La rupture des grosses veines et les
3oo Phthisie .
fluxions catarrhales de la tête, peuvent occasionner la. phthisie. Coac. iij. zSg. a. 565.
Voy. Vomissement, n.° 28.
Signes précurseurs. 1 1 . Ceux qui éprouvent des douleurs (dans la poitrine) et qui ont des frissons, avec difficulté de respirer, sont menacés de phthisie. Coac. j. 25. A. 523.
12. Les lientériques qui respirent difficilement, et qui sentent des démangeaisons à la poitrine, deviennent phthisiques. Coac. iij. 3®2. A. 568.
Voy. Postule, n.° 3, Voix, n.° 20.
Pronostic. .Mauvais signes. 1 3. L’automne est très-nuisible aux phthisiques. Jph. iij. 10. A. 78.
1 4. La constipation est dangereuse pour ceux qui ont les hypocondres gonflés de vents, surtout dans les phthisies chroniques , avec diarrhée. Coac . ij. 2Ô2, 253. A. 558.
1 5. Les phthisies causées par la rupture des gros vaisseaux, ou par les fluxions catarrhales de la tête, sont mauvaises. Coac. iij. 2S g A.
16. Le météorisme des hypocondres est toujours fâcheux , mais principalement dans les phthisies prolongées. Coac. iij. 263, 264»
Voy. Démangeaison, n.° 2, Fluxion, n.° 5.
Signes mortels. 17. Si l’on jette sur des charbons ardens les crachats d’un phthisique qui perd ses cheveux , et que ces crachats répan-
Phthsiæ. 5oi
dent une mauvaise odeur, le malade périra bientôt, surtout si la diarrhée lui survient. Aph.
^ ii, 12, 14. a. 91 et Coac. iij. 262, 255,
18. Si l’on jette les crachats d’un phthisique dans un vase de cuivre rempli d’eau de mer , et qu’ils se précipitent , le malade est menacé d’une mort prochaine. Coac. iij. 253. a. 565.
19. Dans le nombre de ceux qui sont pernicieusement exténués par une phthisie prolongée, il en est quelques-uns qui ont des frissons rigoureux avant la mort. Coac. iij . 265. a. 566.
Voy. Asthme, n.° 7, Crachat, n.® 19.
Présage d’autres maladies. Voy. Crachat, n.° 21 , Diarrhée , n.® 20.
Thérapeutique. 20. Le lait convient aux phthisiques , quand la fièvre est modérée. Aph. v. tcciv. 1,9, 10. a. 82.
21. Il faut prescrire le lait d’ânesse bouilli, pour bien purger le ventre , ou celui de vache , ou celui de chèvre. On donnera à boire pendant quarante-cinq jours , du lait de vache cru , mélangé d’un tiers d’eau miélée et d’un peu d’origan. Mais auparavant on donne des errhins, pour débarrasser la tête par les narines. On évitera l’usage des alimens et des mets graisseux, nidoreux, ou âcres. De intern. affect. acj. 25 ad 28. B. 209.
Voy. Vomitif, n.* 4*
3o2 Phthisie.
Phthisie ischiadique. ( Tabes coxaria vel coxendicum. )
22. Les maladies qui récidivent plusieurs fois, dégénèrent en une légère phthisie ischiadique , lorsqu’elles durent plus de six mois. Coac. 1 . 208. A. 553.
Phthisie dorsale. ( Tabes dorsalis. )
Diagnostic. 23. Cette maladie affecte principalement les nouveaux mariés et ceux qui abusent des jouissances érotiques. Les malades sont sans fièvre, ils conservent l’appétit, mais iis se consument insensiblement. Interrogez-les , iis vous disent qu’ils sentent comme des fourmis qui descendent de la tête le long de l’épine. Lorsqu’ils urinent , ou qu’ils vont à la selle , ils éprouvent une émission copieuse de sperme liquide ; ils ne sont point propres à la génération : couchés ou non près de leur épouse, ils ont des pollutions nocturnes : le moindre mouvement leur gêne la respiration, leur donne des pesanteurs de tête , des faiblesses , des tintemens d’oreilles. Ils deviennent fébricitans par la suite, et enfin ils meurent de fièvre lipyrie (1). De morb. ij. xiix. 3 et seq. B. 7 5.
Voy. Fluxion , n.° 8.
Thérapeutique. 24. On emploîra, depuis le commencement , des fomentations sur tout le corps, on fera vomir; on donnera des errhins pour purger la tête par les narines ;
(1) Voyez ce mot à l’art. Fièvre, n.° 71.
Phthisie. 3o3
on évacuera ensuite par les voies inférieures.
Il seroit à désirer que le malade pût subir ce traitement dans le printemps. On prescrira le petit-lait, ou le laitdanesse, puis ensuite celui de vache, pendant quarante jours. Durant l’usage du lait, on donnera le soir un potage préparé avec la farine d’épautre, (espece de froment ) , sans alimens solides. Après l’emploi du lait , on donnera petit-à-petit une nourriture plus solide, douce et fortifiante. Pendant un an , le malade évitera soigneusement l’excès du vin; il observera une continence exacte ; il prendra un exercice modéré ; il fera des pro^ menades ; il ne s’exposera ni au froid ni à l-ardeur du soleil; il prendra quelques bains tièdes. De morb. ij. xLjix. 1 6 et seq. B. 76.
Voyez Moelle-épinière.
PIEDS. ( Pedes .)
Pronostic. Bon signe. 1. La douleur des pieds est avantageuse dans la manie spontanée qui arrive pendant la convalescence d’une maladie. De judic. x. 10. a. 445.
2. Ceux qui ont une diarrhée chronique, avec de la toux , ne guérissent pas sans de vives douleurs des pieds. De judic. xj. 22. A.
Mauvais signes. 3. Ceux qui, dans les maladies aiguës, se découvrent les pieds et les mains, sans avoir bien chaud, et qui jettent leurs jambes ^,àetlà, sont dans un état fâcheux. Coac. iij. 363. a. 571.
5c>4 Pituite.
Signes mortels. 4* La rougeur des pieds et des mains présage la mort. Coac.j. 93. a. 526. Voyez Extrémités.
PIERRE. ( Lapis vesicœ). Voyez Calcûl.
PISSEMENT de sang. ( Hœmaturia , mictio crue rit a. )
Voy. Urine, n.os 68 et suiv.
PITUITE. ( Phlegma , pituita. )
Diagnostic, i. Les déjections écumeuses qui ont lieu dans les diarrhées , sont occasionnées par les catarrhes pituiteux de la tête. Apli. vij. 3o. A. 104.
2. Les maladies sont occasionnées par la bile et par la pituite. De affect, j. 8. b. 161.
3. Au retour de l’hiver, la pituite augmente de nouveau, tant par les pluies copieuses que par la longueur des nuits. De nat.fhum. xiv.
et seq. a. 271.
4. Les douleurs pulsatives autour de lombilic, sont accompagnées d’un peu de délire; mais, au temps des crises, les malades rendent avec peine beaucoup de pituite par les selles. Coac. iij. 275, 274. ai. 549.
Voy. Tête , n.° 1.
Pronostic. Bons signes. 5. Lorsqu’il se forme une congestion d’humeurs pituiteuses, entre le diaphragme et l’estomac, qui excite de la douleur , et que ces humeurs ne sont évacuées ni par les voies supérieures , ni par les selles ,
mais
Placènta. So5
niais absorbées par les vaisseaux des Voies urinaires, le malade guérit, Jph. vif. 54, a . 106.
Présages d autres maladies. Voy. Ulcère ,
PLACENTA ou Arriere-Faîx. (Sectmda,se*
cundinœ.)
Diagnostic, i , Lorsque le placenta ( ou seulement une portion de sa masse) est retenu dans la matrice, apres 1 accouchement > les lochies sont moins copieuses qu’à l’ordinaire , h moins que luterüs ne soit encore fort dilaté j le Ventre se durcit et s’élève. La femme éprouve des frissons et Une fièvre aiguë ; elle souffre par tout le corps, principalement au dessous de l’ombilic ; elle sent comme un poids qui presse sur la matrice, et des douleurs semblables à celles de l’enfantement : mais , par des soins convenables , la matrice se débarrasse bientôt dès sécondines putréfiées qu elle contient, et la malade guérit. De morb. mal. fi Lxxvij. 4 et segi B. 462.
2. Si le placenta ne sort pas sitôt après le foetus, la femme éprouve des douleurs dans les hypocondres, avec frissons spasmodiques et fièvre ; ces accidens cessent immédiatement après la sortie du placenta ; mais souvent celui - çi se putréfie et tombe ie sixième ou le septième jour, quelquefois même auparavant. De morbi mul. f. Lxxvj. i ad 5. B» 46i.
•3. Si 1 arrière-faix sort avec l’enfant , et que
5o 6 P la cent j. Plaie.
les membranes se déchirent eiï franchissant le coi de la matrice, l’accouchement se termine très-faciiement. De superj. ij. 12 ad i5. b.
Pronostic. Mauvais signes. 4* Mais si la sortie du placenta précède celle du fœtus, l’accouchement sera très-pénible ; il sera même dangereux , à moins que la tête de l’enfant ne se présente la première. De superf. ij. 8 ad 11. b. 645.
Thérapeutique. 5. Pour favoriser la chute de l’arrière - faix ( après l’accouchement ) , employez (seulement, mais avec précaution) un sternutatoire ; faites ensuite serrer le nez et fermer la bouche. Aph, v. 49. A. g5.
PLAIE. ( Plaga , vulnusj.
Pronostic. Bon signe. \. Les blessures ne sont pas dangereuses lorsqu’elles 11’intéressent que des parties non essentielles à la vie. Coac. iij. 590. A. 5y 3.
Mauvais signes-. 2. Un os, un cartilage, un nerf, la partie mince de la joue ou le prépuce, une fois coupés, ne sont susceptibles ni d’accroissement, ni de réunion ( 1 ). Aph. vj.
A • 99 et Coac. iij. 879 et seq. A. Sj5.
3. Le vomissement bilieux qui survient à la suite des plaies, surtout de celles de la tête, est
(1) Cette sentence est-elle vraie dans toutes ses parties ? Hippocrate en est-il l’auteur ? N’est-il pas permis d’en douter?
Plaie. Zoj
de mauvais présage. Coac. iij. 383 , 384. A:.
Yoy. Hémorragie , n.° 12, Stupeur, n.° 2 , Tumeür , n.° 4*
Signes mortels . 4* Les sujets exténués par suite de blessures, ou par d’autres maladies» qui rendent par les selles de la bile noire, ou comme du sang noir, meurent le lendemain. Aph. iv. 23. A. 84 et de loc. in hom. xhiv. 5.
5. Les blessures suivies de convulsions sont mortelles. Aph . v. a. 90.
6. Les blessures du cerveau , de la moelleépinière, du foie, du cœur, du diaphragme* de la vessie ou d’une grosse veine, sont mortelles. Coac . iij. 3874 A . 573 et de morh . j. iij . 4. b. 3.
7. La coupure de la vessie (1), du cœur* du cerveau, au diaphragme, d’un intestin grêle, de l’estomac ou du foie , est mortelle. Aph. <7. 18.^. 99.
8. Les plaies transversales des nerfs intérieurs , gros ou petits, sont mortelles, lorsqu’elles sont considérables j mais si elles sont petites et longitudinales, quelques-uns en réchappent. Coac. iij. 389. A. B 73.
9. Les blessures les plus mortelles sont celles qui intéressent les gros vaisseaux , comme ceux
( 1 ) Au temps d'Hippocrate , ou pratiquait déjà la Cystotomie. Jusjur. ij. 12, i5. a. 43*
5o8 Placenta.
du cou , des aines. Viennent ensuite celles qui atteignent le cerveau et le foie. Celles des intestins et de la vessie le sont moins. Toutes ces blessures ne sont cependant pas aussi pernicieuses cju’on le pense ; car le danger est plus ou moins grand, selon le lieu et le mode de la blessure, et selon la constitution du sujet. Prœd. ij. xix. i ad 7. A. 5oi.
10. Les blessures suivies d’hémorragie avec rigueur ( ou des petites sueurs ) , sont pernicieuses. Les malades meurent tout en parlant, sans qu’on s’y attende. Coac. iij. 3a, 33. a. 55 2.
1 1 . Les blessures du cerveau sont le plus Souvent suivies de fièvre, d’un vomissement bilieux et d’apoplexie. Cet état est funeste, Coac. iij. 571. a. 5j2.
Voyez Poumon.
Maladies consécutives. 12. Les plaies pénétrantes de la poitrine sont suivies d’empyème, lorsqu’elles ne se cicatrisent qu’à l’exterieur. Si la cicatrice est faible à l’intérieur , elle se rompra facilement. Coac. iij. 44$? 44^* 564*
i3. Dans les cas de blessure à la tête, avec fracture au crâne , il y a des vomissemens et ensuite des convulsions; la voix est glapissante; on devient impotent du côté gauche, lorsque la plaie est à droite, et du côté droit, lorsque la partie gauche est blessée. Epid. vij. xix. 6 et seq. a. 885.
Voy. Apoplexie, n.° 5, Vue, n.° 5.
Thérapeutique. 14. Les blessés doivent
Plaies. Pleurésie. 309
suivre le régime le plus sévère. On leur relâchera le ventre par des lavemens ou par un léger purgatif; on leur fera prendre des boissons acidulées et des alimens liquides : on leur appliquera des cataplasmes raffraîchissans sur les blessures enflammées. De affect, xxxvij. 1 et seq. r ORr
Plaies.