DE LA VESSIE
CALDANICCIA (Corse). Eau minérale ayant UO degrés centigrades ; saline selon les uns , sulfureuse selon les autres.
CALEBASSIER. Arbuste dont le fruit sert à la préparation d'un sirop de calebasse très-usité aux Antilles comme axatif m.
CALGNTURE. V. Congestion cérébrale.
CALLOSITÉS (Cors, Durillons). Toute partie du ;orps, soumise à un frottement prolongé, se couvre l'une couche épaisse d'épiderme, formant une callosité ou in durillon au-dessous duquel existe une bourse séreuse.
Les ouvriers qui manient le marteau à pleine main ont a face palmaire couverte de callosités, et chaque profesion, selon la forme de l'instrument employé pour la remilir, se révèle par la main de l'artisan, où se trouvent des jallosités dont le siège est variable.
Des callosités se produisent au-dessous de la rotule chez eux que leur profession ou des habitudes de piété lais- 3nt longtemps accroupis sur les genoux.
Des callosités se produisent au talon, à la plante des ieds sur l'astragale, et sur les phalanges par l'usage des ibots ou de souliers trop étroits ; mais quand les callosi- :s occupent les phalanges, elles prennent le nom de coîit pied.
Il y a des cors, mais cela est plus rare, qui se dévelopînt entre les orteils, sur la face interne des phalanges.
Les cors résultent uniquement de la coijipression des pteils par des chaussures trop étroites, et il suffit pour s guérir ou pour prévenir leur développement, de porter 3S chaussures carrées du bout, laissant aux orteils toute ur liberté.
Des couches d'épiderme superposé sans organisation )parente, ayant pour racines profondes dans la peau une )rtion plus étroite traversée par un prolongement papilbrme vasculaire, constituent le cor et le séparent du mple duriUon, formé de couches épaissies d'épiderme.
Le gonflement de l'épiderme des cors, dans les temps imides ou de pluie, comprime les parties voisines et us-jacentes de façon à produire des douleurs, que l'aasion de la tumeur épidermique suffit à faire dispaître.
Théra-peutiquc. — Les durillons et les cors disparaisnt par degrés, dès que cesse la compression qui les a fait ,ître, et il suffit de porter des chaussures carrées par le lUt pour se guérir.
On évite la douleur que produisent les cors en enlevant, moyen d'un bi^touri, les couches d'épiderme à mesure
qu'elles se produisent, ou en les cernant au moyen d'une aiguille courbe à pointe mousse pour en faire l'extraction complète, il faut éviter de faire saigner les cors que l'on coupe.
Des applications topiques peuvent guérir les cors : une feuille de joubarbe, un morceau de baudruche gommée, un morceau de drap imbibé d'acide acétique [T] ou de jus de citron, un peu de diachylon, un emplâtre de cire verte (ou d'acétate de cuivre), conduisent à ce résullat en ramollissant et en décollant l'épiderme.
Des cautérisations par l'acide acétique, azotique et sulfurique, par la potasse caustique et par le nitrate d'argent, suivies au bout de deux jours de grattage de l'eschare guérissent bien les cors, mais il peut en résulter des inflammations dangereuses.
La pommade d'acide acétique mise sur un cor pendant la nuit détrempe l'épiderme épaissi qui se soulève en ampoule, et au bout de trois ou quatre jours l'ampoule desséchée se détache en entraînant le cor.
En trempant un morceau de pierre ponce dans une solution de potasse caustique pour frotter le cor avec précaution, on voit ses différentes couches s'enlever successivement et l'on cesse de frotter quand apparaît de la douleur. C'est à recommencer fréquemment (Donné).
Si les callosités- de la main, des pieds ou des orteils, passent à l'état A'ulccration chronique, il faut les exciser puis les cautériser, ou bien se contenter de cautériser les bords avec la pierre infernale et de panser avec la pommade suivante (de Tott) :
Oli.mient basilicuui 30 grammes.
O.Nviie rouge de mercure i id.
Poudre de sabine 1 id.
Les callosités ulcérées des pieds se trouvent très-bien de la pommade de goudi'on (parties égales de goudron et d'axonge) et des lotions permanentes, d'une solution de teinture de coaltar au 25'^ .
Emplâtre contre les cors.
Eau Idanche 10 grammes.
Emplâtre de poix 8 id.
Gall)aiium 8 id.
Faites fondre et ajoutez :
Acétate de cuivre 8 grammes.
Essence de tért'benthiiie 1 id.
Créosote 2 id.
(Baudot.)
Autre.
Ammoniaque lifjuido 15 grammes.
Camphre 30 id.
Opium 50 centigrammes.
Safran \
Gomme ammoniaque f de choque
Emplùtre diachylou gommé l 8 grammes.
Emplâtre galbauum /
Étendre sur un linge n'ayant pas plus de surface que le cor (Pajot-Laforet).
Autre.
Huile d'olive 15 grammes.
Cire lilanche 6 id.
Faites fondre et ajoutez :
Orcauottc q. s.
Battez ce cérat avec :
Farine 45 grammes.
Acide acétique 45 id.
Essence de lavande 2 id.
Gardez dans un flacon à l'émeri, mettez un peu de cette pâte sur le cor au moyen d'un morceau de linge et le laisser vingt-quatre heures (Laroche).
CAî.MAWT. V. Narcotique.
196 CALV
CALOMEL OU CAf.OMÈLAS. V. MERCURE.
tîAliOTTE. Emplâtre agglutinalif dont on couvrait la tète rasée des teigneux et qu'on enlevait au hout de quelques jours pour arracher les bulbes des cheveux malades.
En voici la formule :
Furinc de seigle 250 grammes.
Poix noire 750 itl.
Poix résine 750 itl.
l^oix blanche 1500 iJ.
Vort-de-gris 250 id.
Délayez la farine de seigle et le vert-de-gris avec 2 litres de vinaigre, faites cuire comme une bouillie bien cuite.
Il faut que les poix soient mises à fondre pendant que la bouillie cuit, et dès qu'elle est cuite, si les poix sont fondues, on les mélange en tournant toujours, mais il faut que la bouillie soit bien cuite. Puis on ajoute dans la bassine un litre de vinaigre bouillant, eu mêlant toujours avec la spatule de bois. On passe le mélange au travers d'un linge clair et on laisse û à 5 centimètres de vide dans le vase afin de pouvoir mettre le lendemain du vinaigre sur la croûte pour pouvoir conserver l'emplâtre.
Cet emplâtre s'étend sur un linge ou sur de la peau qu'on applique sur les parties du crâne affectées de teigne, et au bout de trois jours on l'enlève en arrachant les cheveux qui s'y trouvent emprisonnés.
Plusieurs applications successives de cet emplâtre suffisent pour guérir la teigne. On a délaissé ce moyen en raison de la douleur qui accompagne l'arrachement de la calotte, et on l'a remplacé avantageusement par l'épilation au moyen d'une pince (V. Teigne). On pourrait cependant y revenir si l'on avait soin, avant d'arracher l'emplâtre , d'endormir les malades avec des inhalations de chloroforme ou avec une potion de sirop de groseilles et de V hydrate de chloral 3 grammes. Le reproche de barbarie fait au traitement de la teigne par l'emploi de la calotte, tombe du moment qu'on peut supprimer la douleur de cette médication à l'aide des anesthésiques.
CALVITIE. La chute naturelle des cheveux venant à tout âge, sans érylhème ni maladie du cuir chevelu, distingue la calvitie de Vulopécic, état accidentel, où les cheveux ne tombent que parce que les follicules pileux sont malades. V. Alopécie.
Chute des cheveux.
Moelle do bœuf. (30 grammes,
Uiiilo de ricin 25 id.
Acide gallique 2 id.
Aromatisez et f. s. a.
11 est plus difficile de remédier à la calvitie dont la cause est ignorée, qu'à l'alopécie due à la syphilis, au pityriasis, à une fièvre grave, etc., et où il y a des indications particulières à remplir.
Thérapeutique. — En rasant la tête toutes les semaines, et en mettant sur la peau des pommades excitantes, on active la vitalité du bulbe, et cela fait souvent repousser les cheveux.
Moelle (lo bœuf épurée 30 grammes.
Huile d'amondcs douces 10 iil.