Les urines bilieuses qui n ont pas une
238 Maladie .
teinte rougeâtre ; celles qui forment un dépôt blanc, semblable à de la grosse farine ; celles qui changent de couleur et dont le sédiment n’est pas constant, sont dangereuses dans les maladies , sur-tout lorsqu’il y a fluxion catarrhale de la tête. Coac. v. 1 1 ad 14. a. 58o.
3 1. L’urine huileuse dont l’émission est suivie de rigueur , est mauvaise. Coac. v. 29. a. 58i.
32. Celle que l’on rend de couleur verdâtre , mais non à la surface , est encore mauvaise. Coac. v. 5o. a. 58 1.
Voy. Abattement, n.° 5, Agitation, n.os 1,2, Déjection , n.° 6 , Extrémités , n.° 1 , Face, n.°6, Hémorragie, n.° 35, Lit, n.os 4, 5,6, Lombes, n.os 2 à y , Respiration, h.° 5, Rigueur, n.° i§ , Soif, n.° 6, Sommeil, n.° 16, Surdité, n.° 5, Urine, n.os 10, n , 29, 38 et Yeux, n.° i5.
Signes mortels. 33. Le bourdonnement et le tintement des oreilles présagent la mort dan6 les maladies aiguës. Coac. ij. 68. a. 558.
Yoy. Agitation, n.° 5, Bile , n.° 6 , Ictère, n.° 10, Signe , n.° 6, Suffocation, n.° 4*
Thérapeutique. 34. Les maladies les plus aiguës présentent promptement les symptômes les plus graves. Le régime le plus doux et le plus exact est alors nécessaire ; dans le cas contraire , on peut accorder un. peu plus d’alimens à mesure que la maladie s’éloigne de son extrême degré de gravité. Aph. j. vif* a. 69.
Maladies. 2S9
Voyez Extrêmes remèdes , Purgation , n.os7, 8, 21, Régime , n.G 26, Saignée , n.°q, Vin , n.° 5.
Maladie chronique.
( Morbus chronicus , diuturnus , Ion gus}.
Diagnostic. 35. Les maladies anciennes se guérissent plus difficilement que celles qui sont récentes. De loc. in hom. XLvij. 3. a. 391.
Signes présens. 36. Les sueurs qui , dans les fièvres , n’ont pas lieu les jours critiques , signifient que la maladie sera longue. Aph. v. xxxv j. 1 , i4> 16. a. 85.
37, Les alternatives de chaleur et de froid du corps , et les changemens fréquens de couleur , dénotent la longueur d’une maladie. Aph. iv. 40. a. 86 et vij. 60. A. 107.
38. L’urine sanguinolente , rendue dès les premiers jours , annonce que la maladie se prolongera. Coac. v. 44* A. 582.
Voy. Abcès , n.° 11 , Glandes, n.° 2 , Sueurs, n.os 20, 21, Tranquillité, Urine, n.° 52.
Pronostic. Mauvais signes. 5g. La diarrhée est de mauvais augure dans les maladies de longue durée. Aph. viij. 5. a. iio.
4.0. La surdité qui survient dans une maladie de long cours , est d’un mauvais présage ; elle annonce une sciatique. Coac. ij. 64 , 65. a. 538.
Voy. Inappétence , n.° 4 > Urine , n.° 5o.
240 Maladie.
Signes mortels. 41* Ceux qui > dans les maladies chroniques , ont des parotides en suppuration, dont le pus n’est pas bien blanc et inodore, meurent; cela arrive principalement chez les femmes. Coac. ij. g4 > 9$. A* 53g.
42. Dans les longues maladies , les hémorragies peu copieuses qui ne font que paraître , sont mortelles. Coac. iij. 5g. A. 553.
Yoy. Bile , n.° 6, Hémorragie, n.* 4* > Yoix , 11.0 18.
Présage d'autre maladie. Yoy. Y entre , n.° 8.
Thérapeutique. 43. Un régime peu subs* tantiel et bien sévère est toujours dangereux dans les maladies chroniques. Àph. j. 4. a. 68.
Yoy. Pays , n.° 4*
Régime convenable dans les maladies.
Yoy. Régime, n.os’20 et suiv.
MALADIE NOIRE. ( Melæna , morbus
niger ).
Première variété .
Diagnostic, i. Le malade vomit des matières noires comme de la lie; ces matières sont quelquefois sanguinolentes ; d’autres fois elles ont la couleur du vin de pressurage , ou de l’encre de cette espèce de polype qu’oiyiomme sèche ; elles ont aussi quelquefois la saveur du vinaigre. D’autres fois ces matières ne sont que de la salive ou de la pituite , ou de la bile verdâtre ; elles ont une odeur cadavéreuse, lorsqu’elles
Maladie Uoirê. $4*
lorsqu'elles sont noires et sanguinolentes : la gorge et la bouche sont comme brûlées par* les efforts du vomissement. Ces matières aga^ cent les dents ; elles font effervescence sur la terre : les malades se trouvent un peu soulagés après le vomissement ; ils ne peuvent supporter* ni l’abstinence, ni une grande quantité d’alimens. Lorsque l’estomac est à jeun, on entend du bruit dans les viscères; la salive devient acide t après avoir avalé des alimens, on éprouve Un sentiment de pesanteur dans les entrailles , des picottemens dans la poitrine et au dos , des douleurs de côté, avec un léger mouvement fébrile et des maux de tête. La vue est obscurcie, les jambes s’appesantissent, la peau se noircit et on tombe dans l’épuisement* De morb . ij. Lxocj. i ad 24* B* g5.
Pronostic. 2. Cette maladie cesse avec l’âge j on la voit pourtant durer très-long-temps; elle se termine par la mort lorsque le malade Vomit des matières noires. De morb . ij. Lâsxj. 3g ad
Thérapeutique. 3. Il faut ici administrer souvent des boissons purgatives, prescrire 1 usage du lait et du petit lait , suivant la saison. Le malade s’abstiendra des aliméns doüx, huileux et graisseux ; on lui prescrira un régime très-rafraîchissant et qui relâche le Ventre ; on purgera la tête et, après avoir employé des potions émétiques, on fera saigner au bras , si les forces le permettent. Si le ventre n’est pas libre , on donnera des lavemens émollienS. Le malade évitera les excès du vin et les jouis-
242 Maladie noire.
sauces érotiques. De morb. ij. Lxxj. 25 ad.
Deuxième variété.
Diagnostic. 4* Le malade devient un peu jaune et maigre; ses yeux sont d’un vert pâle; sa peau est mince; il est faible ; sa maladie va toujours en augmentant. Ii vomit à chaque instant et goutte-à-goutte deux petits verres d’humeurs bilieuses ou pituiteuses , assez souvent mélangées d’alimens. Avant le vomissement, quelquefois même après, il éprouve des douleurs par tout le corps; il a en outre de légers frissons et de la fièvre. Le vomissement a lieu principalement après que le malade a avalé des substances douces et grasses. De morb. ij. Lxxij. 1 ad 1 1 . b. g5.
Pronostic. 5. Cette maladie est mortelle ; elle n’est pas même de longue durée. De morb. ij. Lxxij . 23. B. g5.
Thérapeutique. 6. Dans cette maladie on emploîra les purgatifs supérieurs et les inférieurs; on fera prendre ensuite le lait d anesse ; on prescrira pour alimens, des substances émollientes et rafraîchissantes, du poisson qui habite les rivages et celui qui est cartilagineux, des bettes, des citrouilles , des viandes broyées; on fera boire du vin blanc généreux, mélangé d’eau. Le malade s’exercera par des promenades un peu fatigantes; il évitera les lotions chaudes et l’ardeur du soleil. De morb. ij. Lxxij. 12 ad 21. b. 95.
Malignité. 243
MALIGNITÉ. ( Mali g ni tas ).
Diagnostic, i. Les rigueurs avec assoupissement sont pernicieuses jusqu’à un certain point ; le teint très-animé et des sueurs indiquent , en pareil cas , de la malignité. Coac. /.
2. Les frissons accompagnés de douleur de tête et de petites sueurs partielles , désignent de la malignité. Coac. j. 20. a. 523.
3. L’engourdissement accompagné de rigueurs fréquentes est un signe de malignité. JPrœd. j. iv. 14» A. 474 et Coac. /. 22. a. 5a3.
4. Dans une fièvre avec convulsions , la douleur des pieds et des mains indique de la malignité ; surtout si le malade éprouve en outre des douleurs aux genoux , aux cuisses et aux gras de jambes , avec délire , et nuages dans les urines. Coac. y. 44 ad 47. a. 524.
5. Tout ce qui contrarie les effets d’une fièvre , sans qu’il y ait apparence de la formation d’un abcès , désigne de la malignité. Coac. j. 109. a. 535.
Voy. L OMBES , n.° 5.
MAMELLES. ( Ma mm as. )
Diagnostic, i . Le lait qui coule des mamelles d’une femme enceinte , annoncé que le foetus est débile. Si , au contraire , les mamelles ont de la fermeté , c’est une preuve que le fœtus est bien portant. Aph. v. 5a. a. 9 5.
Voy. Lait , n.° 4.
s44 Mamelles.
Pronostic, Bons signes. 2. Les mamelles grosses et saillantes sont avantageuses. Prced. ij. xxxiij. 5. a. 5 12.
3. Des crachats de sang bien pur , font cesser les douleurs que les femmes éprouvent aux mamelles après les fièvres. Coac. iij. 462. A. 578.
Mauvais signés. 4- L’affaissement subit des mamelles , chez une femme grosse , est suivi d’avortement. Aph. v. 37. a. 94 ét 53. a. 95.
5. Les femmes deviennent maniaques lorsqu’elles ont du sang grumelé dans les mamelles. Aph. v. 40. A. 94 et epid. ij. vj. 61. a. 71 i.
6. Les jeunes filles sujettes à l’orthopnée, auront une suppuration des mamelles, lorsqu’elles deviendront grosses; si elles sont réglées au commencement de leur grossesse , c’est un mal. Coac. iij. 45y. a. 577.
Voy. Avortement, surtout les n.os 7 et 8, Conception, FœTUs.
MANIE. ( Dementia , insania , mania ).
Diagnostic. Causes. 1. Le printemps et l’automne produisent des manies. Aph. iij. xx. 1,2 et xxij. 1 , 16. a. 80.
2. Les tumeurs (inflammatoires) qui se joignent aux blessures des parties antérieures et qui cessent subitement , donnent lieu à la manie. Aph. v. lxv. 1 , 4 1 8 , 9. a. 97.
3. Dans les maladies atrabilaires , les métastases occasionnent la manie. Aph. vj. 56, a. ioi.
Manié. 2^
Signes précurseurs . 4- Les mouvemens fréquens des yeux font craindre la manie dans les maladies aiguës. Prœn. t\ i5. a. 452.
5. Dans les maux de tête , les vomissemens de matières vertes , accompagnés de surdité et d’insomnie , indiquent une manie très-prochaine. Prœd. j. ij. 1. a. 472 et Coac. ij . 20.
6. Après un vomissement avec anxiété , ceux qui ont la voix aigre et les yeux ternes , deviennent maniaques. Prœd. 7. ij. 12. a. 47 2 et Coac . iv. i5, 16. A. 5 78.
7. Ceux qui sont ]?ris de douleur de tête avec de la soif, une légère insomnie , perte de connoissance et de mouvement , qui sont fatigués par un cours de ventre, ne deviennent-ils pas maniaques? Coac. ij. 3a. a. 336 et vj. 104. a. 589.
8. La surdité , dans les fièvres aiguës , présage la manie. Coac. ij. 71. a. 538*
9. Le claquement oü le grincement des dents , chez ceux qui n’en ont pas contracté l’habitude dès 1 enfance, annonce la manie. Coac. ij. i5i.
1 o. Les selles dysentériques , rougeâtres , boueuses et abondantes , délayées avec d’autres inatières inflammatoires et rouges, menacent de manie. Coac. iij. 294* a. 56y.
Voy» Face, m° 9, Mamelles, n.# 5 , Vertiges , n.° 5.
Frqnostig. Bons signes. 11. La dysenterie
Mame.
ou l’hydropisie , ou une lorte agitation de l’esprit, sont avantageuses dans la manie. Aph. vij. 5. a. io3.
1 2. Les varices et les hémorroïdes qui surviennent dans la manie , terminent la maladie. Aph. vj. 21. a. 99.
1 3. Ceux qui deviennent maniaques à la suite d’une maladie, sont bientôt délivrés, s’il leur survient une douleur aux pieds, ou à la poitrine, ou une toux violente. De Judic . xj. 10*
Voy. Enrouement, n.° 6, Estomac, n. 5.
14. La manie guérit le haut mal (épilepsie) dont les accès sont fréquens. De judic. xj. 1.
Mauvais signes. 1 5. Les agitations silencieuses de l’esprit, sans repos, avec des regards portés çà et là , et une respiration pénible , sont pernicieuses. Elles donnent lieu à des paralysies chroniques. Les sujets ainsi affectés, deviennent maniaqnes. Ceux qui éprouvent de tels accès, avec troubles d’entrailles, ont des déjections noires à l’époque de la crise. Coac. iij. 33à ad 534* a. 570.
Signes mortels. 16. Celui qni, dans un état de démence furieuse ne çonnoît personne , n’entend plus , ne comprend plus rien , est bien près de la mort. Aph. vij. 16. a. iii.
17. Le claquement et le grincement des dents, chez les maniaques qni n’en avoient déjà pas contracté l’habitude, sont des signes
Manie. 247
funestes. La sécheresse des dents présage aussi la mort. Coac. ij. i5i. a. 543.
18. La manie qui survient après un vomissement , avec voix aigre et les yeux ternes , est bientôt suivie de la mort; comme cela arriva chez Hermozjge dont la femme devint trèsmaniaque et mourut privée totalement de la parole. Prœd. j. ij. 12. a. 472 et Coac. iv »
Voy. Hoquet, n.° 11, Mélancolie, n.® 6. Présages d’autres maladies. 19. Si la manie se termine sans douleurs aux pieds , ou à la poitrine, ou sans une toux violente, elle est suivie de cécité. De judic. oc. n. a. 44^*
20. La manie qui fait des progrès insensibles devient furieuse ; elle annonce des convulsions. Prœd. j. iij. 12. a. 4 73. ef Coac. j. 124 a. 528; 229. a. 534.
Yoy. Cécité, n.° 3.
Voyez Délire, FrÉNÉsis.
MARASME. ( Marasmus. )
Voyez Exténuation , Phthisie.
MATRICE. ( Matrix , utérus .)
Diagnostic, i. Après la conception, l’orifice de la matrice est (ordinairement) ferme. Aph. v. 5i. a. g5.
2. La dureté du col de la matrice ferme nécessairement l’orifice de cet organe. Aph, v. 54* a. 95.