‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 6 sur 98 · EXPLICATION ALPHABÉTIQUE · texte numérisé non relu

EXPLICATION ALPHABÉTIQUE

Des abréviations latines placées h la fin de chacune des sentences qui composent ce recueil.

De aer. aq. et loc. — De aeribus , aqtjis

et logis. Des airs , des eaux et dos lieux.

De cet. — De ætate. De l’âge.

De affect. — De affectionibus. Des affections.

De alim. — De alimento. De l’aliment ou de la nutrition. ( Ce traité a plus de rapport à la physiologie qu’à la diététique ).

Aph. — Aphorisme Aphorismes.

De art. — De a rte. De l’art.

De artic. — De articulis. Des articles ou luxations. ( Ce livre semble faire partie de celui qui traite des fractures ).

De cap. vuln. — De capitis vulneribus.

Des plaies de la tête.

Coac. — Coacæ prænotiones. Coacques ou pronostics de Cos.

De dec. orn. — De decenti ornatu. De la décence.

De dent . — De deNtitione. De la dentition.

De diœt. — De diæta. De la diète ou régime.

De dieb. jud. — De diebus judicatoriis, Des jours critiques.

Ëpid. — Populares morbi. Maladies épidémiques.

Epist. ad Damag. — Epistola ad Damagetum. Lettre à Damagetus.

Eæs.fœt. — De exsectione fœtus. De l’extraction du fœtus mort.

De fist. — De fistults. Des fistules.

Dejlat. — Deflàtibus. Des vents (flatuosités).

Defract. — De fracturis. Des fractures.

De gland. — De glandulis. Des glandes.

De hum. usu. — De humidorum usu. De l’usage des liquides ( de l’eau surtout ).

De humor. — De humoribus. Dès humeurs.

De ins an. — De insania. De la manie.

De insom. — De insomniis. Des songes.

De intern. affect. — De internis affectïonibus. Des affections internes.

De judic. — De judicationibus. Des crises,

Jusjur. — Jüsjurandum. Le serment.

Lex. — Lex. Règle ( des vrais médecins ),

De loc. in hom. —■ De locis in homine. Des lieux dans l’homme.

De morb. De morbis. Des maladies.

De morb , muL - — De morbïs mUlierum, Del maladies des femmes,

Ve morb. sac. De morbo ssacro. De Pépi* lepsie.

De nat. hum. *** De Natüra hümana, De la nature de l’homme.

De nat. mul. De natüra imuliebrî. De là nature de la femme.

De nat. pu. — De natura püerï. De la nature de l’enfant.

De octim. — De octimestrx partü, De l’accouchement à huit mois,

Prcecept. — Præceptîones. Avis ou préceptes;

Prœd. — Ppædigt a. Prédictions ou prorrhétiques.

Prœn. Prænotiones. Prénotipns ou ptTH nostics.

De princ. a. carn. — De prtNcïpiîs aüT CAR» nibus. De l’origine ( de l’homme ) ou des chairs.

De sal. diœt. — De salübri diæta. De la diète salubre ou du régime des gens en santé.

De septim. — De septimestri partü, De lac» couchement à sept mois.

De superf. — De superfœtatione. De la sü» perfétation.

xvj

Ve ulc. — De ulceribus. Des ulcères.'

Vectiar. — Vectiarius seu Mochlicus. Le mochlique ( ouvrage de chirurgie , qui traite en abrégé des fractures et luxations ).

Ve vert. — De venis. Des veines.

Ve vet. med. — De veteri medicina. De la médecine ancienne.

Ve vict . acut. — De victu acutorum. Du régime dans les maladies aiguës.

De vis. De visu. De la vue.

Abattement. ( Imbecillitas corporis

<virium defectio ).

Diagnostic. N.0 ï. Ceux qui', jusqu’k l’âge de sept ans, se portent bien, avec un visage pâle et qui , en avançant en âge , ont la respiration gênée et désirent manger de la terre , ont le sang corrompu et tombent dans un abattement considérable. Coac: iij. 58. a. 555.

2. Ceux qui , se portant bien , font usage d’alimens mal-sains, sont promptement abattus. Aph. ij. 36. a. j 5.

Pronostic. Mauvais signes. 3. Laphonie ( perte de la voix ) est de mauvais présage dans un abattement considérable. Prœd.j. iij . 9- A- 4?3-

4- Si le corps d’un fébricitant s’affaiblit plus qu’il ne devrait , d’après la nature de la maladie , c’est un mal. Aph. ij. 28. a. 74.

5. L’abattement subit qui 11’est pas l’effet d’une évacuation quelconque est dangereux. Prced. j. iv. 10. A. 474 et coac. j. 83. a. 626.

6. L’abattement total qui fait cesser les douleurs , relâche considérablement le véatre. Coac. vj. 80. a. 687.

Voyez exténuation , phthisie.

a Abcès.

ABCES (i). ( Abcessus ).

Diagnostic. Causes, i. Le sang extravasé ( et rassemblé ) dans une cavité quelconque , se putréfie nécessairement. Aph. vj. 10. a. 99.

2. Si une collection d’humeur se fait au palais , elle forme le plus souvent un abcès. Coac. ij. 5j. a. 553.

3. Les abcès ont lieu plutôt en hiver , ils durent alors plus long-temps , et sont moins sujets à rentrer. Prœn. xxiv . 20. A. 469.

Voyez dysenterie , n.° 23.

Signes précurseurs. 4. Il y a plus de douleur et de fièvre pendant , qu’après la formation du pus. Aph. ij. 47. a. 76.

5. Si une maladie laisse quelques douleurs locales , c’est à l’endroit de ces douleurs que se formera un dépôt. Aph. iv. 32. a. 85.

6. Mais si cette partie a été douloureuse avant la maladie , c’est-là que la métastase se fixera. Aph. iv. 33. a. 85.

7. Des douleurs avec fièvre , qui abandonnent les lombes et les parties inférieures , pour se porter sur le diaphragme , sont mortelles ; sur-tout si quelques autres mauvais signes se font appercevoir. Mais si les autres signes ne sont pas mauvais , on peut s’attendre à un

( t ) Hyppocrate entend par abcès les tumeurs qui. ste terminent par résolution , comme celles qui viennent à suppuration.

Ab ce Sè 5

abcès dans la poitrine. Code. j. i55 , i56* a 53o*

8. S’il y a de la fièvre avec frisson et inappétence ; si le ventre dur et douloureux ne se relâche pas un peu pour procurer l’évacuation de la matière morbifique , la maladie dégénère alors en empyème* Coac. ij. 277* a. 55o*

,Voy. Hÿpocondres , n.os 28 , 2g. Urine , n.° 24* Signes d’un abcès déjà formé *

9. Il y a moins de douleur et de fièvre après la formation du pus , qu’aüparavant. Aph . ij. Lgj. a. 7 6*

10. On manque quelquefois d’indices certains de la formation d’un abcès interne , parce que la matière est fort épaisse , ou quelle est profondément située. Aph, vj.

A. IOI.

Pronostic* Signes de maladie prolongée *

ï 1. Les abcès qüi se. forment dans le cours d’une fièvre et qüi ne se terminent pas à l’époque de la crise , annoncent que la maladie sera longue* Aph. iv. 5i. a. 87.

Bons signes. 12. Les abcès très - sanguinolens sont de bon augure* Prced. ij. ociv. 7*

i3. Dans les cas d’abcès au foie, si ou emploie le fer ou le feu , et que la matière évacuée soit blanche , sans mélange et sans

4 Abcès.

mauvaise odeur, le malade guérira. Aph. vij.

14. Lorsqu’on ouvre un empyème avec le fer ou avec le feu , si le pus sort blanc et sans mélange , le malade guérit. Aph. vij. xliv.. 1 ad 4. a. 106.

Mauvais signes. i5. Si un abcès s’ouvre intérieurement il survient de la foiblesse , un vomissement et perte de connaissance. Aph. vij. 8. a. io3.

16. La douleur rebelle des parties contenues dans le bas-ventre est suivie de suppuration. Aph . vij. 22. a. 104.

1 7. Si la suppuration ou la gangrène succède à l’érysipèle , cela est de mauvais augure. Aph. vij. 20. a. iq4*.

Signes mortels. 18. Dans les cas d’abcès internes , si on emploie le feu ou un instrument tranchant , et que le pus soit rougeâtre , bourbeux et fétide , le malade meurt. Aph. vij. xliv. i,2,5 , 6. a. 106 et prænot.xix. 4, 5. ^.464*

Voy. Empyème, n.° 12. Fois, n.° 6.

Abcès des articulations.

Diagnostic. Causes. 19. Dans une fièvre continue qui se prolonge sans danger, on doit s’attendre à des abcès, sur -tout aux parties inférieures , avec douleurs et enflure ; si la fièvre n’est accompagnée ni d’anxiété ni d’inflammation, ni d’autres circonstances suspecte*. Coac. j. 202. a. 533. Ces abcès se formeront principalement sur quelques articulations des.

Abcès. 5

extrémités inférieures. Prœnot. xxiv. n. a.

20. On doit craindre ces sortes d’abcès , principalement chez les personnes qui ont trente ans passés. Prœnot. xxiv. 12. a. 468 et coac. j. 2ü3. a 533.

Voyez Dysenterie. n.° 23.

Signes précurseurs. 21. Un sentiment de lassitude, dans les fièvres , annonce des dépôts aux articulations et sur - tout autour des mâchoires. Aph. iy. 5i. a. 85.

22. Dans les fièvres, ceux dont les tremblemens cessent, sans crise , ont ensuite aux articulations, des tumeurs douloureuses qu; suppurent , et ils souffrent à la vessie. Coac. 7. 198. A. 532.

23. Ceux qui, dès le commencement d’une maladie, ont le ventre troublé ; qui rendent peu d’urines , et dont , après , le ventre se dessèche avec le temps, les urines étant copieuses et claires , doivent craindre des abcès aux articulations. Coac. vj. 61. a. 586.

Voyez Parotides , n.° 20.

Signes d’un abcès avorté.

24. Quand on craint un abcès des articulations , l’évacuation abondante d’urines épaisses et blanches qui arrive quelquefois le quatrième jour des fièvres aiguës accompagnées d’un sentiment de lassitudes , font disparaître tous les symptômes. On est encore plutôt délivré de ces abcès , s’il survient une hémorragie nasale. Aph. iv. 74* A . 89.

Ab cvs.

Abcès aux oreilles.

Voyez Parotides.

Abcès des jambes.

Pronostic. Signes de guérison.

a5. Les abcès quiparaissent aux jambes dans les péripnéumonies graves et dangereuses , sont très-utiles. Les plus avantageux sont ceux qui se forment lorsque les crachats ont déjà commencé à changer ( de caractère ). En effet, si la tumeur et la douleur paraissent lorsque les crachats deviennent purulens , au lieu d’être jaunes , et sont ainsi évacués , le malade guérira sûrement , et l’abcès cessera trèspromptement , sans douleur, Coac . iij. 167, 4. 56o et prcenot. xviij. i3. a. 463.

Voyez Nyctalopie, N.° 5.

Mauvais signes. Voyez Péripneumonie , *i,os 18, 24.

Abcès des gencives. ( Epulis ).

Voyez Epulie.

Abcès des hypocondres.

26, Les abcès qui se forment à l’extérieur sont avantageux quand ils sont peu considérables , et sur-tout lorsqu’ils prennent leur route déterminée par dehors , en formant une tumeur aiguë. Prcenot. vij. 4. a. 453.

27, Ceux qui sont larges , plats et qui ne forment pas la pointe, sont très - mauvais, prcenot. vij , 4. a, 453.

28, Ceux qui s’ouvrent intérieurement sont

Abcès. 7

les plus traitables , lorsqu’ils 11’intéressent pas un local externe , qu’ils sont indolens et trèscirconscrits ; si d’ailleurs le local externe paraît d’une même couleur avec celui qui l’avoisine. Prœnot. vij. 5. A. 453 i

29. Si un abcès sé forme dans le côté et qu’il se termine par suppuration , on éprouve de la fièvre précédée de frisson , une toux sèche qui dure plusieurs jours : de vives douleurs se font sentir dans lé côté , à la mamelle , aux clavicules et jusqu’aux omoplates, de interri. affect, x. 1. ad. 5. b. 207.

Voyez Dysenterie, n.° 25. Néphrite, n.° 10.

Abcès d’un os.

Voyez os n.os 3,4*

ACCOUCHEMENT. ( Partitio , portas , puerpérium).

Diagnostic, i. Les femmes qui avant leurs couches éprouvent des symptômes semblables au coîera-morbus , sont facilement délivrées : mais si la fièvre survient , elles sont dans un état pénible , sur-tout si elles sont tourmentées par un mal de gorge , oü si la fièvre montre quelques signes de malignité. Cpac. iij. 436. a. 576.

2. Celles qui sont malades avant l’accouchement, sont en outre affectées de rigueur. (Voyez ce mot). Coac. iij. 45 1. a. 577.

Voyez Placenta. n.os 1,2, 5.

3. Celles qui pendant l’accouchement ont éprouvé des douleurs d’estomach, sont plus

6 Accouchement.

promptement délivrées. Coac. iij. 4^4- A- 5? 7. Voyez AVORTEMENT , N.° I.

4. Celles dont les eaux ne sortent pas avant l’accouchement , sont plus facilement délivrées. De exsect. jœtus. ij. 12. b. 663.

Pronostic. Bon signe. 5. Une femme qui observe la continence pendant la grossesse , accouchera plus facilement. De superf. vij. 3. B. 649.

Mauvais signes. 6. L’écoulement des eaux, avant l’accouchement naturel , est de mauvais augure. Coac. iij. 400 et 438. a. 5y6.

7. L’affaiblissement avec torpeur est un effet fâcheux, lorsqu’il est accompagné du délire, après l’enfantement; cet état n’est cependant pas funeste , il présage des lochies abondantes. Coac. iij. 45a. A. 577.

Voyez Lochies, n.° i. Rigueur, n.° 18.

Accouchement difficile.

8. Les femmes qui accouchent pour la première fois , souffrent davantage des couches et des lochies , que celles qui ont déjà fait plusieurs enfans, Denat.pueri xj. 1 ,2, 3. A. 1 4 1 *

Voyez Placenta , n.° 4. Eternuement , n.° 2. Voyez Avortement, Grossesse.

AFFECTION comateuse. ( Coma ).

Voyez Assoupissement.

Affection histérique .

Voyez Hystérie.

Age.

Affection iliaque.

Voyez Passion iliaque.

AGE. i^Aetas').

1. La durée de la vie peut être divisée en sept âges, i .° Le premier âge jusqu’à sept ans. 2.0 L’enfance, de sept à quatorze. 3.° L’adolescence, de quatorze à vingt - un. 4-° La jeunesse, de vingt-un à vingt-huit. 5°. L’âge viril, de vingt-huit à quarante - neuf. 6.° la (première) vieillesse (ou âge déclinant), de quarante-neuf à cinquante-six. 7,° Enfin, la vieillesse, de cinquante-six jusqu’à la fin de la vie. De œtale jragm. ij. 1 ad g. a. 3 14.

2. Au sujet des âges, on observe que les enfans sont sujets à des tumeurs qui suppurent, et aux écrouelles; mais ordinairement iis guérissent sans peine. Les écrouelles viennent aussi quand ils avancent dans l’adolescence, mais moins ; la guérison est alors difficile. Les hommes faits ne sont guère sujets à ce mal; ils le sont à des tumeurs gommeuses , enkistées, souvent redoutables; à des cancers profonds qui dévorent en dessous; ils ont quelquefois des rougeurs, et des échauboulures passagères , d’autrëfois des dartres qui leur surviennent jusqu’à l’âge de soixante ans.

Les vieillards ne sont pas exposés à ces maux, mais à des cancers dans l’intérieur ou aux extrémités, qui les mènent au tombeau. Ceux des aisselles sont plus difficiles à soigner; ensuite ceux qui se placent aux flancs et ceux qui viennent aux cuisses. Les humeurs séjour-

io Age.

nent long-temps sur ces parties et les exposent

aux récidives.

Dans les maux des articulations, ce sont les gros doigts , sur-tout ceux des pieds , qui risquent le plus. Prcedict. ij.vviij. i ad 11. a. 5oi.

3. Ceux dont la maladie s’accorde avec leur âge, leur tempérament , leurs habitudes, et avec la saison de l’année, sont moins en danger que ceux dont la maladie n’a aucune analogie avec l’une ou l’autre de ces circonstances. Aph . ij. 34. a. 75.

4. La santé, dans les différens âges, varie selon la saison , le climat et le genre de vie. Aph. iij. 3. a. 77.

5. Les saisons produisent des effets différens, selon l’âge de chaque sujet. Les enfans et ceux qui touchent encore à l’enfance, se trouvent très-bien et jouissent de la meilleure santé pendant le printemps et le commencement de l’été : les vieillards éprouvent le même avantage pendant l’été et à l’entrée de l’automne; mais les personnes qui sont entre ces deux âges, supportent mieux le reste de l’automne et le froid de l’hiver suivant. Aph. iij.

6. Les maladies qui n’arrivent pas avant l’âge de puberté, sont la péripneumonie, la pleurésie, la goutte, les maladies des reins, les varices aux jambes, le flux de sang, le cancer non héréditaire, les exanthèmes farineux non héréditaires , les fluxions sur la moëlle épinière, les hémorroïdes, le volvulus (passion iliaque,

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