PA-R PRECIPITATION
grammes.
grammes .
M. Gay-Lussac a remarqué que ce résultat était trop f.ùble ; ce qu'il fallait probablement attribuer h ce que la sa:ure du golfe d'Edmbourg est diminuée par les rivières qui s'y jettent.
Eau recueillie au milieu de VOcéan Àt'ant'que nord. {ï)' Mahcet, Ann. chim. p/ij s. , touie 12 , p. 309. )
EAU, 1 kilogramme; SELS DESSÉCHÉS.
gramme.';. grammes.
Chlorure de sodium 26,600 ou Chlorure de sodium .... 26,60
— de magnésium , . . 5,154 — Hydrochlorate de magne's. 9,91
de calcium 1,232 — — de chaux . 1,95
Sulfate de soude 4,660 — Sulfate de soude 4,66
Cette analyse paraît être la plus exacte de toutes celles qui ont été faites jusqu'ici, et 1 on peut remarquer qu'elle se rapproche beaucoup de celle de Bergluann , le sulfate de soude et 1 hydrochlorate de chaux disparaissant par l evaporation, et donnant lieu à du sulfate de chaux et à une augmentation de chlorure de sodium. 11 faut remarquer cependant qu elle ne fait pas mention de l'hydrochlorate d'ammoniaque trouvé par M Marcel lui-même dans l'eau de la mer, non plus que du chlorure de potassium dont Wollaston a démontré la présence, ni des iotiures et brômures alcalins qui doivent également s'y trouver j de sorte qu'une analyse coniplète de l'eau de la mer est encore à faire.
( GuiBOURT. )
Eau demeb. ( Thérapeutiipie.) Appliquée sur la peau saine, elle ne détermine aucune impression sensible; sur la peau dénudée elle suscite une douleur cuisante. Elle agit sur les membranes muqueuses en activant leur exhalation , comme le feraient les solutions des sels qui la Icomposent. Bue à la dose d'un demi-litre ou deux litres, elle occasione une purgation plus ou moins abondante , mais qui ne présente rien de particulier.
L'emploi de l'eau de mer comme médicament est assez ancien, et dès le commencement, on lui a attribué des propriiHés merveilleuses, comme on se plaisait à le faire jadis. Sans doute on peut obtenir de bons efléls de l'eau de mer employée tant à l'intérieur qu'à l'extérieur; sans doute c'est un moyen qui, appliqué par des mains habiles et combiné avec d'autres, peut produire la guérison de diverses maladies, mais pour en obtenir ce résultat, il faut examiner avec soin sa manière d'agir , dt composer en quelque sorte les méilications élémentaires qui se présentent dans telle ou telle manière de l'employer, et les apprécier eu un mot à leur ju-^te valeur. Il ne faut pas surtout s'imaginer que , comme vouilraient le faire croire des écrivains prévenus ou intéressés, l'eau de mer possède des propriétés si bien adaptées à certaines maladies qu elle soit indispensable a leur traitement , et qu'elle ne puisse y être reuiplacée par rien.
L'usage interne de l'eau de mer est assez borné. Aux bains de Dieppe et ailleurs on en fait boire quelipies verres aux malades, chez lesquels elle n'a d'autre ell'et qu'une purgation , proportionnée d'une part à la quantité qu'ils en prennent, cl de l'autre à l'etal du canal iiite-sl iiial. Nous approuvons avec empressement les médecins qui , proûlant d un médicament que la nature leur offre avec profusion , renoncent volontairement au plaisir , si vif pour certains, de formuler une eau purgative. Mais sont-ils bien dignes des mêmes éloges ceux qui ont inventé de faire transporter à Paris de l'eau de mer en bouteilles , comme s'il n'était pas plus sim|)le et moins coûteux de faire préparer une dissolution de sels analogue à cette eau ? Est-ce ignorance ? est-ce charlatanisme ? nous sommes convaincus que ce n'est pas le premier motif.
C'est pi incii)alement en bains que l'eau de mer est recommandée : et c'est avec raison, car peu île moyens thérapeutiques offrent une aussi grande énergie. On peut surtout se figurer quelle influence doit causer sur le pâle habitant des ■villes de 1 intérieur un voyage qui le transporte sur la cote, où il respire un
* Ces résultats ont élé calculés en faisant la [linle anglaise égale à 0. lit. 473, et la pesanleur spécifique de l'eau de nier z= 1,0286. lin parlant de cts données , les quatre pintes d'eau aiial\sie iK .srfii nt 1950 grammes. L'anleur ou le traducteur a oublié ( p. 71 des Annales citées) de knir comple de la pesa leur spécifique de l'eau de mer, pour délerminir la quantité qui en a été ana lysco.
EAUX MINERALES.
air sans cesse balayé par les vents , et chargé de particules salines en si grandçquantité que souvent les lèvres et la peau délicale Ju visage en sont irritées. Ceux qui ont visité les bords de la mer , en bonne santé , se rappellent sans do. lté d'y avoir éprouver un accroissement de force musculaire, d appétit et d'activité digestive. Viennent alors les bains de mer; c'est-'a dire des bains froiils dans une eau chargée de prineipes excitans , accompagnés de l'exercice très-salutaire de la natation , et d'une sorte de douche pioduite par la lame à laquelle on expose les baigneurs et les baigneuses ! Le luxe et l'amour de ce qui est singulier a entoure les bains de mer d'un appareil de fantaisie ; ainsi, un bel établissement, de petites voitures couvertes, ou des tentes , dans lesquelles on se déshabille; des dotnesliquos fiour conduire les baigneurs à la mer; de brillantes réunions, îles bals, un médecin homme d'esprit, etc. Mais tous ces colifichets n en imposent pas à celui qui est accoutumé avoir le fond des choses; et . négligeant cet entourage superflu, un médecin éclairé qui croit les bains de mer utiles à un malade, l'envoie les prendre dans une baie inconnue de la Bretagne ou de la Normandie, où il retrouve la santé plus sûrement peutêtre encore, quoiqu'à meilleur marché. Car , pense-t-on que les dislracliona bruyantes qu'on trouve aux bains de mer soient bien avantageuses aux véritables malades ? Quant aux oisifs qui viennent y promener leur ennui , si le médecin devait s'en occuper, ce serait pour éclairer leur esprit et non pour exploiter leurs erreurs.
Que penser, par exemple, pour pousser jusqu'au bout un examen rigoui'eux du sujet, que |)enser des bains d eau de mer échauff'ée et pris dans une baignoire? Est-ce la ce q le les malades ven dent chercher ? et n'est-ce pas encore une de ces déceptions dont ils sont si souvent victimes volontaires? Si les bains d'eau salée chaude sont utiles , donnez les à Paris , à Montpellier , à Lyon ; si c'est le voyage qui est salutaire, dites-le francheinenl. Un malade qui se plonge dans une baignoire plein d'eau de mer échaiift'ee , ne prend pas nu baitt de mer.
Ce qui constitue le bain de raer, c'est de se plonger dans la mer elle-même , d'être roulé par les flots, couvert par la lame; et tous ces avantages, on les trouve aussi bien lorsqu'on est conduit-par un pauvre pêcheur, qui peut vous secourir au besoin , que lorsqu'on monte dans la petite voiture musquée des bains du Havre ou de Dieppe. Mais on n'aurait là ni le nouveau, ni le merveilleux, et c'est là ce que le public malade recherche, comme le public en santé; en efTtt, telle femme qui reçoit la lame à Dieppe , ne voudrait pas se plonger quatre ou cinq lois de suite par dessus la tête dans la Seine, on même dans un grand bassin d'eau salée.
Quoi qu'il en soit de ces idées , dont la propagation nous païaît nécessaire, et qui fructifieront avec le terajjs , les bains de mer peuvent être utilement appliqués au traitement de diverses malailies, dans lesquelles les médicatious excitantes et toniques sont avantageuses. Mais il est extrêmement diilicjle de préciser d'une manière positive les cas où leur usage est s.dutaire ; et c'est au médecin qu'il appartient de saisir les indications. On ne saurait donc les recommander d'une manière absolue , comme le font les auteurs , contre les scropLules, le scorbut , les maladies nerveuses; car tel scrophuleux , à raison de sou tempérament ou de la période de la maladie a laquelle il sera parvenu, peut , non seulement n'éprouver aucun soulageaient des bains de mir , mais encore en recevoir un véritable dommage; et les mêmes réflexions peuvent s'appliquer aux autres maladies contre lesquelles ce moyen a été conseillé d'une manière Tague et indéterminée. On ne doit pas perdre de vue que dans les maladies nerveuses par exemple , outre 1 impression tonique du bain froid , le voyage, la distraction , le changement d'air et de régime peuvent puissamment concourir à la guérison ; et, qu'ainsi , il faudra envoyer aux bains de mer les malades qui habitent les pays de montagnes, et prescrire aux liabitans des côtes les eaux minérales qui se trouvent dans 1 intéiieur des terres. Ce sont des remèdes qu'il faut aller chercher soi-même , et surtout qu'il faut aller chercher au loin.
Nous ne parlerons plus des bains de mer usités autrefois contre la rage ; on a depuis long temps renoncé à cet infidèle moyen ; et les bains de surprise même (on appelait ainsi une immersion inattendue) n'étaient pas plus sulutaires que les autres. Nous ne dirons rien non plus de leur emploi dans le traitement de la gale et des phleguiasies chroniques de la peau , dans lesquelles on conçoit facilement en elfet qu'ils peuvent être salutaires sans avoir besoin de recourir à aucune propriété spécifique.
L administration des bains de mer ne diffère point de celle des bains de rivière, au moins pour ce qui est réellement utile. Si nous devions en user pour notre propre compte , nous ne trouverions pas moyen d'inventer des procédés particuliers. Se jeter dans l'eau, nager pendant un temps proportionné au bien-être ou à la fatigue qu'on éprouve, s essuyer avec du linge sec, tout cela mérite à peine d'être écrit (vojez Bains i-hoids J. Toutle monde sait également qu'il peut y avoir de l'inconvénient à se baigner à l'eau froide tiop peu de temps après avoir mangé. Aux bains de mer on ne procède pas d'une manière aus>i simple. Le malade, revêtu d'un costume en flanelle, monte dans une petite voiture fermée qui le conduit sur la grève où il se baigne ; les gens attachés à l'établissement le présentent à la lame qui le couvre, et le garantissent des accidens qu'il pourrait craindre s'il ne savait pas nager; aussi , n'est-ce guère que les femmes, les enfans el les hommes ne sachant pas nager qui se soumettent a ce genre d'administration. Les bons nageurs vont se baigner comme ils l'entendent, et ne s'en trouvent pas moins bien. ( Andral et F. Ratier. )
MoNT-DORE, village situé au pied delà montagne de l'Angle, à huit lieues de Clermont, dans le département du Puy-de-Dôme. Ses eaux thermales étaient connues des Romains , qui les avaient recueillies dans un vaste et somptueux édifice dont il ne restait depuis long-temps que des ruines éparscs. Depuis quel-
«Il tt iii
ij HT
•j lie
\ lu
-i tlu
i lit
EAUX MINERALES.
EAUX MINERALES.
ucs années, le gouvernement y a fait construire un nouvel établissement Je ains destine à ilevenir un des plus beaux delà France.
Les sources d'eau minérale sourdent , à différentes hauteurs, du bas de la lontagne. On désigne les principales sous les noms de J'ontaiiie de Saiiile-Mar- ■iterile, bain de César, Grand- Bdiii et J'onLrùne de La MadeLaine; nous ne parjrons que de la seconde, c|ui a été e.\ainiuce par M. Bertluer.
La source du bain de César marque 45° au thermomètre centigrade. Elle est Impide ; mais elle lorme dans le bassin même qui la reçoit un dépôt visqueux, Lmposé de peroxide de fer , d eau , de silice gélatineuse et de carbonate de h.iux. Lean se fait jour à travers les Qssures d'un porphyre volcanique , et écoule avec un bouillonnement continuel et considérable d'acide carbonique, ont une portion, qui y reste dissoute, lui communique une saveur acidulé. Voïcï d'ailleurs quels sont les principes fixes qu'elle contient ; les quantités ont évaluées pour un litre.
SELS