‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 92 sur 98 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

A V Académie des Sciences , Belles- Lettres et Arts de Besançon , sur le Dictionnaire de Médecine dogmatique de M. Marchant.

Le«î Commissaires de la Société de médecine de Paris , chargés d examiner l'ouvrage de M. Marchant , ont remarqué que notre conjrére est le premier qui ait conçu l’idée de publier dans notre langue un lexique des seules maximes d’ Hippocrate , et lui donnent de justes éloges d’avoir cherché par ce moyen a Jamiliariser les jeunes praticiens avec les préceptes du père de la Médecine.

Les illustres doyens des facultés de Montpellier et de Strasbourg , ont écrit à t auteur , depuis la publication de son livre , pour le féliciter du service qu’il avoit rendu u la science ; et nous ne pouvons mieux vous faire connoitre l'importance qu'ils attachent au travail de M. Marchant , qu'en rapportant leurs expressions : » Vous avez exécuté » » lui écrit M. Broussonnèt , une idée heu- » reuse et dont personne plus que moi ne

t> sentait la nécessité . Les articles

» que vous avez traités sont mieux exposés » dans votre livre que dans le promptuarium » de Duplessis , et vous avez surpassé le » spéculum de Zwirger.

» La forme , dit à notre confrère , le res - » pectable doyen de Strasbourg ( M. Cois ) ,

>> la forme que vous avez donnée à votre » ouvrage ne peut que jaire ressortir d'une » manière avantageuse , les préceptes d’une » éternelle vérité, qui se trouvent disséminés » dans les œuvres d'HiPFOCRATE . ... Et » vous venez de rendre un service essentiel » aux Médecins et surtout aux étudions en P Médecine. »

Cependant , au milieu de cet accord si pare et si flatteur des hommes le plus en état de prononcer sur le travail de notre confrère , un critique a cherché , non a déprécier son ouvrage , mais à lui en ôter presque tout le mérite. Le critique convient <jue la plupart des articles du dictionnaire dogmatique sont mieux co ordonnés que ceux du spéculum de Zwinger j et par une com tradiction manifeste il affirme que ce dic-> tionnaire n est que la traduction du spéculum.

M. Marchant n’a point dissimulé que cet ouvrage lui avait servi de modèle pour la division de ses articles ; mais il a fait lui même le choioc des maximes qui les conu posent et il les a traduites non de Zwinger mais d’après le texte même d Hippocrate. Plusieurs membres de celte académie , à qui il a communiqué son travail , avant de le livrer à V impression , V attesteraient si ï examen des deux ouvrages ne suffisait pour convaincre tout lecteur attentif , que l’un ne peut pas être la traduction de l’autre ,

Après avoir justifié M, , Marchant du re-proche injuste qui lui était, fait * U ne reste

a vos Commissaires qu’à vous faire connoitre leur opinion particulière sur son travaillée Dictionnaire dogmatique n’est point un ouvrage susceptible d'analyse. Les principales maximes d’ Hippocrate y sont rangées sous le nom spécifique auquel elles se rapportent , et dans l’ordre alphabétique , le plus commode de tous pour en faciliter la recherche aux praticiens. Les articles importuns sont divisés en trois sections : Diagnostic , Pronostic , et Thérapeutique ; et chaque section est elle-même subdivisée quand il doit en résulter plus d'ordre et plus de clarté. Parmi les articles en très-grand nombre qui nous paraissent mériter sur-tout l'attention des hommes de l’art , on se bornera h citer les suivons.

Abcès et parotides , âge , crise et jours critiques, crachat , déjection , eau , fièvre ?

HÉMORRAGIE , HYDROPlSlE , HYPOCONDRE , IANGUE , MALADIE , MEDECIN et MÉDECINE , NOURRITURE et RÉGIME , PÉRIPNEUMONIE , PLEURESIE et PHTHISIE , PURGATION , SAISON y SUEUR , URINE , VOMISSEMENT et YEUX.

U ouvrage de M. Marchant est le recueil le plus complet et le plus méthodique des maximes d’ Hippocrate , qui existe dans aucune langue y il sera d’un grand secours aux médecins qui n’ont pas la facilité ou le loisir de consulter les œuvres de cet homme immortel j et il doit devenir le manuel de tous les jeunes gens qui sentent le besoin d'une instruction solide.

Ce travail de M. Marchant prouve autant de sagacité que de patience et de zèle pour les progrès de l'art qu'il cultive ; et vos Commissaires ont l'honneur de vous proposer de donner à M . Marchant un témoignage de votre satisfaction en lui faisant écrire par votre secrétaire perpétuel , pour le remercier du don qu'il vous a fait de son ouvrage.

A Besançon le i5 décembre 1816.

Thomassin. Vert el . Ch. wbiss.

Pour copie conforme :

Le Secrétaire perpétuel , Grappin.

ADDITIONS etCORREGTIONS

Faîtes au Dictionnaire de Médecine dogmatique , depuis V impression de cet ouvrage.

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