Ceux qui délirent fortement, dans les
i6o Frénésie.
fièvres aiguës , avec redoublemens et sueurs , sont menacés de frénésie. Coac. j. i38. a. 529 et Prœd. j. ij . io. A. 472.
6. Dans les maladies aiguës , les douleurs de la gorge , sans tumeur interne ni externe j la difficulté de respirer , d’ouvrir et de fermer la bouche, annoncent du délire et la frénésies Prœd. j. ij. 2. a. 47 2 et Coac . ij. 217 ad 219. a. 546.
7. Dans une fièvre ardente , le tintement d’oreilles , avec une vue trouble et un sentiment de pesanteur autour des narines , présage la frénésie , à moins qu’il ne survienne une hémorragie (nasale). Coac. j. 184. a. 53 1. ij. 69. a. 538 et prœd. j. iij . 1. a. 472.
8. La douleur de tête accompagnée de crachats bilieux , et qui cesse sans cause évidente , présage la frénésie. Coac. iij. 228. a. 563.
9. L’agitation pénible du corps , avec réfroidissement , fièvre continue et légères sueurs des parties supérieures, annonce la frénésie. Cet état est dangereux. Prœd.j. iv. \. a. 473.
1 b. Une doqleur ( intermittente ) de côté , non pleurétique , jointe à de légers troubles d’esprit, présage la frénésie. Coac. iij. 210.
1 1 . L’urine décolorée qui contient un nuage noir suspendu , avec insomnie et agitation > indique la frénésie. Coac. v. 5i. a. 582 et prœd. j. j. 5. a. 471.
Frénésie. iêi
Vbÿ; Céphalalgie j n.° i5 ,Coté, n.°6, CàA-i èhement, n.°3, Front-, n.°2, Hémorragie, n.°i8;
Signes présens. 12. Là frénésie s’annonce par une fièvre d’abord légère, par des douleurs 4 aux hypocondres , sür-tout du côté droit , aux ^ environs du foie. La fièvre ët lès douleurs augmentent du quatrième au cinquième jour ; la peau prend une couleur jaunâtre et le délire survient. De affect, x. 1 ad 7. b. 166.
13. Dans la frénésie, la doùleür aii diaphragme est si forte * qüe le malade në peut pas souffrir qu’on y touche ; il y a de la fièvrë avec beaucoup dé chaleur , du délire * l’œil est fixe. De morbi iij, ix. % ad 6. B. |îoi et prœd.j. ij. il A. 47^
14. Les frénétiques boivent peu; lé moindre bruit les tourmente ; ils ont des spasmes , ils tremblent. CoaCij. 13g. A. 52g.
Yoy. Hypocondres , n.° 16, Làngüe , n.6 i5.\
Pronostic. Bons signes ; 1 5. La frénésie là plus courte se juge en sept jours , là plus longue en onze ; mais la plupart des malades meurent; De affecti x. 18, 19. b. 167.
16. Le souvenir des rêves est d’Uii boti présage dans la frénésie. Coac. j. i32. a.- Ôagu
Yoy; Hémorroïdes, n.° 8.
Mauvais signes. 17. La frénésie qui suiYié'nt à la péripneumonie est dé mauvais augure.- Aphi vij. 12. Ai io3.
18. Ceux qui deviennent frénétiques àp'rèé l’âge de quarante ans, guérissent très-rarëmenL Àph< i'Uj. t, a, i.ôg.-
ï6a Frénésie»
19. Les symptômes ordinaires de la Frénésie qui sont d’abord modérés et qui éprouvent ensuite de fréquentes variations , sont mauvais. Coac. j. i35. a. 529 et Prœd. j. ij. G, 7,8. A. 472.
20. Les déjections rouges et liquides sont mauvaises dans la frénésie, prœd 7.7.3. a. ,471.
Voy. Engourdissement , n.° 2 , Urine , n.° 29.
Signes mortels. 21. Le délire violent et silencieux, chez celui qui n’a pas perdu la parole, est un symptôme pernicieux. Coac j. 96. A. 529.
22. Dans les frénésies , l’écoulement nasal présage la mort , sur-tout s’il arrive le quatrième jour de l’invasion. Prœd. J. yV 2. a. 47**
25. La frénésie est mortelle lorsqu’elle succède à une maladie aiguë dans laquelle la bouche a été continuellement béante , sans gonflement , mais avec douleur de la gorge. Coac. ij. 217 ad 219. A. 646.
Voyez Gestes , Refroidissement , n.° 7 , Tremblement , n.° 8.
Présages d’autres maladies. Voy. Convulsion , n.° 1 1 , Crachement , n.* 4 , Gibbosité , n.° 1.
Thérapeutique. 24. Dès que la douleur se fait sentir on emploie des fomentations tièdes sur la partie douloureuse , comme dans la pleurésie. On fait de meme pour ce qui concerne l’intérieur du ventre , et tout le reste du traitement, à l’exception des boissons; le malade boira ce qui sera de son goût , mais
Frisson. i63
point de vin. On pourra lui prescrire de l’eau miélée ou acidulée avec le vinaigre. Le vin est nuisible à ceux qui délirent tant dans cette affection que dans toute autre maladie aiguë. Les lotions d’eau chaude sur la tête , et les bains chauds conviennent dans celle-ci ; car le corps une fois détendu, la ' transpiration se fait mieux , les intestins et la vessie exercent facilement leurs fonctions j le malade s’en trouve beaucoup mieux. De affect, x. 8 ad 16. b. 166.
Voyez Délire , Manie.
FRISSON. ( Horripilatio , horror. )
Diagnostic. Causes, i. Les vents du nord occasionnent des horripilations. Aph. iij. v.
Pronostic. Bon signe. Voy. Rigueur , r.ü 8.
Mauvais signes. 2. Le frisson qui succède à la sueur est de mauvais augure. Aph. vij. 4. a. io3.
3. Ceux qui ont des frissons et des sueurs abondantes , réitérées , sont dangereusement malades. Coac. j. 21 .a. 523.
Voy. Boisson , n.° 3 , Hémorragie, n.° 35* Ischurie , n.° 1 , Malignité , n.° 2 , Urine , u.° 49 bis.
Signes mortels . 4- Si le frisson est accompagné d’une douleur lombaire qui se transporte sur l’orifice supérieur de l’estomac, avec fièvre, vomissemens de matières délayées et aqueuses , délire et aphonie , les malades meurent, après
164 Frisson.
avoir vomi des matières noires. Coac. iij, 16.
a. 55i et Prœd.j. xj. i. a. 477*
Voy. Fièvre , n.° 54*
Présages d’autres maladies. 5. Ceux qui , se portant bien ( en apparence ) , ont des frissons fréquens , auront une hémorragie qui se terminera par suppuration. Coac. j. 24.
6. Ceux qui éprouvent souvent des frissons* sont menacés d’empyème ; si la fièvre survient» elle accélère la suppuration. Coac. iij. 233- A. 564*
7. Si l’on observe des frissons suivis de sueurs critiques ; si d’autres frissons reparaissent le lendemain , sans cause légitime , et qu’il n’y ait eu ni insomnie , ni signes de coction , je pense qu’011 doit s’attendre à une hémorragie. Coac. j. 35. a. 524 et Prœd: j.' xxj. gi. a. 485.
8. Le frisson suivi d’insomnie , avec agitation spasmodique , donne lieu à une hémorragie. Coac. j. 159, 160. a. 53o.
9. Les femmes qui ont des frissons avec pesanteur de tête et lassitude générale , auront bientôt leurs règles, Coac. iij. 447. A 577.
îo. Les urines qui contiennent des matières membraneuses et qui sont supprimées par un frisson , annoncent un état spasmodique. Coac. V. 57. A. 682.
Voy. Lassitude , n.° 5, Phthisie , n.° 11.
Thérapeutique. n.Une boisson composée
Froid. i65
de parties égales d’eau et de vin , fait cesser le frisson. Aph. vij. lvj. 5,4* a. 107.
Voyez Froid, Rigueur.
FROID. ( Frigidum , Frigus).
Qualités utiles, i. L’application du froid convient dans les cas d’hémorragies présentes ou futures , non sur le lieu d’où le sang coule , mais bien dans son voisinage. Elle est utile dans les inflammations récentes , lorsque le sang nouvellement accumulé, conserve encore sa teinte naturelle. Le froid noircit les parties enflammées depuis long-temps. Il est utile dans les érysipèles sans ulcération, il nuit, au contraire , dans celui qui est ulcéré. Aph. v. a3. a. 92.
2. L’eau froide répandue en abondance sur les engorgemens douloureux , mais non ulcérés des articulations , sur les parties affectées de convulsions ( 1 ) , de la goutte , favorise la résolution des tumeurs , fait cesser les douleurs; car un léger engourdissement excité par le froid , appaise la douleur. Aph. v. 2S. a. q3.
Voy. Tétanos , n.° g.
Qualités nuisibles. 3. Le froid donne lieu ù des spasmes , ù des tétanos antérieurs et postérieurs, à des taches noirâtres de la peau et à de très - violens frissons fébriles. Aph. v. 17. A. 91 et de hurnid. usu. ocj. i5. a. 606.
C i ) Je l’ai employée utilement dans des cas d’aspliyxie produite par la vapeur du charbon, et par les miasmes de la fermentation vineuse.
1 66 Froid.
4. Le froid est ennemi des os, des dents, des nerfs , du cerveau et de la moëlle épinière. La chaleur, au contraire, les favorise. Aph. v. 18. a. 91.
5. Le froid agace les ulcères , il durcit la peau qui les environne , il excite de la douleur et empêche la suppuration. Aph. a. xx. 1, 2, 5. a. 92 et de humid. usu. xj. i5. a. 606.
Yoy. Poitrine , n.° 1.
Froid du corps.
Diagnostic. 6. Si une partie du corps devient plus froide quelle ne doit être, il s’y forme une maladie. Aph. zV. 3g. a. 86.
Pronostic. Mauvais signes. 7. Le froid des extrémités , qui succède à une vive douleur du bas-ventre , est de mauvais présage. Aph. vij. 26. a. 104.
8. Le froid de la tête , des mains et des pieds est de mauvais augure , lorsque la poitrine et le ventre conservent leur chaleur. Præn. viij. 1 i. à. 4^4 et Coac. iij. 345. a. Ôyo. Yoy. Extrémités, n.° 1.
Signes mortels. 9. Le froid du corps avec rôideür est un signe funeste. Coac. j. 3. a. 5^2 et Prœd. j. x. 5. a. 477.
to. Dans toute fièvre continué aiguës si les extrémités sont froides, que le malade conserve une chaleur brûlante à l’intérieur, et qu’il ait soif, le cas est mortel. Aph. iv. 48. a. 87 et Coac. j. iô5. A. 53o.
Froid , Front , Fumigation. 167 it. Le froid des doigts et des orteils, leur contraction , la couleur noire des ongles , annoncent une mort prochaine. Aph. viij . 12. A. ni.
12. Les lèvres froides, paralysées, ren? versées , livides , présagent la mort. Aph. viij. j 3. A. III.
13. Dans toute purgation surabondante, le froid accompagné de sueurs est pernicieux. Coac. iv. 25. a. 57g.
Voy. Mort, n.° 5, Testicules, n.° 5. . Présages d’autres maladies. 14. Le froid des parties postérieures donne lieu à des convulsions. Coac.j. 10. a. 525 et Prùed.j. viij.