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mens qu'on imprimait au corps, dans quelque vue hygiénique ou thérapeutique. Il n'entre pas dans notre plan de parler ici de l'agitation morale qui résulte des diverses passions ; il en sera parlé ailleurs. (eostan.)

AGLLTLTION, s. f., mot hybride composé de a. privatif, et de glutire, avaler. Impossibilité d'avaler. ( Voyez déglutition et dysphagie. )

AGNEAU, s. m. , agnus. On donne ce nom aux jeunes moutons , dont la chair est usitée comme aliment, et dont le sang a été recommandé autrefois comme médicament dans certaines maladies. [V oyez aliment et sang.) (hipp. cloquet.)

AGNUS-CASTUS ou gattilier, s. m., dérivé de deux mots, l'un grec , ecyvoç, l'autre latin , castus , qui tous deux ont la même signification : c'est un arbrisseau de douze à quinze pieds de haut, dont les feuilles sont digitées, les fleurs d'un bleu violet, formant de longs épis verticillés à l'extrémité des rameaux. Linné lui a donné le nom de vitex agnus castus. Il appartient à la famille naturelle des verbénacées, Juss. ; à la dicrynamie angiospermie, Lin. Il croît sur le bord des ruisseaux dans les contrées méridionales de l'Europe.

L 'agnus- castus ou gattilier était, chez les Grecs, l'emblème de la chasteté. Pline nous dit que les prêtresses de Cérès en jonchaient leurs temples dans les jours de cérémonie. Au rapport de Dioscoride , les Athéniens , aux fêtes de Cérès , avaient coutume de coucher sur des coussins remplis de jeunes branches de cet arbrisseau, afin de se mortifier et de chasser les idées impures.

Dans des temps plus modernes , on a prêté aux fruits de cet arbrisseau une propriété antiaphrodisiaque, qu'ils sont cependant loin de posséder. En effet, leur odeur est forte et aromatique, leur saveur chaude et un peu acre, ayant quelque analogie avec celle du camphre ; caractères qui indiquent dans cette substance une vertu stimulante bien manifeste. On en préparait autrefois un sirop dont on faisait un usage fréquent dans les couvens, afin d'émousser l'aiguillon des désirs de la chair ; intention que celte préparation était loin de remplir. L'agnus-castus est aujourd'hui inusité. (a. richard. )

AGONIE, s. f. , ùyûv, certamen , dernière lutte de la vie contre la mort. On, entend on général par agonie cet espace de temps plus ou moins long, précurseur de la mort, où l'individu perd

A GO /,37 l'usage des sens et de l'intelligence, où le râle se manifeste, ainsi que l'altération profonde des traits de la face; dans lequel une sueur froide, générale, un pouls intermittent et misérable, enfin un désordre profond de toutes les fonctions annoncent une destruction prochaine. Cependant tous ces phénomènes peuvent exister, et l'agonisant revenir à la vie. Il est aussi des cas où l'individu meurt sans les avoir éprouvés. On dit alors qu'il est mort en pleine connaissance, sans agonie. Comment s'opère le passage de la vie à la mort ? Celte question intéressante est restée jusqu'ici sans solution; et l'on ne peut disconvenir qu'il ne soit dans beaucoup de cas très-difficile d'y répondre.

Les fonctions ne sont pas toutes d'une égale importance; il en est qui peuvent se suspendre pendant un certain temps sans que pour cela l'individu cesse d'exister; il en est d'autres dont la suspension complète, instantanée, entraîne nécessairement la mort : telle est la circulation; la rupture complète du cœur et des gros vaisseaux est sur-le-champ mortelle. Après la circulation, la ces-^ sation de la respiration est le plus promptement suivie de la mort : enfin, l'innervation abolie entraîne aussi nécessairement la cessation de la vie. Ces trois fonctions ont l'une sur l'autre une telle influence, que l'une d'elles ne saurait être interrompue sans occasioner le trépas. Il n'en est pas de même des autres qui ne sont que secondaires, c'est-à-dire cpu n'existent que pour celles-ci ou par elles; telles que la digestion, l'absorption, l'exhalation, les sécrétions, les excrétions, etc.; leur suspension n'entraîne pas nécessairement la mort; ce n'est que lorsque cette suspension a duré pendant quelque temps, qu'elle influe sur l'une des trois fonctions principales dont nous avons parlé, ou sur toutes les trois, que la mort survient. Cela posé , il sera facile de se rendre compte de l'agonie dans la plupart des circonstances. Sa nonexistence n'étonnera pas lorsque l'un des organes qui président à l'une des trois fonctions principales sera tout à coup et entièrement mis hors d'état d'exercer cette fonction; ainsi la rupture du cœur, la solution de continuité de la moelle épinière (car les épanchemens les plus considérables dans la substance cérébrale ne tuent pas sur-le-champ , ce qui dépend sans doute de ce qu'il reste toujours une partie du cerveau qui agit), donneront lieu à unemort instantanée. L'agonie pourra aussi ne pas exister dans les cas où la maladie aura marché avec tant de lenteur, que l'organe sera, arrivé d'une manière insensible au point de ne pouvoir plus exé-

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