I-'Hërentes complications. V. ces mots
Cancer du rectum. Quand chez l'adulte il y a depuis ngtemps de la diarrhée, un écoulement de sang ou de latières sanieuses infectes par l'anus, de la douleur à la légion sacrée, de l'induration et des végétations dans le ectum, il faut craindre un cancer de cet organe.
; Le cancer épithélial, le cancer encéplialoïde et le squirhe sont les cancers les plus fréquents que l'on observe ir le rectum. Ils intéressent la muqueuse ouïes pares extérieures au rectum et envahissent ensuite cet rgane.
La constipation et les douleurs rectales sont les preliers symptômes d'un cancer rétrécissant le rectum; le )ucher indique alors que cet organe a perdu son élascité et qu'il renferme des tumeurs mamelonnées dures, lus tard, si le cancer augmente, il produit un rétrécisselent incomplet, s'ulcère, laisse échapper des liquides qui jpandent une odeur infecte, et donne lieu à des hémorlagies. A ce moment, on sent dans le rectum une série 3 tumeurs ulcérées dures, il y a de l'œdème au périnée, i les malades présentent tous les signes de la cachexie incéreuse. Le spéculum alors permet de reconnaître état des indurations et de l'ulcération des parties.
Dans les cancers du rectum le rétrécissement se prémte avec les caractères des rétrécissements fibreux, et il >t dû, soit à la tumeur cancéreuse elle-même, soit à la catrisation partielle du rectum après la chute d'une poron de la tumeur, soit enfin à ce que le rectum est induré ms toute son étendue et forme un canal étroit inextenble. (Vidal, de Cassis.)
Les hémorrhoïdes compliquées d'anémie hémorrhoïdaire îuvent être confondues avec le cancer du rectum, mais 1 se rappellera que les hémorrhoïdes laissent couler plus ; sang que de sanie putride, que ce sang n'a pas une auvaise odeur, enfin que l'induration des hémorrhoïdes est jamais résistante comme celle du cancer.
Les simples rétrécissements du rectum ne laissent jaais écouler de liquides portant une mauvaise odeur.
Les chancres, les s>(philides du rectum ou de l'anus et urs indurations consécutives ressemblent au cancer, car
ils laissent échapper des liquides de mauvaise odeur, mais ils sont arrivés vile à cet état, tandis que le cancer met un certain temps, au moins six mois, à s'ulcérer et à produire un écoulement fétide. Dans les cas douteux, du reste, on aura recours au traitement antisyphilitique (V. Syphilis). Ces lésions non cancéreuses n'altèrent la santé générale qu'cà la longue. V. Rectum [Chancres iphagédéniques du), elc.
On se rappellera au moment de poser le diagnostic une singulière erreur ; on a pris pour un cancer rectal un col utérin qui était passé dans le rectum par une perforation de cet intestin. Cette erreur eùl été évitée si l'on avait pratiqué le toucher rectal et vaginal à la fois.
On ne confondra pas les corps étrangers du rectum avec le cancer, grâce aux antécédents; le toucher d'ailleurs indiquant que les parties dures sont mobiles, et l'odeur du liquide contenu dans l'anus pouvant éclairer au besoin.
Les fèces endurcies sei'ont reconnus par le toucher, et l'examen avec le spéculum, permettant de voir leur couleur noire, établira le diagnostic.
Les abcès du petit bassin, les tumeurs de la prostate et des vésicules séminales ne peuvent être confondus avec le "cancer du rectum parce que dans ces cas on pourra toujours mobiliser la muqueuse au niveau de la tumeur, et ce seul signe est suffisant. Dans les cas où il y aurait lésion et trouble fonctionnel des organes voisins, le diagnostic serait encore plus facile.
La fissure à l'anus simple est si douloureuse, qu'elle ne peut être confondue avec le cancer; quant aux fissures avec des indurations se rattachant à la syphilis, le traitement seul, la cautérisation en particulier, permettra de juger s'il s'agit d'un cancer ou d'un ulcère syphilitique.
Les cancers du rectum causent des rétentions temporaires des matières fécales, celles-ci s'accumulent au-dessus des cancers, puis sortent d'un seul coup en trèsgrande quantité.
Les cancers du rectum qui perforent cet organe causent des péritonites, des inflammations du petit bassin et quelquefois consécutivement des pJdcgmatia alba dolcns. En s'étendant de proche en proche, ils perforent les organes voisins, la vessie chez l'homme,' le vagin chez la femme, et engendrent des fistules consécutives.
Le cancer du rectum qui a envahi le périnée entraîne l'incontinence des matières fécales.
Le cancer du rectum qui occupe la partie inférieure de cet intestin est infiniment moins grave que celui qui remonte jusqu'à l'S iliaque, car on peut espérer le guérir par une opération.
Un des effets ordinaires du cancer du rectum, c'est le rétrécissement de cet organe, ce qui impose l'obligation d'y mettre des mèches et des bougies à dilatation à titre de moyen palliatif.
Le cancer du rectum amène peu à peu l'amaigrissement, la pâleur due à l'anémie, la teinte jaune-paille cancéreuse, la fièvre et tous les symptômes d'une cachexie, indiquant une mort prochaine.
Thérapeutique. — Avant d'opérer un cancer du rectum au début, il est toujours indiqué d'essayer l'effet du traitement antisyphililique. Le cancer du rectum, qui n'est pas ('/(•( /•(■, qui ne s'accompagne pas d'engorgements ganghoniiaires, de tumeur dans la fosse iliaque, sera opéré parla
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cautérisation avec la potasse caustique, portée sur le can cer avec une curette. logée clans une canule, ou avec le cautère actuel guidé avec le spéculum. Le broiement des tumeurs cancéreuses avec une pince à larges mors (Aniussat), ou l'arrachement (Récaniier), sont des opérations incomplètes et insuffisantes ; entre toutes ces pratiques chirurgicales autres que l'excision, la cautérisation est celle qui offre le plus d'avantages relatifs.
La ligature n'est applicable que pour les tumeurs trèspetites, bien limitées et autour desquelles il est possible de tracer un pédicule, ce (jui est toujours difficile. Lors même qu'on a débride l'anus, il est impossible d'enlever par ligature une portion de la paroi intestinale, qui est ordinairement le tissu qu'il faut enlever pour détruire le cancer.
La ligature sera faite en attirant les parties malades avec les pinces de Museux, de façon à pouvoir former une sorte de pédicule.
Lorsque le mal ne s'étend pas au delà des limites où le doigt peut atteindre, ï extirpation est la meilleure opération (Faget, 1739, Lisfranc), quoiqu'elle soit extrêmement dangereuse par ses suites.
On exdsera la tumeur en la circonscrivant par deux incisions e*n croissant, on disséquera ensuite la tumeur en se guidant avec le doigt de la main gauche introduit dans le rectum. Pour abaisser l'anus et le rectum, des pinces à griffes tenues par des aides secondei'ont les efforts du chirurgien. Lorsque le cancer est situé à la partie inférieure du rectum, l'opération est facile, il n'y a pas d'hémorrhagies graves à redouter ; mais lorsqu'on est obligé de remonter très-haut, il y a deshémorrhngios fournies par des veines nombreuses, et il y a ainsi une porte ouverte à l'infection purulente.
Lorsque le cancer remonte très-haut, on fera une incision, comme il vient d'être dit, seulement au lieu d'enlever immédiatement la tumeur, on disséquera la partie inférieure du rectum, puis lorsqu'on l'aura mobilisée, on la fera abaisser avec des pinces à griffes. On incise la paroi postérieure du rectum longiludinalement. S'il coule du sang, on lave les parties avec de l'eau glacée; si des vaisseaux artériels donnent du sang, on les liera à mesure qu'ils se présenteront. Puis on dissèque le rectum et on l'isole des parties voisines; une sonde placée dans l'urèthre chez l'homme permet de savoir à chaque instant là où est l'urèthre qu'il faut ménager. Quand on dissèque le rectum, chez la femme, un doigt introduit dans le vagin permet d'achever la section du rectum sans ouvrir le vagin (Lisfranc) .
C'est une bonne pratique de fendre la peau depuis l'anus jusqu'au coccyx avant de commencer l'extirpation (Denonvilliers).
Lorsque le cancer ne remonte pas très-haut, après avoir disséqué le rectum, on passe des lils sur plusieurs points, allant de la peau à la muqueuse rectale, au-dessus du cancer; on incise comme dans le procédé précédent, puis on noue les fils, et il y aune réunion de la peau du périnée et de la muqueuse rectale.
L'écueil presque inévitable des ablations de "cancers du rectum cpii remontent un peu haut est l'ouverture du péritoine, et rien ne peut prévenir cet accident, car il est des sujets chez les(picls le cul-de-sac vésico-rectal ou utérorectal descend très-bas.
L'hémorrhagie qui résulte do l'opération est quelquefois très-al)undaiite ; la cautérisation au fer rouge peut l'arrêter (Uupuytren) ; mais si le moyen échoue, il faut avoir recours au tamponnement du rectum. V. Rectum.