‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 47 sur 98 · Les femmes qui ont la matrice froide · texte numérisé non relu

Les femmes qui ont la matrice froide

248 Matrice,

épaisse , sont stériles ; de même que celles qui l’ont trop humide ; la vertu prolifique de la semence s’y éteint. Celles qui ont trop de sécheresse et' d’ardeur à la matrice sont aussi stériles ; car le sperme s’y corrompt par défaut de nourriture : mais celles dont la matrice garde un juste milieu entre ces deux extrêmes, sont très-propres à la conception. Aph. v. 62. A. 96.

Voy. Hystérie, n.° 1.

Pronostic. Signes mortels. 4* Les duretés du ventre avec de vives douleurs , sont funestes dans les affections utérines. Coac . iij. 22 7. A. 576.

Yoy. Erysipèle , n.° 6.

Présage d'autre maladie. 5. L’inflammation de la matrice est (ordinairement) suivie de strangurie. Aph. v, 58. a. 96.

Thérapeutique. 6. La chaleur est avantageuse dans les affections de la matrice; le froid est très-nuisible en pareils cas. siph. v, çcxij, i, 11, 19, 22. A. 92.

7 . Si l’uterus se portant vers l’os ischion , vient à suppuration , il faut employer des tempons de charpie , chargés de médicamens (détersifs), Aph. c. 47. a. 95.

Voyez Fleurs blanches, Hystérie.

Hémorragie de la matrice.

Voy, Hémorragie, n.os 44 et suiv.

Hjdropisie de la matrice .

Voy, Hydropisie , n,° 5i.

Médecin,

MÉDECIN. ( Médicus ).

1. Beaucoup de médecins ne le sont que de réputation et de nom ; on en voit peu qui le soient réellement. Lex. j. 10 ad. 12. a. 41*

Devoirs du Médecin.

2. Un médecin doit dédaigner les richesses, avoir du respect ppur tout le monde , de la modestie; que sa mise soit propre et décente; qu’il se montre prudent, bon, prévoyant. Il faut qu’il ait de l’honneur, de la gravité, de la science , une connoissance parfaite de toutes les choses nécessaires à la vie, de l’éloignement pour tout objet de trafic; qu’étranger à la superstition , on voie sur toutes ses actions dominer l’esprit de la divinité. De dee. orn. v. 4 ad 17. a. 55.

3 . Le médecin doit non seulement exécuter lui-même les choses qui le concernent, mais encore faire coopérer le malade , les assistant et tout ce qui , de l’extérieur , peut lui être utile. Aph. j.j. 6. et seq. a. 68.

4. Le médecin , toujours observateur , doit être três-circonspect dans ses déclarations (et dans ses pronostics). Epid. vij. ij. 46. a. 801.

Voyez Pronostic.

5. ( 1 ) » Le médecin animé du désir de pré- * dire avec certitude la guérison ou la mort et

(i ) Cette maxime et les deux suivantes sont copiées ■ L traduction de Bosquillon.

a5o Médecin.

» le temps plus ou moins long que durera une » maladie, doit s’instruire de tous les signes

propres à chaque altération de la santé, se

mettre à même de juger et de comparer la » valeur de chacun deux, sans négliger les » signes qui peuvent se réunir aux premiers » (les épiphénomènes) , tels que les urines » et les crachats, parmi lesquels on considé- » rera sur-tout ceux qui sont mêlés de pus et » de bile ». Prœn. xxvj. i3 ad 17. a. 470.

6. » Il doit, en outre , examiner ( avec atten- » tion) les maladies qui régnent habituellement » dans le pays où il exerce la médecine, et » connoître la constitution particulière à cha-

que saison. » Prœn. xxvij. 1. a. 47 ©•

7. » Un médecin doit avoir une parfaite » connoissance des caractères propres à cba- » que maladie, et même de ceux qui ne sont » qu’accidentels; il ne doit pas perdre de vue » que dans telle année et dans telle saison que » ce soit, tout signe, bon ou mauvais, indique 5» la guérison ou la mort. » Prœn. xxvij. 3 , 4- a. 47 1.

Voy. Contraires, n.° 4-

Voyez Consultation, Médecine, Serment.

MÉDECINE. ( Medicina .)

1. La médecine n’est autre chose que l’art d’ajouter et de retrancher. On doit supprimer ce qui est de trop , et ajouter ce qui manque. DejLat. iij.j. 2, 5. a 401.

Page 1