La médecine est le plus noble de tous les
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arts; mais l’ignorance (d’une grande partie) de ceux qui l’exercent, et l’esprit grossier du vulgaire qui prend pour médecin celui qui ne l’est pas , la dégradent au point de la faire passer pour la dernière des professions. Cet inconvénient provient, selon mon opinion, de ce que la médecine est le seul art pour lequel il n’y a pas de peines portées contre ceux qui ne l’exercent pas convenablement; on ne les punit que par le déshonneur; mais le déshonneur n’atteint et ne blesse pas ceux qui n’ont que le masque du médecin. Des médecins de cette espèce ressemblent aux personnages tk»s tragédies; ils ont la ligure, l’habit et ious les dehors de ceux qu’ils représentent , mais ce n’est pas eux. Le x. j. i ad 9. a. 41 •
3. Six conditions sont nécessaires à celui qui veut se consacrer à l’art de guérir. i.° Des connoissances dans l’histoire naturelle. 20. De l’instruction. 3.° De choix du lieu où l’on doit faire ses études. 4-° Commencer dès l’àge le plus tendre. 5.® L’intelligence. 6.° Enfin , ne pas ménager le temps. Lex . ij. 1 ad 8. a. 41*
4. Ceux qui sont doués des qualités nécessaires à l’exercice de la médecine, acquièrent la véritable connoissance de l’art. Ils doivent être considérés comme de vrais médecins. L’ignorance est une mauvaise propriété pour celui qui la possède ; elle a été et sera de tout temps un trésor pernicieux; toujours contraire à la sûreté publique et à la bonne confiance, elle ne donne que de l’audace et de la timidité. La timidité annonce de la faiblesse; l’audace
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prouve l’ignorance. Ce sont deux choses bien différentes que la science et l’opinion ; l’une atteste la doctrine et l’autre caractérise l’ignorance. Lex. iij. i ad 17. a. 41*
5. Au reste, les choses sacrées ne doivent être enseignées qu’aux hommes de mérite ; on ne doit pas les communiquer aux profanes , mais seulement à ceux qui sont initiés aux mystères de la science* Lex. iij. 18 ad 20.
MEDICAMENT. (Medicamen , medica-
mentum , pharmacum. )
1. On entend par médicament , tout ce qui peut produire un changement dans l’état actuel du corps. Les remèdes très-actifs bouleversent* O11 peut donc bouleverser les fonctions avec des remèdes. De loc . in hom. lv. i ad. 3. a. 39 7-
2. Dans les maladies les plus aiguës , le trai* tement le plus exact est celui qui convient le mieux. Aph. j. 6. a. 69.
3. Les maladies qui résistent aux médicaux ens , peuvent être guéries par le fer ; celles qui résistent à celui-ci céderont à l’action du feu; celles qui persistent malgré l’emploi du feu , doivent être considérées comme incurables. Aph. viij. 6. a. no.
4- Il ne faut pas employer des médicamens forts dans le traitement des maladies légères. De loc. in hom. lv. 7. a. 397.