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soit à celle îles liquides dont on hnmecte presque toujours les appareils dont I elles font partie.
Les attelles destinées à opérer des extensions permanentes , comme celle de iDesault et de M. Boyer, pour la cuisse , présentent des dispositions spéciales, et doivent être pourvues de plus de force que celles qui ne sont destinées qu'à agir latéralement.
Les fanons construits avec de la paille , dont les brins sont rassemblés et fixés là l'aide de luban de fil , offrent une surface arrondie qui ne s'applique que par une ligne trop étroite aux membres fracturés. Ils ne présentent pas d'ailleurs assez de solidité pour résister efficacement à la plupart des causes qui, dans toutes les circonstances , et spécialement durant les transports des blessés à l'armée , tendent à imprimer des mouvemens défavorables aux pièces des fractures. On ne doit donc y recourir qu'à défaut des moyens de contention plus '[efficaces et plus propres à inspirer une entière sécurité.
Les attelles de carton ne conviennent que dans les cas assez rares où les parties ayant une figure irrégulière, ou devant être maintenues dans la flexion, ont besoin d'être entourées d'une substance qui se moule sur elles , s'applique exactement à leurs contours , et maintient les formes qui leur sont propres. Telles sont les fractures de la mâchoire inférieure et celle de l'humérus près du coude. Le carton, préalablement mouillé et apposé ensuite contre les parties, en conserve alors l'empreinte, se durcit dans cette situation nouvelle, et devient ainsi un excellent moyen de contention. Des lames d'un carton épais et h pâte fine suffisent ordinairement pour contenir les fractures chez les jeunes enfans.
Les chirurgiens anglais ont généralement adopté l'usage d'attelles qui, diveri sèment recourbées, et garnies de saillies ainsi que d'enfoncemens correspondans |aux enfoncemens et aux saillies des membres, s'appliquent sur ceux-ci, sans autres intermédiaires que les compresses ou les bandes dont on a cru devoir les entourer immédiatement. Mais qui ne voit que les dimensions et les formes de nos parties variant à l'infini entre les divers sujets , il est rare que les mêmes attelles puissent convenir à plusieurs d'entre eux ? Aussi la plupart de nos voisins en possèdent-ils des collections considérables , garnies de courroies et de boutons destinés à les fixer, et entre lesquelles ils choisissent celles qui conviennent le mieux à chaque individu. Ces attelles, ou plutôt ces demi-gouttières sont fréquemment construites en métal, afin d'offrir une solidité qui les mette à l'abri de toute déviation.
Un pareil système présente une complication parfaitement inutile ; il expose les malades à tous les inconvéniens attachés à des pressions rudes , souvent inégales, et par suite douloureuses. Nous préférons avec juste raison les attelles parfaitement droites , minces , peu larges , un peu plus longues que la portion fracturée du membre, et s'étendant quelquefois à toute l'étendue de celui-ci. Les vides laissés entre ces attelles et les parties malades sont remplis avec de la charpie , des compresses , ou mieux encore de la balle d'avoine renfermée tlans des paillassons d'une longueur convenable. De cette façon nos attelles deviennent applicables à tous les sujets, et les membres qu'elles entourent sont contenus dans une sorte de boîte résistante , qui n'exerce sur eux aucune action pénible. Ce système présente à un haut degré la simplicité la plus grande, réunie à toute la solidité désirable. (L.-J. Bégih. )
ATTITUDE , s. f. , situs corporù; situation, position que prend le corps par suite de ses mouvemens. L'axe du corps est perpendiculaire , parallèle ou plus ou moins incliné à l'horizon. Le premier de ces états est la station , le second le coucher ou décubitus; le troisième se rapporte aux précédens, selon qu'il se rapproche davantage de l'un ou de l'autre. La station diffère suivant que le corps est supporté par l'une ou l'autre extrémité de l'ovoïde qu'il représente , par une partie des membres inférieurs , fléchis , par l'extrémité inférieure du tronc ou par une certaine étendue de sa surface , par les membres supérieurs, ou par plusieurs de ces parties à la fois. ( F'oyez Mocvement. ) Le décubitus offre également des différences par la manière dont la sustentation s'opère , le corps pouvant être posé sur chacune de ses faces antérieure , postérieure ou latérales droite et gauche.
Dans l'un et l'autre état , les axes partiels des différentes sections du tronc et des membres se confondent dans une même ligne , et le corps est droit ou étendu; ou bien ils s'inclinent diversement les uns vers les autres. Ces inclinaisons , multipliées comme les inflexions des articulations dont elles dépendent , et combinées en cent façons , introduisent des variétés infinies dans l'attitude, soit pendant le coucher, soit dans l'état de station. Tantôt l'inclinaison se fait partout dans le sens de la flexion des jointures, et tout le corps est Jléchi à un degré variable ; tantôt elle a lieu vers un même côté, et fait décrire au corps en totalité une courbe dont le sens varie. Chaque mode de station, chaque espèce de décubitus , ont des attitudes propres, des poses qui les caractérisent, et dans lesquelles les membres supérieurs et inférieurs jouent un grand rôle par la disposition des angles qu'ils forment avec le tronc les appuis qu'ils lui fournissent , les positions variées de leurs brisures , les combinaisons diverses de situation entre les côtés droit et gauche.
Les attitudes exerçant une influence étendue sur les organes et les fonctions qui , à leur tour , impriment à la situation du corps des modifications remarquables. Ce rapport réciproque mérite toute l'attention du médecin ; car , à l'aide de cette considération il peut s'éclairer dans un grand nombre de cas sur Vétiologie et la séméiologie de diverses affections; il peut puiser dans cette connaissance plusieurs moyens hygiéniques et thérapeutiques. Pour mieux apprécier la nature de ces influences, et afin de coordonner les faits qui en dépendent, nous les examinerons successivement dans ce qu'elles offrent de commun à tous les tissus , et dans ce qu'elles présentent de particulier aux différens appareils organiques et aux fonctions auxquels ils président.
DiCT. DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES.
Faits communs à tous les tissus. — Il ne peut y avoir sustentation du corps par une étendue quelconque de sa surface, sans que celle-ci ne soit comprimée par le poids des parties qu'elle supporte ; la pression est alors en raison de la résistance du plan sur lequel on repose , et de l'étroitesse de la base de sustentation , et les organes superposés exercent les uns sur les autres une pression décroissante dans un sens que l'attitude détermine. Lorsque la sustentation s'opère par un point placé au-dessus du corps ou à son côté , les pressions réciproques des organes cessent au-dessous du point de suspension , et les parties , s'attirant successivement en bas par les lois de la pesanteur, sont dans un état de tension et d'alongement relatif au poids qu'elles suspendent. C'est par un mécanisme semblable que la nature a soustrait les organes mous à leurs pressions mutuelles , en leur fournissant des points d'appui et de suspension dans le squelette.
Les courbes et les angles décrits par les différentes sections du corps dans leurs mouvemens ne peuvent s'infléchir ou se redresser sans que les tissus organiques ne soient , d'un côté , tendus , alongés , de l'autre relâchés , raccourcis , comprimés, sans que les ouvertures et les cavités situées dans l'un ou l'autre sens ne soient agrandies ou diminuées , en raison composée de l'écartement et de la tension ou du rapprochement et du relâchement des parties. Ces effets s'étendent plus ou moins au-delà du siège des mouvemens, par la continuité ou les connexions des tissus. En même temps les rapports de situation des parties changent , par le déplacement qu'éprouvent quelques-unes d'entre elles et par suite du changement de figure des espaces qui les renferment. Si les compressions et les distensions sont prolongées ou fréqueinment répétées dans le même sens , la forme et les dimensions des organes s'accommodent aux espaces qui les reçoivent ; ils se moulent dans leur situation par une modification apportée à leur nutrition, et reviennent ensuite difficilement à un autre état.
Les tissus les plus extensibles et les plus rétractiles, tels que la peau, le tissu cellulaire, les muscles , les vaisseaux, éprouvent au plus haut degré ces divers effets de la situation; les ligamens, les cartilages, les os, ne s'en ressentent qu'à la longue. C'est surtout au niveau des articulations , aux membres , dans l'abdomen, au col , que cette influence s'exerce.
Les lois simples que nous venons d'énoncer trouvent leur application dans une multitude de cas , parmi lesquels nous citerons seulement : l'immobilité et les inflexions particulières déterminées par toutes les sensations douloureuses que la pression et la distension exaspèrent; l'attitude si remarquable des individus affectés de carie vertébrale; lorsqu'ils cherchent à fléchir le tronc ; celle non moins caractéristique qui accompagne le torticolis et d'autres rhumatismes ; le décubitus sur le dos , propre aux malades affectés de plilegmasies abdominales étendues, surtout de péritonite, tandis que, dans les lésions partielles de l'abdomen , le corps repose ordinairement du côté malade , plus rarement sur le côté sain; dans la pleurésie , le coucher sur le côté opposé au siège du mal, et quelquefois au contraire, sur le point douloureux même, avec une inflexion générale vers ce côté; la raideur, les ankyloses , les contractions, les difformités accidentelles , produites par une longue immobilité ou par la répétition fréquente des mêmes situations , et la possibilité de remédier à ces effets fâcheux par des attitudes contraires, par des tensions et des pressions dans un sens opposé, opérées à l'aide de puissances extérieures; les lésions développées à la suite des attitudes long-temps prolongées ou fréquemment répétées , aux endroits qui supportent le reste du corps , comme les hémorrhoïdes des personnes trop long-temps assises , les kystes et autres affections du genou auxquelles dispose une station habituelle sur cette jointure, les excoriations des parties soumises à la pression du poids du corps, si communes dans les maladies de longue durée; les effets directs de la situation pour la réunion des plaies , pour le rapprochement des bouts des tendons divisés , des fragmens de certaines fractures , notamment de celles de la rotule , du calcanéum , de l'olécrâne, et la formation, dans ces différens cas, de moyens d'union d'une étendue proportionnée aux espaces où ils se développent ; l'utilité de la situation horizontale dans les fractures des membres inférieurs , pour prévenir le déplacement que causerait le poids du corps dans une autre attitude; la nécessité de placer les malades dans des situations déterminées pour un grand nombre d'opérations , et les difficultés que l'on rencontrerait dans des attitudes différentes ,. particulièrement dans l'empyème, la taille , le cathétérisme , la compression et la ligature des artères, l'accouchement, le taxis ; les avantages de certaines positions pour l'exploration des cavités du tronc , notamment de la poitrine et de l'abdomen ; les variations dans la nature, et l'étendue des désordres à la suite des blessures, des coups, des chutes, suivant l'attitude du corps au moment de l'accident : tous ces faits , et beaucoup d'analogues , dans lesquels les attitudes se montrent tour à tour effets, causes, moyens de diagnostic et de traitement des maladies , dérivent naturellement de l'action immédiate de la situation sur toutes les parties du corps, quelle que soit leur nature.
Il résulte des mêmes principes que l'attitude la plus avantageuse dans le coucher est une position douce, molle et facile du corps, dans laquelle tous les tissus éprouvent une tension modérée ; qu'il est utile de changer de position de temps à autre, pour soulager les parties trop long-temps comprimées ou distendues ; que le décubitus sur le dos est celui qui entrave Je moins l'action des viscères , et le coucher sur le ventre celui qui la trouble le plus ; que le décubitus sur le côté est plus incommode à gauche qu'à droite, à cause de la gêne du cœur et de l'estomac, lorsqu'il a lieu dans le premier sens ; que la meilleure position dans les diverses stations est la rectitude , et que les inflexions doivent avoir lieu alternativement dans tous les sens.
ATTÎÏUDE.