A.GO
cuter sa fonction; tel est le cas de certaines phthisies, de quelques maladies du cœur, etc. Hors ces cas, la mort sera toujours précédée d'un certain temps d'agonie. Il me parait évident que le cerveau est le siège ou la cause de l'agonie, qu'il soit affecté primitivement ou secondairement. Dans le cas où il sera primitivement affecté, il sera facile de se rendre compte de l'abolition de l'intelligence, et par suite du désordre général des autres fonctions, désordre occasioné par le défaut d'innervation, cause première de l'action des organes. Dans le cas où il ne serait que secondairement affecté, c'est-à-dire, où une maladie de quelque autre viscère amènerait la mort, on peut encore se rendre un compte satisfaisant de ce qui se passe alors. La maladie peut encore agir d'une manière plus ou moins directe sur l'encépbale. Si par sa nature elle transmet vers cet organe quelques principes délétères, la cessation de l'innervation se concevra facilement. Je ne citerai pas pour exemple les maladies sans siège reconnu , ce qui pourrait paraître une hypothèse, quoiqu'il soit vraisemblable que tel soit leur mode d'action ; mais je citerai les cas d'empoisonnement par les narcotiques, les stupéfians, dont on ne pourra révoquer en doute la manière d'agir : l'agonie se concevra alors parfaitement. Les divers cas d'aspbyxie seront tout aussi faciles à saisir; l'individu asphyxié par un gaz délétère reçoit dans le cerveau, par voie de la respiration et de la circulation, l'influence pernicieuse de ce gaz; celui qui le sera par privation d'air ne recevra dans le cerveau qu'un sang privé de qualités vivifiantes incapables de stimuler cet organe convenablement, lequel tombera dès lors dans le collapsus , et ne réagira plus sur les autres parties; de là l'agonie, la mort. Il en sera de même de toute maladie qui empêchera la respiration : une péripneumonie, une pleurésie, etc. etc. En procédant ainsi des cas simples et évidens aux cas plus difficiles, il me semble que la question s'éclaircit singulièrement. Il en sera à peu près de même des différens organes digestifs ; l'alimentation est la source principale de la réparation, celle-ci n'ayant plus lieu, un sang pauvre ne peut plus porter vers le cerveau des matériaux réparateurs; celui-ci languit, l'agonie et la mort s'ensuivent, et d'autant plus facilement que la douleur aura déjà affaiblit l'organe principal de la vie, le cerveau. Les maladies des membres occasioneront ces phénomènes îivec beaucoup plus de lenteur; mais il sera nécessaire qu'elles soient considérables; la circulation me parait dans