‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 75 sur 98 · Les sueurs qui forment des gouttes et · texte numérisé non relu

Les sueurs qui forment des gouttes et

s’exhalent en vapeurs , sont d’un bon augure. Prœn. v. 8. A. 45 1. ..

1 6. Les sueurs qui ont lieu pendant le sommeil , sont utiles chez les sujets pâles, maigres, qui crachent de la salive. Les sueurs qui soulagent en bien des circonstances , peuvent-elles être mauvaises ? Les douleurs qui se portent aux parties inférieures sont alors plus supportables. Coac. ij. 210 ad 21 3. a. 546.

17. Les sueurs qui paraissent petit à petit, sont profitables. Coac. iij. 90. a. 555.

1 8. La sueur qui soulage est bien utile ; mais celle qui fait cesser la fièvre dans un jour critique, est la meilleure. Coac. iv. 36, 37. a. $79-

Mauvais signes . 19. Les sueurs qui ne paraissent •

Sueur , 369

raissent pas aux jours critiques ( voy. plus haut n.° 12), sont mauvaises ; elles présagent ua état pénible, une maladie longue et des récidives. Aph. iv. xxxvj. 14 et seq. a. 85.

20. Les sueurs froides , dans une fièvre légère , dénotent que la maladie sera longue. Aph . iv. xxxvij. 1, 4, 5. a. 85/ Prœn. v. 5. a. 45 1 et Coac. iv. 40. a. 079.

21. La sueur qui survient à un fébricitant, sans faire cesser la fièvre, est mauvaise. Elle indique une prolongation de maladie et un excès d’humidité dans le corps. Aph. iv. 56. à. 87.

22. La sueur qui précède le frisson est de mauvais présage. Aph. vij, 4. a. io3.

25. Les sueurs qui ne paraissent pas sur toute la surface du corps et qui ne produisent pas du soulagement, sont à craindre. Prœn . v. 3. a. 45i.

24. Celles qui paraissent comme des grains de millet et seulement autour du cou , sont redoutables. Prœn. v. 7. a. 45 t.

25. lies plus mauvaises Sueurs sont les froides qui n’ont lieu qu’à là tête , au visage et au cou. Prœn. y. 4. A. 45 1 et Coac. iv. 58. a. 579.

26. Ceux qui ont des insomnies précédées de sueurs, et qui se réchauffent ensuite, sont dans un état fâcheux. Prœd. j. viij. 1 1. a. 476.

27. Les sueurs précédées de rigueurs et accompagnées de refroidissement sont mauvaises. Coac. j. 65. a. 5a 5.

370 Sueur.

Voy. Estomac, n.° 7, Fièvre , n.° 28 , Frisson, n.® 3 , Hypocondres, n.° 18, Ischurie , n.° 1 , Paroxysme, n.° 5 , Refroidissement , n.° 2.

Signes mortels. 28. Ceux qui suent peu et souvent, qui ont des frissons rigoureux après la sueur , sont en danger de mort. Les signes de suppuration interne et le cours de ventre se manifestent vers la fin de la maladie. Coac.

29. Le délire, avec difficulté de respirer et des sueurs, est mortel. Coac. J. i3o. a. 529.

30. Dans les cas dopisthotonos avec prostration de forces , les sueurs présagent la mort. Coac. iij. 94. a. 555.

3 1 . Dans l’apoplexie, la sueur causée par une difficulté pénible de respirer, est funeste. Si la fièvre se joint à cet état, le malade guérit. Coac. iij. 320, 32i. a. 569.

32. Lès sueurs copieuses avec perte subite des forces, qui surviennent à une diarrhée chronique compliquée de vomissement et de dégoût, présagent une mort prochaine, chez les sujets bilieux. Coac. vj. 100. a. 588.

Yoy. Agitation, n.° 5, Fièvre, n.® 53 , Refroidissement , n.® 7.

présages d'autres maladies. 33. Ceux qui ont des frissonnemens suivis de sueurs critiques, et qui, le lendemain, ont encore des frissonneitiens inattendus , sans insomnie ni signes de coction, doivent, selon mon opinion, s’attendre à une hémorragie. Couc.j. 33. A. 524.

Suçur. z7l

34. La langue devenue molle, sans cause sensible , avec sueurs froides , un dégoût , des nausées et un flux de ventre , annonce un voniisseinent de matières noires. Le sentiment de lassitude qui se joint à cet état, est mauvais. Coctc. . ij. 14b. A. 542.

Voy. Céfhàlagie ., n.° 16, Epulie, n.° 1.

Thérapeutique. 35. Une sueur abondante qui paraît à la fin du sommeil , sans cause évidente , désigne que le malade prend trop d’alimens ; mais si cela arrive à celui qui ne prend pas de nourriture, l’évacuation devient nécessaire. Aph. iv. 41. a. 86.

Voy. Purgation, n.° g.

SUFFOCATION. (Strangulatio , sujfocatio ).

Pronostic. Mauvais signe. 1. La suffocation est très-mauvaise chez les malades qui grincent les dents sans en avoir l’habitude quand ils se portaient bien. Prœd. j. vj. 12. a. 47^*

Signes mortels. 2. Ceux qui sont suffoqués par submersion ( ou par toute autre cause ) , et qui présentent encore quelques signes de vie , 11’en réchappent pas , lorsqu’il leur a paru de l'écume à la bouche. Aph. ij. 43. a. 76.

3. La suffocation qui survient subitement dans les fièvres, sans tumeur à la gorge, est mortelle. Aph. iv. 34. a. 85 et Coac. ij. 221. a. 546.

4* La suffocation accompagnée de prostration

572 Suffocation. Suppuration.

totale., est mortelle, dans les maladies aiguës. Coac. j. 90. a. 52 6.

Présage d’ empyème. 5. La suffocation qui se joint à la douleur du côté, présage une suppuration interne. Coac.j. 162. a. 53o.

SUPERPURGATION. ( Hyper catharsis , superpurgatio ).

Voy. Ellébore, n.° 2 , Purgation, n.os 3o à 33.

SUPPURATION. ( Fluxus purulentus ,puris projluvium , suppuratio).

Diagnostic. Les douleurs et la fièvre sont plus fortes à l’époque de la formation du pus que quand la suppuration est tout-à-fait établie. Aph. ij. 47- a. 76.

2. Le pus de bonne qualité est d’un blanc pur, doux au toucher et peu fétide. Celui qui n’a pas ces qualités est rnavais. Prœrt. viij. 6. a. 453.

Voy. Catharre , n.° 6.

Signes précurseurs . Voy. Délire, n.® 7. Frisson , n.° 6. Pleurésie , n.° 24.

Pronostic. 3. Si on fait l’opération de l’empyème , par le fer ou par le feu , et que le pus sorte pur et blanc , le malade guérit ; si au contraire la matière est sanguinolente, boueuse et fétide , le malade meurt. Aph. vij • 44* a. 106.

Bon signe. \. Dans la suppuration du foie» si on ouvre l’abcès par le moyen du feu, et

Suppuration. Surdité. 373 que le pus qui en découle soit blanc et pur , le malade guérit , car la matière est enkistée. Jph. vij. l\ 5. a. 106.

Voy. Ulcère , n.os 7,9.

Mauvais signe. 5. La suppuration qui s’établit dans le voisinage des articulations, est nécessairement suivie d’induration. Prœd. ij. xxiv. 5. a. 5o5.

Voy. Ulcère, n.° 18.

Signes mortels. 6. On voit mourir la plupart des pleurétiques qui ont Un empyème dont le pus noircit la sonde, (1) comme si elle eût été passée au feu. Coac. iij. 218. a. 563.

Voy. Foie, n.° 6, Ulcère, n.° 21.

Thérapeutique. Voyez Ulcère , n.° 23.

Voyez Abcès , Empyème, Péripneumonie, Pleurésie, Vomique.

SURDITÉ. (Surditas).

Diagnostic. Causes. Voy. Cerveau, n.° 6.

Pronostic. Bons signes. 1. La surdité fait cesser les déjections bilieuses qui ont lieu dans les fièvres ; de même la surdité disparaît lorsque ces déjections surviennent. Atph. iv. 28. a. 84 et Coac. vj. 77, 78. a. 587.

2. Une hémorragie nasale qu une diarrhée font cesser la surdité qui paraît dans le cours d’une fièvre, (aiguë). Aph. vj. 60. a. 88 et Coac ij. io5. A. 54o.

( 1 ) Au temps d’Hypocrate ; la chirurgie employait des sondes de cuivre.

5;4 Surdité.

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