‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 25 sur 98 · La fièvre fait cesser l’ophtalmie. Coaç. ij · texte numérisé non relu

La fièvre fait cesser l’ophtalmie. Coaç. ij

7. Ceux qui deviennent impotens par l’effet d’une blessure, guérissent, si la fièvre leur survient sans frisson. Coac iij. 336. a. 669.

8. Les apoplectiques qui éprouvent des sueurs produites par la difficulté de respirer, en réchappent, si la fièvre se joint à cet état. Coac. iij. 32i. a. 56g.

Voy. Convulsion, n.° 16, Foie, n.°7, Hypocondres , n.° 5, Sommeil, n.° 11.

Diverses terminaisons des fièvres. 9. Les fièvres se terminent dans le même nombre de jours , pendant lesquels les malades guérissent ou meurent. Frœn. xx. 1. a. 464*

1 o. Les fièvres les plus légères , celles dont les symptômes sont les plus avantageux, se terminent le quatrième jour, ou plutôt; mais

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celles qui ont un mauvais caractère et qui présentent les signes les plus fâcheux, font périr le malade au quatrième jour ou avant. Praen. XX. 2,3. A. 464*

1 1. La première durée des fièvres est donc de quatre jours; mais la seconde se prolonge jusqu’au septième; la troisième , jusqu’au onzième ; la quatrième jusqu’au quatorzième ; la cinquième jusqu'au dix-septième ; et la sixième jusqu’au vingtième. Ainsi les maladies ies plus aiguës finissent toutes en vingt jours, ayant entr’elles des durées différentes qui varient d’environ quatre jours. Prœn. xx. 4 ad io a.

12. Les fièvres ayant entr’elles beaucoup de ressemblance dans leur commencement, il est très-difficile de prévoir, dès l’invasion, quelle sera la durée de leur période, et la crise qui aura lieu {Prœn. xx. 16, 17. a. 465.) ; mais il est facile de prédire la durée de celles qui doivent se terminer en peu de temps, parce que , dès leur principe , elles différent entr’elles. Prœn. xxj. 1 , 2. a. 465.

1 3. Les fièvres dont le paroxysme commence tous les jours par des frissous , ont aussi, chaque jour une intermission complète. Aph. iv. 63. a. 88.

Voy. Eternuement, n.° 5, Paroxysme, n.° 2 , Rigueur , n.° 9 , Urine, n.°»59 , 69 , 61.

Signes de prolongation. 14. Dans une fièvre qui ipest pas bien aiguë, si le corps re^ste, dans le même état, qu’il ne maigrisse pas , la ma-

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ladie sera longue. Aph. ij. xxviij. i , 2, 3 , 6. a. 74-

15. Dans les fièvres , les sueurs qui ont lieu hors les jours critiques , présagent un état pénible, ou une prolongation de maladie, ou une rechute. Aph. iv. 36. a. 85.

16. De fortes pulsations des veines (artères) temporales , avec un visage serein et dureté des hypocoudres , dénotent la longueur d’une fièvre ; mais la maladie cessera s’il survient une forte hémorragie nasale, ou le hoquet, ou une convulsion , ou un lombago. Coac.j. 180,

17. Dans une fièvre avec sueurs, si, après de violentes douleurs de tête , la voix s’éteint , si le malade a des déjections involontaires, s’il y a rémission dans les symptômes, là maladie durera plus long-temps. Coac. ij. 17 5. a. 544*

18. L’urine claire et bilieuse, qui fait un dépôt peu sensible, et qui change tantôt en mieux» tantôt en pire, désigne une longue maladie. Coac. v. 6. a. 58o.

Voy. Abcès, n.° 11, Crtse, n.° 6, Douleur, n.° 8, Glandes, n.° 2 , Sueur, n.° 25. Urine, n.os 6, Ô2 et Voix, n.° 12.

Bons signes. 19. Il vaut mieux que la fièvre se joigne à la convulsion, que la convulsion à la fièvre. Aph. ij. 26. a. 74*

20. L’ictère jaune qui, dans une fièvre, parait le septième, le neuvième, le onzième, le quatorzième jour, est de bon augure; mais

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s’il y a dureté à l’hypocondre droit, c’est le contraire. Aph. iv. 64* 88.

Voy. Crise, n.° 14 > Lassitude , n.° 2, Lèvre, n.° 1 , Signe , n.os 1,2,4, Sueur, n.° 12, Surdité , n.° 2 , Urine, n.° 21 , et Voix n.° 10.

Mauvais signes. 21. Les déjections noires semblables à du sang corrompu , qui sortent spontanément, sont de mauvais présage dans les fièvres. Aph. iv. 21. a. 84.

22. Toutes les fièvres occasionnées par des engorgemens inflammatoires des glandes , sont mauvaises , à l’exception des éphémères Aph . iv. 55. a. 87.

23. La fièvre qui accompagne le vomissement de sang, est redoutable. Aph. vij.xxxvij. 1 , 3. a. io5.

24. Les fièvres soporeuses , celles qui sont accompagnées de lassitude ou d’obscurcissement de la vue ; celles qui procurent des insomnies, ou qui excitent de légères sueurs, sont toutes de mauvais caractère. Prœd. i. x . 1. a. 476.

25. Les spasmes, dans la fièvre, avec douleurs aux mains et aux pieds , sont de mauvais signes. Il en est de même de la douleur de la cuisse qui se porte ailleurs. Coac.. j. 44 , 45.

26. La douleur des genoux est un mauvais signe, celle des gras de jambes est mauvaise aussi, elle présage l’aliénation d’esprit , sur-tout 6 il reste quelque chose de suspendu dans les

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urines, sans former de dépôt . Coac. j. 47. a-

27. La perte de la parole est de mauvais présage dans les fièvres. Coac. j. 53. a. 525.

28. Suer peu , dans les fièvres , est un mauvais signe. Coac. j. 65. a. 525.

29. Les tiraillemens que l’on éprouve comme si l’on voulait vomir , qui se terminent par des crachats , sont de mauvais x présage. Coac. j. 84. A. 526.

30. Tous les signes qui contrarient les effets de la fièvre , sont mauvais , s’il ne se forme pas d’abcès quelque part. Coac. j. 209. a. 533.

31. L’expectoration de matières noires, livides, bilieuses, qui se supprime, dans les fièvres, produit un mauvais effet; si, au contraire, elle se fait bien , elle est utile. Coac. ij. 1 6 1 . a. 543.

Yoy. Abattement, n.° 4 5 Agitation, n.° 1, Assoupissement, n.° 4> Convulsion, n.° 24, Estomac, n." 6, Flatuosité, n.° 4» Frayeur, n.° 2 , Ictère , n.° 5 , Paroxyisme , n.° 5 , Respiration, n.°4> Tremblement, n.° 5, Yeux, n.° i5.

Signes mortels. 32. La contorsion du cou > dans une fièvre, avec déglutition difficile , sans tumeur (dans la gorge), est mortelle. Aph. iV‘ 55. a. 85 et Coac. ij. 222. a. 546.

35. Dans une fièvre continue, si la vue est dévoyée , s’il y a lassitudes et rigueur, la maladie est mortelle. L’affection soporeuse qui se

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joint h cet état , est dangereuse. Prœd. j. xj.

7, 8. a. 478 et Coac. ij. 128, 129. a. 541.

34. La perte de la parole qui, dans une fièvre, est précédée d’uue espèce de spasme et suivie d’un déliré silencieux , présage la mort. Coac. ij. 168. a. 544 et l*rœd. j. vij. 4. a. 475.

Voy. Bile, n.° 5, Lividité, n.° 2, Parotides, n.° 7, Sciatique, n.° 12, Signe, n.° 7, Suffocation, n.° 3, Vertige, n.° 7, Yeux, n.e 17.

Signes de récidive. 35. Tonte fièvre qui se termine hors les jours critiques, reparaît ordinairement. Aph. iv. 61. a. 88. Prœri xxiv. 8. a. 468 et Coac, j. 1 15 , 210. a. 528, 553.

56. L’urine qui, dans les cas de fièvre, contient des matières épaisses et séparées , présage une récidive, ou des sueurs. Coac. v. 76. a. 583.

Présages d’autres maladies. 37. Ceux qui, dans les fièvres, éprouvent un sentiment de pesanteur à la tête , avec insomnie et douleur au dessus du front, sont menacés d’hémorragie nasale , sur-tout s’il y a un peu de tension dans le cou. Prœd. j. xioc. 6j 7. a. ^85 et Coac. ij. 18,19. a. 536.

38. La douleur de tête, la foiblesse de la vue , les étincelles brillantes que l’on croit appercevoir , la tension des hypocondres , sans douleur ni inflammation de cette région , annoncent une hémorragiè nasale au lieu d’un vomissement. Prcen. xocv. 12 et seq. a. 469.

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