IO. A
Voyez Refroidissement.
FRONT. ( Frons ).
Diagnostic. 1. Les douleurs du front, çjhez ceux qui tâtonnent sur leur lit , comme s’ils vouloient ramasser quelque chose , sont trèspénibles , lorsqu’elles augmentent. Coac. ij.
Pronostic. Présage d’autre maladie. 2. Dans les maladies aiguës , le front contracté et ridé , annonce une frénésie , si le malade a eu précédemment le teint animé et le régard farouche. Coac. ij. ni. a. 54o.
Thérapeutique. Voy. Saignée , n.* 3.
FUMIGATION. ( Famigatio , suffitus ).
Thérapeutique. Les fumigations aroma-
i68 Gangrène, Gencives,
tiques provoquent le flux menstruel. Elles seraient également utiles dans bien d’autres maladies; mais elles occasionnent des pesam Jeurs de tête. Aph , v, 28. a. 98.
FUREUR, ( Furor ). Voyez Manie,
GANGRÈNE. ( Gang rama ),
Thérapeutique. Vous guérirez, toutes les parties engourdies , menacées de gangrène, si vous faites des scarifications sur les veines, Epid. ij. iv. 36. a. 707.
GENÇIVES. ( Gingivæ ),
Diagnostic, i. Les sujets qui ont la rate grosse éprouvent des douleurs aux gencives et ont la bouche puante, Fr ccd. ij. ocùj. 1, a. 5i8.
Voy. Dentition, n.° 1,
Signes précurseurs. Voy, Epulie, n.G 1. Pronostic. Ban signe. Voyez Epulie, n.° 2, Mauvais signe. Voy. Fluxion, n.ft5 etla note. Signes mortels. 2. Dans la diarrhée , le saignement des gencives est un signe pernicieux. Coac . ij. 160. a. 543 et vj. 1 1 1. a. 589.
Thérapeutique. ( Observation ). 3. Mélisçandre étant pris d’une vive douleur de gencives , avec engorgement considérable , fut saigné au bras; l’alun d’Egypte employé dô,s l’invasion, termina la maladie. Epid . v. ocxvij, ïi A., 788, et yijj. xxxv. 1 , 2 , 3, a, 8.58,,
Gênitoires , Genoux . 169
4. Les gargarismes d’eau chaude sont utiles lorsque les gencives se noircissent. De humid . usu. ccf. 26. a. 606,
GENITOIRES. ( genitalia , pudenda ).
Diagnostic. ï. Les ulcérations putrides des parties génitales se manifestent principalement en ét ê. A ph. iij. æxj. 1 , 12. a. 80.
Voy. Calcul, n.° 7.
Pronostic, Signes mortels. 2. Les femmes qui ont le ventre tuméfié ( par des vents ) , qui ont des taches rouges récentes aux parties génitales , meurent d’une fièvre chronique , s’il leur survient un écoulement subit de matières blanches par la vulve. Coac. iij. 45o, A. 576,
GENOUX. ( Genua ).
Pronostic. Bons signes. 1. La douleur des genoux qui, dans une fièvre (continue) , se fait sentir le septième , le neuvième ou le quatorzième jour , termine le plus souvent la maladie. Coac. j. 224* A. 534*
2. Si les mamelles d’une femme grosse reprennent de la fermeté après être devenues flasques, et que cette femme éprouve ensuite une douleur aux genoux , elle est délivrée du danger d’un avortement. Aph. v . 53. A. 96.
Mauvais signes. 3. La douleur des genoux est de. mauvais augure , dans les fièvres (continues ), Coac.]. 46. a. 624. ( A moins qu elle ne survienne les jours indiqués au n.° i. ci-dessus).
.170 Gestes. Gibbosité.
Thérapeutique. 4* Celui qui , étant sans fièvre , éprouve une pesanteur dans les genoux avec douleur du ventre et des lombes , a besoin detre purgé par le bas. Aph. iv. 20. a. 84.
GESTES. ( Gestus ).
Pronostic. Mauvais signes. Dans les fièvres aigues, ou dans les péripneumonies , ou dans les frénésies , ou dans les grandes affections de la tête , ceux qui portent les mains à leur visage , qui cherchent quelque chose en l’air , ou des brins autour d’eux , qui tirent les poils de leurs couvertures , qui arrachent comme des pailles contre les murs , sont dans un bien grand danger. Prœn. iv. 10. a. 45 1.
GIBBOSITE. (Gibberositas , gibbositas).
Diagnostic. Causes. 1. Un cuisinier eut une bosse vertébrale à la suite d une frénésie. Epid. v. xxij. 4. a. 785 et vij. xxxvij. 1. a. 860.
Signes présens. 2. Ceux qui portent leur bosse au dessus du diaphragme ont la poitrine étroite et pointue ; ils respirent difficilement et avec bruit ; ils ont le plus souvent dans les poumons des petites tumeurs dures qui ne sont pas susceptibles de coction. De articul. xxxvij. 6 , 11. b. 793.
3. Si la gibbosité se forme au dessus du diaphragme , les côtes ne s’étendent pas latéralement , mais elles se portent en avant. De artic, xxxv'j. 5. b. 793.
Pronostic. Mauvais signes. 4. Si la gibbosité
Gibbosité. Glandes. Gorge. 171 se forme au dessous du diaphragme , elle dispose aux maladies dés reins et de la vessie, elle occasionne des abcès dans les côtes , et aux aines , des ulcères chroniques qui se guérissent difficilement. De artic. xxxviij. i.
5. Il est rare de voir des bossus vivre audelà de soixante ans. Vectiar. xxj. 8. b. 868* Signes mortels. Voy. Toux, N.° 10.
GLANDES. ( Glandulœ).
1. Les glandes ne sont pas sujettes à bien des maladies , mais elles partagent celles que le corps éprouve; cependant quoique le corps soit malade , elles souffrent peu. Les seules altérations qui leur soient propres sont des engorgemens et des écrouelles ; le malade est alors affecté d une fièvre générale. De gland. /. 10 , 1 i , 12. a. 4^»
2. Dans les fièvres , les tumeurs des glandes et les douleurs des aines désignent que la maladie sera longue. Coac. j. ro5. a. 527.
GORGE. ( Fautes- 3 gula , guttur , jugulum ).
Diagnostic, i. Les vents boréaux occasionnent des inflammations de la gorge. sîph. iij. ^. 7,9. A. 77.
2. Une plaie pénétrante dans la gorge, faite par un instrument tranchant , ne peut servir de passage à l’air pour pénétrer dans le poumou , mais bien pour en sortir. De princ. a : Carn ; xxix. 29.. a. 124.
173 Gorge.
Pronostic. Mauvais signes. 3. Une légère irritation au gosier , des borborygmes , de fréquentes et inutiles envies d’aller du ventre ; des douleurs au front , le malade palpant autour de lui , éprouvant des doulenrs et des lassitudes générales; si tous ces symptômes s’aggravent , ils indiquent un état bien pénible. Prœd. j. xv. 4. a. 480 et Coac. ij. 204, 2o5^ a. 546.
4. Dans une fièvre ( continue ) , l’ulcération du gosier qui se joint à d’autres mauvais signes, est de mauvais augure. P repu, xxiij. 1 , 2. A. 487 et Coac. ij. 220. A. 546.
Signes mortels. 5. Les douleurs de la gorge, sans tumeur, mais avec anxiété et suffocation, présagent une mort prochaine. Prœd. j , xj. \. A. 477 et Coac. ij. 201. a. 545.
Présages d’autres maladies. 6. Les douleurs de la gorge avec suffocation , sans tumeurs , indiquent des spasmes , sur-tout si elles sont occasionnées par une affection de la tête. Prœd. j. xjv. 4. A. 479 où Coac. ij. 197. A. 545.
7. Ceux qui éprouvent de l’irritation au fond du gosier, ont bientôt des petites parotides. Coac. ij. 200. a. 545.
8. Les douleurs violentes de la gorge annoncent des parotides et des convulsions. Coac. ij. 306. a. 546.
9. Dans les maladies aiguës, les embarras de la gorge , sans tumeur , chez les sujets maigres; la difficulté de fermer la bouche
GoüTTÊ.
apres le bâillement , annonce du délire. La frénésie qui survient en pareil cas est mortelle. Prœd. j. ij. 2, 3. a. 472 et Coac. ij. 217 ad 219. a. 546.
Thérapeutique. Voy. Tubercules, n.° 9*
GOSIER. ( Gula ). Voyez Gorge.
GOUTTE. ( Arthritis \ rnorbus articularis ), A la hanche , ( ischias , ischiadicus vel coxen*dicum doLor , sciât ica ). Voyez Sciatique., A la main ( chiragra ). Au genou ( gonogra ). Au pied ( podagra ).
Diagnostic, i, La goutte est une maladie qui excite de la chaleur et des douleurs dans les articulations; elle fait éprouver, par accès, des maux plus ou moins aigus , tantôt sur un membre , tantôt sur un autre. De affect, xxx j. 1 et seq. b. 180.
2. La goutte au pied , appelée podagre , est la plus violente de toutes les maladies articulaires. Elle est la plus longue et se guérit plus difficilement. De affect xxxij. 1 . b. 1 80.
Causes. 3. Cette maladie est produite par la pituite et la bile en mouvement , qui se portent sur les articulations. De affect, xxxj. io et seq. b. 180.
4* Les longues sécheresses produisent des accès de goutte. Aph. iij. xvj. 8. n. a. 79.
5. Le printemps donne lieu à des douleurs goutteuses. Aph. iij. xx. 1 , i5. a. 80.
*74 Goutte.
6. Les vieillards sont sujets aux douleurs des articulations. Aph. ilj . xxj. i , 6. a. 82.
7. Il survient ordinairement des tumeurs ou des douleurs articulaires à ceux qui ont une fièvre prolongée. L’excès de nourriture est communément la cause de ces affections. Aph. iv. 44» 45. a. 86 et vij. 64* a. 108.
Signes précurseurs . 8. L’urine épaisse qui dépose une matière légère et blanche , annonce des engorgemens ou des douleurs articulaires. Prœd. ij. x. 7. A. 49 5*
Divers autres signes. 9. Un jeune homme n’est pas sujet à la goutte avant lâge de puberté. Aph. vj. 3o. a. 100.
Voy. Ennuque , n.° 1 , Femme , n.° 2.
Signes de guérison. 10. Un goutteux qui est encore jeune , qui n’a pas encore de nodosités aux articulations , qui est sobre et laborieux , chez qui les fonctions du ventre s’exercent naturellement, peut espérer sa guérison. Prœd. ij. xv. 6 et seq. a. 4gS.
Signes d’incurabilité, xi. Mais ceux d’un âge avancé , qui ont des callosités articulaires , qui souffrent continuellement , qui sont habituellement constipés , ne peuvent guérir , du moins par aucun secours de la médecine. Une affection dysentérique les soulage quand elle leur survient ; les autres flux de ventre leur sont aussi très-avantageux. Prœd. ij. xv. x ad 5. a. 498.
Thérapeutique. 12. Il faut appliquer des substances rafraîchissantes sur les parties af-
Goutte . Grossesse. ij5
fectées de la goutte ; donner des lavemens ou introduire un suppositoire dans l’anus pour débarrasser le ventre. On administrera les boissons et la nourriture qui paroîtront les plus convenables. Quand les douleurs seront appaisées , on purgera le malade , par le bas , et ensuite on le mettra à l’usage du petit-lait cuit et du lait d anesse. De affect, xxxj. 5 et seq.
i3. La podagre exige le même traitement, Dr affect, xxxij. 5. b. 181.
Voy. Froid , n.° 2.
Goutte-Sereine. ( Amaurosis , gutta-serena ). Voy. Cécité.
GRASSEYEMENT. ( Blœsitas ). Voyez Bé-