‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 9 sur 98 · A N US · texte numérisé non relu

A N US

ANOREXIE. ( Ariorexia ).

Voyez Inappétence.

ANUS. ( Anus ).

Diagnostic, i. Il y a chute du rectum chez les hommes qui ont des hémorroïdes avec diarrhée; chez les enfans calculeux ; chez ceux qui ont une dysenterie chronique et chez les vieillards qui rendent difficilement par les selles des matières glaireuses. Prœdict. ij. xxxij. 6 ad 8. A. Su.

Pronostic. Bons signes. 2. Les affections de la tête avec douleur à l’anus , aux génitqires , occasionnent de la foiblesse, de l’engourdissement et ôtent la parole. Ces symptômes ne sont pas mauvais, mais le neuvième mois les malades tombent dans un état comateux avec du hoquet , et la parole leur devenant libre , ils retombent dans leur état primitif. Coac. ij. 10 ad 12. A. 535.

Mauvais signes. 3. Les suppurations à l’anus , accompagnées de douleurs , troublent les fonctions du ventre. Coac. vj. 81. A. 588.

Signes mortels. 4. Dans les maladies chroniques dangereuses , la douleur de l’anus peut donner la mort. Coac. j. io3. a. 627. ■

Thérapeutique. 5. La chaleur calme et guérit les affections de l’anus. Dans ces cas le froid est très-nuisible. Aph. v. xxij. 1,17, 22. a. 92.

ANXIÉTÉ. ( Anxietas).

Pronostic. Mauvais signes. 1 . Ceux qui , à

aa Auxiùtê.

l’époque des crises , sont refroidis , sans sueurs, mais avec anxiété spasmodique: de même que ceux qui se refroidissent dans toute 1 habitude du corps et sans crises, sont dans un état dangereux. Coac. j. 60. A.5z5.

2. Ceux qui ont des nausées avec anxiété , sans vomissement , quoique les envies de vomir se reproduisent avec paroxysmes , sont dans un fâcheux état. Coac. iv. 9. A. 5j8 et prcedcct. j. X. 4. A. 477.

Yoy. Vomissement, 11.0 i3.

Signes mortels. 3. Dans l’anxiété douloureuse des hypocondres, s’il survient des tumeurs aux oreilles, le malade meurt. Coac.ij. 277. a. 55o.

Présages d'autres maladies. 4- Dans les cas d’anxiété avec insomnie , on doit s’attendre à des parotides. Coac. v. 18. A. 5yg.

5. Dans les cas d’anxiété , les troubles du ventre avec constipation , donnent lieu à des petits abcès sur les yeux , semblables à des

Jnqûres de moucherons, qui produisent le armoyement. Coac. v. 19. a. 579.

Thérapeutique. ( 1 ).

Voy. Bâillement , n.° 3.

( 1 ) La fille âe Pauzanias , après avoir mangé un champignon cru, éprouva une forte anxiété avec suffocation et douleurs au ventre. On la mit dans un bain , on lui fit boire de l’eau chaude miélée. Étant dans le bain, elle vomit le champignon et la maladie se termina par des sueurs. JEpid. vij. L. 8 ad 11, A. $71.

Aphonie. Aphtes. Apoplexie. a3 APHONIE. ( Aphonîa ).

Voyez Voix, ( perte de la).

APHTES. ( Aphtce , ulcéra serpentia. j Les enfans du premier âge sont sujets aux aphtes. Aph. iij. 24. a. So.

Voy. Fluxion, n.° 7.

Voyez Amygdales , (ulcères des.)

APOPLEXIE. ( Apoplexia,morbus attonitus , sideratio. )

Diagnostic. Causes. 1. Les saisons pluvieuses et l’hiver produisent des apoplexies. Aph. iij. 16, 23. a. 79, 80..

2. Cette maladie arrive principalement depuis lage de quarante à soixante ans (Aph. vj. 5 7. A. 102.) Et aussi pendant la vieilles sè. Aph. iij. 3i. A. 82.

Signes précurseurs. 3. Les transports d’humeurs d’un lieu à un autre , sont dangereux dans les affections mélancoliques , parce qu’ils peuvent présager l’apoplexie. Aph. vj. 56. A. 102.

4* Les torpeurs ou engourdissemens qui arrivent à ceux qui n’y sont pas habitués , sont un présage d’apoplexie. Coac. iij. 3i5.

5. Ceux qui , à la suite de blessures , deviennent tout-à-fait impotens , recouvrent la santé s’il survient une fièvre sans frisson, sinon , ils restent paralysés de l’un ou de l’autre côté. Coac. vj. 3 16. A. 569.

Pronostic. Bons signes. 6. Les hémorroïdes

24 Apoplexie.

qui surviennent aux apoplectiques sont utiles.

Coac . iij. 3i8. A . 56g.

7. La fièvre qui .survient à un apoplectique le guérit. Coac . «ÿ. 3a 1. 56g.

Mauvais signes. 8. Dans l’apoplexie , les torpeurs et les réfroidissemens sont de mauvais augure. Coac. iij. 3ig. A. 56g.

Signes mortels, g. Dans les apoplexies subites avec relâchement , une légère fièvre qui traîne en longueur est funeste. Coac, iij. 322. A. 56g.

10. L’apoplexie forte est mortelle; celle qui est légère se guérit difficilement. Aph. ij. 42. A. 75.

1 1 . Les personnes en santé qui sont subitement prises de douleurs de tête , qui de suite perdent la parole et qui ont une respiration stertoreuse meurent dans l’espace de sept jours , à moins que la fièvre ne survienne. Aph. vj. 5i. A. 102.

Thérapeutique. 12. Ceux qui perdent subitement la parole et qui n’ont pas de fièvre doivent être saignés. Epid. ij. v. 21. a. 74.

APPÉTIT. ( Appetentia , appetitus . )

Après une maladie, celui qui mange beaucoup et dont le corps ne profite pas , est dans un état fâcheux. Aph. ij. 3i. a. 74.

Défaut ou perte d’appétit. Voyez Inn appétence.

Articulation. a5

ARRIÈRE-FAIX. ( Secundinœ . )

Voyez Placenta.

ART MÉDICAL. (Ars meclica vel iatrica. ) L’art de guérir exige une longue étude. Aph. j. i . a. 68.

ARTÈRES. (Arterice ). Voyez Veines ( i ).

ARTICULATION. ( Articulatio , articulas ), Pronostic. Bons signes, i. Les tumeurs ou les douleurs vives des articulations terminent les fièvres continues lenteé. Aph. iv. 44* A. 86.

Signes mortels. 2. Ceux aux articulations desquels il survient des pustules superficielles très-rouges , et qui sont , par intervalles , affectés de rigueur ( frisson spasmodique ) , ont par la suite des taches rouges aux aines et au ventre, comme par l’effet de contusions douloureuses , et ils meurent. Coac. iij. 338i A. 5jo. Voyez Age > fin du n.° 2.

Douleurs des articulations, Voy. Goutte.

Abcès des articulations. Voy. Abcès , n.° 19 et suiv.

ASCARIDES. ( Ascarides. ) Voy. Vers.

ASSOUPISSEMENT. ( Somnolentia , sopor . ) Pronostic. Bons signes. 1. Dans l’assoupissement avec lassitude générale et surdité, une diarrhée sanguinolente est utile, si elle

( i ) Hippocrate donnoit le nom de veines à tous vaisseaux sanguins quelconques ; il ne donnoit le nom d'artére qu’au canal qui conduit l’air dans les poumons.

2 6 Assoupissement.

survient à l’époque de la crise. Coaci ij. 42.

2. Le trouble du ventre et des déjections salsugineuses , n’ont pas communément lieu quand il y a torpeur et assoupissement. Coac.

vj. io3. a. 58g.

Mauvais signes. 3. L’assoupissement accomcompagné de rigueur, présage du danger jusqu’à un certain point. Coac. j. 8. a. S22.

4. Les fièvres occasionnées par les douleurs des hypocondres , sont mauvaises j l’assoupissement profond qui a la même cause, est encore pire. Coac. j. 48, 49- A' ^24 et Prœd. j. vij. 6. a. 478 et viij. 2. A. 476.

5. Dans les fièvres, les lassitudes pénibles, avec vue trouble, insomnie, assoupissemens momentanés , des petites sueurs réitérées lorsque le malade se réchauffe , sont de mauvais augure. Coac.j. 54- A. 525.

6. L’assoupissement profond est tout-à-fait dangereux. Prœdict. j. viij. a. 476 et Coac. ij. 35 a. 537.

Yoy. Stupeur, n.° 3.

Signes mortels. 7. Ceux qui , dès le commencement, sont dans un état comateux, avec douleur de tête , des lombes , du cou , des hypocondres , et qui sont tourmentés d’insomnie , ne sont-ils pas déjà frénétiques ? L’écoulement nasal qui survient sur-tout au quatrième jour de liuvasion de la maladie , annonce la mort. Une diarrhée très-rouge est aussi de mauvais augure. Coac. ij. 06 ad 3g. a. 53y.

Assoupissement. 27

8. Ceux qui tombent dans un état comateux, dès le commencement, et qui, après des petites sueurs, avec des urines cuites > sont comme brûlans, avec torpeur, assoupissement profond et des spasmes , sont dans un très-grand danger. Coac. ij. 40. A. 537 et prœdict. j.xiv. 1. A. 479.

9. Un sommeil apoplectique, et des réfroi-dissemens de tout le corps, annonnent la mort. Coac. ij. 41. A. 53 y.

Présages d'autres maladies. 10. Les urines qui se suppriment par l’effet d’une rigueur, indiquent un mauvais état et des convulsions , sur -tout si le malade étoit auparavant dans un assoupissement profond. En pareil cas ne doit-on pas s’attendre à des abcès aux oreilles? Coac.j. 34. a. 624 et prœdict. j. xxij. 6; 7. a. 485.

1 1. Ceux dont la maladie éprouve des variations fréquentes et qui ont l’esprit égaré , s’ils tombent dans un profond assoupissement, on doit prédire qu’ils vomiront des matières noires. Coac. j. 148. A. 529.

12. Dans les maux de tête avec anxiété, si la surdité et l’assoupissement arrivent , il s’élève des parotides. Coac. ij. i5. a. 535 et prœdict. j, xccij. 1 4. A . 4^6.

13. Dans les cas de coma avec anxiété, douleur des hypocondres , des crachats petits et iréquens, il s’élève des tumeurs aux oreilles. L’affection soporeuse n annonce-t-elle pas des convulsions? Coac. ij. 46, 47* 537 .

s8 Asthme.

14. Ceux qui sont affectés d’assoupissement avec agitation continuelle du corps , douleur aux hypocondres, et des petits vomissemens , auront bientôt des tumeurs aux oreilles. Coac. ij. 43. A. 55y et prœdict. j. xxiij. 10 .A- 4^6,

15. Les suspensions fréquentes de la voix avec quelque assoupissement , annoncent la phthisie. Coac. ij. 188. A. 545.

Voy. Convulsion , n.° 9. Engourdissement, ji.° 10. Déjections, n.° 33.

ASTHME. ( Anhelatio , Asthma. )

Diagnostic. Causes. 1. L’automne favorise la production de cette maladie. Aph. iij. xxij. 1. t5. a. 80.

2. Les enfans et les hommes faits sont sujets à l’asthme; ( Aph . iij. 26, 3o. A. Si.) Mais cette maladie est plus grave chez les vieillards, id. 3i. a. 82.

3. L’hydropisie sèche ( tympanite ) du poumon produit une si grande difficulté de respirer (orthopnée, ) que les malades sont obligés de dresser le cou. Coac. iij. 235. a. 564-

4. Les ulcères rongeans du fond de la gorge (aphtes) gênent considérablement la respiration. De dentit. iij. 17. a. 592.

Pronostic. Bon signe. 5. Une hémorragie considérable fait cesser la difficulté de respirer, (causée par une douleur inflammatoire). Coac. hj. 8. a. 55o.

Signes mortels. 6. L’aliénation d’esprit, avec difficulté de respirer et des sueurs, est mor-

Avortement. 29

telle. Mais elle l’est encore avec cette même difficulté et le hoquet. Coac.j. i3o, i/^i.a. 528.

7. Les phthisiques qui respirent difficilement, après avoir éprouvé de la sécheresse dans la poitrine, et qui expectorent beaucoup de matières crues, sont en danger de mort. Coac. iij. 268. a. 556.

Voy. Fièvre, n.° 69. Toux, n.° 10.

Y oyez Respiration.

ATRABILE. (Bilis atra , melancolia.) Voyez Bile.

ATROPHIE. (Atrophia.)

Voyez Exténuation, Phthisie.

AUTOMNE. ( Autumnus. )

Voyez Saison.

AVEUGLEMENT. ( Cœcitas .)

Voyez Cécité.

AVORTEMENT. ( Abortus. )

Diagnostic. Causes. 1. Lorsque l’hiver est doux , accompagné de vents du midi et de pluie; que le printemps qui succède est froid et sec , par le souffle des vents du nord , les femmes grosses qui doivent accoucher au printemps , avortent: ou elles font, à terme, des enfans foibles et malsains qui périssent bientôt , ou qui vivent maigres , foibles et languissans. De cer. aq. et loc * xxvj. 4 > 5* a. 343 et aph. iij. la. a. 78.

Avortement.

2. Une femme grosse s’expose ci l’avortement, si, contre son habitude, elle lait usage intérieurement de substances âcres et amères. Deworb. mul. xLij. a. B. 444.

3. La saignée peut produire l’avortement , sur-tout si la grossesse est avancée. Aph. v. 3i. A. 93.

4. Une diarrhée considérable expose une fomme grosse à l’avortement. Aph. e. 34- m. g3.

5. Les femmes de médiocre corpulence-, qui avortent à deux ou trois mois de grossesse, sans cause manifeste, ont les orifices des veines utérines remplies de mucosités; elles ne peuvent supporter l’embryon qui se détache par son propre poids. Aph. v. 45. a. 94.

6. Le ténesme qui a lieu pendant la grossesse, occasionne l’avortement. Aph. vij. 27. A. 104.

Voy. Exténuation, n.° 2. Maigreur, n.° 2.

Signes précurseurs. 7. Chez une femme qui porte deux enfans, si une de ses mamelles s’affaise subitement , elle avortera d’un des jumeaux; d’un garçon si c’est la droite, d’une fille si c’est la gauche. Aph. v. 38. a. 94. (1).

8. Les mamelles maigrissent à une femme menacée d’avortement; mais si elles reprennent de l’embonpoint, la femme y sentira de la douleur, ou dans les hanches, ou aux yeux,

(1) Cette sentence paroîtra superstitieuse, et tenir à d’anciens préjugés; mais ellè est confirmée par l'autorité de Galien qui assure que cet accident 11’est pas rare.

Avortement. 3i

ou aux genoux , et alors elle n’avortera pas. Aph. v. 53. a. g5.

g. La respiration gémissante et entrecoupée, avec amaigrissement, qui survient saus cause évidente , annonce l’avortement. Coac. iij . 408. a. 575 et 446. a. 5 77.

Voy. Mamelles , n.° 4»

Pronostic. Mauvais signes. 1 o. Les femmes qui, après l’avortement, rendent promptement des matières blanches par l’utérus, sont prises d’nn tremblement fâcheux , s’il est survenu de la rigueur , et un métastase à la cuisse. Coac. iij. 44g. a. 577.

Voy. Lochies, n.° 1.

Signes mortels. 1 1 . Les douleurs qui passent des iles sur les intestins grêles, dans les maladies qui se prolongent à la suite d’une fausse couche et de lochies insuffisantes, sont funestes. Coac. iij. 402. a. 674.

5a Bâillement. Bain.

BAILLEMENT. ( Hiatus , Oscilalio. )

Diagnostic, i. Le bâillement précède ordinairement les fièvres; car une grande quantité d’air rassemblé , cherchant à s’échapper tout à la fois par le haut, excite l’écartement des mâchoires pour se procurer une issue plus facile. Ainsi qu’on apperçoit une vapeur considérable soulever avec force le couvercle d’une marmite qui contient de l’eau en ébullition, de même l’air échauffé et gêné dans l’intérieur du corps , est obligé de s’échapper par la bouché. De fiat. xij. i ad a. 406.

Thérapeutique. 2. Une longue inspiration fait cesser les bâillemens continuels. Epid. ij. iij. 69. a. 700.

3. Le vin bu avec égale quantité d’eau , fait cesser les bâillemens , l’anxiété et l’horripilation. Aph. vij. 56. a. 107.

BAIN, (j Balneum.')

Bons effets. Le bain guérit la douleur des yeux. Aph. vj. 5i. a. ioo et vij. 46 A. 106. (Je pense que c’est le bain chaud de tout le corps )

2. Le bain que l’on prend dans l’eau bonne à boire, humecte et raffraîchit; celui que l’on prend dans l’eau salée, échauffe et dessèche. De diætd. ij.xxxv. 2,4. a. 23 i.

&AiN> SS

S, Le bain cîlaud pris à jeun , maigrit et refroidit; pris après le repas, il échauffe et humecte. De diæld. ij. xxxv* 6, 7 , 10. a* a5i.

4. Le bain froid fait le contraire; pris à jeun; il excite delà chaleur; pris après le repas, l'humidité intérieure est absorbée par les alimens , le corps est resserré et desséché. De diœtâ . ij* xxxv. 12 ad i5. a. à5i et 232.

5. Les bains chauds , en général , conviennent mieux dans les péripneumonies que dans les fièvres ardentes. Ils appaisent les douleurs de côté , de poitrine et du dos ; ils facilitent la respiration, la coction et lévacuation des crachats; ils dissipent les lassitudes; ils adoucissent la peau et lubré fient les articulations ; ils provoqent les urines, enlèvent les pesanteurs de tête et favorisent l'écoulement des mucosités nasales. De victu acut . xxxij. 7 ad ijL b. 2 96.

Mauvais effets. 6. L'es bains chauds ne conviennent pas à ceux qui sont trop relâchés , ni à ceux qui sont constipés depuis quelque temps. Ils ne conviennent pas non plus à ceux qui sont affaiblis; ni à ceux qui ont des nau« sées , par défaut d’appétit * ou qui vomissent } ni à ceux qui ont des rapports bilieux; ni k ceux qui ont des hémorragies nasales , à moins qu elles ne soient peu considérables. De victu acut. xxxij. 17 ad 22. fi. 296.

BEAUCOUP. (Muiiitm.) Voyez Excès.

j 54 Bégaiement.

BÉGAIEMENT. ( Balbuties ).

1. Les bègues sont sujets principalement à la diarrhée chronique. Aph. <7. 32. a. ioo.

2. Celui qui grassaye en parlant, recouvrera l’usage libre de la parole , s’il lui survient des varices à 1 un ou à 1 autre des testicules. Epid. ij . v. 4- a. 706.

3. Les bègues, ceux qui grassayent, sont naturellement bons. Epid.ij. v. 5. a. 706.

4. Ceux-là, ainsi que ceux qui parlent vite, «ont très-disposés aux maladies atrabilaires. Epid. ij. v. 6. a. 706 , et ij. vj. 5. a. 708.

5. Celui qui a la tête petite ne deviendra ni bègue ni chauve , s’il n’a pas les yeux de couleur bleue verdâtre. Epid. ij. vj. 7. a. 708.

BILE. ( Bilis .)

Diagnostic. Cause. 1. La bile domine principalement en été et en automne. De nat. hum. xiv. 2. 5. a 271’.

Bile noire. 2. L’atrabile est, en automne, plus- abondante et plus forte. De nat. hum. sojv. 14. a. 271.

3. Si les matières fécales contiennent uné grande quantité de bile noire , la maladie est grave ; elle est au contraire légère , s’il y en a peu. De judic. viij. 12. a. 443, et aph. vij. 68. a. 108.

4. L’atrabile est la plus épaisse de toutes les humeurs du corps, et la plus difficile à être évacuée. De nat. hum. xxviij . 8 , 9, a 280.

BiLËi §§

Pronostic. Signes mortels . 5. Les Vomissemens et les déjections de bile noire, qui ont lieu au commencement des maladies, sont funestes. Aph. iv. 22. a. 84, et coac.j. ioo* a. 627*

6. Quiconque est considérablement exténue par suite de maladie aiguë ou chronique, ou par suite de blessure , ou par toute autre cause , s’il rend de la bile noire par le haut , ou par le bas, ou toute autre matière semblable à dm sang noir, meurt le lendemain. Aph. jy» 23. a. 84.

7. Les évacuations fréquentes d’atrabile sont mortelles dans la dysenterie. Aph . iV. 24. a. 84*

8. Un individu déjà malade, pour quelque cause que ce soit , s’il reçoit une blessure et qu’il vomisse de la bile, meurt bientôt. De loc . in hom. oclîv. 5. a. 38g.

V oy. Paralysie , n.° i .

Tkèràpeütique. g. Purgez fortement par 1e* bas les mélancoliques. Conduisez-vous par les mêmes principes dans les cas où l’humeur affecte une direction contraire* Aph . M g. a. 83*

Voyez Mélanco'lie.

BLESSURE ( Plaga * vulnus. ) Voy. Plaie.

boisson, (potîo, po tus.)

1. Lesalimens liquides restaurent mieux que ceux qui sont solides. Aph. ij. il a. 73.

2. Une nourriture liquide ou solide s peu sa* lubre , mais qui plaît , est moins nuisible qu’une

56 Bouche.

plus salubre qui ne plaît pas; il faut préférer

la première. Aph. ij. 38. a. 75.

3. Le frisson rigoureux , avec délire, est de mauvais augure, lorsqu’il est cause parmi excès de boisson (fermentée.) Aph. vij. 7. a. io3.

BOSSE. ( Gihhus , gihba.') Bossu ( Gibher .)

Voyez Gibbosité.

BOUCHE. ( Os .)

Diagnostic. Cause. 1 . Les ulcérations de la bouche régnent principalement en été. Aph. iij. 21,. a. 80.

Voy. Aphtes, Gencives, n.° 1.

Pronostic. Mauvais signes. Voy. Fjluxion, n.° 7.

Signes mortels. 2. Lorsque, dans les maladies aiguës le pharynx et les parties voisines sont sans tumeur , mais douloureuses , quoique en apparence dans l’état naturel, si le malade, ouvrant ia bouche, ne laisse rien appercevoir, et ne peut plus la refermer facilement, c’est un présage de délire. Si la frénésie se joint à cet; état , le cas est mortel. Coac. ij. 217 et seq.

Thérapeutique. 6. La purée de lentilles est un aliment salutaire dans les cas d’ulcères de la bouche. Epid. vij. xxvj. 20-, a. 852.

4* L amertume de la bouche, accompagnée d’autres signes , indique la nécessité de faire vomir. Aph. iv. 17, a. 83.

Voyez Gorge, Palais, Ecume,

Bubon.

BUBON. ( Bubo .)

Pronostic. Mauvais signes. Les fièvres qui accompagnent les bubons , sont de mauvais augure, si elles durent plus de vingt -quatre heures. Aph. iv. 55. a. 87.

Voy. Aine, n.° 2.

CACHÉXIE. ( Cache xia ).

Diagnostic. Cause. Les vieillards sont disposés à la cachexie. Aph. iij. 3i a. 82.

Voyez Couleur.

CALCUL. ( Calculus. )

1. Les tremblemens qui surviennent dans la fièvre des vieillards , annoncent quelquefois qu’ils rendront des calculs avec les urines. Coac. v. 72. a. 583.

Voy. Ischurie, n.° 4*

Calcul de la vessie.

Diagnostic. 2. Ceux dont les urines présentent un sédiment sablonneux , ont la vessie calculeuse (1). Aph. iv. 79. a. 89.

3. Les sujets âgés de quarante-deux à soixante-trois ans , ne sont pas sujets à la pierre de la vessie , à moins que la maladie ne soit déjà formée avant cet âge. Coac. iij. 398. a. 574.

( 1 ) CeTa est-il toujours vrai l

38 Calcul. Cancer.

4. Ceux qui ont dans la vessie une pierre qui, par sa position , ne bouche pas le canal urinaire, rendent promptement les urines. Coac. iij. 3io. a. 568.

5. Les malades souffrent en urinant ; l’urine sort goutte à goutte, comme dans la stranguriej elle est mélangée de sang , quelquefois sablonneuse, d’autrefois 011 y distingue des petits graviers. De morhis, iv. xxix. 2 , et seq. b. i 55.

6. La suppression des urines avec douleurs violentes, dénote le calcul de la Vessie. De aër. aq. et loc. xxiij. 4. a. 34 i.

7. Les enfans calculeux se frottent et se tiraillent les génitoires. De aër, aq. et loc, xxiij. 5. a 54i.

8. Les calculeux rendent de l’urine trèsclaire , comme de l’eau. De aër. aq. et loc. xxiij. 8. a. 34x.

Voy. Strangurie, n,° 3,

CANCER (Cancer.)

Diagnostic, i. Si par suite de douleurs du ventre ou d’une toux violente, il se forme un cancer, la bouche devient amère, Epîd. ij. vj.

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