‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 115 sur 612 · CARR · texte numérisé non relu

CARR

CÂSC

Les calculs seront extraits à l'aide d'une incision; on incisera ou l'on extirpera les kystes.

Les cancers seront enlevés le plus tôt possible. Quoique l'opération soit suivie souvent d'un eclropion (Beer), on ira chercher avec le bistouri les ramifications de la tumeur (A. Bérard), dût-on détruire le sac lacrymal ; on cautérisera la tumeur avec la pâle au chlorure de zinc.

111. Tricldasis de la caroncule. En vertu d'une hétérotopie ou d'une erreur de lieu, des cils se développent quelquefois sur la caroncule, irritent l'œil et produisent des ophthalmies rebelles et même des oblitérations du conduit lacrymal (Dupuytren).

Thérapeutique. — Arracher les cils à mesure qu'ils repoussent, cautériser le bulbe perforé avec une aiguille rougie au feu.

G4ROTTE. Ombellifère dont on mange les racines et dont la décoction a été vantée contre la jaunisse □.

C;%ROUB3EK. Arbre des légumineuses dont le fruit réduit eu l'ulpe est employé comme laxatif à la manière du tauiarin fTl.

CARPIIOLOCilE, ou CKOCimsnE. Des mouvements involontaires des mains et des doigts qui cherchent à saisir de petits objets dans l'air ou sur les couvertures caractérisent la carphologie ou crocidisme et indiquent une mort prochaine.

La carphologie est un symptôme des fièvres typhoïdes adynamiques, des pneumonies typhoïdes , de quelques affections cérébrales et des maladies aiguus assez graves pour faire redouter la mort.

cAlRRAgaueeiv (Mousse perlée. Mousse d'Irlande). Algue très-mucilagineuse, qui, par décoction, sert à préparer une gelée, utile dans la diarrhée chronique. On en fait un sirop pectoral qui est peu usité.

CARREAU. La scrofule des voies digestives qui produit des granulations fibro-plastiques, grises, demi-transparentes, et des tubercules dans l'intestin, dans le péritoine, dans les ganglions mésentériques hypertrophiés, poile le nom de carreau.

Dans le carreau, les tubercules de l'intestin et du péritoine déterminent une entéro-péritonite suraiguë, caractérisée par des ulcérations irrégulières transversales de l'intestin, par des adhérences et [lar une sécrétion purulente du péritoine, enfin par le gonflement tuberculeux des glandes du mésentère.

Chez les enfants, la diarrhée chronique avec une tièvre lente et un ventre gros plus ou moins douloureux, à demi rempli de liquide difficile à déplacer, dans lequel il y a au niveau de l'ombilic des tumeurs multiples, indiquent le carreau.

La présence des tumeurs dans le ventre, formées par la dégénérescence tuberculeuse des ganglions mésentériques, constitue le carreau.

Le carreau est une maladie incurable et mortelle de l'enfance, qui donne lieu à des symptômes de marasme ou de consomption avec diarrhée et gonflement douloureux du ventre.

Les enfants atteints de carreau meurent souvent de péritonite suraiguë, causée par la perforation de l'intestin.

Si la consomption produite par les lésions de l'intestin, du mésentère et du péritoine, c'est-ii-dire la phthisie mésentéri (ue, est la cause ordinaire de la mort des enfants atteints de carreau, il faut savoir que dans quelques cas la mort a lieu surtout par suite de tubercules développés

consécutivement dans les poumons ou par suite de l'affaiblissement causé par la diathèse scrofuleuse à son plus ; haut degré de développement. j

Que de gens désignent sous le nom de carreau la dispo-l silion ballonnée habituelle du ventre des enfants, affectés, de diarrhée chronique ou de rachitisme; mais dans ces deux cas le ventre gonflé, très-sonore en raison des gaz renfermés dans l'intestin, n'est pas douloureux et ne ren-i ferme pas plus de liquides que de tumeurs mésentériques.

Thérapeutique. — Si la diarrhée accompagne le carreau, , il faut employer contre elle tous les remèdes usités dans cette circonstance. V. Diarrhée.

Dans la douleur de ventre qui accompagne le carreau, je donne un looch avec eau de laurier-cerise, 5 grammes, ou bien hydrate de chloral 1 gramme dans du sirop de groseilles, ou bien sirop diacode, 15 à 30 grammes, ou bien une pilule de 2 à 5 centigrammes d'opium, et je fais des applications laudanisées sur le ventre.

Sur le ventre, il faut faire tous les jours des applications i do teinture d'iode coupée de moitié d'eau, des frictions deij pommade iodée (50 centigram. d'iode pour 30 gram.), ou'j appliquer des cataplasmes de poudre de ciguë, et enlin mettre des vésicatoires volants sur le ventre.

CARTHANE. Plante des cynanthérées, ressemblant à ■ un chardon dont les fleurons desséchés ressemblent à dli | safran (safran bâtard, employé en teinture) et dont les se-l!i menées donnent une huile de earthame, vantée comme purgative et antirhumatismale

CARVI. Ombellifère, dont les fruits, appelés graines, sont très-aromatiques, stimulants et carihinatifs (fig. 96). On emploie la poM(?/'e, 3 à 5 grammes; Vinfusiûii, 3 à

Fig. 96. — Carvi.

10 grammes par litre d'eau, et V huile essentielle \Q à 20 gouttes dans une potion.

C.4SCAR1LEE. Euphorbiacée des Antilles d'Amérique, dont l'écorce astringente et tonique a été employée comme fébrifuge (10 à 15 grammes de poudre) et associée a» quinquina m.

CASÉLM. Il y a du caséum dans le sang de toute personne en digestion (N. (juillot), mais il y en a surtout et en grande abondance dans le sang des femmes en couches, ce (pii joue un grand rôle dans les maladies puerpérales.

Les maladies puerpérales et la fièvre de ce nom, ca-

GÂTA

GATA

■actérisée par la fréquence des suppuration? disséminées dans les viscères et dans les séreuses, sont considérées comme le résultat de la pyoliémie. Il y a quelque chose de plus, et la présence du caséum dans le sang fait que cette pyohémie a quelque chose de spécial.

Les produits de suppuration du péritoine et son exsudalion fibrineuse dans la fièvre puerpérale sont remplis de caséum, ce qui donne à celle maladie un caractère spécifique incontestable dont on ne tient pas assez compte.

CASSE. Fruit d'une légumineuse, le cfmé^c(ei'. C'est une joussc cloisonnée en travers, dont chaque cloison renferme une pulpe noirâtre douce, aigrelette, laxative à la iose de 30 à 60 gr. , dans de l'eau sucrée ou du petit-lait [+].

CASTELJALOUX (Lot-et-Garonne). Eau minérale fer- ■ugineuse froide [+1-

CASTELLAMARE. Ville voisine de Naples, où se rouvent plusieurs sources d'eau minérale, les unes fer- ■ugineuses, les autres salines gazeuses acidulés, l'autre ulfiireuse.

CASTELfïUOVO (Italie, Piémont). Eau minérale sulureuse et iodurée qu'on emploie cans la scrofule et dans ertaines maladies de la peau [Tl.

C.ASTÉRA-VERDl'ZAl^J (Gers). Eau minérale sulfueuse de 25" à une source, et ferrugineuse froide àTautre.

CASTORÉLM. Matière sécrétée par les glandes sousutanées abdominales du castor màle et femelle. Douée

97. — Ap|iuroil (le castoréum. — a, a. Les urotoics. — b. La vessie, c, c. Testi(;ules. — (/, d. Les canaux déférents. — c, c. Les yésicules séminales. — f. Les glandes de Cooper. — j. Prostate. — h. Fourreau de la verge où viennent s'ouvrir les poelies du ca tnréum. — i. La verge. — /(, k. Poches 011 se dépose le castoréum. — l. Ouverture du prépuce dans le cloaque anal. — m, m. Glandes anales. — n, ii. Gland<-'s anales. 0. Anus, — ;ï. La queue.

d'une odeur fétide pénétrante et d'une saveur acre, elle est très-employée dans l'hystérie [+1, dans l'hypochondrie [+] et dans un grand nombre de maladies spasmodiques. On la donne en poudre, 5 à 25 centigrammes; en teinture, 1 à 4 grammes, et on l'associe souvent à l'opium, au camphre, à la valériane et k l'oxyde de zinc.

CASTRATlOni.

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