A GE
ou miserere). Voilà les maladies que Ton ne doit pas craindre avant l’âge de puberté. Mais depuis quatorze ans jusqu’à quarante-deux, le corps est naturellement exposé à toutes sortes de maladies. Ensuite, de quarante-deux à soixante-trois , on n’est pas exposé aux écrouelles : ni à la pierre de la vessie , si elle n’y étoit pas auparavant; ni aux fluxions dorsales, si elles ne procèdent pas d’un âge antérieur; ni aux hémorroïdes , ni au flux de sang, si ces maladies n’existoient pas auparavant. Voilà les infirmités dont on est exempt jusqu’à la vieillesse. Coac. iij. 3g5j. a. 674.
Maladies de la première enfance.
7. Les nouveaux-nés sont sujets aux ulcères superficiels de la bouche (aphtes) , aux vomissemens, à la toux, aux insomnies, aux frayeurs nocturnes , aux inflammations ombilicales , aux suintemens des oreilles. Aph. iij. 34* a. 80.
Maladies de l'enfance.
v 8. On observe, chez ceux d’un âge plus avancé , des inflammations lentes aux amygdales , la courbure de la colonne épinière ( raçhitis) , une gêne dans la respiration , le calcul de la vessie , des vers , des excroissances flottantes, des engorgemens aux glandes sousmaxilaires (satjriasis) , des parotides et quantité d autres tumeurs. Aph. iij. 26. a. 80.
9. Les maladies ( chroniques ) des enfans se terminent , pour la plupart , en quarante jours , ou en sept mois, ou en sept ans, ou aux appro*
i2 Agé.
ches de la puberté. Celles qui subsistent dans l’adolescence, ou malgré l’éruption des règles, chez les jeunes filles, sont communément incurables. Aph. iij. 28. ^.81.
Voyez Dentition.
Maladies des adolescens.
10. Ceux qui sont plus âgés et qui approchent de la puberté , outre les maladies mentionnées ci-dessus, éprouvent de longues fièvres et des hémorragies du nez .Aph. iij. 27 .a. 81.
Maladies de la jeunesse .
11. Hémoptysies, fièvres aiguës (ardentes), phthisies, épilepsies et autres; mais sur-tout les maladies désignées plus haut, Aph. iij. 29. A • 81.
Maladies de l'âge viril.
12. Asthmes, pleurésies , péripneumonies , léthargies , frénésies , fièvres ardentes , diarrhées chroniques, colera-morbus, dysenteries, lienteries, hémorroïdes. Aph. iij. 3o. a. 81.
Maladies des Vieillards.
13. Asthmes très-pénibles, catarrhes tussiculeux, affections des voies urinaires, goutte, maladies des reins, vertiges, apoplexie , cachexie, démangeaisons de tout le corps, insomnies, diarrhées , lippitudes, écoulement nazal, vue trouble, cataracte, ouïe dure. Aph. iij. 3i.
Régime convenable a chaque âge.
Voy. Régime , n.° 6 à 12.
Agitation. i3
AGITATION du corps, (agitatio, jactatio).
Pronostic. Mauv. signes, i. Dans les fièvres, l’agitation pénible du corps, avec refroidissement , est très-mauvaise. Prcedict.j.jv. i. a. 473 et Coac 4 j. 2. a. 52 2.
2. Ceux qui s’agitent avec inquiétude, dans les maladies aiguës, et qui ont des petites sueurs partielles , sont dans un état dangereux. Coac. j. 82. a. 526.
3. Ceux qui , dans les fièvres intermittentes , ont la peau brûlante au toucher , et qui sont engourdis , altérés , avec agitation pénible, éprouvent alors de la constipation et un accablement considérable. Quelquefois cet état est annoncé par des pustules inflammatoires des pieds. Coac. ij. 255. a. 554*
4. Les nausées avec anxiété , qui deviennent plus fortes par paroxy mes, sans vomissement, sont un mal : c’est aussi un mal que detre fortement secoué et comme déchiré, sans vomir Coac. iv. 9, 10. a. 678.
Voyez Vomissement, n.° i3.
Signes mortels. 5. Ceux qui, dans les maladies aiguës, ont des sueurs légères, sur-tout à la tête , et qui s’agitent avec inquiétude, sont en danger, principalement si cela est précédé d’une évacuation d’urines noires, et s’il y a du trouble dans la respiration. Coac. j. 74 od 76. a. 526 et prced. j. v. 7. A. 474*
Voyez Maladie, n.° i5.
Présages d’autres maladies. 6. Dans les maladies aiguës, le mouvement du corps, l’agita-
î4 Agitation. Ain s.
tion continuelle des membres , le sommeil troublé, sout chez quelques-uns , le prélude de la couvulsion. Coac. j. 118. A. 5a8.
7. Ceux qui, dans l’insomnie, sont subitement pris d’une anxiété spasmodique, éprouvent ordinairement une hémorragie nazale, surtout s’il y en a déjà eu une ; peut-être cela arrivera après un frissonnement , si le malade s’est un peu réfroidi. Coac. j. i5g. A. 55o.
8. Observez si ceux qui éprouvent des douvent des douleurs lombaires, avec anxiété et agitation des membres? sans vomir, qui ont de l’aversion pour les alimens , et qui tombent dans un délire furieux, ne rendront pas des matières noires parles selles. Coac. iij. 20. a. 55 1 et prœdict. j. xj. 3. A. 4-7 7«
Voy. Frénésie, n.° g. Lassitude, n.° 5. Hémorragie, n.° 26.
ÀGRYPNIE ( Agrypnia).
Voyez Insomnie.
AINE. ( Inguen ).
Diagnostic, i. Les dartres qui s’étendent au dessus de l’aine , aux iles , au pubis , indiquent un mauvais état du ventre. Coac . vj. 79. a. 587.
2. L’inflammation de l’aine est assez communément accompagnée de fièvre et de bubons. De fiat . vij. 4* a. 4’q3.
3. La suppression du flux menstruel procure des tumeurs inguinales qui viennent à suppuration. De naturâ pueri. vif. 17; a. i38.
Amygdales . 1 5
Pronostic. Sign. mortels. 4. Les plaies qui viennent aux aines , sont mortelles Prœdict, ij. ccix. 1,2. A. 5oi.
ALIMENT. ( Alimentum , Cibus ).
Voyez Nourriture.
AMBLYOPIE. ( Amblyopia , caligo ).
Voyez Vue,
AMNÉSIE, ( Amnesia , oblivio ).
Affaiblissement ou perte de la mémoire.
Voyez Oubli.
AMYGDALES. ( Amygdalœ , tonsîïlæ ). x. Les enfans ( du deuxième âge ) sont sujets aux inflammations des amygdales. Aph. iij. xxvj. 1. g. a. 81.
2. Lorsqu’il existe une évacuation pituiteuse des amygdales , le ventre coulant abondamment, les toux sèches .sont dissipées. Un vomissement des matières cuites est encore plus favorable aux enfans. De dentît. iij. 10. a. 5gi. Ulcères des Amygdales.
Pronostic. Bons Signes. 3. Les ulcères des amygdales sont utiles, pourvu que l’enfant puisse avaler facilement. De dentit. iij. 3. a. 591.
4- Quand il y a des ulcères aux amygdales, et qu’après les premiers jours , la pituite , qui auparavant ne couloit pas , sort par la bouche en abondance ; cela est avantageux. De dentit . üj . 6, a. 691.
i6 Amygdales,
5. Les ulcères des amygdales qui persistent long-temps sans augmenter , ne sont pas dangereux avant le cinquième ou* le sixième jour* De deritit. iij. 12. A. 591.
5 bis. Les ulcères des amygdales accompagnées de fièvre se guérissent plus facilement. De dentit. ij. i5. A. 5gi. £ 1
Mauvais signes. 6. Chez ceux à qui il vient subitement des ulcères rongeans aux amygdales , il est à craindre qu’ils ne reparoissent pendant la durée de la fièvre et de la toux. De dentit. iij. 1. a. 5g 1.
q. Les ulcères des amygdales qui résultent des aphtes 5 chez les enfans, sont dangereux. De dentit. iij. 2. a. 591.
8. Les enfans à la mamelles , qui ont ces ulcères et qui ne peuvent avaler facilement , sont dans un dangereux état lorsqu’ils rendent de la bile par le haut ou par le bas. De dentit. iij. 4. a. 5gi.
9. Si l’on observe sur ces ulcères quelque chose de semblable à des toiles d’araignée , c’est un mauvais signe. De dentit. iij . 5. a. 5g t.
1 o. Ces ulcères sont plus dangereux quand ils se forment en été. Leurs ravages sont plus prompts que dans toute autre saison. De dantit. iij. i5. A. 592,
1 1 . S’ils affectent la luette ils altèrent la
(1) Le livre de la dentition contient encore d’autres sentences remarquables au sujet des apbtes.
Angine. 17
voix de ceux qui en réchappent. De dentit. iij. 1 6. a. 592.
1 2. S’ils sont profondément situés dans la gorge , ils sont plus graves et plus dangereux , en ce qu’ils gênent la respiration. De dentit. iij. 17. a. 592.
ANGINE. ( Angina. )
Diagnostic. Causes. 1. Le printemps , l’automne et toute saison pluvieuse favorisent la production de cette maladie. Aph. iij. 16 , 20. a. 79 et 22. a. 80.
Pronostic. Bons signes. 2. Les tumeurs extérieures qui se forment au cou sont avantageuses dans l’angine. Aph. vj. 3 j. a. ioo.
3. Il en est de même de celles qui se forment à l’extérieur de la poitrine. Aph. vij. 49. A. 106.
4- Il est utile que l’inflammation érysipélateuse soit externe. Coac. iij. io5. A. 555.
5. Il y a moins à craindre lorsque la rougeur et la tumeur se portent au dehors. Prœ not. xxiij. 14. A. 467 .
6. La douleur vive que l’on éprouve à la poitrine et au ventre , après une angine dont la tumeur a disparu tout-à-coup et sans cause manifeste , occasionne des selles purulentes ; d’ailleurs c’est toujours un signe de guérison. Coac. iij. 1 1 5. a. 556.
Signes de prolongation. 7. Les angines qui forment des tumeurs avec rougeur au cou 7
1 8 Angine.
•causent une dyspnée , une suffocation , et même la mort ; mais elles donnent plus de temps. Coac. iij. 97. A. 555.
8. L’angine est prolongée lorsque la routeur se répand en même temps au cou , dans le fond de la gorge et à la poitrine. Les malades guérissent lorsque cette rougeur érysipélateuse reste fixée au cou et sur la poitrine, -sans être répercutée. Prœnot. xxiij. 8,9 .a. 467 et coac. iij. 98 , 99. A. 555.
<9. Les angines viennent difficilement à suppuration , lorsque les douleurs que le malade éprouve se portent aux jambes. Coac. iij. 1 1 7. A. 556.
Mauvais signes. 10. Dans les angines sans tumeur, les crachats épais sont de mauvais augure. Coac. iij. 108. a. 556.
11. Dans une esquinancie , les douleurs de tête , accompagnées de fièvre , sans signes de solution, sont dangereuses. Coac. iij. 112. a. 556.
12. Dans les angines , tout ce qui ne manifeste pas le mal est funeste. Coac. iij. n6. A. 556.
i5. A la suite de l’angine , les crachats épais , blancs , visqueux , évacués difficilement, sont dê mauvais augure : toute coction de cette nature est mauvaise, Coac. iij. n8. A. 556.
Signes mortels. 14. Lorsqu’une angine disparoît subitement et se porte sur les poumons , le malade périt dans l’espace de sept jours ■;
Angine. ^9
et s’il vit au delà de ce temps , la suppuration setablit , ( Aph. v. 10. A. 91. ) à moins qu’il n’expectore des phlegmes. Coac. iij. 106.
15. Les angines qui ne font rien paroître ni au cou, ni au pharynx, mais qui causent une grande suffocation et une difficulté de respirer, tuent le même jour, ou le troisième. ( Coac. iij. 96. a. 555. ) le i.er , le 2.% le 3.e, ou le 4.® jour. Prœriot. xxiij. 5. A. 467.
16. Si les rougeurs disparoissent et que la matière ne se réunisse pas pour former une tumeur au dehors, qu’en outre le pus ne soit pas craché facilement et sans douleur, ou que cela n’arrive pas pendant les jours critiques * le malade est en très-grand danger. Coac. iij. 100. A. 555 et prœnot. xxiij. 10, ix , 12. A. 467.
17. Si le mal se porte en dedans , le cas est mortel : or il s’y porte lorsque , la rougeur disparoissant , on éprouve un sentiment de pesanteur dans la poitrine et une difficulté de respirer. Coac . iij. io5, io4- A. 555.
18. Ceux qui dans une violente pulsation (des artères) vont subitement à la selle, sont en danger de mort. Coac. iij. 107. a. 556.
1 9. Dans les angines , les tumeurs de la langue qui disparoissent sans apparence de crise, sont funestes. Bien plus, les douleurs qui cessent sans cause évidente, annoncent la mort. Coac. iij. 109. A. 556.