‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 276 sur 311 · TEINTURES ALCOOLIQUES · texte numérisé non relu

TEINTURES ALCOOLIQUES

ramide à 3 faces ; il a une saveur forleraent acide , est très-soluble dans l'eau^ décomposable au feu , en dégagean^ une odeur particulière qui le caractérise, avec formation d'un acide nouveau, nommé acide pyrotartiique. Dissous

Ins l'eau , il forme, par une addition ménagée de potasse ou de carbonate de liasse , un précipité acidulé et sablonneux de bi-tarirate. Ce caractère le disigue de l'acide citrique.

îL'acide tartrique cristallisé contient un atonie double d'eau (H^O) , qu'on ne Mit lui enlever qu'en le combinant avec une base. La composition de l'acide dijdre est de C^H^O^, et sa capacité de saturation est égale au cinquième : l'oxigène qu'il renferme; c'est-à-dire que 1 atome d'acide tartrique anhydre , n égale 8307, neutralise une quantité de base contenant 1 atome, ou 100 oxigène. Les tartrates acides contiennent ordinairement le double d'acide rtrique ; aussi les nomme-l-on bi-tarlratcs Ces sels ont aussi une grande tenmce à se combiner entre eux et à former des sels doubles ; tels sont ceux de >tasse et d^antimoine , de potasse et de fer, de potasse et de soude , dont il a é traité aux articles antimoike , fer, potassium.

L'acide tartrique est employé pour faire des limonades artificielles et un sirop li remplace quelquefois celui fait avec l'acide citrique et les citrons. La dose )ur la limonade est de 1 gros d'acide pur cristallisé , 2 onces de sucre, 1 gros alcoolat de citrons , et 2 livres d'eau. Le sirop se prépare avec 5 gros d'acide 2 livres de sirop de sucre : on l'aromatise à volonté avec l'alcoolat ou avec des ■sfes de citrons. L'acide tartrique sert aussi à composer, avec les carbonates câlins, diverses poudres gazifères qui , mises en contact avec l'eau , forment

I liquide effervescent destiné à remplacer extemporanément les eaux ga- 'iises.

L'acide tartrique est souvent accompagné dans le tartre des vins, et dans le c même du raisin , d'un autre acide qui n'en est , à vrai dire , qu'une modifiilion isométrique , et qui n'a été découvert que dans ces dernières années, à hann, dans les Vosges. On l'avait d'abord nommé, à cause de cette circonance.acjV/e thnnnique, ensuite ,«c/</e racéndquc. ; mais M. Berzelius , se fondant ir ce que cet acide, quoique avec des propriétés différentes , offre la même )mposition et la même capacité de saturation que l'acide tartrique , a proposé ; le nommer acùl<r paratai-lrique. Pour l'obtenir, on sature le tartre des vins grès par du carbonate de soude, et on fait cristalliser la li(iueur. Le tartrate ; potasse et de soude cristallise en grande partie, tandis que le paratartrate ;ste en dissolution. On décolore le liquide par le charbon animal, et on le déimpose par l'hydrocblorate de chaux. On traite le précipité calcaire par l'acide dfurique, comme pour avoir l'acide tartrique. La liqueur contient d'ailleurs 1 mélange d'acides tartrique et paratartrique ; mais comme celui-ci est beau- )up moins soluble, il cristallise le premier. Il est sous la forme de prismes ou e rhorabes obliques d'une belle transparence ; il contient deux atomes d'eau de •istaliisation , ou 21 pour 100, dont la moitié peut être dégagée par une cliaur modérée , et le reste lorsqu'on le combine avec une base. Les paratartrates )nt en général très-analogues aux tartrates , quoiqu'ils cristallisent différemlent. Le bi-paratartrate de potasse est encore moins soluble que le bi-lartrate. e paratartrate de potasse et de soude est au contraire plus soluble que le larate double correspondant. Le paratartrate de chaux est si peu soluble , que acide paratartrique précipite le soluté de sulfate de chaux , ce qui l'avait fait rendre d'abord pour de l'acide oxalique. L'acide paratartrique pourrait serir aux mêmes usages que l'acide tartrique; mais il est encore rare et non emloyé. ( Gdibourt. )

TAXIS, royez Hernie.

TEIGNE, s. f. , tinea. Mot par lequel les traducteurs des Arabes, et après ux la plupart des pathologisles , ont désigné les éruptions du cuir chevelu, "ai démontré dans un autre ouvrage, que les teignes n'étaient que des variétés e siège de maladies qui se montrent sur d'autres régions du corps : lo. Teigne favsuse. f^oyez favus.

2". Teigne gbanulée. frayez impétigo du cuir chevelu.

.I». Teigne FURFDRACÉE. Voyez pitïriasis , eczéma, lichen, chroniques du uir chevelu.

4». Teig>e amiantacèe. Voyez pityriasis, psoriasis , du cuir chevelu. 5». Teigne muqueuse. Voyez eczéma , eczéma impétiginedx de la face et du uir chevelu. ^ (P. Rater. )

TEINTURES ALCOOLIQUES on ALCOOLES. Ou nomme ainsi des méîcamens liquides qui résultent de l'action dissolvante de l'alcool sur une ou lusieurs substances ; on les prépare par solution, macération ou digestion , et I Is peuvent contenir un grand nombre de principes différens , suivant la nature les corps employés et la force de l'alcool. Tantôt ils proviennent de la simple lixtion de l'alcool avec un liquide acide ou alcalin , qui s'y unit en toutes iroportions ; d'autres fois , c'est une solution directe de camphre , d'huile volale, ou de résine pure, dans l'alcool ; mais le plus souvent on les prépare en nettant en contact ce liquide avec des racines, des écorces , des feuilles , etc. , [ui lui cèdent d'autant plus des principes précédens qu'elles en contiennent iavantage , et qu'il est plus rectifié; ou qui lui fournissent des matières coloantes, des sels , et jusqu'à des principes gomraeux , lorsqu'il est suliisammerit tendu d'eau.

II résulte de ce qui précède, que le degré de l'alcool destiné à la préparation les teintures , doit varier suivant la nalurc des principes que l'on veut extraire;

ais bien que , à la rigueur, ce degré dût être différent pour chaque substance, m réduit généralement à trois le nombre de ceux à employer, et ce sont les l«, 33= et 36" de l'aréomètre de Cartier, répondant au 55^, 85" et 90=, de alcoomètre centésimal de M. Gay-Lussac.

Lorsqu'un alcoolé est composé de plusieurs substances médicamenteuses, il convient de les mettre successivement en contact avec l'alcool, en commençant parles moins solubles, et en finissant par celles qui le sont le plus; car si on les employait toutes-à-la fois, les plus solubles satureraient d'abord le liquide, et l'empêcheraient d'agir sur les autres. Une autre précaution , non moins utile, consiste à ne mettre d'abord en contact, avec les substances solides, que la moitié ou les deux tiers de l'alcool ; on réserve le reste pour un épuisement plus complet des parties solubles. Lnfin , dans ces derniers temps, MM. Boullay ont proposé de préparer les teintures alcooliques par le procédé de déplacement , qui n'est autre chose que la llxiviation appliquée depuis long-temps à l'épuisement des matériaux salpêtres et à beaucoup d'autres industries ; et il faut dire que , de tous les médicamcns pour lesquels ce procédé a été indiqué , les teintures sont ceux dans la préparation desquels il réussit le mieux. Je renvoie à la Pliarmacopée raisonnée pour les détails opératoires ,qui ne pourraient trouver place ici.

Dans- la dernière édition du Codex de Paris , ou a prescrit de préparer toutes les teintures simples avec quatre parties d'alcool sur une de substance sèche ; mais celte dose de liquide n'est pas suffisante par rapport à celle des racines, des écorces, des feuilles, etc. , qui , lorsqu'elles sont suffisamment divisées, l'absorbent et le retiennent en partie; et, pour les substances balsamiques ou résineuses, qui se dissolvent en entier dans l'alcool, c'est un grand inconvénient pour un grand nombre de cas , par exemple, pour ajouter dans des potions ou dans d'autres mcdicamens aqueux, il'avoir des teintures aussi chargées de principes insolubles. Toutes ces considérations , jointes à ce que les pharmacopées étrangères prescrivent en général des quantités d'alcool plus considérables , nous ont déterminés , M. Henry père et moi , dans notre Pharmacopée raisonnée y à prescrire la dose de huit parties d'alcool pour une de substance simple. Il y a cependant quelques exceptions que l'on trouvera dans le tableau suivant, qui donne en même temps le degré de l'alcool qui convient à chaque teinture.

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