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moins étendue que dans rérysipèie , qui occupe , au eu. ■ ouire bien face quelquefois surmontée de bulles ou de vésicules et toujours accoi^.j de la tuméfaction du tissu cellulaire sous-cutané { voy. Érïthème ). De nom-' breux caractères séparent l'érysipèle des maladies bulleuses et en particuHer du pempliigus. Enfin , il est impossible de confondre cet exanthème avec le phlegmon , le furoncle et l'anthrax , dont on devra consulter comparativement la description.
§ V. L'érysipèle simple est une maladie peu sérieuse, surtout si la peau n'est enflammée que dans une étendue peu considérable. Lorsque l'inflammation des ti'gumens s'est développée sous l'influence de causes qui ont agi primitivement sur le système nerveux ou les organes digestifs , ou lorsque ( c'est le cas le plus ordinaire ) la cause est restée indéieiininée , le pronostic est moins favorable. Les érysipèles phlegmoneux et profonds des membres sont une maladie grave; les érysipèles de la face, du cuir chevelu , des parois de l'abdomen, des bourses, exigent aussi une surveillance active; les érysipèles diffus et erratiques , développés dans le cours des maladies chroniques fébriles , sont du plus mauvais augure; les érysipèles phlegmoueux compliqués de phlébites sont très-graves.
D'un aulre coté , on a vu la péripneuuiouie , quelquefois le rhumatisme ou la goutte, être heureusement remplacés par un érysipèle survenu peu de temps après leur invasion. Mais c'est surtout dans les inflammations chroniques de la peau, que le développement de l'érysipèle a été quelquefois salutaire.
La disparition subite et spontanée de l'érysipèle est toujours un accident du plus fâcheux caractère. Elle est souvent déterminée par le développement accidentel, ou par les progrès d'une autre inflammation plus étendue et plus intense.
§ 'VI. Lorsqu'une cause évidente a produit , chez un individu sain, un léger érysipèle. le repos, la situation horizonlale du membre , si la maladie s'est développée aux membres inférieurs, des lotions avec l'eau Iraiche ou les décoctions de racine d'althéa , de feuilles de mauve ou de sureau, ou de légères onctions avec l'axonge et quelques boissons délayantes, telles que l'eau acidulée avec le sirop de vinaigre, la limonade citrique , le petit-lait suflisent ordinairement pour obtenir une guérison rapide. Si l'inflammation est plus intense et plus étendue , et si à l'affection locale se joignent une clialeur ardente et unigfcerselle , la sécheresse de la bouche et delà langue , la fréquence , la dureté et élévation du pouls , etc. . il faut ouvrir sur-le-champ une des veines du bras ou la saphène , et faire hardiment des lotions avec de l'eau fraîche sur la peau enflammée. Le soir ou le lendemain, une saignée locale , pratiquée à une certaine distance du point afTeclé , assure les heureux effets de la saignée générale , qu'il faut quelquefois répéter les jours suivans. Si l'érysipèle simple a été précédé de symptômes d'inflammation de l'inlestiu ei de l'eslomae , il convient de faire une ou plusieurs applications de sangsues sur l'abdomen. Dans l'érysipèle de la face, après l'emploi des émissions sanguines , les pédiluves sinapisés , les vésicaloires aux jambes et les lavemens laxatifs m'ont toujours paru utiles.
Lorsque les organes digestifs sont exempts d'inflammation , et ce cas n'est pas rare, on peut employer avec avantage une autre méthode de traitement qui consiste principalement dans l'administraiion du tailrc stibié , à dose émétique. J'ai vu ce moyen réussir, soit que les malades rendissent ou non une quantité plus ou moins considérable de bile. On sait que Dcsault employait fréqiwem-
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hà compression , inutile ou dangereuse lorsque le pus est ii^^ | '^'i '^'^ ^ meut employée vers la fin de la maladie ])our diminuer ^'ccdèmè^ PÇ^^ nient du membre : c'est le meilleur moyen à conseiller contre l'éryi^iui mateux. \s, qdi*v^,
Les préceptes relatifs à l'érysipèle phlegmoneux des membres sont appliis, à (Quelques érysipèles du cuir chevelu rebelles aux saignées , aux délayan"'on applications émollientes ou aux émélo-cathartiques. Une incision qui in'ute à la l'ois la peau , le tissu cellulaiie et l'aponévrose occipixo-frontale . pey^'<;>,' faire cesser l'étranglement douloureux occasioné par le soulèvement et \^ sion de cette membrane fibreuse. On place de la charpie entre les lévi^ lambeaux, afin d'empêcher leur réunion qui ne doit avoir lieu que lorsq^cV cuir chevelu est coraplèlement détuméfié. "Vingt-quatre heures après 1 incisiof*j les malades sont ordinairement soulagés ; des accidens graves , lels que le dél^ et d'autres symptômes propres aux affections cérébrales, ont cessé dais même laps de temps. 1 Enfin , l'érysipèle est quelquefois une maladie soZu^aire. Il a été étudié,'^* ce point de vue, par M. Sabatier. C'est surtout dans quelques maladies ck u niques de la peau que l'érysipèle a déterminé des effets qu'on n'auvait peut-être jamais obtenus par d'autres moyens curatifs. Cette heureuse inllucnce peut avoir lieu lors même qu'il a son siège sur une région plus ou moins éloignée dfs points affectés. Ce n'est pas seulement aux vésicules, aux papules, aux pustules , en un mol aux productions morbides existant \ la superficie ou comprenant une partie plus ou moins grande de l'épaisse/ir du derme, que s'èieJtl l'action salutaire de l'érysipèle ; on le voit encore déterminer la résoluliorfet la suppuration de tubercules scrofuleux, d'engorgemens lymphatiques 'mdolens , modifier d'une manière remarquable des affections squameuses anciennes, résoudre ou faire disparaître des tubercules jjphilitiques , déterminer w prompte cicatrisation d'ulcérations rebelles , favoriser le recollement de la peau dans des trajets fisliileux peu étendus cliez des sujets scrofuleux, l)crœr des dartres rongeantes ( lupus ) dans leurs progrès, etc. J'aurai l'occasio» iksignaler de nouveau cette in^uence dans d'autres articles {voyez Lepus, Psoriasis , etc. ).
Boyer. Traité des malailies chirurgicales, t. 1 1 , p. 6 et .suiv. Pnti.ssicr. Essai sur rérysipèie [ildegnioneux. Paris, 1815, iii-4».