SECTION I
Corps inorganisés.
SECTI(3N II.
Corps organisés
crasse du cuir chevelu des nouveau-nés ; matières inorganiques, à la surface de S pediculi.
' pulices.
la peau, - dessous la peau.
1 filaire.
! œstre.
Je DIVISION. Maladie produisant une hypertrophie des diverses couches
DE la peau.
iléphantiasis des Arabes.
Ile DIVISION. — Maladies PARTICULIERES A CERTAINS PATS OU A CERTAINES
Époques.
.4crodynie (épidémie de Paris 1828-1829 ) [exanthèmes, squames. ) Bouton d'Alep ( — ? j Oarate ( taches.)
Diphihérite cutanée [pseudo-membrane. ) Eipnyctide ? [pustules?) Falcadine [pustules?)
Feu sacré (plusieurs maladies décrites sous ce nom.) Gale des Illinois [pustules ? vésicules ?) Labri-sulcium d'Irlande ( — ?J Lèpre des Hébreux ( — ? )
Mal des Ardens ( inflammation gangréneuse ?)
Mal de chicot ( — ? )
Maladie de Mélida ( squames. )
Mal mort ( — ?)
Mal de la rosa [exanthèmes , squames), n'est probablement qu'une variété de pellagre.
Maladie de Fiume ou scherlievio [pustules ?)
Morula ( tubercule . )
Nôme de Suède [gangi*ène ?)
Pellagre? ( exanthèmes ^ squames.)
Piata ( décoloration de la peau ? )
Pian [tubercules. )
Plique (affection des poils et des ongles. ) Radesyge [multiforme ? ) Spedalsked [squames , tubercules. ) Sihbens à^Ecosse [pustules , tubercules.) Tara de Sibérie [tubercule? ).
Waren de Westphalie ( — ? )
DIViSION. — Maladies des animaux susceptibles d'être transmises
A l'H( MME.
charbon [inflammation gangreneuse. )
Cow-pox [pustules.) Il Eaux aux jambes [pustules. ) l Gale du chien. 1
' — du cheval. l ( 'vésicules ou pustules. )
— du dromadaire , etc. J Morve ( glanders. Angl. )
Les médecins grecs ont indiqué avec plus ou moins d'exactitude les principaux caractères l'un grand nombre de maladies de la ^eaa [érjthème , érjsipèle , acné , sycosis , lichen, ■nesmos [prurigo), lèpre, psoriasis , pityriasis , etc.) , et on conserve encore aujourd'hui lans la nomenclature la plupart des noms qu'ils leur ont imposés. Voyez Foes : OEconomia ff'Ppocratis , in- M., Genevœ ; 1668.
Celse [de Medicinâ libri octo) a reproduit avec beaucoup de soin les observalions des mé- 'ecins grecs, et a nettement indiqué les caractères du lichen circonscrit sous le nom de papule, DiCT. DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES.
et les principaux symptômes du cancer de la peau : plusieurs dénominations lui ont élé empruntées par Willan [impétigo , porrigo).
Pline [Nntur.historiœ., lib. XXXVII , Venise, 1569, in-ful., lib. XXVI, cap. 5, n" 4), parle du zoster et d'une espèce de mentagre qui était contagieuse.
Indépendamment des caractères généraux assignes avec assez d'exactitude à quelques maladies , telles que Vérysipèle , l'herpès, etc. , Galien rapporte ((uelques observations particulières [ voyez le Novus index in omnia quœ œstant Galeni opéra , in-fol., Basilcœ, 1562.
Arélée a laissé une belle description de l'éléphanliasis [De signis et causis diuturn. murbolum, lib. 11, cap. 13). Aélius a donné plus de détails thérapeutiques et laissé de bons prcceples sur la diète lactée , sur l'emploi des bains , de l'eau froide en lotion dans les fièvres , et a décrit avec un soin particulier quelques maladies de la peau observées chez les eiifans. ( iElii. Amidani, De cognoscendis et curandis morbis Sermones : de balneis , de fehribus , etc.) Scribonius Largus a indiqué nettement le zona ( De compositione medic, cap. 99, cap. 100).
Les médecins arabes (Aviccnne : libri quinque cnnones mcdicinie. — Rhazès : de peslilen- /(■(? cum Serapio). ( Averrhoës /iifr rfe Medicinâ, in-fol. 1514), ont les premiers décrit la rougeole, la variole , et l'éléphantiasis des Arabes.
Gilbert a décrit avec soin la lèpre du moyen âge(£««;ea anglicatia seu compendium tolius medicinâ:. Lyon , in-4 , 1510.)
Guy de Chauliac indique nettement la pustule maligne et la contagion de la gale. ( Chirurg. tractatus, in-fol. Venise, 1470.)
Manardi ( Médicinales episiolie , etc., Ferrare , in-4., 1521 ) cl Fracasior [Srphilldis sive morbi gallici libri très. Vérone, in-4 , 1530), ont décrit les syphilides.
Feruel indique la forme pustuleuse de la couperose et quelques formes de syphilides [IJniversa Medicinâ in-fol., Coloniae Allobrogum , 1679, p. 442.)
Gui Guido décrit la varicelle vésiculeuse [Ars univsr. medicinœ, t. II, cap. VI, de Variolis et morbillis , p. 96.)
P. Foreest a joint à l'étude des faits antérieurement recueillis plusieurs observalions tirées de sa pratique ( O^'ierPfl/ionHm e< cwraf. medic, elc. , in-folio. Francfort, 1660: de e.vterioribus vitiis capitis , de maculis faciei , de pruritu ani.
Paré a distingué l'éléphantiasis vrais de l'éléphanliasis simulé ( OEui'res complètes. Paris, in-fol., 1561.)
Schenck a rassemblé un grand nombi'e d'observations sur les maladies des poils , sur les cornes congénitales et accidentelles , sur les maladies du cuir chevelu, la mentagre, le lichen , elc. [ Obseri>ationes med. rariores , in-folio. Lugduni, 1644), Mercuriali ( rfe morbis cutaneis , in-4. Londres , 1629), divise les maladies spéciales de la peau en deux sections, suivant qu'elles sont particulières à la léte ou qu'elles peuvent se développer sur toutes les parties des légumeos. Ces dernières sont partagées en plusieurs ordres, suivant qu'elles altèrent: 1° la couleur de la peau [leucè , alphos), ou qu'elles rendent la surface de cette membrane rude ou inégale [impétigo seu lichen, pruritus , scabies seu psora et lepra) auxquelles il ajoute, sans les décrire, diverses tumeurs. Sous le nom de tinea , il rapporte les principaux caractères de la teigne faveuse.
L. Uafenrefier ( Koa)'-Sbyjto-> cttcXci^i/ipo^j) in quo cutis eique adliœrentium partium affectus omnes traduntur , etc. Tubingfe, in-l2, 1630) a trailé des maladies cutanées dans des chapitres séparés sans qu'aucune règle ait présidé à leur distribution. Il décrit très-bien plusieurs formes de la syphilide , surtout la syphilide exanthémateuse [eoage et jaune), les syphilides pustuleuse et tuberculeuse , les croules et ulcérations qui leur succèdent. Il donne, avec soin , les caractères du tubercule et de l'ulcère cancéreux.
Turner [A treatise of diseuses incident to the shin, in-S". London, 1736) a donné les caractères principaux de diverses espèces d'Iierpès (H. phlycténoide , circiné , H. H. zoster) et a bien distingué l'anthrax du véritable charbon; il dislingue aussi l'éléphantiasis des Grecs de l'éléphanliasis des Arabes , elc-
Turner avait fait deux séries des maladies de la peau suivant qu'elles affectaient spécialement ou uniquement certaines régions du corps ou qu'elles pouvaient se montrer sur toute la suiface des légumens. Cette division topique a été employée comme sous-division par Lorry [Tractatus de morbis cutaneis , in-4<'. Parisiis , 1777 ), qui a adopté comme fondamentale une distinction tirée de la nature de maladies cutanées qu'il divise en éruptions déterminées .i la peau par des maladies internes et en celles qui sont produites par un travail tout-à-fait local dans celte membrane. Son Iraité est surtout remarquable par les vues générales et la manière large dont il a envisagé l'étude des maladies de la peau; sous ce rapport Lorry est évidemment supérieur à la plupart des auteurs qui l'ont suivi.
A la même époque, Plenck essayait de classer les maladies de la peau ï la manière des nosologistes . ( Doctrina de morbis cutaneis quâ ht morbi in classes , gênera , et species rediguntur. Vienne 1776 , in-8°). Il en forma quatorze classes ; \° maculœ , 2° pustula; ; 3° vésicules ; 4° bullœ ; 5° papulœ; 6° crustœ ; 7° squamœ; 8° callositates /S" excrescentiœ ; 10" ulcéra ; 11° vulnera ; 12" insecta cutanea ; 13" morbi unguium ; Ik" morbi capillorum. Celle classification n'était pas exemple de graves inipei fections : car la description des croûtes, des ulcères, etc., ne peut être détachée de celle des altérations qui les produisent. Plenck classe les croûtes qui succèdent aux pustules varioliques dans une classe (cro/î^ej ), et les pustules dans une autre [pustules) ; l'éléphanliasis est classé dans les papules , tandis que les gerçures qui surviennent dans son cours, se trouvent dans les ulcères. Toutefois l'idée mère de cette classification, fondée sur les caractères extérieurs des maladies cutanées, était bonne; Willaii [Kohetl) [Description and treatment of cutaneous diseases , \a-i° , 'Londoa 1778-1814), l'a prise pour base de sa classification. Mais ce qui dislingue suitout les belles recherches de ■Willan , c'est l'esprit scientifique qui les a dirigées; c'est la grande exactitude de ses descriptions ; c'est le soin particulier qu'il a apporté dans le choix et l'usage des expressions techniques ; c'est enfin le goilt et le jugement le plus solide dans l'inlerprélation des travaux des anciens. La classification et les travaux de Willan ont été reproduits par Bateman ( J pratical synopsis of cutaneous diseases , \a-è'>. London); par M. Gomez dans un tableau systématique des maladies de la peau [ensaio desmosographico, o succincta e systematica descripcao das doencas cutaneas , etc., in-4°. Lisboa , 1820 ) , et par M. Szalay ( Diss. medic. sistcns synopsiin morborum cutis , in-12, Vindobona; , 1817). Bateman, en outre , a figuré un grand nombre de maladies de la peau dans un Atlas commencé par ■yS'illan ( Delineations of cutaneous diseases. London, in-4", 1817.)
Jac'kson (J^. U.) dermatopathologia , in-8". Londres , 1791 ), a disserte très-longucmiut sur les causes et la nature des maladies de la peau qu'il n'a envisagées que d'une manière va^ue el générale. [Iles divise en trois groupes , 1" sécrétions dépravées des glandes sébacées; 2" état morbide des bulbes des poils ; 3" conditions morbides des vaisseaux cutanés.
L'ouvrage de V. Chiarugi ( dellè malattie cutanée sordide, in génère ed in specie trallalo teorico-pratico ,1 vol., 2" édition. Florence, 1807 ), quoique postérieur aux travaux de Willan, lenresl beaucoup inférieur.
Wilson (John) Afamiliar treatise on cutaneous diseases , in-8". London , deuxième édit.