V. Cautérisation, DÉriiNFECT.\NTS et Paies caustiques
Topiques désinfectants. V. DÉSINFECTANTS.
Injection alanéc.
Alun 15 grammes.
Eau 1 litre.
(Jacquot.)
Poudre désinfectante.
Amidon 15 grammes.
Quinquina en poudre 100 id.
Alun 20 id.
(Jacquot )
Solution Illuminée benzinéc.
On dissout 1 kilogramme de sulfate d'alumine dans 2 litres d'eau, on sature par de l'hydrate d'alumine en gelée, on ajoute 100 grammes do iDcnjoin amygdaloïde concassé, on évapore lentement jusqu'à densité de 1,26. Cette solution est hémostatique et désinfectante (Mentel) □.
Cancer des anij'gdales. La gêne de la déglutition et de la parole, produite par une tumeur volumineuse , inégale, bosselée, dure, quelquefois ulcérée, saignante, située entre les piliers du voile du palais, indique un cancer de l'amygdale.
C'est seulement chez l'adulte qu'on observe le cancer des amygdales.
Thérapeutique. — Il faut essayer d'obtenir la résolulion du cancer de l'amygdale au moyen de l'iodure de potassium, 2 à grammes; par de l'arséniate de soude, 5 à 20 milligrammes; par le chlorure d'or et de soude, 2 à
CANC
CANC
S milligrammes; par l'extrait de ciguë, 50 ceuligraiiuues à 1 gramme.
Si la tumeur cancéreuse des amygdales résiste aux remèdes internes, il faut, après avoir mis un morceau de liège entre les dents enlever tout le mal en le saisissant avec une pince de Museux, et en le coupant de bas eu haut avec un long bistouri boutonné, garni de linge à sa base pour ne pas blesser les lèvres.
Après l'ablation du cancer, il faut ordonner un gargarisme d'alun ou d'eau phéniquée, et en cas d'héniorrlingie toucher la surface saignante avec un pinceau chargé de perchlurure de fer. V. AMvr.DALES
Cancer de l'es(om»e. Dans le cancer de l'estomac, l'orifice cardiaque ou pylorique, la petite ou la grande courbure de l'organe sont seuls occupés par la produclion morbide, qui se développe dans la muqueuse gastrique, s'étend aux parties voisines et amène le rétrécissement du viscère ou de ses orifices.
Le cancer du cardia rétrécit celte ouverture, en produisant au-dessus la dilatation de l'œsophage, et il amène des vomissements, peu après l'ingestion des aliments solides.
Le cancer du pylore, en rétrécissant cette ouverture, occasionne la dilatation considérable de l'estomac ; le séjour prolongé des aliments qui passent difficilement dans l'intestin, et les vomissements ne se produisent que deux ou trois heures après le repas.
Le squirrhe, l'encéphaloïde, les végétations épithéliales ou cancroïdes, et la matière colloïde en plus ou moins grande abondance constituent anatomiquement le cancer de l'estomac.
De la gastralgie et des douleurs dans le dos, de la pesanteur à l'épigastre, des éructations inodores ou sulfurées, des régurgitations glaireuses, neutres ou acides, des vomissements noirs, formés de sang à demi digéré, et une tumeur épigastrique annoncent sûrement un cancer de l'estomac.
Le cancer de l'estomac laisse vivre quelques mois ou quelques années, mais il entraîne toujours la mort par inanition, par péritonite suite de rupture, ou par épuisement et cachexie cancéreuse, annoncée par une tcinle jaune paille caractéristique du visage.
C'est à l'âge de retour et chez des vieillards, que s'observe le cancer de l'estomac.
Passé quarante ans chez l'homme, le vomissement noir est presque toujours accompagné d'une ulcération de l'estomac, produite par le cancer squirrheux, encéphaloïde ou épithélial.
On distingue le cancer de l'estomac de la gastrite chronique ulcéreuse ou ulcère de l'estomac, parce que dans cette dernière maladie les sujets sont plus jeunes, souffrent davantage après l'ingestion des aliments , vomissent avec plus de douleur, se plaignent plus vivcrment du dos, rejettent du sang rouge plutôt que des matièr es noires, n'ont pas de tumeur à l'épigastre, et enfin n'arrivent jamais à la teinte jaune-paiile cachectique du cancer.
Thérapeutique. — La diète lactée, l'eau de chaux, l'eau phéniquée au 1000", 3 à 5 grammes en potion, les cautères épigastriqucs, sont les meilleurs moyens à opposer au cancer de l'eslomac.
L'eau glacée, l'eau de Sellz, de Saint-Alban, de Condillac connue boisson conti'c les vomissements; l'opium, de 2ô milligrammes à 10 centigrammes; la ciguë, 5 à 1 5 ccnligranunes; la belladone contre la douleur; les pastilles de carbonate de magin'sic contre le pyrosis et les .ligreurs, soulagent beaucouji dans le cancer de l'estomac.
L'éiixir et le sirop de pepsine, les pastilles de diaslase sont très-utiles pour favoriser la digestion dans le cancer de l'estomac lorsque le suc gastrique est altéré.
C'est une très-bonne chose pour nourrir les malades atteints de cancer de l'estomac que de leur donner 150 grammes de viande artificiellement digérée par de la pepsine ou du suc gastrique frais.
Les malades atteints de cancer gastrique se trouvent bien des voyages, de la campagne et de certaines eaux minérales salines ou alcalines faibles prises avec modération telles que Plombières, Bourbonne, Evian, Ems, Wiesbaden, Baden-Baden, Bagnères de Bigorre, etc.
Cancer «In foîe. La dyspepsie , la gastralgie avec tumeurs bosselées du foie, ictère fort ou faible, ascite et anasarque, caractérisent le cancer du foie.
Des tumeurs dures et bosselées du foie avec ictère, ascite et dyspepsie, doivent faire prédire la mort.
Thérapeutique. — Bien que le cancer du foie soit incurable, il faut chercher à soulager la souffrance des malades. A cet égard les eaux de Vichy, d'Ems, de Plombières, de Bigorre, de Wicsbaden, de Carlsbad, de Kissingen, de Niederbronn, sont très-utiles dans le cancer du foie à titre de résolutif.
On emploiera dans le même but la décoction de saponaire, de quillaya saponaria, les pilules de ciguë, et les pilules de savon ou de fiel de bœuf □. On fera, en outre, faire des frictions sur l'hypochondre droit, avec la pommade opiacée ou belladonée, avec la pommade d'iodure de plomb, d'iodure de potassium et de ciguë □. On pourra prescrire, en outre, des vésicatoires volants, des applications de teinture d'iode et des cautères sur la région du foie ; mais il y a peu à compter sur l'eflicacité de ces moyens.
Cancer de lalangne. V. LANGUE.
Cancer de la mamelle. V. MamellE.
Cancer de l'intestin. Les différentes parties de l'intestin peuvent être affectées de cancer, d'où une trèsgrande différence dans les symptômes, mais son siège habituel est dans l'iléon et dans le rectum.
De la dyspepsie chronique, des alternatives de constipation el de diarrhée, de la diarrhée permanente, quel-J quefois du melœna, la teinte jaunâtre du visage et une tumeur abdominale chez un adulte, indiquent un cancer de l'intestin.
Des alternatives de constipation et de diarrhée, puis la diarrhée chronique avec tumeur dans la fosse iliaque droite, doivent faire craindre un cancer du cœcum.
Des vomissements bilieux et stercoraux avec constipation opiniâtre chez un homme qui avait de la diarrhée cin'onique, avec une tumeur de l'intestin, indiquent un cancer ayant amené l'occlusion de l'intestin.
Des vomissements bilieux avec douleur très-vive du ventre, gonflement el fluctuation de cette partie chez un sujet ayant une tumeur ancienne de l'intestin, indiquent une péritonite consécutive à un cancer de l'intestin.
Le cancer de l'intestin est incurable ; cependant on cite un cas où la résection du cancer dans un intestin hernié a été suivie de guérison (Bicherand)
Tliérapeutique. — En même temps qu'on soutient les forces du malade, il n'y a que des remèdes palliatifs à opposer au cancer de l'intestin. Dans cette nudadie, il faut prescrire : 1° le régime lacté, végétal el féculent, les fruits, le poisson et les viandes blanches; 2" les tisanes
GANG
CANC
cculentes de chiendent, de gruau, d'amidon, d'orge, de •iz et d'eau panée; 3° les résolutifs, tels que la ciguë et "iodure de potassium; k" s'il se forme un étranglement nterne, on peut essayer de faire un anus artificiel aulessus de l'obstacle, après avoir excisé la portion cancé- 'euse.
S'il y a des douleurs très-vives, on donnera l'opium à 'intérieur, 10 à 15 centigrammes ; la morphine, 1 à 2 cenigrammes, ou des lavements laudanisés avec 15 ii20 goûtes de laudanum, enfin le chloral.
Cancer de l'œsophage V. ŒSOPIIAGE.
Cancer tic l'œîl. V. ŒiL.
Cancer du pancréas. V. PANCRÉAS.
Cancer du poumon. Chez un adulte non scrofuleux, e petites hémoptysies fréquentes et peu abondantes, de ti dyspnée avec faiblesse partielle, de la résonnancc tho- [acique, l'absence de bruit respiratoire et le retentisselient de la voix sans souffle bronchique doivent faire crain- Ire un cancer du poumon.
I Thérapeutique. — Le cancer du poumon est absolulent incurable, et il n'y a qu'à soutenir les malades par Inc alimentation modérée en combattant la douleur, la iiffucation, la toux, etc., par les remèdes appropriés à ces