‹ Dictionnaire de médecine [electronic resource]Chapitre 53 sur 56 · G ALI · texte numérisé non relu

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habituel et exclusif de certaines substances. Pour apprécier la première, il suffit d'examiner quels sont les ckangemens qui surviennent dans chaque fonction au moment de la digestion ou dans les momens qui la suivent; c'est dans les modifications plus profondes de la constitution que l'on doit chercher les effets de la seconde. Pour apprécier ces divers phénomènes avec sévérité, il faudrait que quelque expérimentateur courageux et patient voulût se soumettre pendant long-temps à l'usage exclusif de quelque matière alimentaire; mais qui oserait s'imposer de semblables privations , après la mort déplorable qui est devenue la malheureuse récompense des essais généreux faits en ce genre par des médecins anglais? L'exemple du docteur Stark mériterait cependant d'être suivi, en y mettant toutefois la réserve qu'exige la conservation de l'individu. Ce serait seulement par ce moyen qu'on pourrait arriver à des données positives; et sous ce rapport , il reste autant à faire pour la bromatologie que pour la matière médicale. Quelle que soit en effet la simplicité du régime que l'on suit dans l'état ordinaire de la vie, une foule de substances viennent détruire les effets que l'une d'elles pourrait produire : c'est ainsi que dans les mets les plus simples, le sel, le poivre, le vinaigre ou l'huile, le pain même et le vin qu'on y mêle, en modifient l'action à un tel point, que l'on sait à peine à quoi s'en tenir sur l'effet de cette substance , et que cet effet est bien différent et quelquefois opposé, selon la quantité d'assaisonnement dont elle est accompagnée : cet effet est loin d'être le même aussi, selon la disposition actuelle de l'individu, selon l'état de son système digestif, selon son idiosyncrasie. Je connais un architecte distingué qui mange , sans répugnance et sans accidens, des œufs lorsqu'ils sont médiocrement cuits, mais qui au bout de quelques heures tombe en défaillance lorsque les œufs sont durs. Cette expérience a été souvent répétée par lui, et toujours les mêmes accidens se sont manifestés. Pour poser des règles générales en ce genre, il faut donc absolument faire abstraction de toutes ces influences ; il faut supposer que les assaisonnemens étant toujours les mêmes, pour la qualité et pour la quantité, leur action devenue habituelle doit être comptée pour rien, et, quant aux âges et aux constitutions, les supposer aussi dans un état moyen. Alors nous pourrons reconnaître plusieurs modes d'alimentation.

Il est des alimens qui nourrissent peu, qui donnent peu de

ALI 557 matières excrémentitelles , et qui produisent un sentiment de fraîcheur. Il en est qui nourrissent peu, mais ne produisent pas ce sentiment de fraîcheur; ils rendent les selles liquides, abondantes, et semblent en général diminuer la tonicité des tissus, relâcher nos parties. Il en est encore qui nourrissent peu et déterminent un sentiment de force dans l'individu, produisent beaucoup de chaleur animale,, et resserrent les intestins. Quelques-uns nourrissent beaucoup, et produisent une alimentation relâchante. Une alimentation moyenne peut aussi être le résultat de l'usage de quelques alimens; d'autres nourrissent beaucoup, déterminent un sentiment général de force, d'énergie physique et morale , une chaleur vive ; ils sont toniques ou excitans. Enfin quelques alimens jouissent de diverses propriétés spéciales. Autant qu'il est permis d'établir des règles générales, nous pensons qu'on peut apporter à ces divisions les divers effets des alimens sur l'économie animale.

i° De l'alimentation rafraîchissante. — Cette espèce d'alimentation est produite par la classe des alimens dans lesquels domine un principe acidide. Ce sont en général des végétaux, et surtout des fruits. Lorsqu'on prend une quantité modérée de fruits acidulés, ils sont en général digérés avec promptitude, et favorisent même la digestion des autres alimens ; ils excitent l'appétit; mais pris en trop grande abondance, ils peuvent occasioner des accidens. Leur effet est alors de provoquer des selles copieuses, et de déterminer la production d'une grande quantité de mucus intestinal: est-ce en excitant une irritation? Ces alimens ralentissent les mouvemens du cœur, des artères et des vaisseaux capillaires, diminuent la chaleur animale, produisent un sentiment de calme et de fraîcheur. On conçoit bien que la respiration ne peut rester étrangère à cette influence : aussi s'exécute-t-elle avec plus de lenteur, et l'acte chimique qui s'opère pendant cette fonction perd-il son activité : on a expérimenté qu'il y avait alors une moindre quantité d'oxygène d'absorbée. L'absorption intestinale et interstitielle est augmentée par l'usage des alimens acides, On a cru observer que les acides diminuaient promptement l'embonpoint. Les urines et les sueurs, selon les circonstances, se trouvent singulièrement favorisées par l'humidité abondante qui pénètre ordinairement les fruits acides , plutôt que par une qualité diurétique ou diaphorélique. Ces alimens contenant peu de matériaux réparateurs rendent la sanguification languissante et

la nutrition peu active. Ils diminuent l'énergie intellectuelle et la vivacité des passions. Ils sont peu propres a donner aux muscles une grande contractilité ; les personnes qui s'en nourrissent sont faibles, et se fatiguent promptement.

Leur usage, long -temps continué, finirait sans doute par donner à la constitution une physionomie particulière; mais personne , que je sache, ne s'est imposé la dure loi de ne se nourrir que de fruits acidulés. Si la nécessité y contraignait dans quelques circonstances , on conçoit que l'organisme pourrait en recevoir une impression fâcheuse ; l'émaciation , un affaiblissement général, en seraient infailliblement le résultat; la consomption et la mort de l'individu ne tarderaient pas à survenir. Mais cette espèce d'alimentation doit produire les effets les plus précieux dans quelques cas de maladie ; et l'on comprend que celles qui réclament le traitement antiphlogistique pourront en recevoir une salutaire influence. La' pléthore doit erre mise au premier rang , ainsi que toutes les maladies auxquelles elle prédispose. Les irritations de toute espèce, mais en particulier celles du lube intestinal, seront avantageusement modifiées par l'usage des fruits acidulés , qu'on pourra conseiller avec le même succès dans les hémorrhagies. Il est inutile de prévenir que ces substances seraient nuisibles dans l'accroissement et l'état des maladies, moment où la diète la plus sévère doit être observée ; mais elles deviendront d'une application fort utile lorsque la maladie durera depuis un certain temps , et tendra vers son déclin. Certaines affections chroniques, accompagnées de fièvres hectiques, ont été , au rapport d'Hoffmann , heureusement dissipées par l'emploi de ces fruits, qui seront aussi très-avantageux chez les personnes mélancoliques et douées d'une vive irritabilité, comme le démontrent les observations de Van-Swietèn. Personne n'ignore combien cette alimeniation est encore propre à dissiper certaines espèces de scorbut. Mais il faut se garder de conclure que les substances acidulés soient propices dans tous les cas. Dans les affections qui sont caractérisées par l'inertie de tous les systèmes organiques, telles que les scrofules et autres maladies chroniques, il faudra éviter avec soin cette espèce d'alimentation. Elle pourra nuire également aux personnes d'uno constitution lymphatiqne et molle.

a0 Alimentation relâchante et peu réparatrice. — Les substancequi produisent cette espèce d'alimentation sont, en premier hoc .

ALI 559 celles dan ; lesquelles le principe mucilagineux prédomine; en second lieu, les huiles, le beurre , les corps gras en général, et le lait. Quelques-unes de ces substances sont plus nourrissantes les unes que les autres; et, dans les corps de la nature, elles se trouvent dans des proportions diverses, et combinées avec d'autres matières qui font singulièrement varier leur effet. Cela posé, voici les modifications que l'usage de ces substances imprime à nos fonctions et à notre constitution. La digestion de ces substances est en général assez difficile ; leur conversion en chyle ne s'opère qu'après un travail assez long; leur contact immédiat avec la surface gastro-intestinale produit un relâchement marqué dans son tissu , ce qui diminue l'énergie des forces digestives : aussi ces alimens sont loin d'être complètement assimilés, la plus grande partie sort par les selles, qu'ils augmentent d'une manière remarquable. Elles agissent à la manière des médicamens laxatifs. Leur usage débilite l'appareil circulatoire. Les contractions du cœur sont faibles et languissantes, et le système capillaire se ressent de cette atonie. Ces substances produisent peu de chaleur animale. Dans la respiration on peut observer les mêmes changemens caractérisés par le peu d'activité des divers phénomènes de cette fonction, tant dans les organes inspirateurs que dans l'acte chimique produit par Je contact de l'air atmosphérique. Cette alimentation produit en général l'embonpoint des individus qui y sont soumis, en diminuant l'action des absorbans ; le corps prend, selon Hippocrate, une constitution humide. Les sécrétions et les exhalations sont manifestement frappées de débilité. D'après les expériences de Sanctorius , il est hors de doute que pendant ce régime la somme des excrétions ne soit considérablement diminué. Bien qu'il se développe une grande quantité de graisse par ce genre d'alimentation, il est au moins douteux que la nutrition soit très-active. La sensibilité générale est diminuée, les impressions extérieures sont moins vives. Ce régime réprime les passions, rend le caractère doux, mais l'intelligence perd de son activité ; les individus qui vivent sous son empire ne sont guère susceptibles des inspirations du génie. Ils sont généralement lourds et paresseux, mous et sans vigueur; quelle énergie peut développer une pareille alimentation? Quelle vivacité dans les mouvemens voulez-vous attendre de substances qui affaiblissent et relâchent les fibres en contact desquelles elles se trouvent? Leur usage habituel déterminera une sorte d'engorgement , d'empâté-

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ment général des viscères, une bouffissure universelle, un sang peu riche, uné inertie invincible. La constitution qu'on nomme lymphatique en sera le résultat, ainsi que les maladies auxquelles elle prédispose : les scrofules, les écoulemens muqueux chroniques, les engorgemens des glandes , les hydropisies , etc. ; enfin un caractère d'atonie, de chronicité, difficile à méconnaître. L'alimentation dont nous parlons sera éminemment utile dans les maladies où l'on remarque une surabondance de sang, une surexcitation générale, une sécheresse prononcée dans les tissus. Ces maladies sont les mêmes que nous avons signalées dans le paragraphe précédent. On préférera ces alimens aux acides, lorsqu'on voudra procurer une nourriture un peu plus abondante.

3° Il est encore une alimentation qui détermine des effets analogues, et que pour cette raison nous plaçons ici; c'est celle que produisent les substances gélatineuses. Elles opèrent dans l'économie une alimentation relâchante, mais nourrissent bien plus que celles dont nous venons de parler : c'est pourquoi il est nécessaire d'arrêter un instant notre attention sur elles. Ces matières étant tirées du règne animal, et se trouvant abondamment dans les chairs des jeunes animaux, tels que le veau, l'agneau, le poulet, etc., fournissent un ample produit de matériaux alibiles ; elles sont d'une digestion plus facile que les précédentes, rendent le sang plus riche, sans accélérer la circulation, réparent promptement nos pertes, et conviennent généralement beaucoup dans les convalescences des maladies aiguës. On les proscrira sévèrement dans les maladies où les précédentes sont nuisibles.

4° Alimentation tonique et médiocrement réparatrice. — Nous avons déjà vu que les substances végétales contenaient sous un même volume moins de parties nutritives que les substances animales; c'est donc parmi elles que nous trouverons les principes qui produisent le genre d'alimentation dont nous parlons ici. En effet, le principe amer jouit à un très-haut degré de> cette qualité tonique ; le corps sucré lorsqu'il est pur et dégagé de mucilage, le principe acre des crucifères, et celui que développe la fermentation dans le Sauerkraut , ou choucroute , produisent les mêmes résultats , inlroduils dans l'estomac: les alimens dont nous traitons déterminent sur la surface gastro-intestinale un serrement tonique qui lui donne plus d'énergie et favorise son action. La chylification s'opère avec facilité; les selles sont plus compactes et moins abondantes ; les organes de la circulation acquièrent

ALI 56i plus de vigueur, les battemens du cœur et des artères s'exécutent avec plus de force ; mais cet état n'est pas aussi constant que lorsqu'il est la suite de l'usage d'alimens plus nourrissans. Ces substances développent cependant une certaine quantité de chaleur animale, surtout en les comparant à celles dont nous venons de traiter. La respiration n'est pas sensiblement influencée par elles ; l'absorption devient plus active, l'accumulation de la graisse dans le réseau capillaire est plus difficile , les tissus deviennent plus denses et plus fermes, l'usage de ces substances active la nutrition, la rend plus facile dans la plupart des circonstances , bien que l'embonpoint diminue réellement. La sensibilité générale perd de son activité , mais l'intelligence acquiert de la force; et, si les passions sont moins vives, ne deviendraient-elles pas alors plus constantes ? Mais, si ce n'est là qu'une conjecture, pourra- t-on révoquer en doute l'énergie nouvelle qui se manifeste dans les mouvemens , et pourra-t-on nier que sous l'influence d'un pareil régime la contractiilité musculaire n'augmente d'une manière sensible?

L'action tonique et quelquefois excitante des alimens dont nous parlons, en prédisposant aux maladies inflammatoires, doit faire entrevoir de quel degré d'utilité ils doivent être chez les personnes dont les chairs sont molles , la peau blême , la forme musculaire peu développée, qui sont affectées d'engorgemens glanduleux, de scrofules, d'écoulemens chroniques , enfin de toutes les maladies dont le caractère principal est la lenteur et l'inertie.

5° Alimentation moyenne , c'est-à-dire, plus ou moins rcj>aratrice, mais aussi peu tonique que peu délayante. — Il est quelques principes qui me paraissent doués de cette propriété ; la fécule si libéralement répandue dans la nature, l'albumine (lorsqu'elle est peu concrète) , sont dans ce cas. Elles sont éminemment nutritives , d'une digestion plus ou moins facile, réparent l'individu, développent peu de chaleur animale, soutiennent les forces sans les augmenter sensiblement, et n'impriment en général aux organes et à nos fonctions que des changemens peu appréciables; il est peu de cas où elles ne conviennent et ne semblent prédisposer à aucune affection, à moins qu'on n'en prît excessivement et d'une manière exclusive. Remarquons ici que cette alimentation parait être celle que s'est proposée la nature , en mêlant , dans les substances alimentaires qu'elle nous offre , les principes qui jouissent des propriétés les plus disparates : le priiii. 36

eipe acidulé se trouve ici mêlé au principe mu queux et au principe sucré; là c'est le mucilage et le principe amer ou acre; dans les animaux c'est l'osmazôme et la gélatine, etc. etc. Ces principes qui se corrigent ainsi mutuellement ne semblent-ils pas nous indiquer quelle conduite nous devons tenir nous-mêmes pour obtenir une alimentation moyenne? Cette combinaison ne nous engagct-clle pas à mêler ensemble le régime végétal et le régime animal, celui qui nourrit peu avec celui qui nourrit beaucoup, le délayant avec le tonique et l'excitant, et à laisser seulement prédominer l'un ou l'autre selon la nécessité des circonstances, et les dispositions individuelles? {V oyez oiète et régime.)

6° Alimentation très-réparatrice et tonique. • — C'est surtout dans le régime animal que nous rencontrerons cette espèce d'alimentation. Mais c'est principalement dans les viandes de bœuf, de mouton, de pigeon, de perdrix, de faisan, de caille, de canard, d'oie, de lièvre, de chevreuil, etc. etc., qu'on rencontre les principes propres à produire ce genre d'alimentation. C'est à l'osmazôme, matière éminemment nutritive, qui se rencontre dans la plupart de ces animaux lorsqu'ils sont adultes, que nous paraissent dus les effets dont nous allons parler. Ces alimens en présence avec la membrane de l'estomac semblent lui imprimer un surcroît d'activité ; la digestion en est facile , et d'un petit volume de substance alimentaire , les vaisseaux chylifères retirent une très-grande proportion de matériaux réparateurs; il se forme peu de résidu excrémentitiel. Le sang est plus riche , plus compacte : son cours est accéléré ; l'impulsion du cœur et des artères est plus forte et plus vive. Sous l'influence de ce régime, il se développe une grande quantité de chaleur. Il y a dans un temps donné plus d'absorption d'oxygène, que durant la diète végétale ; la respiration s'exécute plus librement ; l'absorption acquiert une grande régularité; les organes augmentent de volume; mais c'est alors un véritable embonpoint. La nutrition est réellement plus active; ce n'est plus un boursouflement trompeur. Les sécrétions et les exhalations redoublent d'énergie; la perspiration cutanée devient plus abondante; et les appareils glanduleux remplissent leurs fonctions avec la plus grande facilité. L'homme qui se nourrit ainsi est très-apte aux sacrifices qu'exigent les plaisirs de l'amour, auxquels il est alors fréquemment sollicité. Il est susceptible des passions les plus vives; l'ambition, l'audace, la colère, le courage, prennent plus d'empire; il devient

ALI 5G3 capable des plus grandes actions vertueuses ou criminelles. Les organes de la locomotion acquièrent une vigueur remarquable, et l'agilité et la force deviennent son apanage. La constitution sanguine et même pléthorique doit être favorisée et même produite par ce régime alimentaire; et, s'il est le plus généreux, il traîne aussi à sa suite un grand nombre d'inconvéniens. Les phlegmasjes , les hém orrliagies , et toutes les maladies aiguës avec excès de ton, résulteront de l'usage habituel de ces substances; elles seront d'autant plus violentes que l'individu sera plus jeune, plus fort et plus nourri de ces alimens. On conçoit sans peine combien ils conviendi'ont aux scrofuleux, aux tempéramens lymphatiques , aux personnes faibles, soumises à un mauvais régime habituel, affectées d'engorgemens chroniques, d'écoulemens muqueux, d'hydropisie , etc.

7° Nous avons admis une septième espèce d'alimentation , celle qui semble porter son action plus particulièrement sur un système d'organes. Personne n'ignore en effet que certains alimens n'agissent plus particulièrement sur quelque appareil; c'est ainsi qu'on a attribué aux poissons des vertus aphrodisiaques. On a cru remarquer que les peuples icthyophages étaient essentiellement procréateurs. Les artichauts ont, je pense, usurpé la même réputalion. Il n'est pas d'aliment en particulier qui n'ait été doté par le vulgaire de quelques propriétés. Le médecin doit faire justice de ces préjugés, et ne doit admettre dans ce genre que ce qui est confirmé par des observations irrécusables.

Nous avons cru devoir réduire à ces divisions les divers modes d'alimentation. Mais, nous le répétons, il est bien rare qu'on soit placé de manière à les éprouver sans mélange. Les alimens que nous prenons jouissent de plusieurs propriétés fort différentes, et ces alimens étant ordinairement très-multipliés, leurs, effets se neutralisent réciproquement. Les considérations précédentes nous semblent seulement fort propres à faciliter l'étude des alimens et de leurs effets; il sera facile au lecteur de combiner par la pensée ces divers modes d'alimentation, lorsqu'il voudra se rendre un compte fidèle de l'action de quelque aliment qui en formerait en lui plusieurs principes divers. [Voyez digestion , absorption, sanguification , assimilation, nutrition.) (rostaïï.)

FIN nu PRKM1KR VOLUME.

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