‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource]Chapitre 196 sur 234 · A&HYDRES · texte numérisé non relu

A&HYDRES

SELS CRISTALLISÉS

Bi-caibonate de soude.

Chlorure de sodium. . .

Salfale de soude. . . .

Carbonate de chau,\. . .

de magnésie.

Silice

Oxide de fer

grammes.

0,6:i30 0,3804 0,Oii55 0. 1 (iOO 0,0600 0.21U0 0,0 lUO

grammes.

0,6'.)30 0,3vS0l 0,1489 0,1600 0.0600 0,2100 0,0100

Kéri.s , bourg situé sur les boids du Cher, département de l'Allier, à une ieue de Monilnçon. On y trouve quatre sources d'eaux salines, d'une tempcature de 58" à 6)° centigrades. On en a publié plusieurs analyses peu exactes; l^ais M. Vauquelin ayant examiné le résidu des eaux qui avaient été évaporées tur les lieux, il ne reste plus, pour connaître la composition précise de celles- 3, que de savoir combien un litre d'eaux de Néris donnent de résidu par leur iraporation à siccitc.

Analj se du sel des eaux de Néris.

Carbonate de soude 36,641

Sulfate de soude • 31,298

Chlorure de sodium. . .

Carbonate de chaux. . .

Silice

Matière organique azotée.

Te rte

Passï , bourg situé sur la rive droite de la Seine, à l'ouest et à la porte de Paris. Ses eaux ferrugineuses froides sont connues depuis grand noaibre d'anlées, et sont fournies par cinq sources, dont trois, situées à mi-côte, sontdéâgnées sous le nomd'eaua: nouvelles, et deux placées au-dessous de la chaussée, orient celui à'eaux anciennes. Ces eaux ont été l'objet des recherches d'un Jrand nombre de chimistes , et leur importance , en raison de leur proximité de Paris, nous engage à donner un extrait de la belle analyse faite en 1803 par MM. Deyeux et Barruel.

C'est au milieu d'un vaste jardin que se trouvent les nouvelles eaux minécales de Passy. Les trois sources qui les fournissent sourdent à vingt pieds de profondeur, à partir du sol, dans un souterrain construit exprès. Celle u" 1, située à l'entrée du caveau, au bas de l'escalier, fournit trente six à quarante pintes d'eau dans l'espace d'une heure; celle n" 2, placée un peu plus avant, (coule goutte à goutte, et est aboudonnée aujourd'hui; celle n" 3, située au ifond du caveau , fournit quarante-cinq pintes dans une heure, est la plus ferrugineuse, et est celle qui a été soumise à l'analyse.

Cette eau jouit d'une transparence parfaite, d une faible teinte verdâire, et jd'une saveur ferrugineuse acide. Elle rougit le tournesol , et les réactil"s y in- {diquent de fortes proportions de sulfates de fer et de chaux.

Deux livres d'eau, soumises à la distillation, ont dégagé une quantité d'acide carbonique représenté par 4 grains de carbonate de chaux, et ont déjposé 4 grains d'un précipité ocracé que les auteurs ont pensé être do. carboinate de fer.

L'eau concentrée acquiert une saveur plus attramentaire et plus acide, jCt lorsqu'on l'évaporé à siccité , elle exhale une odeur tres-sensible d'acide lydrochlorique.

Le résidu, traité par lalcohol à 40, lui cède des indices d'acide sulfurique et des chlorures de sodium et de fer, sans aucun indice de chaux.

La portion du résidu insoluble dans l alcohol, a été traitée par l'eau, qui en a dissout des sulfates de soude et de magnésie ; la portion insoluble dans les deux menstrues était un mélange de sulfate de chaux et de soas-sulfate de trijtoxide de ter.

Pour déterminer la quantité totale de fer, les auteurs ont acidifié dix livres de nouvelle eau par un peu d'acide nitrique , afin de retenir la magnésie en dis- [iSolution, et ont versé dans la liqueur un excès tl'ammoniaque qui a formé un iprécipité d'alumine et d oxide de fer, pesant 50 grains. Ce mélange, redissous 'dans l'acide hytlrochlorique , et précipité de nouveau par la potasse mise en excès, a laisse 29 grains (ïoxcidc de J'ar très-pur ; la liqueur surnageante a été

ei

précipitée par le muriate d'ammoniaque, et a fourni ainsi de )^ alumine ^wi't, qui , redissoute dans l'acide sulfurique , et mêlée à 6 grains de sulfate de potasse obtenu de la même eau , dans une expérience subséquente , a donné 37 grains d'alun bien cristallisé.

L'eau, acidifiée par l'acide nitrique et précipitée par l'ammoniaque, a ét« évaporée à siccité, et le résidu lavé à l'eau distillée. Il est resté 216 grains de sulfate de chaux.

L'eau de lavage a été mêlée avec de l'eau de chaux , jusqu'à ce qu'il ne s'y formât plus de précipité de magnésie. Ce précipité, combiné de nouveau à l'acide sulfurique , a procuré 1 13 grains de sulfate de magnésie cristallisé.

La liqueur d'où la magnésie avait été précipitée par la chaux, a été débarrassée de cette dernière par l oxalate d'ammoniaque , puis évaporée , et le résidu calciné. Ce résidu , dissous dans l'eau et mis à cristalliser , a produit deux sels différens, dont 33 grains de chlorure de sodium et 6 grains de sulfate de potasse.

Les eaux de Passy sont tellement ferrugineuses que depuis longues années les propriétaires ont imaginé d en diminuer la force eu les laissant exposées à l'air pendant plusieurs mois, dans des jarres de terre. L'eau, décantée de dessus le précipité qui se forme par la suro.xidatioii du fer , porte le nom d'eau éjjurée. Cette eau a été analysée comparativement à l'eau non épurée. Voici les produits des deux analyses.

Page 1