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C.érat calauiioaire , . . . 5 id

Mêlez et employez en onctions sur la tête □. Autre (dite de Dupuytren).

Moelle do byul' 50 grauuues.

Acétate de [)loiub cristallisé \ 1,1.

Teinture de cautburides 20 centigrammes.

Essence de girolle 3 gouttes.

Eau-de-rie vieille 6 grammes.

Tous les soirs, gros comme un \ms de celte pommade dans les cheveux m

CAMB Autre (Schneider).

Suc de citron i grammes.

Extrait de quina 8 id.

Teinture de canthavidcs 4 id.

Huile essentielle de céilrat 1 id.

Huile essentielle de bergamote. ... .50 centigrammes.

Moelle de bœuf (iO grammes.

En onctions sur la tête préalablement lavée à l'eau de savon (+].

Autre (Steege).

. Beurre de cacao "... 16 grammes.

Huile d'olives 8 id.

Tannin 3 id.

Quinine • 10 centigrammes.

Esprit de Sylvius 3 grammes.

Teinture (Landerer).

Feuilles de laurier 8 grammes,

Girolle 1 id.

Alcool de lavande 16 id.

Alcoolat d'origan 16 id.

Faites digérer à une douce chaleur et ajoutez :

Étber sulfurique 2 grammes.

Pommade au chlorure de zinc .

Moelle de bœuf 30 grammes.

Chlorure de zinc 10 id.

Frictions matin et soir jusqu'à éruption de miliaire purulente, alors on cesse, et quand le cuir chevelu est revenu à l'état naturel on recommence les frictions (Bouchul).

Autre (Hochstetter) .

Huile d'amandes douces 30 grammes.

Huile de croton 50 centigr. ù 2 id.

Frictions deux fois par jour sur la tête [+]. Cesser les frictions dès qu'une éruption s'est produite.

Quand la chute des cheveux se produit après l'accouchement ou une maladie grave, il faut donner le sirop d'arséniate de soude (5 centigrammes pour 300 grammes), les préparations ferrugineuses, et frotter la tête avec la pommade suivante :

Moelle lie Ijccuf 30 grammes.

Extrait de jusquiame 40 id.

Teinture d'iode 6 id.

Essence de bei'gamote q, s.

Autre.

Frictions de fiel de porc sur la tête deux fois par jour Autre.

Lotions matin et soir avec la décoction de semences d'argémone FI.

Autre.

Décoction d'une espèce de mousse, le Polytrichum commune, 60 grammes par litre d'eau.

Dans la calvitie dartreuse, les lotions alcalines, la pommade de goudron (20 grammes sur 30 grammes), et si la tête est rasée, des applications de térébenthine de Venise, d'huile de cade, de pommade de térébenthine (15 grammes sur 80 grammes), sont des remèdes très-utiles à employer.

Contre la calvitie syphilitique, il n'y a pas d'autres remèdes que l'iodure de potassium à l'intérieur et à l'extérieur, la pommade de goudron ou de térébenthine. ^ |

La calvitie qui résulte de la teigne décalvante achromaleuse guérit par l'épilation et les lotions parasiticides, par la calotte (V. ce mot); mais la calvitie ancienne produite par un ancien favus qui a détruit les bulbes pileux est incurable. V. Teigne.

('.%MRO (liasses- Pyrénées). Eaux minérales sortant pai

GANG

GANG

deux sources, l'une sulfureuse calcique à 23°, et l'autre ferrugineuse froide.

CilMBRETTE (la) (BoLichcs-du-Rhône). Eau minérale sulfureuse calcique froide.

C4.IHISOLE. Une camisole de toile forte, lacée par derrière, munie d'attaches aux épaules et de manches longues, à l'extrémité desquelles est un lacs long de 2 mètres, est employée pour maintenir les individus atteints de délire furieux ou en proie à des mouvements désordonnés.

On passe la camisole, on la lace, puis on enroule l'extrémité des manches avec le lacs qui leur fait suite, et qu'on attache au pied du lit ou que Ton noue derrière le malade avec celui de l'autre manche. On se sert ensuite des attaches de l'épaule pour fixer le malade en haut du lit.

CAMOMILLE. Plante de la famille des synanthérées, jouissant de propriétés carminatives, stimulantes, antispasmodiques et féhrifuges [+]. La camomille romaine donne à la médecine des fleurs qu'on administre en iiifiision, 2 à 4 grammes par litre ; en poudre, 1 à 8 grammes ; en extrait, 5 à 7 centigrammes ; en essence, 1 à 10 gouttes.

Une forte infusion de fleurs sert de vomitif. La camomille puante jouit des mêmes propriétés. La camomille pyréthre a une racine qui excite la salivation. Elle sert à la préparation des dentifrices.

CAMP4GniE (Aude). Eau minérale, saline, ferrugineuse, acidulé, à 27° centigrades. On l'emploie contre la gastralgie, la dyspepsie, la chlorose, la leucorrhée, les fièvres intermittentes rebelles, les engorgements du foie et les maladies utérines r+1.

CAMPÈcnE. V. Bois.

CAMPHRE. Principe immédiat, trouvé dans un grand nombre de végétaux des labiées, des ombellifères, des lauriers, mais on le retire principalement du Laurus camphora. Sédatif à petites doses, il est très-excitant à dose élevée, et on l'emploie comme antispasmodique, stimulant et diaphorétique P?l.

CA1XCER. Une des plus' graves dialhèses est celle du cancer qui engendre un produit morbide, organisé, vascujlaire, détruisant les tissus où il se développe, et se mulpliant dans les glandes et dans les viscères à la suite d'une infection générale de l'économie.

Le cancer est un excès de développement sans but ou les tissus mal organisés s'altèrent, se résorbent en infecftant l'économie, parce qu'ils ne peuvent s'organiser en tissus normaux (A. Després).

L'hérédité du cancer, sa résistance à l'extirpation, sa reproduction dans les ganglions voisins, sa résorption dans les lymphatiques et sa dissémination dans les viscères, produisant une cachexie générale, démontrent aux plus sceptiques que le cancer est une diathèse et que, si l'analyse chimique ne révèle pas la nature du vice humoral qui la constitue, cette altération des humeurs n'en est pas moins une chose incontestable.

Très-nombreuses sont les variétés d'apparence , de orme et de structure du cancer, car il se présente à l'état e squirrhe, i' encéphalokle , de colloïde, de mélanique, 'hématode, ou encéphaloïde wasmMie , àe fibro-^^lastique , 'épithélioma ou cancroide , de myélophixe et d'enchoiiirome. Toutes ces variétés ont pour caractère clinique la

récidive sur place après l'ablation, l'absorption par les vaisseaux ou par les ganglions lymphatiques voisins et quelquefois le transport par métastase sur les principaux viscères. Les cinq premières variétés telles que le squirrhe.

fi,?. 8(5, — Élf'inont^ anatami((ues du caDcer enoéplialoule et squlrrlieux. — 1, 1, \. 1. 1 (Jelliilos de oancer avec un noyau do volume variable et deux ou truis uucléoles, — 2, 2. 2. Cellules de cancer avec deux noyaux. — 5, 3, 3. Celhdes fusiformes de cancer. — 4, 4, 4, 4. Cellules de cancer devenant granuleuses. — 5, 5, 5. Cellules concentriques de cancer. — Oj 6. Plîiques cancéreuses ù noyaux multiples,

dur, fibreux, lobule, peu vasculaire ; X encéphaloïde, raon, très-vasculaire, cérébriforme ; le colloïde, aréolaire, mou, gélatiniforme, transparent, jaunâtre ; le mélanique, noirâtre par l'infiltration de granulations de mélanose; Vhématode, mou, très-vasculaire, renferment des cellules pavimenteuses irrégulièrement déformées , avec plusieurs noyaux garnis de nucléoles, tandis que le cancer fibroplastique, Vépithélial et le chondroïde renferment comme éléments des cellules et des noyaux fibro-plastiques, des cellules d'épithélium normal altérées et des éléments incomplets de cartilage. On peut dire cependant que les cancers appartiennent à deux séries : la série épithéliale et la série fibro-plastique ou embryoplastique (A. Després).

Cellules d'épithélium déformé , cellules d'épithélium normal, cellules fibro-plastiques, cellules de cartilage, peu importe ; la nature du tissu dans lequel elles se trouvent est la même : c'est du cancer, lésion .d'origine diathésique, sujette à récidive, à résorption dans les lymphatiques, à métastase viscérale et pouvant produire l'infection de l'organisme.

Le cancer encéphaloïde, Laennec {fongus hématode, Xharaethy; carcinome alvéolaire, Virchow), est constitué : 1° par un blastème contenant de la malière amorphe, granuleuse, et des granulations graisseuses; 2° par des cellules irrégulières à contenu granuleux (fig. 86), avec un ou deux noyaux, et présentant des rapports éloignés avec l'épithéhum des conduits dans le voisinage desquels le cancer s'est produit (Ch. Robin). Dans les cavités muqueuses, dans les culs-de-sac granulaires, sur une plaque de tissu encéphaloïde, on voit quelquefois des villosités se former et prendre l'aspect d'un cancer villeux ou dendritique.

CANC

À la coupe, l'encéplialoïde donne un suc laiteux miscible à l'eau (Cruveilhier); il est ramolli par place, présente des épanehcmenls sanguins et des plaques de produits pliymatoïdes (Lebert) .

Fig. 87. — Cancer enceplinlo.do mou du sein. Tissu alvi-nlaiic lie cnrcinome

rirossissement, 200.

Le cancer sf|uirrlicux (Laenncc), contient les mêmes éléments anatomiqucs que l'encéphaloïde tig. 86). Il est dur, ne laisse pas toujours suinter un suc laiteux, il ne présente pas de points ramollis , il semble qu'il y ait une infdtration des tissus fibreux. Le squirrbc est trèsrarement aussi bien limité que l'encéphaloïde, le plus souvent, il envoie des prolongements dans toutes les directions, quelquefois il y a une rétraction du tissu fibreux voisin et une atropine de la région où est né le cancer, c'est le cancer cicatrisant de Bilrotii. Le squirriie paraît être le cancer du lissa .fibreux des glandes ou des conduits fibromuqueux (Ch. Robin).

Le cancer filtro -plastique. Lebert {sarcome, Virchow, cancer de tissa conjonctif, Billrotli), est constitué par des noyaux fibro-plastiques des cellules fusiformes bipolaires

Fig. 88. — Éléments du eancor l'd forme renf tiques

-|.lasli.|ne

„, . , . 'l'issu filirn-iilastique fusi-

renlermaut des noyaux lii)ro-iilnsti(|uos. —2, 2,2. Cellules libro-plasfusiformes avec leurs noyaux. — 3; 3, 3. Noyaux fibro-plastiques.

OU multipolaires munies d'un noyau, (.'t plus rarement de fibrilles. Ces cellules semblent êti'e une transformation de la cellule fibro-plastiiiue, parce qu'elles conservent

CANC

le noyau et une extrémité de la cellule (fig. 88). Ces éléments sont infiltrés dans des espaces fibro-lamineux ou au milieu de tissu conjonctif; ils sont rarement mêlés à du tissu adipeux. Les cancers fibro-plastiques ne donnent, pas de suc ; ils siègent dans les membranes composées surtout de tissu cellulaire ou lamineux comme le périoste et le tissu cellulaire, ils existent dans le tissu cellulaire qui sépare les glandes (Ch. Robin).

Le cancer «'•pitliélial (cancer de la peau, Ledran; cancroide, Lebert; épithéliomu, Hannover) (fig. 89, 90, 91) est constitué par des cellules aplaties, irrégulières, déformées, avec ou sans un noyau très-petit, et prenant parfois la forme d'un fuseau (Robin), par des amas de noyaux et des globes épidermiques de ()'"''\10 à 0"'"\20 formés au centre par un amas granuleux, entourés des couches de cellules aplaties et imbriquées les unes sur les autres comme le diagramme d'une fleur à plusieurs Préparation à l'aifooi. rangées dc pétalcs. On Irouve encore dans les cancroides des cyloblastions (Robinj, des éléments fibro-plastiiiues, de la substance amorphe et de la graisse ; lorsque le cancer épithélial envahit les papilles, il se produit sous forme de papilles analogues à des végétations, mais lorsqu'il débute dans le derme, il y forme des tumeurs arrondies bien limitées, c'est l'épithélioma dermique.

Dans les glandes, le cancroïde forme une couche uniforme, puis donne lieu à l'apparition de petites bosselures et même de culs-de-sac accidentels (Yerneuil) (V. Glandes SUDOHIPARES u,T SÉBACÉES). Lorsque les éléments anatomi- (jues du cancroïde existent dans un point où il n'y a pas d'épithélium, on dit qu'il y a hétérotopie plastique, mais il peut arriver que la maladie ait débuté dans un point où il y avait de l'épitliélium.

L'adénome cancéreux n'est rien autre qu'un épithélioma glandulaire (A. Després).

Néanmoins, il n'y a pas de raison pour nier plus la formation de cellules épiihéliales de toutes pièces que la formation de culs-de-sac glandulaires nouveaux On doit ajouter que les cellules du cancer encéplialoïde ressemblent beaucoup aux cellules d'épithélium ; il faudra des globes épidermiques pour établir la nature d'un vrai cancroïde, surtout pour distinguer les épithélioma glandulaires.

Le cancer colloïde {ijéhttiniforme, Cruveilhier), rnyxome des Allemands, est constitué pardes noyaux fibroplastiques et embryo-plastiques sans cellules ni fibres du tissu lamineux. C'est un cancer fibro-plastique rudimentaire, une exsudation simple ou une néoformation cellulaire, de bonne heure transformée ou détruite. Les organes vasciilaires, comme le rein, les organes peu vasculaires, comme l'ovaire, présentent cette lésion à un degré très-prononcé,, et cependant elle n'est pas suivie d'une généralisation. Les cancers colloïdes dans les glandes et dans le tissu cellulaire ne sont pas dans tous les cas suivis d'une généralisation du cancer, mais ils se reproduisent sur place.

Le cancer mélani<iue n'est autre chose qu'un cancer

CANG

CANC

encéphaloïde dans l'intérieur duquel se sont déposées dos masses de cellules pigmentaires, constituant la mélanose. L'œil est l'organe ovi cette variété de cancer existe le plus fréquemment. Une tumeur formée exclusivement par des cellules pigmentaires n'est pas un cancer.

Le cancer caï-<5ïaglncHx (Bayle), OU eiicJiondrome viscéral, est un cancer dans lequel les cellules embryonnaires subissent l'organisation de la cellule cartilagineuse ; celles-ci procèdent peut-être d'une transformation des cellules, du tissu conjonctif (Kolliker, Virchow). Les cancers cartilagineux se développent dans les glandes ; autour des os ils sont plus rares. Les cellules cartilagineuses dans ces cancers, sont déformées, irrégulières (Lebert), disséminées au milieu d'autres cellules à noyaux irréguliers multiples (fig. 92).

Une tumeur formée exclusivement par du cartilage n'est pas un cancer. On trouve souvent dans les cancers cartilagineux des éléments flbro-plastiques des kystes et de la matière colloïde, enchondrome myxomateux des Allemands.

Le cancer à myélopiaxes (Robin, E. Nélaton), sarcome des Allemands, tnmeiii' myéloide des Anglais, est un des plus rares entre tous les cancers, il est constitué par des plaques à noyaux multiples (fig. 93) existant normalement dans la moelle des os. Ces éléments mêlés à des éléments fdiro-plastiques ou à des plaques à un ou deux noyaux et riches en vaisseaux forment certains cancers des os et (luelques-uns d'entre eux sont pulsatiles. Les tumeurs développées dans les os et contenant exclusivement des myéloplaxes et des vaisseaux ne sont pas des cancers francs.

Le cancer gaucléaire est un assemblage de noyaux libres, de noyaux embryo-plastiques, de noyaux d'épithélium, de noyaux llliro-plastiques et de granules graisseux qui se réunissent en petites masses pour former une substance homogène {.rm/thnsc, Lebert; chloroma, Aran). Le

cancer des os des jeunes enfants et le cancer des glandes lymphatiques présentent parfois cette dernière disposition. Dans cette variété de cancer, la production nouvelle envoie des prolongements dans le tissu cellulaire entre les muscles, en suivant les vaisseaux et les nerfs.

De toutes les variétés de cancer, le squirrhe, l'encéphaloïde, le colloïde, l'hématode et le mélanique sont les plus sujettes à récidive après l'ablation et à la métastase.

Les cancers fibro-plastique, épithélial et cliondroïde récidivent beaucoup moins vite que. les autres variétés de cancer, et ils amènent moins souvent aussi l'infection de l'organisme. Toutes les variétés de cancer peuvent subir un temps d'arrêt dans leur développement, rester stationnaires, ou rétrograder et s'atrophier de façon à ne pas compromettre les jours des malades pendant plusieurs années.

Plus le cancer est vasculaire et plus grandes sont le chances d'absorption du produit cancéreux et des métastases à l'intérieur.

Toutes les variétés de cancer, mais particulièrement l'encéphaloïde, déterminent des ulcérations de la peau et des muqueuses, fréquemment suivies d'hémorrhagie, dont l'elfet débilitant s'ajoute aux effets de la diathèse cancéreuse et abrège l'existence des malades.

Certains cancers peuvent être guéris lorsque étant accessibles aux moyens chirurgicaux on emploie contre eux la compression, les cautérisations arsenicales ou au chlorure de zinc, ou l'ablation par le bistouri; mais, pour quelques chirurgiens, quand elle est possible, la cautérisation est préférable en ce sens qu'elle dispose moins aux récidives et aux métastases, mais elle offre l'immense inconvénient d'être très-douloureuse.

Les cancers peuvent être exceptionnellement le siège d'une inllammation et d'une gangrène, qui font tomber la tumeur cancéreuse, lesquelles après une cicatrisation heureuse sauvent la vie des malades.

Le cancer ulcéré est presque toujours mortel, et s'il est très vasculaire, la mort est proche et inévitable.

C'est un singulier phénomène que celui des productions morbides, formées d'éléments normaux, tels que du fdn^o-plaslique, de l'épithélial, du cartilage constituant des tumeurs malignes, source d'un poison animal, transporté par les lymphatiques dans les ganglions voisins, de là, dans le cœur, et, par la circulation, dans les viscères, en formant des dépôts métastatiques d'épilliélium, de cartilage et de fdjro-plas tique, et déterminant par intoxication une diathèse et une cachexie promptement mortelles.

On reconnaît les tumeurs cancéreuses qui sont du ressort de la chirurgie aux signes suivants :

1" Le cancer encéphaloïde forme une tumeur dure, puis demi-molle, se développant avec rapidité, causant des douleurs lancinantes et coïncidant avec un amaigrissement rapide des malades.

2'' Le cancer squirrheux, qui est aussi le siège de douleurs lancinantes, adhère de bonne heure à la peau, pré-

Fiff. 89. — Stnictuve générale d'un carcinome épithélial ilc la maiu.

CÂNC

sente une dureté plus grande que l'encéphaloïde, mais moindre que l'euchondrome cancéreux et cause toujours V atrophie de l'ors^ane où il est développé.

3" IjO cancer libro-plastique se développe lentement, forme des tumeurs arrondies multilobées, molles, étendues en divers sens, adhérentes aux parties profondes et en partie séparées entre elles par de véritables bourses séreuses. C'est le sarcome d'Abernethy et de Virchow.

k" Les cancers à myéloplaxes se révèlent par les mêmes

Fig. 00. — Éléments d'un carcinome épilhélial tlu la lèvre. — a, cellules isolées avec division endogène des noyaux ; b, un bouchon eancroïde avec des globes concentriques et un épilhéliun; cylindrique extérieur; c, un globe cancroide écrasée. (Billroth.)

symptômes que l'encéphaloïde, et siègent habituellement dans les os où on ne les confondra pas avec la tumeur à myéloplaxes franche qui existe chez les jeunes sujets, et met

Fis.

91. — Éléments d'un cancer épithèlial do la lèvre. — A A. Parois eellulaiies. — B, B. Noyaux (Lebert). ' '

en général un très-long temps à arriver à un grand voliuiie, car elle ne grossit beaucoup que quand elle a usé les os.

GANG

5° Le cancer épithèlial ou cancroïde s'annonce par un petit bouton causant quelques cuissons passagères, se recouvrant bientôt d'une croûte, au-dessous de laquelle existe une ulcération à bords indurés tendant à s'étendre.

6" Le cancer cartilagineux est très- dur; quant au cancer à myéloplaxes et au cancer mélanique, ils ont les caractères du cancer encéphaloïde, sauf que le premier est plus lent à se développer et que le second a une coloration noire.

Le diagnostic différentiel des cancers, et surtout du cancer fibroplastique, au début sera fait avec le lipome, mais la rapidité de développement, un peu plus grande pour les tumeurs fibro-plastiques, permettra d'éviter cette erreur; en cas d'incertitude, une ponction exploratrice ramènerait un peu de tissu cancéreux que l'examen microscopique ferait connaître ; mais comme le même traitement est applicable aux tumeurs fdiro-plastiques et aux lipomes, une erreur de diagnostic dans ce cas ne sera pas un danger.

Tous les cancers peuvent être confondus à leur période de ramollissement avec des abcès, mais les antécédents et les commémoratifs, le siège du mal, les indurations ganglionnaires voisines, la marche chronique des symptômes, l'amaigrissement du sujet et la cachexie cancéreuse, ne laisseront aucun doute sur la nature du mal.

Les cancers ulcérés peuvent être confondus aux lèvres, aux orifices muqueux et sur la peau, au moment de leur ulcération, avec des ulcérations syphilitiques primitives (V. Chancre, Sypihlide tuberculeuse), mais les antécédents du malade mettront sur la voie pour reconnaître la nature vénérienne du mal ; il en sera de même des antécédents scrofuleux qui devront empêcher de faire confondre une plaie cancéreuse avec des ulcères scrofuleux, un lupus (V. ces mots). Ces dernières lésions sont d'ailleurs compatibles avec une santé florissante, même lorsqu'elles datent de longtemps. Puis les cancers ulcérés s'accompagnent d'engorgements ganglionnaires.

On ne confondra pas le cancer mélanique avec la niélanose, et le cancer myéloplaxique avec la tumeur à myéloplaxes, ni le cancer cartilagineux avec les exostoses cartilagineuses et les rares enchondromes vrais des glandes, à cause de la marche rapide du mal qui n'appartient qu'au cancer. V. Glande parotide, Mélanose, Myéloplaxie, Tumeur.

A sa dernière période, le cancer, dont les éléments résorbés altèrent profondément la composition du sang, engendre toujours ce qu'on appelle la diathése cancéreuse, c'est-à-dire un état cachectique caractérisé par la faiblesse, l'amaigrissement, la lièvre, le dégoût des aliments, et enfin la pâleur et la teinte jaune-paille du visage qui est caractéristique de la maladie.

CANC

GANG

Théraiieutique . — Bien que le cancer soir souvent le ■suUat d'une diallièse contre laquelle il n'y a que des nièdcs palliatifs à employer, il y a des cas 'où la maladie •(/«('se est au début localisée sur un point qu'il suffit de Hruire sur place avant sa généralisation pour guérir le al.

11 y a des tumeurs non cancéreuses qu'on enlève et qui

1 .92. — Éléments (lu cancer cliondroïde ou enchonilrome. — 1. Substance ntei'cellnlaire. — 2, 2, 2. Cellules du cartilage. — 3, 3, 3. Noyaux cartiigineux. — 4, i, 4. Granules cellulaires.

S reproduisent à l'état de cancer, ce qui prouve la transl'mation sur place de certaines tumeurs dites bénignes. ' Adénomes.

S'il n'y a rien à faire contre le cancer généralisé, on

Fig'. 93. — Éléments du cancer à myélo])lnxes. — Plaques à noyaux de niyéloplaxe et cellules tibro-plastiiiues,

fiât exceptionnellement guérir certains cancers lorsqu'ils rifut pas encore infecté l'organisme.

ÏTf alternent chirurgical. — Les cancers ne guérissent p seuls et entraînent tous la récidive et une généralisat 11 par infection ou multiplicatioti de tumeurs sans inf tion; quand il est possible de détruire un cancer, soit j • l'ablation, soit par des cautérisations, on le fera et le p s vite possible, sans attendre qu'il y ait quelques eng gements ganglionnaires, et des cancers viscéraux. Mais Il nie encore qu'il y ait quelques engorgements ganglion- II res, on peut opérer si les ganglions peuvent êire enley en même temps que la tumeur.

\ssalini et Desault ont dit avoir vu des engorgemenis g iglionnaires disparaître, après des ablations de tumeurs cu éreuses. Après des cancroïdes, cela peut être, mais ;i ès des cancers cela est très-douteux.

.^u début du rancev, la comirression complète et bien établie peut en ralentir la marche et amener la guérison. Gela est très-rare.

Pendant qu'où fait la compression, on doit toujours faire subir au malade un traitement local et général antisyphilitique ou antiscroRileux pour s'assurer si la tumeur n'est l)as une tumeur syphilitique. V. Cancer du nECTUM, Langue

(G.\NCER DE LA),

Quand les tumeurs cancéreuses sont très-vasculaires elles sont très-graves, et si elles sont nourries par un gros vaisseau, on peut essayer de faire la ligature de ceux-ci, mais Vahlalion vaut mieux.

Il faut enlever une grande quantité de tissus sains avec les tumeurs cancéreuses, amputer le membre ou la totalité de l'organe malade, c'est quelquefois une garantie contre la récidive ; pour une tumeur petite, bien limitée, le traitement par ablation est toujours préférable, on pansera à plat ou l'on réunira par première intention.

La cautérisation avec la pâte au chlorure de zinc (V. Gautérisation) est un excellent moyen d'amputation du mal, mais il est long, car dix jours sont nécessaires à la chute de la tumeur. Ce procédé convient aussi pour les tumeurs déjà ulcérées, pour les tumeurs récidivées, et quand il y a des engorgements ganglionnaires cancéreux. On couvre la plaie de disques de pâte au chlorure de zinc ou l'on introduit des flèches caustiques en dehors de l'ulcération à travers les tissus, tout autour de la tumeur, au moyen de ponctions avec le bistouri (Girouard, deGhartres); la pâte arsenicale, employée comme un moyen de guérison des cancers n'est bonne que pour cautériser les cancroïdes (A. Dubois). L'application tous les deux jours de Vucide acétique avec un pinceau est quelquefois très-utile dans le cancer épithélial.

Ou peut enlever les tumeurs à l'aide de Vécraseur Hncaire, h condition de ne rien laisser, et par ce moyen on fait quelquefois de grandes pertes de substance ; l'écraseur linéaire convient mieux que tout autre moyen pour les tumeurs pédiculées, telles que les cancers de la langue, de la verge et le col de l'utérus.

Le galvano-cautère n'est pas avantageux, si ce n'est pour détruire peu à peu par la cautérisation les ulcères cancéreux, situés dans les cavités profondes ; pour tous les autres cancers, la cautérisation à la flamme a les mômes avantages que le galvano-cautère ; les ulcérations des cancers fibro-plastiques des cicatrices ne réclament pas d'autre traitement, à moins qu'il ne soit possible d'enlever en entier la tumeur avec le bistouri.

Les saignées locales (Lisfranc), la section des nerfs (Jobert, de Lamballe), la ligature de l'artère principale de la région où s'est développé le cancer (Golas, ISlh ; Travers) ne conviennent que comme ressource idtime, et les chirurgiens raisonnables s'en abstiendront. La compression (Uesault, Youg, Récamier), ne donne qu'un résultat, celui de faire résorber les produits plastiques, qui sont exsudés autour du cancer, et de cette façon ils retardent peut-être un peu le développement de la tumeur.

L'eau de Goulard en topique, les solutions de perchlorurc (Carmicliael) , la teinture d'iode, ne sont pas des topiques curalifs efficaces.

L'opium et la belladone en lotions seules doivent être conservés dans la pratique pour calmer les douleurs. Pas plus que ces topiques, la galvanisation n'est efficace pour guérir le cancer. La congélation (J. Arnott) qui est appliquée au moyen de sachets pleins de glace pilée et de sel qu'on laisse quatre ou cinq minutes sur la tumeur, n'ont eu jusqu'ici pour effet que de calmer les douleurs.

Les cancers des viscères ne peuvent êlre atteints par

CANC

CANC

rinsti'ument trancbant, et c'est pour eux surloul que Ton emploiera les traitements dits médicaux ou pallialifs du cancer.

Parmi les médications à employer il faut mentionner les applications sur la peau et les injections Iiijpodermiipies d'acide acétique, de pepsine et de différents liquides destinés à détruire les masses cancéreuses, ces moyens sont de deux ordres :

I. Applications TOPIQUES. — 1 "Acides végétaux dilués. — C'est surtout aux acides végétaux que l'on a recours pour calmer les douleurs du cancer, et comme ces acidesjouissent de la propriété de dissoudre les cellules cancéreuses, on a espéré que par leur emploi on parviendrait à mettre un terme à la prolifération des éléments morbides.

Barclay appelle l'aUention sur l'avanlage qu'il y a à employer la solution d'un acide végétal (citrique, acétique ou carbonique) en lotions dans le pansement des plaies cancéreuses; il prescrit 6 grammes d'acide pom- 250 grammes d'eau. Barclay a constaté que par l'emploi de ce pansement, l'étal général des malades s'améliore assez rapidement ; ce qu'il attribue surtout à la propriété des acides végétaux de dissoudre les cellules cancéreuses. Les trois acides que nous avons indiqués jouissent tous les trois à un même degré de la propriété de calmer les douleurs; mais l'acide carbonique l'emporte sur les deux autres au double point de vue de la désinfection et du pouvoir dissolvant des cellules cancéreuses.

2° Acides végétaux concentrés. — Le docteur Gueniot, chirurgien des hôpitaux de Paris, a eu recours à l'emploi de Yacide acétique pur dans deux cas de tumeur épithéliale. 11 a appliqué l'acide directement sur la tumeur, soit en badigeonnant celle-ci d'acide acétique cristallisable, soit en la recouvrant d'une pâte formée de tan, safran et de poudre de lycopode, à laquelle il ajoutait une petite quantité d'acide. 11 a résumé, le résultat de ses observations dans les lignes suivantes :

Que cet acide (acétique) ait une action désorganisatrice remarquable sur les productions épithéliales non vasculaires, comme les durillons, les cors, certaines saillies verruqueuses, etc., cela ne paraît pas douteux, et je crois on avoir des preuves suffisantes. Mais ces productions ne sont pas des cancers. Que celte action destructive spéciale s'exerce avec la même efficacité sur d'autres tumeurs épithéliales plus vivaces et appartenant cette fois à la famille des cancers, comme le cancro'ide des lèvres, etc., c'est encore ce que j'incline à penser, d'après mes propres observations et celles des médecins anglais. Mais qu'il en soit de môme pour les formes squirrheuse, encéphaloïde, fibro-plastique ou aulre, c'est ce qui me paraît peu probable, et reste en tout cas complètement à démontrer.

H. Injections sous-cutanées. — On a recours aux injections sous-culiNiées de substances narcotiques dans le but de calmer les douleurs délerminèes par les affections cancéreuses. Le docteur Freeman (de Londres) a retiré de grands avantages de cette pratique ; il fait dépendre le choix de la sulistance à injecter du siège qu'occupe la maladie. L'observation lui a démontré que l'atropine est le sédatif par excellence des douleurs superficielles, et que la morphine convient mieux pour celles qui siègent dans les organes profonds.

1" Procédé de Simpson. — Dès 1857, le docteur ,Iames Simpson a fait connaître le procédé suivant:

Celte opération consiste à introduire dans la masse morbide une aiguille à acu|)unclure creuse, à travers laquelle on injecte dans la tumeur quelques gouttes d'une solution médicamenteuse : chlorure de zinc, sulfate de zinc, de fer.

créosote, etc. Le liquide, introduit ainsi dans la tumeur et' tout autour d'elle, détruit sa vitahtè, et le résultat final dei ce travail consiste dans une espèce d'énucléation sponta-i née du produit morbide. L'aiguille est ainsi substituée aui bistouri, et l'opération n'est plus sanglante. Quelques | substances, appliquées de cette manière à la surface in-| lerne des tumeurs, sont capables de détruire leur vitalité! spécifique sans altérer en rien leur vitalité générale ; d'autres jouissent de la propriété d'activer fortement l'absorption des masses morbides.

Cette idée n'a pas reçu l'approbation des praticiens, i

2" Procédé de Tiersch. — Concluant de ce qui se passe sous le champ du microscope à ce qui se passera dans les cellides vivantes, en rapport avec l'organisme vivant, le professeur Tiersch résolut de recourir à l'injection souscutanée et successive des deux solutions différentes, exerçant l'une sur l'autre une action chimique dont le produit! est un composé peu soluble dans les liquides de l'économie..La premièi'e est une solution d'une partie de nitrate ' d'argent dans 5000 parties d'eau; la seconde est urien solution aqueuse de chlorure de sodium dans la proportion»! de 1 : 2500.

Son procédé se réduit en dernière analyse à baigner la partie malade et les parties voisines d'une solution de. nitrate d'argent, et à transformer celte dernière préparatioii ' en un chlorure insoluble, quand l'argent a été porté parii toute la tumeur.

Le professeur Tiersch n'a encore employé le procédéil qu'il recommande que dans un cas : c'était chez une femme! âgée de cinquante-six ans et atteinte d'une tumeur cancéreuse qui occupait toute la moitié droite de la face.- L'étendue du mal ne lui permettait pas d'espérer un succès complet; il s'est déclaré une pyohémie, à la suite de laquelle la malade a succombé.

Quoi qu'il en soit, les injections qu'il a faites àplusieurs reprises dans ce cas lui ont permis d'arriver aux conclusions suivantes :

1° L'injection sous-cutanée permet de répandre uniformément les solutions médicamenteuses dans toute l'étendue |i des tissus riches en cellules.

2° On ne doit pas redouter l'inflammations des tissus quand on suit le procédé décrit plus haut.

3° Il paraît incontestable qu'il se produit à la suite è l'action des médicaments une destruction plus rapide des tissus de nouvelle formation.

On n'est pas encore parvenu à s'assurer si cet effet csl dû à l'action combinée du nitrate d'argent et du chlorure de sodium, ou s'il se produirait également par l'injection du nitrate d'argent seul.

Le traitement que Tiersch a proposé est mis à l'épreuve en ce moment dans un grand nombre d'hôpitaux de Bavière.

3" Procédé de Broadbent. — Le docteur W. H. Broadbent, médecin adjoint à l'hôpital Sainte-Marie, à Londres, dans une communication qu'il fit en août 1866 à l'association médicale anglaise, proposa un nouveau traitement, qui consiste dans l'injection sous-cutanée iVacidf acétique dilué dans la tumeur, dans le but de modifier sa structure, d'altérer sa nutrition et de retarder ou d'arrêter son développement.

Le docteur Broadbent résume dans les termes suivants les motifs qui l'ont déterminé à préférer l'acide acétique.

1° Cet acide ne coagule pas l'albumine; il est donc probable qu'il se répand dans toute la tumeur, et que ses effets ne restent pas limités au point où on l'applique.

CANC

CANC

2° S'il pénètre dtins le lorrent circulatoire, il n'y peut déterniincr aucun mal, soit au point de vue de l'intoxication, soit au point de vue de l'embolie.

3" L'acide dissout rapidement les parois et modifie les noyaux des cellules sous le champ du micruscope ; on est en droit d'admettre qu'il agit de la même manière quand les cellules sont vivantes" et encore en place dans les organes.

k" On l'a appliqué avec avantages sur les plaies cancéreuses.

A la séance de la Société pathologique de Londres du 16 octobre dernier, Moore, chirurgien à l'hôpital de Middiesex, montra une glande cancéreuse qu'il avait soumise h ce traitement avant de l'extirper.

Le malade avait été atteint antérieurement d'une tumeur cancéreuse de la lèvre, que l'on avait dû enlever. L'affection se reproduisit peu de jours après dans un ganglion sous-maxillaire que l'on injecta avec une solution composée d'une partie d'acide acétique et de trois parties d'eau. 11 survint un gonflement assez marqué dans le voisinage de la partie injectée, et Moore, croyant que le traitement de Broadbent avait échoué, se décida à extirper toute la partie malalade. A l'examen, on put se convaincre que le gonfleinent que l'on avait noté à la suite de l'injection, provenait du développement d'un second ganglion, que celle-ci n'avait pas pénétré. L'étatdes deux ganglions était très-différent; celui qui avaitété injecté était mouet flétri, et offrait à peine quelques cellules cancéreuses ; tandis que dans le second on trouva un très-grand nombre de cellules bien caractérisées.

On ne peut encore rien affirmei' au sujet del'offiraeité de ce nouveau mode de traitement; il vient à peine d'être indiqué e| il est inutile, pensons-nous, d'ajouter qu'il faudra attendre encore bien des années avantde pouvoir conclure à la giiérison dans un cas de tumeur cancéreuse, alors que l'on sait que cette affection met parfois un intervalle trèslong entre les diverses manifestations locales auxquelles elle donne lieu.

Il en est de même des résultats qu'on attribue aux injections sous-catanées de suc gastrique dans les tumeurs cancéreuses. Tout cela est à contrôler sévèrement avant de le faire entrer dans la science.

Traitement médical. Le traitement débilitant par les saignées (Valsalva, Broussais), par la diète (Pouteau), par l'usage de l'eau distillée et la privation de tout aliment (W. Lambc) sont des traitements pénibles et insuffisants. Quant aux moyens médicamenteux, c'est-à-dire aux médicaments dirigés contre ladiatlièse, il est bien rare qu'ils puissent guérir le cancer, on ne les emploie qu'à litre de palliatifs.

Quand les cancers sont regardés comme incurables, on aura recours à tous les moyens préconisés pour réparer un peu les forces du malade, et atténuer, .s'il est possible, un des éléments du mal, au moins pour calmer le moral des malades.

On donnera :

Extrait de fiyiië 4 grammes.

Feiiilics (le ciguë pulvérisées q. s.

Pour des pilules de 10 centigrammes de 1 à k pilules deux fois par jour (Storck).

Une potion avec l'extrait de ciguë 1 gramme ou l'alcoo-

Eiture d'aconit 1 à ^ grammes; ou la douce-amère(iioudre ^',05; teinture, l ix U grammes; sirop 30 grammes; xtrait, 2 gram.mes), on la digitale.

On donnera do même l'acide arsénieux de 2 à 5 millirammes (Lefèvre de Saint-lldefond, W'alshe).

On peut employer à l'intérieur la potion :

Kan distillée UIO .tîrammes.

l'orclilorure de fer ù 30 dejn s 20 gi>uttes.

Sirop simple 30 grammes.

(Carmichael.)

Le même traitement palliatif doit être fait pour les cancers que l'on ne peut opérer. On prescrira aux malades les potions précédentes, et on les substituera les unes aux autres en prévenant autant que possible les complications qui pourraient arriver.

Les cancers ulcérés qui donnent lieu à des hémorrhagies seront enlevés s'il en est temps encore. Si cette opération est impraticable, on placera sur les parties ulcérées qui donnent du sang des rondelles de pâte au chlorure dexinc, on cautérisera avec le fer rouge ou l'on fera une compression avec des boulettes de charpie, roulées dans la poudre de colophane, ou imbibées de perchlorure de fer. *

Lorsque le cancer est dans une cavité muqueuse, on prescrira des collutoires astringents avec l'eau de Rabel, ou le perchlorure de fer, même on cautérisera les parties accessibles avec le fer rouge.

On arrêtera les hémorriiagies légères à l'aide de la compression avec des plaques d'amadou ou des tampons de charpie imbibés de perchlorure de fer.

Pour enlever la mauvaise odeur du cancer, on lavera la plaie avec un mélange d'eau et d'caii-de-vie camphrée, l'eau chlorurée, la liqueur de Labarraque, on pansera avec le cataplasme de coaltar, la solution de coaltar saponiné, la solution d'acide phénique au 1000% d'acide thymiquc au 2000% et l'on placera de la poudre de tan et de quinquina tlaus l'ulcération. V. Di-:sin1''ECTANTS.

(Juelles que soient les instances des malades, on ne fera pas d'opérations, quand la diathèse cancéreuse sera bien établie. On se bornera à des cautérisations avec la pâte au chlorure de zinc.

On calmera les douleurs avec les potions opiacées, le sirop de codéine ou de morphine à dose de 30 à hO grammes par jour. Les injections hypodermi(}ues de morphine (V. ce mot), les potions ouïes lavements avec l'hydrate de chloral, à 8 grammes. V. Chi.or.vl.

Les douches iV acide carbonique, les lotions de jusquiame et d'eau (30 grammes sur 500), la lotion de Rust; la pommade de ,Iames sont choses excellentes pour calmer les douleurs d'un ulcère cancéreux. A l'intérieur les médicaments à donner pour calmer les douleurs du cancer sont l'opium, la codéine, la morphine, la ciçjuè, la jusquiame, la belladone.

Les cancers qui oblitèrent un conduit membraneux réclameront des opérations palliatives, telles que la trachéotomie ou l'œsophagotomie [V. Larynx, Œsophage, Mé- DiASTiN {Cancer dii)], ou l'alimentation artificielle s'il y a cancer de l'œsophage. Le cathétérisme sera fait tous les jours dans les cas de cancer de la vessie et de la prostate.

Traitement préventif. On fera subir un traitement préventif aux malades qui ont eu des parents atteints de cancer; les purgatifs, le séjour à la campagne ou sur les bords de la mer, l'exercice, sont recommandables. Chez les femmes à la période de ménopause, on préviendra les congestions utérines par des applications de sangsues à l'anus. On donnera de la potion avec la digitale, 30 grammes de sirop, des l)oissons sudorifiques ; ces moyens peuvent être tentés, quoiqu'ils ne soient pas des agents prophylactiques certains.

On a proposé aussi des cautères sur les mendu'os (Hervez de Chégoin) .

CANC

On a proposé l'autoplastie (xMaiiinet), c'est-à-dire une transplantation d'une peau saine à la place des tumeurs enlevées. — Ces moyens sont d'un effet douteux.

Lorsqu'un cancer aura élé enlevé, on donnera 30 grammes d'huile de foie de morue chaque jour pendant plusieurs mois (Lehert) ou la solution.

Eau distillée flO gnimmos.

lodure de iiotnssium 50 oeuligi'amiiies.

En deux cuillerées dans un verre d'eau sucrée tous les jours.

Les sétons, cautères et autres exutoires ne sont pas capables de prévenir la récidive du cancer.

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