‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 28 sur 98 · Ces fièvres ne se guérissent que lors · texte numérisé non relu

Ces fièvres ne se guérissent que lors

(1 ) Fièvre avec chaleur brûlante k L’intérieur , tandis que l’extérieur est glacé.

qu’il

FiÈrttÊ* 145

qu’il survient tin cholera-morbus. Coac.j. 171. A. 53i.

Fièvre continue tierce.

( Febris continua terliana.)

7 2. Les fièvres (rémittentes) qui tiennent de la nature des tierces , sont mauvaises lorsqu’elles sont accompagnées d’une grande agitation. Coac.j. 5a. a. 525.

73. Les fièvres ( rémittentes ) erratiques qui approchent de la nature des tierces , se terminent difficilement , si les paroxysmes ont lieu h des jours pairs. Coac. J. 5g. a. 525.

74. Les fièvres continues qui redoublent au troisième jour , sont dangereuses ; mais si elles deviennent complètement intermittentes , le danger cesse. Coac. j. 166, 167. a. 55q et Aph. iv. 43. A. 86. e/y. 62. a. 107.

Fièvre contînüe rente.

( Febris continua lenta. )

Diagnostic. Causes, y 5. La constitution pluvieuse d’une saison produit cette maladie. Aph » 16. à. 79.

76. Ceux qui approchent de la puberté, sont sujets à cette fièvre. Aph. iij. 27. a. 81.

Signes présens. 77. Les sueurs qui ont lieu hors les jours critiques, Caractérisent une fièvre continue lente et des récidives. Aph . iv. 36.

Yoy. Urine, n.# 52.

ti4ô Fièvre.

Pronostic. 78. Les longues fièvres se terminent par des tumeurs ou par des vives douleurs , aux articulations. Aph. iv. 44- a. 86.

Thérapeutique. 7g. L’usage du lait convient aux phthisiques qui n’ont qu’une légère fièvre. Il est utile aussi dans les fièvres lentes peu sensibles qui dessèchent le corps , pourvu qu'il ne paraisse aucun signe contraire. (Voy. Lait, n.° 3). Aph. v.Lxiv. g ad 14. A. 97.

Fièvre intermittente.

( Febris intermittens ).

Pronostic. 80. De quelque manière que les fièvres deviennent intermittentes , elles ne sont pas dangereuses. Aph Av. xLiij. 4. a. 86, vij. Lxij. 4. a. 107 et Coac. j. 167. a. 53q.

81. Ceux qui , dans les fièvres intermittentes, se réchauffent inégalement , qui ont le ventre un peu constipé, tendu par des vents, éprouvent des douleurs lombaires après la crise , et ensuite un relâchement subit et considérable du veqtre. Mais ceux qui ont la peau brûlante au totkcher, qui sont altérés, engourdis et agités^ sont alors pris d’une forte constipation et tombent dans un accablement considérable. Cet état est quelquefois annoncé par des pustules rouges semblables à des brûlures , qui paraissent sur les pieds. Coac. 7. 233 ad 235. a. 534.

82. Les fièvres intermittentes deviennent quelquefois malignes et dégénèrent eu maladies

Fikvnn. 147

aiguës. Coac. j. 236. a. 555, et epid. vij . jcl.

Voy. Empyème , n.° 7.

Thérapeutique. 83, On peut prescrire des alimens à ceux qui ont une fièvre intermittente ; mais seulement dans l’intervalle des paroxysmes ; en sorte que , lors du retour de la fièvre, la digestion soit achevée. De affect. Lij. 1 5 , 16. b. ig5.

Fière intermittente tierce.

( Febris tertiana ).

Diagnostic. 84. L’été favorise la production des fièvres tierces. Aph. iij . jcxj. 1 , 5. a. 80.

85. La fièvre tierce n’est pas ordinairement de longue durée. De affect, xvi/j. 6. b. 171.

Pronostic. 86. La fièvre tierce légitime se ternii ne au plus tard par le septième accès. {Aph. iv. 5g. a. 88). Si elle passe le septième, le deuvième la fait cesser. Coac. J. 202. a. 535.

87. Si l’on néglige la fièvre tierce, elle peut se changer en une fièvre quarte qui durera long-temps. De affect . xeilj. 7. b. 171.

Voy. Déjection , n.° 34 , Lèvre , n.# 1 , Urine , n.° 49 bis.

Thérapeutique. 88. Dans les fièvres tierces, il faut , après le quatrième paroxysme , purger le malade par le bas ; mais si l’on juge que la purgation est inutile , on prescrit une petite mesure (environ deux onces), de racine de quinte-leuille pulvérisée et délayée dans de

148 Fièvre.

l’eau. Si la fièvre ne cède pas , on fera baigner le malade dans l’eau chaude , et ensuite on lui administrera , en boisson , le suc de sylphium et de trèfle , dans du vin mélangé d’une égale quantité d’eau. Le malade aura soin de garder le lit et de se tenir bien couvert pour se procurer des sueurs ; après la sueur , s’il a soif, il boira de l’eau d’orge ; le soir il prendra une légère crème de millet et un peu de vin par dessus j et , tant que la fièvre durera , il fera usage d’alimens légers. De rnorb. ij. xxxviij. i ad i o. B. 64.

Fièvre intermittente quarte.

( Febris quartana ).

Diagnostic. Causes. 8g. L’été et l’automne produisent des fièvres quartes. Aph. iij. 21 , 22 ,' a. 80.

90. Lorsque les fièvres deviennent intermittentes , et que les accès sont irréguliers , elles dégénèrent facilement en fièvres quartes, sur-tout en automne , chez les sujets qui ont passé l’âge de trente-cinq ans. Coac. ij. 20 6. a. 535.

Voy. Fièvre, n.° 87.

Pronostic. 91. Les fièvres quartes d’été sont ordinairement de courte durée; celles d’automne sont longues, sur-tout quand elles paraissent aux approches de l’hiver. Aph. ij. 25.

Bons signes. 92. De toutes les fièvres , la moins dangereuse, quoique la plus longue

Fièvre. ï4§

c’est la fièvre quarte ; non seulement elle est bénigne par elle-même , mais encore elle préserve d’autres maladies plus pénibles. Epid. j. iij. 1 7 , 1 8. a. 67 1 .

Yoy. Convulsion, n.° 17.

Mauvais signes. 93. Dans les fièvres quartes, l’hémorragie nasale est de mauvais présage. Aph. viij. 3. a. 11 o.

Yoy. Maladie, n.° 22.

Thérapeutique. 94. Dans la fièvre quarte , on commence par purger la tête, si cette évacuation n’a pas encore eu lieu : trois ou quatre jours après on administre un vomitif à l’invasion du paroxysme ; on laisse encore écouler quelques jours ; on purge de nouveau , mais par le bas , même durant le paroxysme. Si la fièvre ne cesse pas, après avoir fait prendre des bains chauds , pendant les jours d’intermission , on prescrit les mêmes remèdes et le même régime que dans la fièvre tierce. (Yoy. çidessus , n.os 83 et 88 ). De affect, xix. 1 ad 5. b. 171.

Fièvre intermittente irrégulière.

(Febris intermittens erratica , erronea, vaga).

Diagnostic. Causes. g5. L’automne produit des fièvres sans type déterminé. Aph. iij. xxij . I , 4. A. 80.

Pronostic. Mauvais signes. Yoy. Rigueur , n.° 14 j Urine, n.° 49*

Thérapeutique. 96. On doit abandonner

*5o Fistule.

les fièvres intermittentes erratiques aux soins de la nature , jusqu’à ce qu elles suivent une marche régulière. De vida acut. xlvj. 6. b. 3o6.

FISTULE. ( Fcstula ).

Diagnostic. Causes, i . De fortes compressions et des petites tumeurs produisent des fistules. Les rameurs , les écuyers, (ceux qui restent long-temps assis ) , sont sujets ü cette maladie , parce que la circulation du sang se trouve gênée dans les fesses et autour de l’anus. De fist. j. i . b. 68o.

Pronostic. 2. Les fistules sont d’une guérison difficile quand elles se manifestent sur des parties cartilagineuses qui ne sont pas couvertes de chairs ; quand elles sont enfoncées et tortueuses ; quand il en découle continuellement une matière sanieuse ; enfin lorsqu’elles présentent des carnosités à leur orifice. Mais celles qui sont situées sur des parties molles , charnues et non nerveuses ( ni tendineuses ) , sont faciles à guérir. Coac. iij. 393, 394. a. 673,

Thérapeutique. 3. Dès que l’on apperçôit la formation d'une petite tumeur, il faut trèspromptement la couper , même dans son état de crudité , avant que la suppuration n’altère l’intestin rectum. De jist. j. 6. b. 680.

FLATUOSITÉ. ( Flatus , spiritus conclusus).

Diagnostic, i. Ceux qui sont sujets à la

Flatuosité i5i

jaunisse ont rarement des flatuosités. Âjjh. v.

3. Les vents qui sortent avec bruit indiquent que le malade souffre et qu’il est dans le délire, à moins qu’il ne les rende à volonté. Pt œn. x. 12 , i3. a. 486 et Coac. iij. 354 > 355.

A. Sjl.

Pronostic. Bons signes. 5. Il est bon de rendre des vents sans bruit et sans crépitation; il vaut mieux pourtant les lâcher avec bruit que de les retenir. Prœn. x. 10, 1 1 . a. 456 et Coac. iij. 553 , 354- a. 671.

Voy. Hypocondres , n.° 22.

Mauvais signes. 4. Dans les fièvres , lorsque le ventre est rempli de vents et que le malade n’en lâche pas par le bas , c’est un mauvais signe. Coac. j. 67. a. ÔaS.

Présages d'autres maladies. 5. Ceux qui , dans les fièvres, rendent des vents par le haut et par le bas , qui ont le ventre tuméfié , avec borborygmes, auront bientôt la diarrhée. Coac. 7. 201. a 535.

Voy. Hystérie, n.° 1.

Thérapeutique. Voy. Vin , n.° 4*

FLEGMASIE. (Phlegmasia ). Voy. Inflammation.

FLEGME. ( Phlegma ). Voy. Pituite.

FLEGMON. (Phlegmone ). Voyez Inflammation.

iSa Fleurs branches.

FLEURS BLANCHES, ou Leucorrhée.

(Fluor albus , Jluxus uterinus , leucorrhea).

Diagnostic, i. Cette maladie se manifeste par un écoulement de matières blanches semblables à de l urine , par des douleurs au basventre et aux lombes, par la mollesse des côtés, par une légère tuméfaction des paupières , des jambes et des mains , par l’humidité des yeux , par la couleur jaune ou blanche de la peau,, et par une difficulté de respirer en marchant. De. nat. mut. xv. i ad 8. a. 368 ( i ).

2. Il y a aussi un flux jaune , .copieux , fétide, et semblable à des œufs pourris ; la matrice est enflammée ; on éprouve des douleurs aux lombes et aux aines; l’écoulement est mauvais, et s’il n’est pas bientôt arrêté , il devient plus fort. Avec le temps la matière gâte les parties qui l’entourent. Elle pétille au feu comme la viande que l’on rôtit. Cette maladie est souvent accompagnée d’une grande fièvre avec engourdissement. Les flux de cette espèce sont mortels; peu de personnes en réchappent. De Morb. mul. ij. viij. i ad 8. R. 535-.

3. Les femmes déjà avancées en âge sont plus sujettes aux fleurs blanches que les jeunes. De morb . mul. îj. j. i. r. 52g.

Pronostic. Bon signe . .Voy. Fluxion, n.°4*

( i ) Conlërez dans l’édition de Vander-Lindeu y 1* ïiv. 2 des maladies des femmes , sect. i , n.os i et suiv. tom. 2, pag. 557.

Fluxion. i 53

FLUX Menstruel. ( Fluxus muliebris , merises ). Voy. Menstrues.

Flux de ventre. (Alvijluxns , projluçium), Voy. Diarrhée et Déjection.

Flux de sang. ( Alvi projluvium cruentum). Voy. Déjection, n.os 34 et suiv.

FLUXION. ( Dejluxio , Jluxio ).

Diagnostic, i. Les fluxions sont causées par le refroidissement de la chair , ou par sa trop grande chaleur , ou encore par sa tuméfaction. De loc. in hom. xv. 3. a. 371.

2. On observe des fluxions de la tête qui ont lieu en forme de sécrétion ; les unes s’opèrent naturellement par les oreilles , les yeux et les narines , ce qui fait trois ; d’autres se font par le palais , dans le gosier et dans la bouche; d’autres enfin , prenant la route des vaisseaux, se portent sur la moëlle épinière et dans la substance même du sang. Toutes ces fluxions (écoulemens d’humeurs ) , composent le nombre de sept. De gland . viij. 1 ad 4. a. 418, et de loc. in hom. xviij. 1. a. 672.

3. En été ou en automne , la température chaude et piquante occasionne une fluxion chaude et nitreuse de la tête , des irritations , des. ulcérations dans le fond de la gorge et ensuite une orthopnée considérable. De victu Cicut. XL. I ad 4. B. Soi.

Pronostic. Bon signe. 4- La fluxion qui survient au nez ou à la bouche , chez une femme qui a déjà un écoulement ( utérin ou

1 54 Fluxion.

perte blanéhe ) , est d’un bon présage. De

morb. j. vj. 12. b. 8.

Mauvais signes. 5. Les fluxions des dents et des gencives sont mauvaises chez ceux qui sont disposés à la phthisie ( 1 ) et qui ont la fièvre. Coac. iij. 262. a 565.

6. Les fluxions salsugineuses du gosier sont de mauvais augure chez les femmes enceintes. Coac. iij. 4^9. a. 576.

7. Chez les femmes grosses , les fluxions causées par des ulcères brûlans de la bouche ( aphtes ) , sont mauvaises. Coac. iij. 441* A*

Présages (Vautres maladies. 8. Une fluxion qui se porte sur la moelle épinière , produit une phthisie occulte ( dorsale ). De loc. in hom. ocviij. 8. a. 37 5.

9. Si elle se porte sur les vertèbres et dans les muscles , il en résulte une espèce d’hydropisie dans laquelle la face n’est pas bouffie , la Vue est obscurcie , la peau du visage est d’une couleur pâle-verdâtre , ainsi que tout le reste du corps. De loc. in hom. xviij. g ad 12. a. 373.

Voy. Phthisie , n.° 10.

Thérapeutique. 10. Le vomissement est utile dans les fluxions de la tête. De loc. in hom. XLvij. 2. a. 391.

Voyez Catarrhe.

( 1 ) C’est-à-dire ceux qui ont le cou allongé , la poitrine étroite et serrée } les omoplates saillantes et les dents trausparantes.

Fœtus. i

FŒTUS. Q Fœtus).

Diagnostic, i. Une femme grosse d’un garçon, a (ordinairement) le teint plus animé ( qu’auparavant ) ; elle est au contraire mal colorée lorsqu’elle porte une fille. Aph. v. 42. a. 94.

i 2. Les garçons sont communément inclinés , du côté droit , et les filles , du côté gauche de la matrice. Aph. v. 48. a. 95.

3. Le flux menstruel qui coule pendant la grossesse , signifie que le fœtus est d’une mauvaise santé. Aph. v. 60. a. 96.

4. Les extrémités du corps étant développées , les bulbes des cheveux et les racines des ongles déjà formées, le fœtus exerce ses premiers mouvemens. Celà arrive ordinairement trois mois après la conception , si c’est im garçon , et à la fin du quatrième , si c’est une fille. De nat. pueri. xx. 1 ad 6. a. 147.

5* Lorsque la mère ressent les premiers mouvemens de l’enfant , ses mamelles grossissent , le mamelon prend de la fermeté. De liât. puer. xx. n ad i3. a. 147.

6. Il est des femmes qui conçoivent facilement , mais dont la grossesse ne peut atteindre son terme ; parce que le fœtus meurt au troisième ou au quatrième mois , sans cause évidente , et sans que la mère ait commis la moindre erreur de régime. Une grande faiblesse , la perte de l’appétit et une fièvre aiguë , indiquent cet état. De morb . mul. ææxvij. 1 , 2, 3, 6. b. 440.

Voy. Mamelles, m° 1.

i56 Fœtus.

Pronostic. 7. Dans le grand nombre des enfans qui naissent au 7.® mois de grossesse , il en est quelques-uns qui vivent; mais la plupart d’entr’eux sont malades pendant 40 jours , les uns plus , les autres moins. De septim. j. 17 et 3a. a. 168.

8. Ceux qui naissent au huitième mois ne peuvent pas vivre. De septim. /. 27. a. 168 • et octîm.j. 3. a. 175.

Voy. Avortement , n.° 8.

Fœtus jijmaux. g. Les femmes enceintes supportent difficilement les tumeurs qui se forment aux intestins grêles , ainsi que celles du col de la matrice , qui donnent lieu à une orthopnée. Ces tumeurs n’annoncent-elles pas un accouchement de deux enfans , ou des convulsions ? Coac. iij. 44^ et seq. a. 677.

Voyez Avortement , Conception , Grossesse , Mamelles.

FOIE. ( Hepar , jecur ).

Diagnostic, i. Le hoquet se joint à l’inflammation du foie. Aph. r. xtviij. 5. a. 96.

Pronostic. Bon signe. Voy. Suppuration ,

Mauvais signes. 2. L’induration du foie est de mauvais augure dans la jaunisse. Aph. vj. 42. a. 101.

Voy. Enrouement, n.° 5, Hoquet, n.° 9.

Signes mortels. 3. Ceux dont le foie est rempli d’eau, meurent d’hydropisiç ascite , si

Foie . j 5 j

la mémbrane externe ( i ) du foie vient à se rompre ; car alors la sérosité s’épanche dans le bas-ventre. Aph. vij. 55. a. 107.

4. Les plaies du foie (Voy. Plaie, n.° 9 ) sont mortelles. Aph. vj. xviij. 1, 7, 8. a. 99.

5. L’affection du foie avec beaucoup de crachats sanguinolens , ou pourris , ou bilieux, sans mélange , présage une mort prochaine. Coac. iij. 269. a. 566.

6. L’abcès du foie , ouvert par le feu , est mortel, s’il en sort une matière semblable à du marc d’huile. Aph. v'j. xlv. 1 , 5. a. 106 et Coac. iij. 274. a. 566.

Douleur du foie.

Pronostic. Bons signes. 7. La fièvre fait cesser la douleur qui survient tout à coup autour du foie. Aph. vj. 40 , vij . 52. a. ioi , 106 , et Coac . iij. 272. a. 566.

Yoy. Ombilic, n.° 4*

Signes mortels. 8. Ceux qui éprouvent une douleur au foie , avec cardialgie , assoupissement, rigueur, altération des fonctions du ventre, déjections liquides , inappétence, maigreur , et beaucoup de petites sueurs, rendent du pus par l’anus. (Ils meurent dans cet état). Coac. iij. 271. a. 566.

FOLIE. ( Stultitia , vesania ). Yoy. Manie.

( 1 ) Hippocrate donne souvent à cette membrane le nom d’Epiploon.

1 58 Fomentation .

FOMENTATION. ( Fomentatio , fomentum ,

fotus ).

Thérapeutique, i. Les fomentations (émollientes) produisent de bons effets dans les douleurs des yeux. Aph. vj. xxxj. i , 3 , 5. a. ioo,

a. Les fomentations chaudes appliquées à l’extérieur, calment les douleurs. De jlat. xiv. 4- A. 407.

3. La meilleure fomentation est l’eau chaude contenue dans une petite outre , ou dans une vessie , dans un vase de cuivre ou d’écaille , que l’on enveloppe dans quelque chose de doux , avant de l’appliquer sur la partie malade. Une large éponge molle , empreignée d’eau chaude , est aussi très-commode , mais il faut l’entourer d’un linge. De vict. acut. xj. 5 ad 7. b. 276.

4- On emploie aussi, en forme de fomentation, les semences d’orge, d’orobe (ou ers) macérées et bouillies dans du vinaigre un peu plus fort que celui dont on fait usage à l’intérieur ; on les applique renfermées dans des petits sacs. Le son peut aussi être employé de la même manière. De vict. acut. xj. 9 , 10. b. 276.

5. On peut appliquer de même des fomentations sèches que l’on prépare avec du sel et du millet torréfiés et renfermés dans des sachets de laine. De victu acut. xj. n. b. 277.

FORCES. {Vires). (Perte des) Voy. Abattement.

Frayeur. Frénésie. i59

FRACTURE. ( Fractura ). Voy. Crâne, Os,

FRAYEUR. (Pavor).

Diagnostic, i. Les nouveaux nés sont sujets aux frayeurs nocturnes. Aph. iij. xxiv. 2 ,

Pronostic. Bons signes. Voyez Sommeil , n.° 11.

Mauvais signes. 2. Dans les fièvres , les frayeurs ou les convulsions qui suivent immédiatement le sommeil , sont mauvaises. Aph . iv.

Voyez Crainte.

FRÉNÉSIE. ( Phrenitis).

Diagnostic. Causes. 1. La frénésie est une des maladies les plus ordinaires à l’âge viril (de 28 à 49 ans). Aph. iij. xxx. 1 , 6. a. 81.

Signes précurseurs. 2. L’égarement de l’esprit , avec tremblement , difficulté dans la prononciation , et tâtonnemens , annonce la frénésie. Prœd. j. iv. i3. a. 474 et Coac. j. I08. A. 527.

3. La fièvre qui cesse le troisième jour et qüi redouble le quatrième , annonce la frénésie. Coac. j. 1 1 3. a. 528.

4. Les délires modérés qui augmentent peu à peu présagent la frénésie. Coac. j. 124, 229. a. 628, 534 et ij. 166. a. 543.

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