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AID

lequel il y a diminution du sommeil, ou même pendant lequel on ne peut dormir. Sauvage considère l'agrypnie comme une maladie, et en distingue onze espèces; mais ce n'est qu'un symptôme. Quant aux signes à en tirer, voyez insomnie.

(landré beauvais.)

AIDE , s. m. , adjutor, minister. On nomme ainsi la personne chargée de seconder le chirurgien dans ses opérations.

Il n'est guère d'opérations pour lesquelles on n'ait pas besoin d'un ou plusieurs aides. Tantôt c'est pour empêcher le malade de se livrer à des mouvemens qui compromettraient la sûreté de l'opération, pour fixer ou tenir à découvert la partie sur laquelle on opère; tantôt c'est pour présenter au clùrurgien les instrumens dont il a successivement besoin; ou bien il s'agit d'exécuter certaines actions secondaires sans lesquelles la manœuvre principale ne pourrait avoir lieu. D'après cela, on conçoit que les aides doivent être doués de diverses qualités, suivant la nature de l'opération pour laquelle on les emploie, et suivant les fonctions qu'on leur confie. La force seule suffit lorsqu'il s'agit de contenir le malade, de faire la contre-extension pendant la réduction d'une fracture ou d'une luxation. Il faut de l'adresse pour fixer certaines parties mobiles et délicates, telles que le globe de l'œil et la paupière dans l'opération de la cataracte, pour appliquer des ligatures sur des artères divisées pendant que l'opérateur les tient saisies avec des pinces. La force et l'adresse, et mieux encore la connaissance de la théorie de l'opération , sont nécessaires aux aides chargés de faire l'extension pendant la réduction d'une fracture, et surtout d'une luxation. Les mêmes qualités sont indispensables pour exercer la compression sur une artère, à l'aide d'une simple pelote. Enfin on ne confie le soin de présenter les instrumens qu'à celui qui est pourvu d'une attention et d'une intelligence assez grande pour satisfaire promptement aux demandes de l'opérateur, ou même pour les prévenir. Il est d'autres qualités que les aides doivent posséder presque au même degré que le chirurgien : la fermeté, qui ne s'émeut ni de la vue du sang ni des cris de la douleur; la réserve et la prudence , qui font s'abstenir de paroles ou de gestes capables d'instruire le malade de l'embarras ou du danger que peut occasioner une circonstance imprévue.

Tels sont les principes qui doivent diriger le chirurgien dans lo choix de ses aides. Il serait avantageux en général qu'ils fussent

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toujours instruits et même capables de faire l'opération , puisque souvent la promptitude et la sûreté de celle-ci dépendent de la manière dont on est secondé. M.iis, dans beaucoup de circonstances , l'opérateur n'a à sa disposition que des personnes étrangères à l'art , heureux si au sang-froid et à la fermeté elles joignent assez d'adresse et d'intelligence pour saisir les instructions par lesquelles il cherche à suppléer à leur défaut de connaissances !

C'est toujours avant l'instant même de l'opération , avant' d'approcher du malade , que les aides doivent être instruits de leurs fonctions respectives, soit qu'on ait à pratiquer une opération réglée , soit qu'il s'agisse d'une de ces opérations insolites dont le plan d'exécution ne peut être tracé à l'avance.

Quant au nombre d'aides dont l'opérateur doit être entouré, à la situation que chacun d'eux doit avoir, on ne peut rien dire ici qui convienne à tous les cas . Ces conditions varient suivant chaque opération. En général, on ne doit admettre que le nombre d'aides absolument indispensable; par-là, on évite défaire naître ou d'augmenter la terreur du malade. Cette précaution devient surtout essentielle, lorsqu'il s'agit chez les femmes de certaines opérations susceptibles d'alarmer leur pudeur.

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