‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 4 sur 98 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Dsp*. s long-temps les médecins sentaient l’importance d’un recueil qui présentât dans un ordre convenable, les vérités que le père de la médecine dogmatique a découvertes par une longue suite d’obser dations et d’expériences.

Afin de me rendre plus facile l’étude de ces vérités, j’avais entrepris , pour mon usage particulier, le recueil que je publie aujourd’hui; je l’ai rédigé suivant la méthode adoptée par Zvinger, dans l'opuscule qui a pour titre Spéculum Hippocraticum , etc. Je ne me suis décidé à le livrer à l’impression quaprès l’avoir soumis à des personnes éclairées qui toutes ont pensé que la lecture en serait agréable aux gens de l’art (i) et utile aux jeunes médecins, qui pourraient y puiser le goût des recherches et cet esprit d’observation si important à l’art de guérir.

Honoré Bicaise, célèbre Professeur en médecine , d’Aix, en Provence , y fit imprimer , en i655 , pour la première fois , un livre du même genre intitulé : Manuale Medicorum seu sj-

( i ) Ament meminisse periti.

nopsis Aphorismorum Hippocratis , etc , (i). M, Henri Guiot, de la Flèche , Docteur Régent des la Faculté de Paris , le reproduisit dans cette dernière ville, en 173,9^11-12, avec quelques additions et des sentences tirées des œuvres médicales de Celse.

L’ouvrage de Bicaise , malgré les additions de. M, Guiot, n’est pas aussi complet qu’il aurait pu letre ; l’usage en est très - incommode par la confusion qui y règne. Les maximes qui concernent le diagnostic, les causes , le pronostic, les bons et les mauvais gigues, le régime et le traitement des maladies, ge trouvent confondues. Le désir de remédier à cette confusion, par une classification claire Ct méthodique , m’a fait entrer dans une carrière qui n’a pas encore été assez complètement parcourue.

Pour rendre plus commode l’usage de ce

(2) M. Eloy, dans son dictionnaire historique de la médecine ( Mons, 1778, in-4.0), dit que Foës éditeur 4 CS oeuvres d’Hippocrate , parle avec éloge de cet ouvrage. Bicaise est né vers l’an i5goj Foës est mort en on ï5g6 (dit M. Eloy) j comment donc Foës nuroit-11 pu faire l’éloge de l’ouvrage du Professeur provençal qui n’avait que cinq ou six ans lorsque Foës mourut?

Dictionnaire , je dois exposer ici l’ordre que j’ai suivi. Chacun des articles qui concernent les maladies , renferme , autant qu’il est possible, trois divisions principales; i.° Le Diagnostic; 2.® Le Pronostic; 3.° La Thérapeutique. Chacune de ces parties est soumise à des divisions secondaires.

1. ° Le Diagnostic comprend les causes tant éloignées que prochaines de chaque affection, ses signes précurseurs et les symptômes qui l’accompagnent pendant sa durée.

2. ° Le Pronostic fait connaître les signes de guérison, ceux qui sont dangereux, ceux qui annoncent la mort , et enfin ceux qui présagent d’autres maladies.

3. p A la suite du mot Thérapeutique * oii trouve les maximes qui ont rapport au traitement et au régime .

Les commentaires de Galien, ceux de Foes, de Mercurialis , de Yallesiûs , de Hoüllier et Jacotiüs , les paraphrases alphabétiques de Marin êlli, le Compendium de Pinus , l’ouvrage de Vallerîola {loci medicinœ communes) m’ont été d’un grand secours; les uns pour éclaircir quelques passages qui me paraissent obscurs ; les autres pout fixer mon

Page 1