Récidive
humectant qui entretienne la liberté du ventre et des voies urinaires; on leur fera de fréquentes saiguées à la veine splénique (i). Ils feront en outre usage de médicamens diurétiques , et des purgatifs dans les temps convenables. De affect, xxj . 12. ad, 19. b. 173.
RÉCIDIVE. ( Récidiva ).
Diagnostic. Causes. 1. Les crises qui ne font pas cesser les maladies, sont suivies dé récidives. Aph. ij. 12. a. 73.
2. Les fièvres qui ne se terminent pas les jours critiques , sont sujettes à récidives. Coac. j. 1 15. A. 528.
Voy. Crise, n.° 9, Parotides, n.* 20 et la note.
Signes précurseurs. 3. Les maladies récidivent principalement chez ceux qui, n’ayant plus de fièvre, ont des insomnies opiniâtrés , ou un sommeil pénible, ou une prostration de forces, ou des douleurs dans les membres. De judic. idc, 1. ad. 4. a. 444*
4. Elles récidivent aussi chez ceux dont la fièvre cesse sans apparence de crise , et aux jours non critiques. De judic. ix. 5. a. 444*
5. Si, après la cessation de la fièvre, vous observez des sueurs et des urines rousses faisant un dépôt blanc, attendez-vous à une récidive pour le même jour. De judic. ix. 6.
(1) Comment peut-011 désemplir la veine splénique, si ce n’est par l’application des sangsues à la marge de l’anus, ou en excitant un flux hémorroïdal?
Récidive. Refroidissement. 52g 6. Si, après la crise, les urines sont rouges et quelles forment un sédiment de même couleur , la récidive aura lieu le même jour. En pareil cas peu de malades en reviennent. De judic. ix. 8. a. 444*
rj. L’urine qui, dans les fièvres, contient des matières épaisses et séparées , annonce une récidive ou des sueurs. Coac. v. 76. a. 583. Voy. Paupière, n.° 4* Urine, n.° 27.
Pronostic, 8. Les récidives fréquentes qui durent plus de six mois , dégénèrent en phthisie ischiadique modérée. Coac.j. 208. a. 533.
9. Ceux qui, ayant un empyème , se portent médiocrement bien , sont exposés à une récidive mortelle , s’ils viennent à expectorer des matières fétides. Coac. iij. 21 3. a. 56a.
Voy. Hybropisie, n.° 22. Tremblement,
RECTUM. Voy. Intestins, n.° 8.
REDOUBLEMENT. ( Exacerbatio .) Voyez - Paroxysme.
RÉFRODISSEMENT. (Fèrfrigeratio , refrigeratio.)
Pronostic. Mauvais signes. i.L’isçhurie qui succède au refroidissement , est de très-mauvais augure dans les maladies aiguës. Prœd. j. v). *5. a. 475 et Coac. j. 5, a. 522.
2. Ceux qui se réchauffent promptement , après un refroidissement suivi de sueurs , sont
53o Refroidissement.
dans un état pénible. Præcl.j. viij. 6. a. 476
et Coac. J. 81. a. 52 6.
5. Le refroidissement précédé de rigueur, est de mauvais augure, lorsque le malade ne se réchauffe pas. Prœd. j. viij. 5. a. 476.
4- Les grands réfroidissemens qui suivent les hémorragies , dans les jours critiques , sont très-mauvais. Coac. iij. 29. a. 552.
5. Le refroidissement, avec sueurs, est de mauvais augure dans les diarrhées. Coac. rj. 1 10. a. 589.
Voy. Agitati&n, n.° 1, Anxiété, n.° 1, Hémorragie, n.° 56, Parotides, n.° 17.
Signes mortels. 6. Le refroidissement avec rigidité présage la mort. Prœd. j. x. 5. a. 477 et Coac. j. 3. a. 522.
7. Ceux qui, dans la fièvre d’une maladie aiguë, éprouvent des sueurs aux parties supérieures, avec réfroidissemens et grandes agitations, meurent frénétiques. Coac.j. 101.
Voy. Assoupissement, n.° 9,. Céphalalgie, n.° 12.
Présàges d’autres maladies. 8. Les réfroidissemens du cou et du dos , ceux même de tout le corps, paraissent annoncer des convulsions. On apperçoit , en pareil cas , des pellicules dans les urines. Coac.j. 121, 122. a.
Yoy. Crachement, n.° Crainte, n.° 2, Rigueur, n.“ 16.
Régime. 53 i
Thérapeutique, g. Toute évacuation sanguine (spontanée ou artificielle) produit un mauvais effet dans les cas de réfroidissement accompagné d’engourdissement. Coac. iij. 6a. a. 553.
Voyez Froid. — Saignée, n.° i3.
RÉGIME. ( Diœta , regimen , victûs ratio.')
Régime des gens en santé.
Règles générales, i. Un régime strict et trop régulier est nuisible à la santé , parce que Ceux qui vivent ainsi supportent plus difficilement le moindre excès. 11 est donc plus dangereux de suivre (constamment) un pareil régime , que de prendre ( quelquefois) une nourriture un peu plus copieuse. Aph. j. 5. a. 6g.
2. On digère difficilement en été et en automne; facilement au printemps, et encore plus en hiver. Aph.j. 18. a. 71.
3. L’occasion la plus favorable à l’usage des afimens, est celle où le corps à quion les offre, peut les surmonter. De loc. in hom. liv. 7.A. 3g6.
4- Le régime doit être réglé selon l’âge, la saison, le tempérament et le degré d’embonpoint. De salub. diœt, ij. g. a. 627.
5. Une nourriture légère rafraîchit, celle qui est copieuse échauffe. Epid. vj. iv. 37. a. 808.
Voy. Boisson, n.° 1, Nourriture, n.° 5, Réplétion, n.° 3.
Régime des jeunes gens. 6. Pendant 1 accroissement, on a beaucoup de chaleur natu-
53i Régime.
relie; il est donc nécessaire d’user d’une plus grande quantité d’aliinens , sans quoi le corps s’épuiserait. Aph. j. i4- a. 70.
7. Les jeunes sujets doivent suivre un régime mou et humide ; car dans la jeunesse on est sec, on a les Chairs compactes. De salub. diœt. i. 5 , 6. a. @27.
8. Dans la jeunesse , les alimens sont facilement et doucemeut décomposés. De alim. ix. 1. a. 597.
9. Ceux qui sont dans la vigueur de l’âge, doivent faire usage d’alimens qui ne digèrent pas trop facilement. De alim. ix. 1. a. 5gy.
Régime des vieillards. 10. Chez les vieillards , la chaleur est très-modérée ; c’est pourquoi il leur faut peu d’alimens ; une grande quantité éteindrait cette chaleur. Ayant le corps froid, ils ont, par cette raison, des fièvres moins aiguës. Aph. /. 14. x. 70.
11. Donnez aux vieillards des alimens qu’ils puissent digérer très-facilement. De alim. ix. 1. A. 697.
12. Les vieillards doivent le plus souvent suivre un régime qui absorbe leur trop grande humidité; car, à cet âge, les corps sont humides, mous et froids. De salub. dicet. i). 7 > 8. a. Ô27 .
Régime des phlegmatiques. i3. Les sujets charnus qui ont la fibre molle , le teint animé, doivent, la plupart du temps, suivre un ré-
Régime. 335
gime desséchant; car ils sont d’une constitution humide. De saiub. Dicet. ij. i , 2. a. 627 Régime des gens secs . 14. Ceux qui sont maigres, qui ont la fibre -sèche, (jui sont bruns ou noirs, doivent vivre d’un régime humectant; car ils sont d’un tempérament sec. De salub. dicet. ij. 3, 4* a. 627.
i5. Ceux qui sont naturellement chauds doivent boire de l’eau pour se rafraîchir, et prendre du repos. Epia. vj. iv. 34. a.. 808.
Régime d'hiver. 16. On doit en hiver manger plus et boire moins (qu’en toute autre saison); il faut faire usage de vin pur, de pain et de viandes grillés. On emploîra peu de légumes pendant ce temps-là. Ce régime entretient le corps dans un état de chaleur et de siccité. De salub. dicet. j. 2 ad 7. a. 626.
Régime du printemps. 17. Aux approches du printemps , il faut boire un peu plus , et petit à petit délayer le vin, prendre des aîimens plus doux et moins copieux , substituer les gâteaux (1) au pain, et, par la même raison , s’abstenir de ragoûts. Ou doit préférer les viandes bouillies à celles qui sont rôties. Il faut alors manger peu de légumes, jusqu’au retour de l’été. On use ensuite peu à peu d’alimens plus doux et de légumes cuits oit crus. On boit un peu plus de vin mélangé d’eau. Il faut néanmoins que tous ces changemens soient
(0 Les Grecs préparaient ces gâteaux avec de la farine , de l’huile et de l’eau ou du lait.
334 Régime,
opérés d’une manière insensible. De salub,
dicet.j. 8 ad 16. a. 626.
Régime d’été, 18. Pendant leté, On doit se nourrir de gâteaux mollets, de viandes bouillies et de boissons étendues de beaucoup d’eau. Il faut vivre ainsi en été, afin d’entretenir le corps dans un état de fraîcheur et d’humidité. De salub, dicet.j . 17 , 18. a. 636.
Régime d'automne. 1 9. En automne * les aliinens seront plus copieux et moins humides; on use, par la même raison, de viandes rôties. Les boissons doivent être prises en plus petites quantités et moins mélangées d’eau. De salub . diœt. j. 25. a. 627.
Voyez Nourriture.
Régime des malades,
Règles générales. 20. Restaurez lentement Ceux qui ont maigri peu à peu; fortifiez, au contraire , promptement ceux qui se sont affaiblis en peu de temps, Aph. ij. 7. a. 72.
21. Plus vous nourrirez an corps malade * plus vous agraverez son état. Aph. ij, 10. a. 73 et vij, Lxvij. 7, 8. a. 108.
22. Il est dangereux d’évacuer ou de remplir, d’échauffer et de rafraîchir beaucoup et promptement , oü d’émouvoir tout-à-fait le corps , de quelque manière que ce soit , etc. Aph. ij. 5i. A. 76.
23. Pour bien régler la manière de vivre d’art malade , il faut faire attention au régime qu’il
Régime. 355
suivait quand il se portait bien. De victu acut. xiv. i5. b. 279.
24. Il faut accorder aux malades les choses qui 11e peuvent pas beaucoup leur nuire, et dont le mauvais effet seroit facile à détruire. Epid . vj. iv. 26. a. 808.
25. Ceux qui ont besoin d’une prompte réparation de forces , feront usage de remèdes liquides; si la réparation est plus urgente, ils flaireront des remèdes odoriférans ; mais si l’on, ne risque rien d’attendre , il faut faire usage d’alimens solides. De alim. xj. 5 ad 7. a. 598.
26. Un régime trop sévère est toujours dangereux dans les maladies chroniques, de même que dans les aiguës, où il ne convient pas. La diète portée au suprême degré , est aussi dangereuse qu’une trop grande quantité d’alimens. Aph. j. 4. a. 69.
27. Les malades souffrent davantage par un régime débilitant ; car il est moins dangereux de prendre un peu trop de nourriture , que de n’en pas prendre assez. Aph. j. 5. a. 69.
28. Il faut bien observer si le malade pourra supporter une diète sévère jusqu'à l’état de vigueur de la maladie , ou s’il ne périra pas avant cette époque , pour u’être pas nourri suffisamment, ou si la maladie diminuera et cessera la première. Aph. j. 9. a. 69.
29. Dans les maladies qui parviennent rapidement à leur état de vigueur, il faut employer, dès l’invasion, une nourriture légère. Lorsqu’au
336 Régime.
contraire , cet état se manifeste tard, on retranchera la nourriture, un peu avant et pendant celte époque ; mais auparavant on doit prescrire un régime propre à entretenir les forces. Aph. j. io. a. 70.
5o Dans les redoublemens , il faut s'abste- * tenir d’aiimens, car ils seraient nuisibles. Lorsque ces redoublemens sont périodiques , c’est au moment de leur retour qu’il faut interdire toute nourriture. Aph . j. ir. a. 70.
3i. Dans les fièvres dont les accès reparaissent par périodes régulières (les intermittentes), il ne faut point forcer les malades à prendre des alimens. Retranchez au contraire, toute nourriture, avant les crises. Aph. j. 19. a. 71.
Voy. Embonpoint, 11.0 3, Evacuation, n.° 1 , Faim, n.° 8, Inappétence, n.° 2, Maladie, n.os 1 , 34) Nourriture, n.° 12, ViCueur, n.° 2.
Voyez Boissons.
RÉGION. ( Regio.) Voyez Pays.
REGLES. Voyez Menstrues.
REINS. ( Renes .) Voyez Népijrïte.
REMÈDE. ( MecLieamen , medicamentum , medicina , remedîum.) Voyez Médicament.
RÉMISSION. ( Modercitio , relaxatio , remis sio, )
Diagnostic, i. Il ne faut pas se fier aux soulagemens que les malades éprouvent sans cause
évidente-
Rémission . Réplétion. 53 ,
évidente. Il ne faut pas non plus trop craindre les symptômes fâcheux qui surviennent sans que l’on puisse s’y attendre ; car la plûpart d’entr’eux sont incertains , ils varient et durent peu de temps. Aph. ij. 27. a. 74.
Signes précurseurs. Voy. Langue , n.° 5 , Voix, n.° 1.
Pronostic. Mauvais signes . 2. Les maladies qui se calment lorsque les signes restent mauvais 3 et celles qui Conservent leur gravité lors même que les bons signes se manifestent, indiquent un état dangereux. Coac.j. 75. a. 5a6.
Signes mortels. Voy. Signe , n.° 8.
RÉPLÉTION. ( Repletio , satietas ).
Diagnostic, i. Les convulsions, même le hoquet, peuvent survenir à une réplétion, ou à la suite d’une évacuation (excessive). Aph » t>/. 3g. a. 'ioï.
2. Les réplétions excessives sont bien pé* nibles. Aph j. iv. a. 69.
Pronostic. Mauvais signes. 3. La faim , la satiété et toute autre chose , poussées à l’excès , ne peuvent être avantageuses, Jph.ij. 4. a. 72.
Thérapeutique, 4* Une réplétion est plus facilement occasionnée par les boissons que parles autres alimens. Aph. ij . ü. A. 73.
Voy. Contraires, n.° 1 * Excès*
RÉPONSE. ( Responsio , responsum ).
Pronostic, Mauvais signe . Voy. Voix , n.° 2.
358 Repos . Respiration.
REPOS. ( Qui es ).
Diagnostic, i . L’homme est sage tant que son cerveau est en repos. De insan. y. b. 345.
Thérapeutique. 2. Le repos du corps est nécessaire pour obtenir la guérison des fièvres. De victu acut. ochiv. 6. b. 3o4»
Voy. Ellébore, n.6s 5 , 6,7, Exercice, n.os 3,5, Ulcère, n.° 27.
RESPIRATION. ( Piespiratio , spiratio , spi-
ri tus ).
Diagnostic, i. Si la respiration est grande et que ses momens soient éloignés , elle désigne le délire et un état spasmodique. Prœn. pi. 18. A. 45 1 et Coac. ij. 190. A. 545.
3. Ceux qui parviennent à l’âge de sept ans , se portant bien, quoiqu’avec de mauvaises couleurs , et qui ensuite respirent difficilement en marchant , avec envies de manger de la terre , ont le sang gâté et sont faibles. Coac. iij. 58. a. 553.
Voy. Inflammation , n.° 2.
Pronostic. Bon signe. 3. Une respiration facile est avantageuse dans toutes les maladies accompagnées de fièvre aiguë , même dans celles dont les crises n’ont lieu qu’au quarantième jour. Prœn. iv. 20. a. 45 1 et Coac. ij- 195. a. 54 5.
Mauvais signes. 4* La respiration entrecoupée est de mauvais présage dans les fièvres ( aiguës ). Elle décèle un état spasmodique. Aph. iv. 68. a. 88.
Respiration. 55^
5. La respiration plaintive , accompagnée de fièvre , est de mauvais augure , dans les maladies aiguës. Aph. vj. 54. a. 102.
Signes mortels. 6. La difficulté de respirer accompagnée de délire est mortelle dans une fièvre continue. Aph. iv. 5o. a. 87.
7. Dans les maladies aiguës avec agitation pénible , une respiration troublée , pinte à une évacuation d’urines noires et à des petites sueurs qui coulent principalement de la tête , indique un état funeste. Coac./. 74 ad 76. a. Sa6.
8. L’orthopnée semblable à celle de l’étranglement , est un symptôme funeste dans l’aphonie. Observez si le malade ne délirera pas bientôt. Prced. j. iij. 10 ad 12. a. 47 3 et Coac.
ij. 175 , 174. a. 544*
9. La respiration froide est mortelle. Coac . ij. 1 g 1 . a. 545.
10. Une respiration chaude et fumante est mortelle ; mais moins que celle qui est froide. Coac. ij. 192. a. 545.
11. Une expiration grande avec une courte inspiration , de même qu’une courte expiration avec une longue inspiration présagent une mort prochaine. Coac. ij. igS. a. 545.
1 2. Enfin la respiration la plus funeste est celle où l’inspiration est lente avec une expiration précipitée , imperceptible et ensuite redoublée (c’est à-dire entrecoupée ) , comme chez ceux qui tirent l’air d’en haut. Coac. ij.
Y oy. Y ertèbre , n.° 2.
340 Rigueur.
Présages d'autres maladies. i3. La dyspnée et les frissons qui se joignent aux douleqrs ( de poitrine ), présagent une phthisie. Coac. j. ,25. a. 5a3.
Voy. Avortement, n.° 9, Parotides, n.* 9 , Phthisie , n.° 12.
Voy. Soupir.
Thérapeutique. Voy. Oxymel.
RÉTENTION D’URINE. ( lschuria ; urina retentio <vel suppressio ). Voy. Ischurie.
RIGUEUR (1). ( Rigor ).
Diagnostic, causes. 1, Le froid produit une rigueur suivie de fièvre. Aph. v. xvij. 1 , 5. a. 91 et v. xx. 5. a. 92.
2. Les hémorragies sont suivies de rigueur. Prœd. j. xxj. 2, a. 485.
3. Une potion d’ellébore occasionne des rigueurs. Coac. iv. 32. a. 579.
Voy. Accouchement , 11.0 2.
(1) Selon Galien , Salius diversus , Foès , Heurnius et d’autres interprètes d’Hippocrate , le mot rigos désigne un état dans lequel le malade éprouve un refroidissement général avec frisson violent et douloureux , agitation spasmodique et tremblement de tout le corps.
Cette affection diffère de celles que nous connaissons sous les noms de frissonnement, frisson, horripilation, qui ne désignent que les degrés inférieurs de la rigueur. Si l’on considère cette différence , on ne s’étonnera pas que j’aie traduit le Rigos des Grecs ( Rigor des Latins ) par le mot Rigukur , et que j’en aie fait un article distinct.
Rigueur. 34 t
Signes précurseurs. 4. Les frissons , les lassitudes , les pesanteurs de tête , les douleurs au cou , précèdent l’écoulement des règles. Si ces symptômes paraissent à l’époque des crises , avec une toux légère , les femmes sont en outre prises de rigueur. Coac. iij. 455 , 4^6. a. 5 77.
Signes présens. 5. Les rigueurs commencent chez les femmes , aux lombes principalement ; elles se portent ensuite à la tête, par le dos : mais chez les hommes , elles commencent plutôt par les parties postérieures que par les antérieures. Aph. v. 69. a. 97.
6. L’ischurie accompagne ordinairement la rigueur. Coac. j. 43. a. 524.
Voy. Urine , 11.0 55.
Pronostic. Bons signes. 7. La fièvre cesse tous les jours , si la rigueur s’y joint tous les jours. Aph. iv. 63. a. 88.
8. La rigueur fait cesser les hémorragies considérables qui paraissent dès le principe des maladies. Prœcl. j. xxj. 10. a. 4^5.
Voy. Fièvre , n.* 66, Tremblement , n.* 3 , Voix , n.° 12.
Mauvais signes. 9. Les rigueurs qui ont lieu au sixième jour des fièvres ( continues ) , rendent la crise difficile. Aph. iv. 29. a. 83 et Coac. j. 25. a. 523.
10. La rigueur accompagnée de déliré est de mauvais présage , chez celui qui a bu beaucoup de vin. Aph, vij. 7. a. io3.
54a Rigueur.
i i . Les rigueurs précédées d’hémorragie durent long-temps. Prœd.j. xxj. n. a. 485.
ia. Les rigueurs qui commencent au dos sont les plus pénibles ; mais celle qui paraît le dix-septième jqur et qui revient le vingtquatrième , rend la crise difficile. Coac.j. 18, 19. A. 523.
1 3. Les rigueurs continuelles sont de mauvais augure dans les maladies aiguës. Coac. j. 29.
14. Les rigueurs (intermittentes) comme les fièvres tierces , qui redoublent pendant les paroxysmes d’une fièvre irrégulière, sont trèsmauvaises. Coac. j. 37. a. 224.
15. La rigueur est très - mauvaise dans la frénésie accompagnée d’engourdissement et de déjections blanches. Coac.j. i33, i34- a. 529.
16. Ceux qui ont une forte hémorragie le cinquième jour d’une maladie, qui éprouvent de la rigueur le sixième , un réfroidissement le septième et se réchauffent ensuite promptement , ont des déjections pénibles. Coac. iij. 34. a. 552.
17. Les rigueurs sont très - nuisibles aux femmes en couches , qui ont une suppression subite des lochies. Coac. iij. 404 a. 574*
18. Les rigueurs qui précèdent un accouchement sans douleurs sont dangereuses. Coac. iij. 440. a. 577.
Voy. AssoupissEMENT, n.° 3, Connaissance ( perte de ) , Crise , n.° 7 , Malignité , n.° 5*
Rigueur. 345
Signes mortels. 19. La rigueur est un symptôme pernicieux dans les fièvres avec contorsion des yeux et lassitudes pénibles. prœd. j. xy. 7. a. 478 et Coac. ij. 128. a. 54.1.
20. Les rigueurs accompagnées de petites sueurs sont pernicieuses. Cet état est suivi de suppuration et d’un cours de ventre. Coac.
21. Ceux qui sont pris de rigueur, avec distension des nerfs postérieurs ( 1 ), périssent promptement. Coac. j. 32. a. 524.
22. Dans les fièvres rémittentes qui suivent le type des tierces, les paroxysmes convulsifs, avec rigueurs , sont mortels. Coac. j. 38.
23. L’aphonie accompagnée de rigueur est mortelle. Une légère douleur de tête accompagne assez souvent cet état. Code. if. 178,
24. Les rigüeurs précèdent quelquefois la mort des phthisiques. Coac. iij. 266. a. 566.
Voy. Céphalalgie, n.os 11 , 12, Fièvke , n.° 54.
Présages d’autres maladies. 25. Ceux qui sont affectés de rigueurs alternatives , mais surtout la nuit, avec des paroxysmes , sans sommeil ou sommeil avec délire , et qui lâchent involontairement leurs urines , tombent dans des convulsions soporeuses. Prœd. j. xiij. 8. a. 479 et Coac. j. 28. a. 525.
( 1 ) Opisthotonos ou tétanos postérieur.
S44 Rougeur.
Voy. Assoupissement , n.° io.
Thérapeutique. 26. La chaleur fait cesser les rigueurs. Aph. v. 22. a. 92.
Voyez Fièvre, Frisson , Froid.
ROUGEUR. ( Rubor ).
Diagnostic, i .Les rougeurs du nez indiquent des selles liquides. Coac. ij. 1 13. a. 54.1.
Pronostic. Bons signes. 2. S’il survient une rougeur, avec tumeur, sur la poitrine de celui qui a une esquinancie , c’est un bon signe ; car la maladie se porte au dehors. Aph. vii. 49. a. 106.
3. Les rougeurs qui paraissent au visage des femmes grosses phthisiques , se dissipent par une hémorragie nasale qui a lieu goutte à goutte. Coac. iij. 220. a. 5y5.
4. Les troubles du ventre avec déjections peu copieuses, mais fréquentes, occasionnent une espèce de tension aux joues ; ils dissipent aussi les rougeurs du visage. Coac. vi. 53 , 54. a. 586.
Signe mortel. Voy. Main , n.° 3.
Présage d'autres maladies. 5. Dans les fièvres , les rougeurs autour des oreilles , précédées de douleurs , annoncent un érysipèle du visage. Il survient ensuite des convulsions avec aphonie et faiblesse générale, coac. il*
Saignée. $45
SAIGNÉE. ( Miss lo sanguinis , phlebotomia ,
«yewÆ sectio ).
1. Lorsqu’il est nécessaire de tirer du sang à quelqu’un , il faut auparavant dessécher le ventre ; on fait alors la saignée ; on prescrit un régime sévère et on interdit l’usage du vin. De victu acut. lxv. i. b. 320.
2. Il faut faire la saignée sur la veine la plus éloignée du lieu malade où le sang s’accumule. Devenis xiif . 6. A. 3o2.
Bons effets de la saignée.
3. L’ouverture de la veine perpendiculairé du front est avantageuse dans les douleurs occipitales. Aph. v. 68. a. 97.
4. La saignée fait cesser les douleurs qui se portent du dos au coude. Aph. vj. 22. a. 99. . 5. La douleur des yeux cède à l’usage de la saignée. Aph. vj. 5i. a. ioo.
6. La saignée guérit la strangurie et la dysurie ; mais il faut ouvrir les veines internes (du pied ). Aph. vj. 36. a. ioOj vij. 4$. A* 106 et Epid. ij. vj. 3g. a. 706.
7. La saignée ( de précaution ) doit être pratiquée au printemps, sur ceux qui en ont besoin. Aph. vj. 4 7. a. ioi et vij. 53. a. 106.
8. La saignée guérit l’angine et l’ophtalmie, Epid. ij. vj. 26. a. 709.