a. 100 et vrj. 48. a. 106.

EAU. ( Aqua ).

1 . L eau qui s’échauffe et se réfroid it promptement, est la plus légère. Aph. v. 26. A. 93.

Ses usages. 2. L’eau a une très-grande influence sur la santé de l’homme. De aër. aq. et loc. x. 3. a. 334.

3. Les eaux salees , crues et dures, sont généralement mauvaises à boire; il y a cependant

Eau. io3

certains tempéramens et quelques malades auxquels l’usage de ces eauxpourroit convenir. De aër. aq. et loc. xiv. 7 , &. a. 336.

4. Les eaux les plus douces , les plus légères et les plus limpides conviennent principalement aux individus qui ont habituellement le ventre dur, chaud et constipé. De cer. aq. et loc. xv.

5. Ceux , au contraire qui ont le ventre mou , humide , glaireux, se trouveront bien de l’usage des eaux très-dures, très-crues et un peu salées. De aêr. aq. et loc. xv. 7. A. 337.

Eau chaude.

Ses effets. 6. Les douches réitérées d’eau chaude, faites sur la tête, font cesser les fièvres qui 11e sont pas causées par la bile. Aph. <vij. 42. a. 5o5.

7. L’abus de l’eau chaude rend les chairs trop molles, affoiblit les tendons et les ligamens , engourdit l’esprit , occasionne des hémorragies , des syncopes et ensuite la mort. Aph. v . 16. a. 91.

Yoy. Engelures , Ulcère , n.° 23, Vomissement, n.° 23.

Eau froide.

Ses effets. Voy. Erysipèle, n.° 8, Froid , n.° 2 , Hémorragie , n.° 2 1 , Tétanos , n.° 9.

Eau de bonne qualité.

8. Les meilleures eaux sont celles qui coulent des lieux élevés et des collines de terre ;

*o4 Eait.

elles sont agréables au goût. Une petite quantité de vin suffit pour les altérer. En outre elles «ont chaudes en hiver et fraîches en été; ce qui prouve la grande profondeur de leurs sources, Mais il faut principalement préconiser l’usage de celles qui coulent du levant ( surtout celui d été ) , parce qu elles sont nécessairement plus limpides, inodores et légères. De aër, aq. et loc, xiv, ï ad 6. A. 536.

g. Il en est encore d’autres bien bonnes; ce çont celles dont les sources sont situées au levant; celles qui coulent entre le levant et le couchant d été ; celles surtout qui viennent plus du coté du levant, sont encore bonnes. Les moins bonnes sont celles qui viennent des lieux; situés entre le couchant deté et celui d’hiver, J)t aër, aq, et loc, xiv. g et seq.A. 336,

Eau de mauvaise qualité, io. Les mauvaises eaux sont celles qui coulent vers le midi et aussi celles qui coulent entre le levant et le couchant d’hiver ; elles Sont surtout très-mauvaises, lorsque les vents du sud dominent; elles ne sont un peu corrigées que par les vents boréaux. De aër . aq. et. loc, xv, i , 2 ,, 5. a. 336.

Eau de pluie.

ï i . L’eau de pluie est très-légère, très-douce, tres-subtile et très-limpide. De aër , aq. et loc , xvij. a, 337.

Eau de neige et de glace .

la» Ges eaux sont toutes généralement mau-

Eau. • iof>

vaises ; l’eau une fois glacée , ne recouvre plus sa première qualité; parce que la congélation la prive de sa limpidité , de sa légèreté , de sa douceur, et ne lui laisse que la partie la plus trouble et la plus pesante. De aër. aq. et loc. xx. i et seq. a. 33g.

Eau de marais , d'étang et de lac.

i5. Les eaux de marais, d’étang, et toutes les eaux dormantes en général , sont nécessairement chaudes en été, épaisses et fétides, à cause qu’elles ne sont point courantes. Alimentées sans cesse par de nouvelles pluies, et brûlées par l’ardeur du soleil, elles doivent être louches, insalubres et propres à augmenter la bile. De aer. aq. et loc. x. 4-, 5. a. 334.

14. En hiver, ces eaux, par l’action de la neige et de la gelée , deviennent froides et troubles ; en sorte quelles augmentent beaucoup la pituite, et quelles produisent des catharres de la gorge. De aër. aq. et loc. x. 6, 7. A. 334.

1 5. Ceux qui boivent de ces eaux , sont sujets aux obstructions de la rate ; ils ont le vehtre dur, maigre et chaud; les épaules, les clavicules et la face sont décharnées. Cet amaigrissement tient à l’état même de la rate dont le volume n’augmente qu’aux dépens de leurs chairs, {de aër , aq. et loc. x. 8, g, a. 334). Ils mangent beaucoup et sont toujours altérés. Ils ont la poitrine et l’abdomen fort secs , au point qu’il leur faut des médecines plus fortes

io6 Eau. Ecume.

pour les purger. Cette maladie leur est familière en été comme en hiver. De aër. aq. et loc. xj. i ad /±. a. 335.

ECHAUBOULURES. ( Hjdroa , papulce sudo rosœ , sudamina.)

L’été produit divers exanthèmes, par suite de sueurs excessives. Aph. iij. xxj. i , 1 3. a. 8o.

ECROUELLES. ( Scrophulœ , strumœ. )

x. Les écrouelles sont familières aux enfans qui ont passé l’âge de la dentition. Aph. iij .

€CXl>j. x , 1 1. a. 81.

2. Depuis l’âge de quarante - deux jusqu’à soixante - trois ans, on n’est pas sujet aux écrouelles. Coac. iij. 398. A. 574.

Voyez Glandes.

ECUME ( Spuma .) de la Bouche.

Pronostic. Signe mortel. L’écume qui paraît à la bouche de ceux qui sont submergés, étranglés ou paralysés, dénote qu’ils n’en réchapperont pas. Àph. ij. 43. A. 76.

EFFLORESCENCE Farineuse. ( Vitiligo .).

Diagnostic. Causes. 1. Le printemps produit cette maladie. Aph. iij. xx. x , 12. A. 80.

Thérapeutique. 2. Les lotions d’eau de chaux conviennent dans le traitement des efflorescenses farineuses. Ce remède doit être un peu affaibli , pour ne pas ulcérer la peau. Epid. V- Aj. 41. a. 708.

Ellébore.

io 7

ELLÉBORE. ( Elleborus albus , Veratrum.')

Pronostic. Bons effets. i.Dans les douleurs opiniâtres des lombes , avec déjections copieuses , le vomissement de matières écumeuses procuré par l’ellébore (i) est utile. Coac. iij. 7. a. 55o et iv. 3o. a. 5yg.

Mauvais effets. 2. L’ellébore blanc (ou tout autre purgatif violent) donne des convulsions souvent mortelles. Aph. v. j. a. 90, vif. 25. a. 104 et Coac. iv. 24* A. 5jg.

5. Les déjections très-rouges , noires , produites par l’eilébore , sont mauvaises. La perte des forces , en pareil cas , est de mauvais augure. Coac. iv. 28, 29. a. 579.

4. L’ellébore est dangereux pour ceux qui se portent bien; car il produit des convulsions. Aph. iv. 16. a. 85.

Voy. Rigueur , n.° 3.

Thérapeutique. 5. Avant de donner l’ellébore à ceux qui vomissent difficilement, il faut humecter le corps par des alimens plus copieux et par le repos. Aph. iv. i3. a. 83.

6. Si un malade a avalé une potion d’ellébore, il doit prendre de l’exercice, plutôt que de se livrer au repos et au sommeil. La navigation nous prouve l’effet du mouvement sur le corps. Aph. iv. i4* a. 83.

(1) 11 paraît qu’Hippocrate employait toujours l’ellé* bore comme émétique.

io8 Ellébore.

7. Pour exciter l'action de 1 ellebore , il faut mouvoir le corps, et pour en arrêter les effets, le repos et le sommeil sont nécessaires. Aph. iv. i5. A. 85.

EMBONPOINT. ( Crassitudo , bonus eorpo ris habitus , obesitas . )

Diagnostic, i. Les femmes trop grasses ne conçoivent pas, parce que l’épiploon comprime l’orifice de la matrice j elles ne deviennent fécondes que lorsqu’elles ont perdu de leur embonpoint. Aph. v. 46. A. 94.

Pronostic. Bon signe. 2. Il est bon, dans toute maladie , que la région ombilicale et le bas-ventre conservent un certain embonpoint. Aph. ij. 35. a. 74.

Mauvais signes. 5. L’excès d’embonpoint est dangereux pour ceux qui s’exercent beaucoup ; car ne pouvant ni augmenter , ni tenir un parfait équilibre , il faut nécessairement qu’il s’altère : il convient donc , pour cette raison , de le diminuer promptement, afin que le corps puisse reprendre un nouveau degré de nutrition. Mais il seroit bien dangereux de le trop affaiblir. Gette diminution doit être proportionnée au degré de vigueur de celqi qui doit la supporter. Si les évacuations extrêmes sont dangereuses, les restaurations portées à l’excès , le sont également. Aph.j. 3. a. 68.

Signes mortels. \. Les sujets gras et replets sont plus exposés à mourir subitement que ceux qui sont maigres. Aph. ij. 44« 76.

Empyème. 109

Présages d'autres maladies . Voy. Dentition, n.° 4*

ÉMETIQUE. ( Emeticus. ) Voyez Ellébore, Vomitif.

EMPYÈME. ( Empjema , suppurât jo interna. ) Diagnostic. Causes. 1. La pleurésie qui ne se termine pas en quatorze jours , |>ar l’expectoration, donne lieu à un empyème* Aph. y. 8. A. 90.

2. Lorsqu’une angine cesse promptement et se porte sur la poitrine , le malade meurt dans les sept premiers jours, et s’il passe ce terme, la maladie dégénère en empyème. Aph . y. 10.

Voy. Abcès, n.° 1 , Plaie, n.° 12.

Signes précurseurs. 3. Les pleurétiques qui, dès le commencement, rendent des crachats tout à fait purulens (ou de diverses couleurs) , meurent le troisième ou le cinquième jour. S’ils vont au-delà de ce terme , sans se trouver mieux , l’empyème se formera le septième, le neuvième ou le onzième jour. Coac. iij. 123 , 124. A. SS?.

4. Les péripneumoniques qui, aü lieu d’expectorer , à l’époque des crises , tombent dans le délire et qui passent le quatorzième jour, sont menacés d’empyème. Coac . iij. 171. A. 56o.

5. Ceux qui Sont menacés d’empyème, rendent d’abord des crachats un peu salés qui deviennent ensuite doux. ( Coac. iij. 209. J.

no Empyèmb.

502.) Ils ont des frissons fréquens; la fièvre accélère la suppuration. Coac. iij. 233. a. 564,

Voy. Hypocondres, 11. os 28, 29, Léthargie, n.° 6, Lombes, n.° i5, Suffocation , n.° 5.

Signes présens. 6. On reconnaît l’empyème par les signes suivans. La fièvre est continue, il y en a peu pendant le jour, mais elle redouble vers le soir : le malade sué beaucoup; il éprouve des irritations au gosier; il tousse sans cracher sensiblement; il aies yeux enfoncés, les pommettes rouges, les ongles recourbés, les doigts brûlans aux extrémités; les pieds se gorgent; l’appétit manque et des pustules vésiculeuses paraissent à la surface du corps. Prazn. xvj. 1 1 ad 19. a. 461 et Coac . iij. 188 ad 197. A. 56 1.

7. Les paroxysmes fébriles qui se manifestent dans l’empyème, sont ordinairement accompagnés de beaucoup de petites sueurs. Coac. iij. 229. A. 563.

8. Ceux qui, avec douleur de côté, perdent l’appétit, sont enfin pris de cardialgie , et ont des petites sueurs ; mais s’ils ont le teint animé et le ventre relâché , le poumon entre en suppuration. Coac. iij. 234 a. 564.

9. Ceux qui ont un des côtés de la poitrine tuméfié, plus chaud qu’à l’ordinaire, et qui, étant couchés sur le côté opposé , éprouvent une sensation ^ravative, ont un empyème, seulement du côte tuméfié. Coac. iij. 243. A. 564.

Pronostic. 10. Quand une pleurésie s’est changée en empyème, si l’abcès s’ouvre et que

EmPYÈME. 1 1 1

les matières soient expectorées dans les quarante jours qui suivent, le malade guérit, sinon il devient phthisique. Aph. v. i5. a . gi.

1 1 . Dans les cas d’empyème , si on secoue le sujet par les épaules , et qu’on entende un grand bruit dans la poitrine , il y a moins de pus què chez ceux en qui l’on entend moins de bruit, qui respirent difficilement et qui ont un meilleur teint. Mais ceux dont la poitrine ne fait entendre aucun bruit, qui ont une difficulté de respirer et les ongles livides, sont gorgés de pus et en danger de mort. Coac. iij. 248 ,

Voy. Hydropisie, n.° 27 , Suppuration , n.® 2.

Signes mortels . 1 2. Dans l’opération de l’empyème , par le cautère ou par l’incision , si l’on évacue subitement une grande quantité de matières , le malade meurt. Aph. vj. 27. a. ioo.

13. Ceux qui, par des secousses (delà poitrine) , rendent des matières purulentes , boueuses et fétides , meurent la plupart. Coac . iij. 217. a. 563.

14. Dans les suppurations de la poitrine-, l’évacuation du pus, par l’anus, est mortelle. Coac. iij. 244* A* 664.

Voy. Hypocondres , n.° 26, Récidive, n.° 9. Suppuration, n.° 6.

Thérapeutique, i 5. Dans l’empyèroe , on décharge la tête par des médicamens qui ne soient pas trop forts , afin d’évacuer insensiblement les matières par les narines , et on donne une nourriture qui relâche le ventre. La mala-

i I 3 EmpYÈME. ENCHIFRENEMÈNf* die étant déjà avancée , les humeurs commen* çant à se détourner, on excite la toux,onpro-voque l’expectoration > on emploie par le ne» des médicamens divisansj on donne des alimens un peu salés et gras. On prescrit aussi, sans crainte de trop exciter la toux, l’usage' d’un vin qui ait du corps ; car la toux est nécessaire dans cette circonstance. De loc. in hom. xxxj. i ad g< a * 382<

Voyez Hydropisie de poitrine, Vomique*

ENCHIFRENEMENT. ( Corjsa , gravedo .)

Diagnostic. Causes* i. L’hiver et le printemps produisent des enchifrenemens. Aph. iij* xxiij. i,5, xx. i , 7. A. 80*

2. Un automne pluvieux et austral, précédé d’un été sec et boréal , occasionne des enchifreftemens pendant l’hiver suivant Aph. iij * xxiij .

1,2,4* Ai 80.

3. Si l’automne est boréal et sans pluie , les sujets qui ont un tempérament sec , seront affectés d’enchifrenement. Aph * iij. xiv. 1 , 3 , 6. a. 7g*

4. Le froid seul peut, d’une manière sensible , donner lieu à cette maladie. De pet. med. xxxj. 18. A. 32.

Pronostic. Bon signe. 5. Ceüx qui éprouvent des douleurs à la tête et au front , pour s’être exposés aux grands-vents et au froid, après avoir eu bien chaud , sont bientôt toutà-fait guéris , s’il leur survient un enchifrenément. Prced. ij. xxxpj. 8 , g. A. 5i5.

ËNCHiFRËNÉMÈNTi ii§

Mauvais signes. 6. Cette affection, dans là Vieillesse * ne parvient pas à un état de coction parfaite. Aph. ij. 40. a. 7 5.

7. L’enchifrenement qüi paraît avant oii après les maladies de poitrine , est d’un mauvais présage. Prœn. xxiij. 10. A. 4^8 3 et

Coati iiji 174* 56o 4

ÈNÉOREMË; ( Enoeorenia * nubeeüla SUS pensa , sublimainentum ). Substance légère spspendue dans les urines. Yoj. Urine , n.°* 46 et suivi

ENFANCE. ( Ætas puerilis , infantia3 pue ritia ). Voyez Age;

ENGELURES. ( Èugantiœ , perniones ).

Thérapeutique; On guérit les engelure# des talons en faisant des scarifications après lesquelles on réchauffe fortement les pieds * par le moyen du feu et de l’eau chaude. Epidi v. xxiij. 2. A. 785 et <vij. xxxviij. 2. A. 860.-

ÊNGOURDISSEMENT. ( Narcosis 3 torpédo j iorpor. )

Diagnostic. Voy. Anus , n;° 2.

Pronostic, .Son signe ; 1. Un engourdissement modéré fait cesse** la douleur. Aphi <üi xxv. 8. a. 93.

Mauvais signes . 2. Dans la frénésie , les déjections blanches , avec engourdissement ,> £ont mauvaises. Le frisson spasmodique , en

| 1 4 ENGO URD1SSEMENT.

pareil cas, est encore pire. Coac. j. i55. a. 629 , et Prœd. j. ij. 6 , 7 , 8. a. 472.

3. Dans la surdité , avec engourdissement, ceux qui perdent par les narines quelques gouttes de sang , sont dans un état difficile. Le vomissement et les troubles du ventre leur sont favorables. Pratd.j. xx. 7, 8. a. 484. Coac. ij. 99, 100. ^.549^ «/• 5i > 52. a. 553.

4. Les femmes engourdies , surtout comme brisées et impotentes dans leurs mouvemens, qui éprouvent des douleurs et des inquiétudes à l’époque d’une crise , ont des petites sueurs réitérées. La diarrhée qui se joint à cet état est un symptôme fâcheux. Coac. iij. 41 1. A. 5y5.

Voy. Apoplexie, n.° 8, Langue, n.° 8, Malignité , n.° 3.

Signes mortels. 5. L’engourdissement qui passe promptement d’une partie du corps à une autre , est mortel. Coac. j. 85. A. Ô2Ô.

6. Ceux qui , dans une fièvre ardente , ont des tumeurs accompagnées d’engourdissement et d assoupissement , meurent d’apoplexie légère , avec paralysie , s’il leur survient une douleur dans le côté. Coac. j. 89. a. 5 26 .

7. Ceux qui, dans un état comateux, éprouvent de l’engourdissement compliqué d’autres symptômes, sont dans un grand danger. Coac. ij. 4o. A. 557.

8. Ceux qui sont pris d’engourdissement , avec affection soporeuse et déjections liquides, «ont en danger de mort. Coac. vj. 39. A. 585.

Engourdissement. 1 1 5

Présages d'autres maladiest 9. L’engourdissement qui survient après les frissons , annonce le délire. Prced. j. iv. 14. a. 474*

10. De vives douleurs de tête, avec engour# dissement ou assoupissement , et un sentiment de pesanteur dans les membres , annoncent , pour l’ordinaire, des convulsions. Coac. ij. 24»

11. L’engourdissement et la perte de sensibilité qui surviennent accidentellement, présagent une apoplexie. Coac. iij. 3i5. a. 568.

12. Les femmes fort sèches , qui n’ont pas $oif, dont les règles coulent en abondance , et qui s’engourdissent quand on les touche , éprouvent bientôt une suppuration ( de la matrice, sans doute). Coac. iij. 44^* A. 577.

13. Des urines délayées, crues, contre l’ordinaire, sans réplétion, mais avec engourdissement général , annoncent un nouvel accès d’épilepsie. Coac. v. 83, 85. A. 584*

Voy. Agitation , n.° 3.

Voyez Stupeur.

ENROUEMENT. ( Raucedo .)

Diagnostic. Causes. 1. Si Tété est sec et boréal, et que l’automne soit pluvieux et austral , on éprouvera des enrouemens pendant l’hiver suivant. Aph. iij. jci j. 1 , 4* A. 78.

2. L’hiver et le printemps produisent des enrouemens. Aph. iij. xx. 1,8 et xxüj. 1,6. a. 80.

Pronostic. 3. Les enrouemens ne sont pas susceptibles de coction chez les sujets bien avancés en âge. Aph. ij. 40. a. 7 51

n6 Enrouement. Epilepsie.

4 L’enrouement, avec toux et flux de ventre, dégénère en suppuration. Coac. iij. 224* ^-563.

5. L’enrouement qui survient avec maigreur extrême, est un mauvais signe dans les affections du foie, principalement lorsqu’il y a de la toux. Coac. iij. 270. a. 566.

6. A la suite de la manie, il se fait une métastase ( sur la trachée artère ) , qui donne lieu à un enrouement , avec de la toux. Coac. iij. 329. a. 56g.

EPILEPSIE. ( epilepsia ; epilepsis ; rrwrbus

caducus , comitialis , herculeus , inter Lunis ,

magnus , major , sacer ; prehensio. )

Diagnostic. Causes, i . La constitution pluvieuse d’une saison ( Aph . iij. xvj. i , 5. a. 79) , le printemps {Aph. iij. xx. 1 , 4- a. 80) , l’automne {Aph. iij. xxij. 1 , i5. A. 80.), la jeunesse {Aph. iij. xxix. 1 , 5. a. 81.), occasionnent l’épilepsie.

2. Ceux qui sont d’une constitution atrabilaire , sont sujets à cette maladie. Epid. vj. viij. g5. a- 823.

3. L’épilepsie peut être l’effet d’une suppression du flux menstruel. Coac. iij. 41 3. a. 5y5.

4* Elle peut être aussi occasionnée par une gêne considérable dans la circulation du sang. De fiat. xxj. 1 , 2 , 3. a. 41 1.

Signes précurseurs. Voy. Stupeur , n.° 5.

Signes qui précédent le paroxysme. 5. Les urines, délayées et plus crues que de coutume,

Epilepsie. 7

sans réplétion, annoncent que l’accès arrivera bientôt, surtout si l’épileptique éprouve de la douleur ou du spasme à l’extrémité supérieure de l’humérus , ou au cou , ou au dos , ou un engourdissement général , ou s’il a été effrayé par de mauvais rêves. Coac. v. 83 ad 86. a.

Pronostic. Bons signes. 6. L’épilepsie des enfans se guérit par les changemens d’âge , de pays et de nourriture, Aph. ij. /+5. A. 76.

7. Ceux qui sont sujets à ce mal, guérissent quelquefois, surtout aux approches du printemps. De Jlat. xxiij. 1. A. 412.

8. L’épilepsie qui se manifeste avant l’âge de puberté , n’est pas incurable. Aph. v. vij. I , 2. A. 90.

Voy. Manie, n.° 14.

Mauvais signes. 9. La plupart des épilepsies qui se déclarent après l’âge de vingt-cinq ans, sont incurables. Aph. v. viij. 3, 4 .a. 90.

10. L epilepsie invétérée est tout à fait incurable. De morbo sacro. xxiij. i5. B. 338.

Signes mortels. 11. Ceux qui ont des hémorragies périodiques , avec soif, douleurs et abattement , meurent d’épilepsie , si l’hémorragie vient à se supprimer. Prœd.j. xix. 1. a. 383 et Coac. iij. 65. a. 553.

1 2. Les paroxysmes épileptiques sont funestes dans l’hydropisie. Du concours de ces deux maladies, résulte une diarrhée mortelle. Coac. iij. 281, 282, 287. a. 56y.

Thérapeutique. Voy. Saignée, n.° 10.

Epiploon. Epvlie.

EPIPLOON. ( Omentum ).

i .L épiploon comprime l’orifice de la matrice, chez les femmes trop grasses. Aph. v. 46. a. 94.

3. L épiploon qui sort du ventre , tombe nécessairement en gangrène. Aph. vj. 58. a. 102. Coac. iij. 378. A . 572 et de morb. j. iij. 36.

EPOUVANTE. ( Formido , terror.) Voyez Frayeur.

ÉPREUVE. ( Expérimentant .) Voyez Expérience.

EPULIE. ( Epulis .) Abcès des gencives.

Diagnostic. Signes précurseurs. 1. Une douleur modérée de la tête , avec soif, chez celui qui prend des alimens , ou avec des sueurs qui ne font pas cesser la fièvre , indique qu’il se formera des abcès sur les gencives , ou des parotides, à moins qu’il ne survienne de copieuses déjections. Coac. ij. 3o. a. 536.

Pronostic. Bon signe. 2. Un abcès Sur les gencives se résout par la carie d’une dent. Coac . ij. 1 54 -A. 543.

Thérapeutique. Voy. Gencives , n.® 3.

ERUCTATION. ( Eructatio , ructatio , ructus.) Voyez Rapport.

ERYSIPÈLE (Erysr’pelas , ignis sacer ).

Diagnostic. Signes précurseurs. 1. Les rou-

ErYSYPÈLE. Iig

geurs qui , dans les fièvres , paraissent aux oreilles , à la suite d’une affection douloureuse, annoncent un érysipèle du visage. Coac. ij.

Pronostic. Bons signes. 2. Les métastases érysipélateuses qui se font du centre à la circonférence , sont de bon augure. Aph. vj. xxv. 2. a. lOO.Prœn. xxiij. 14. a. 467 et Coac. iij. io3. a. 555.

Mauvais signes. 3. Si, au contraire , ces métastases ont lieu de la circonférence au centre, elles sont d’un mauvais présage. Aph. vj. xxv. j. a. 100. Prœn. xxiij. i5. A. 467 et Coac. iij. io3. a. 555.

4. L’érysipèle qui paraît (aux entours d’une plaie ) , après la dénudation d’un os , est mauvais. Aph vij. 19. a. 104.

5. L’érysipèle qui se termine par pourriture ou par suppuration, est mauvais. Aph. vij. 20. A. 104.

Signes mortels. 6. L’érysipèle qui survient à la matrice, pendant la grossesse, est mortel. Aph. v. 43. a. 94.

7. L’érysipèle répercuté est mortel. Lorsque cela arrive, la rougeur disparaît, le malade éprouve une sensation gradative dans la poitrine, il respire plus difficilement. Coac. iij. io3 , 104. a. 555.

Thérapeutique. 8. L’eau froide est utile dans l’érysipèle non ulcéré, elle aggrave , au corn-

j Esprit , Estomac . ' '

traire , celui qui est ulcéré, Aph. c, çcxiij. 8, 9,

ESPRIT. ( Animas , mens ).

Diagnostic, i , L*e tremblement de la langue indique un esprit peu solide. Pr&d. j. Uj. 4. A , 4j5 et Coac , qf, 149* 543,

2, L’esprit est dérangé chez les sujets qui, ayant une partie du corps vivement irritée , ne donnent aucun signe de douleur, Aph , ij . 6, A. 72.

Voy. Eau, n,° 7,

Pronostic, 5. Dans toute maladie , avoir l’esprit présent et prendre volontiers ce qui est présente , est Un bon signe. Le contraire est d’un mauvais présage, Aph. ij. 35, a. 7.5.

4. Ceux qui sont dangereusement malades auront bientôt l’esprit engourdi, Coac. iij. 357,

Voyez Délire, Frénésie, Manie,

ESQUINANCIE. (Arigiria, cynanche , s qui*, fiancia, synanche.) Voyez Angine.

ESTOMAC* ( Slomacus , ventriculus. ) Diagnostic, i . Ceux qui ont l’estomac chaud » les mains froides et maigres, ont les veines saillantes et se mettent aisément en colère, Epid, vj. iv. 45* A. 809,

Pronostic. Signe mortel. 2. La plaie de l’estomaç est mortelle, Aph. vj. xviij. 6, 8,

Estomac. 12 i

Thérapeutique. Voy. Médicament , n.° 5 > Nourriture, n.* ai.

Douleur de l'orifice supérieur de l'estomac.

( Cardialgia ),

Diagnostic. 3. La cardialgie , avec de vives douleurs intestinales, fait évacuer des vers par les déjections, Coac. iij. 2S0. a. 548.

4, Ceux qui perdent l’appétit , après une douleur de côté, éprouvent une cardialgie et des sueurs. Coac. iij. 234- A, 664,

Pronostic. Bon signe. 5. La manie termine les fièvres aiguës dans lesquelles il y a cardialgie, avec agitation de l’esprit, sans bile, Coac. iij. 459. ,a. 678,

Voy, Dmbilic, n.° 4*

Mauvais signes, 6. Dans les fièvres , une chaleur forte du ventre et une douleur poignante au cardia ( 1 ) , sont mauvaises, Aph, iv. 65. a, 88,

7. La cardialgie , un mouvement de pulsation dans les hypocondres , avec fièvre et réfroidis® sement général, sont de très-mauvais augure, sur-tout s’il y a des petites sueurs partielles. Coac. ij. 24 6 a. 548,

Signes mortels. 8. La cardialgie compliquée de tension àl’hypocondre (droit) et de céphalalgie, est mauvaise; elle indique une respiration difficile. Ceux à qui cela arrive, ne meu-

( O Orifice supérieur de l'estomac.

122 Estomac.

rent-ils pas subitement, comme on l’observa chez Djsode , dont les urines étoient fermentées et très -rouges? Prœd. j. ix. 4, 5, 6. a.

Voy. Inappétence, n.° 5 , Mort, n.° 5. Présages d’autres maladies. 9. La douleur lombaire qui se porte à la tête et qui est accompagnée d’engorgement des mains, de cardialgie, de tintement d’oreilles, annonce une hémorragie considérable. Coac. iij. 4- a. 55ot 1 o. La cardialgie compliquée de douleur des lombes , de céphalalgie et d’expectoration violente, devient convulsive. Coac. iij. 21. a. 55i, et Prœd. j. xiv. 8. a. 480.

Voy. Hémorroïdes , n.° 4 » Salive , n.8 i. Thérapeutique. 1 1. Le défaut d’appétit avec cardialgie, vertiges et amertume de la bouche, sans fièvre , indique le besoin de faire vomir. Aph. iv. 17. a. 85.

1 2. Ceux qui , n’ayant pas de fièvre , éprouvent subitement une douleur à l’orifice supérieur de l’estomac , à l’hypocondre , aux extrémités inférieures , et qui ont le ventre tuméfié , sont bientôt guéris par la saignée ou par le cours de ventre. Coac. ij. 261. a. 549*

Voy. Nourriture, n.° 20.

ETE. ( Aestas ). Voyez Saison.

ETERNUEMENT. ( Sternutamentum , s terri utat>o. )

Diagnostic, i . L 'éternuement tire sa source de la tête; il a lieu lorsque le cerveau est

Eternvement. 125

échauffé, ou lorsque la cavité du crâne se remplit d’humidité ; car , alors , l’air renfermé intérieurement, ne pouvant s’échapper que par un passage étroit, sort impétueusement et avec bruit. Aph. vij. 5i. a. 106.

Pronostic. Bons signes. 2. L’éternuement est avantageux dans les affections histériques et dans les accouchemens difficiles. Aph. v. 55. a. g3.

3. L éternuement réitéré fait cesser le hoquet. Aph. çj. i5. a. 99.

4. Dans les maladies les plus mortelles (à l’exception de celles du poumon), l'éternuement est utile. Prœn. æiij. 1 1. a. 45g et Coac. iij. 174, 175. a. 56o.

5. Ceux qui, dans le commencement d’une fièvre , perdent goutte-à-goutte un peu de sang parle nez, avec éternuement, et qui, le quatrième jour, rendent des urines dont le sédiment est blanc, guérissent le septième jour. Coac. j. 2 13. a. 553.

Mauvais signe. 6. L’éternuement est de mauvais présage, avant ou après les maladies du poumon. Prœn. xiij. 10. a. 558 et Coac . iij. 174. a. 56o.

ETRANGLEMENT. ( Strangulatio .) Voyez

Suffocation.

EUNUQUE. ( Eunucus .)

i.Les eunuques ne deviennent ni goutteux,

124 Evacuation.

ni chauves. Aph. vj. 28. a. 100 et de nat .

pueri. xi jc. 1. a. 146.

' 2. Ceux qui ont subi la castration ayant l’âge de puberté , n’ont jamais de barbe ni de poils au pubis, (ni aux aisselles). De nat. puer i.xviij. 4, 5, 6. a. 146.

EVACUATION. ( Egestio , evacuatio .) Evacuations naturelles.

Voy. Maladie , n.° 1 1 .

Evacuations artificielles.

Diverses indications. 1. Si les forces d’un convalescent ne se réparent pas , quoiqu’il ait bon appétit, c’est qu’il prend trop d’alimens : 6i, au contraire, c’est par manque d’appétit que cela arrive , il a besoin d’être purgé. Aph. ij. 8. a. 72.

2. Les maladies occasionnées par réplétion, indiquent l’usage des évacuans. Aph. ij. xxij.

Préceptes généraux. 3. « Les diarrhées et » les vomissemens spontanés sont utiles et ne » laissent aucun sentiment de faiblesse, lors- » qu’ils évacuent les humeurs nuisibles; s’ils » produisent des effets contraires , ils sont per- » nicieux; il en est de même de toute évacua- » tion artificielle : elle est utile et ne laisse » aucun sentiment de faiblesse lorsqu’elle en- » traîne les humeurs nuisibles ; dans le cas où >> elle est snivie d’effets contraires , elle est fa-

Evacuation * îa5

» nëste : il faut donc, avant de procurer une » évacuation, examiner si le climat, la saison,

» l’âge et la nature de la maladie permettent ï> d’y avoir recours ou non. Aph. j. a. a. 68*

Nota. J’ai copié cette sentence, ainsi que la süivante, dans la traduction interprétative de Boscjuillon.

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