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Amputation du testicule. V. Testi-

. CATAIRE (Hehbe AUX CHATs). Labiée dont l'infusion est einménagogue I I.

CATALEPSIE. Des accès intermittents de perte de connaissance sans fièvre, avec roideur tétanique des membres qui conservent la position qu'on leur donne, si bizarre qu'elle puisse être, sont de la catalepsie.

Quelques cataleptiques peuvent parler, manger ou m.u'cher comme dans l'état normal, mais en général il y a dans cette névrose une abolition entière de toutes les sensations et du mouvement, de sorte qu'après l'attaque les malades ignorent entièrement ce qui s'est passé.

La catalepsie e.4 une forme de l'hystérie, à laquelle elle se réunit très-ordinairement.

La catalepsie produit toujours l'anesthésie de tous les sens, sans modifier l'exercice des fonctions de la vie animale, et le pouls conserve son rhythme naturel.

Les accès de catalepsie durent de quelques minutes à quelques heures et à quelques semaines, mais dans ce cas il y a des rémittences assez prononcées.

La catalepsie ne dépend d'aucune lésion du cerveau et forme une névrose voisine de l'hystérie, avec laquelle on l'observe très-généralement.

La catalepsie est souvent compliquée d'extase.

On ne meurt jamais de catalepsie, et au bout de quelques mois ou de quelques années les accès disparaissent pour ne plus revenir.

Thérapeutique. — Dans la catalepsie, je prescris l'hydrate de chloral 1 à 3 et 5 gr. dans du sirop de groseilles en une seule fois; — des affusions froides et des aspersions d'eau froide sur le visage.

Pour empêcher le retour des accès de catalepsie, il faut, s'il y a pléthore, faire une saignée ; — s'il existe un embarras gastro-intestinal , prescrire un vomitif et un purgatif ; — s'il y a de l'aménorrhée, recourir aux emménagogues ; — si l'on trouve de la chlorose, donner des vermifuges ; — enfin du quinquina contre la périodicité ou des vermicides contre les entozoaires.

Des vésicatoires,un séton,des plaques d'aimant au cou, l'insufflation pulmonaire, en cas de ralentissement des fonctions respiratoires, et l'usage de la sonde œsophagienne, si les malades ne peuvent manger, sont des moyens trèsutiles à employer contre certaiis cas de catalepsie.

CATAPLASMES. Les cataplasmes sont des bouillies épaisses, mucilagineuses, aromatiques, calmantes, huileuses, chaudes, tièdes ou froides, qu'on emploie comme topique à la surface de la peau.

Thérapeutique. — On fait bouillir de la graine de lin, une demi-livre ou une livre, dans de l'eau simple ou dans l'eau de morelle, de guimauve et de pavot, et l'on applique le mélange sur la peau, après l'avoir placé dans de la mousseline claire. Dans quelques cas, on fait le

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cataplasme de farine de lin en délayant cette farine dans l'eau froide.

La farine de manioc, de seigle et d'orge, la mie de pain cuite dans du lait, la fécule de pomme de terre, seules ou mêlées de poudre de ciguë et de diverses plantes narcotiques, sont employées de la même manière. V. Abcès, Anthrax, Phlegmon, Ulcères, etc.

Cataplasme calmant.

Capsules de pavot 32 grammes.

Feuilles sèflies de jusqniamo 64 id.

Farines émollientes 155 id.

F. s. a. {Codex).

Cataplasme narcotique.

Pondre de feuilles de jnsquiainc. • • •\

Poudre de ciguë I

Poudre de belladone > aa 20 grammes.

Poudre de morelle \

Farine de lin /

Décoction de pavot j. s.

Cataplasme réfrigérant.

Farine de lin 500 grammes.

Glace pilce 250 id.

Sel blanc 250 id.

Mêlez.

Ce cataplasme s'emploie dans l'invagination et dans les étranglements internes [+] (Bouchut).

CATARACTE. L'opacité congénitale ou acquise du cristallin et de son enveloppe porte le nom de cataracte.

La cataracte peut exister .seule ou avec d'autres lésions de l'œil.

Un trouble de la nutrition pendant la vie foetale, un coup, une blessure, une excitation de l'œil capable d'entretenir une choroïdite pigmentaire (Cusco), déterminent après un temps plus ou moins long un cliangement dans la constitution du cristallin, et il y a cataracte congénitale Irauniatique ou acquise.

A part la cataracte traumatique franche, les cataractes sont généralement doubles, et les deux yeux se prennent successivement.

La consistance du cristallin devenu opaque varie beaucoup ; elle est molle ou demi-molle dans la cataracte congénitale, dure ou demi-dure chez les vieillards. Quant aux cataractes traumatiques, elles sont pierreuses, demi-dures et molles, parce que le traumatisme peut agir directement sur le cristallin qu'il blesse, on indirectement sur la choroïde en y déterminant une inflammation qui cause la cataracte.

Les cataractes dures commençantes se reconnaissent à des stries rayonnées, grisâtres, constatées par l'examen direct, ou à des stries noires (fig. 98) constatées par l'examen ophthalmoscopique. Quand elles sont confirmées, on les reconnaît par une coloration opaline un peu jaunâtre du cristallin.

Au début de la cataracte, les malades voient souvent devant eux des larlips irréguiièn^s sur les objets blancs qu'ils regardant .

Les cataractes molles commençantes sont constituées par une teinte opaline du cristallin ; à mesure qu'elles se confirment, la coloration blanche devient plus franche. Pondant que la maladie suit ces phases, les malades voient un bi onillai d qui s'épaissit jusqu'à ce que la vision des obj(.'l^. dcvn'iiiic iinpo; .-^iblc .

Dans la cataracte dure, on constate la présence d'une ombre portée par l'iris sur la lentille opaque formée par le cristallin.

Dans la cataracte molle, le cristallin augmente de volume, fait saillie en avant, l'ombre portée par l'iris a disparu.

Ces caractères distinguent principalement les deux variétés de cataractes.

Les cataractes pierreuses sont ordinairement d'un jaune clair.

Toutes les opacités de la capsule sont d'un blanc nacré. Lorsqu'il y a cataracte capsulo-lenticulaire, le cristallin a la coloration signalée dans "la cataracte dure et la cataracte molle, la capsule de venue opaque tranche par la coloration nacrée sur l'opacité de la lentille.

I/éclairage direct et latéral ainsi que l'ophlbalmoscopc permettent de constater tous les caractères des cataractes: sans eux il n'y a pas de diagnostic précis. V. Ophthal-

MOSCOPIE.

L'ophthalmoscope révèle les opacités commençantes dt cristallin qui se présentent sous forme de stries variables noirâtres et de taches irrégulières de même nuance, sié géant en divers points.

Tout à fait au début d'une cataracte, si l'on explore l'œi'i l'aide d'une lumière qu'on place devant la cornée (fig. 101)

Cataracte dure, stries noires, observées à l'aide de l'ophthalmoscope.

l'absence d'une ou de deux images normales réflétéesi^ dique le siège de l'opacité (Sanson).

L'absence de sensation lumineuse et de phosphène pe

Fig. 99. — Cataracte centrale ; noyau opaque (Desmarres).

dant la pression subite sur l'œil (V. Ophthalmoscopie) dique que la cataracte est compliquée do paralysie de rétine .

Les signes fournis au diagnostic de la cataracte par antécédents du malade sont : l'abaissement progressif la vue dans un seul œil, puis dans les deux, sans qu'il existé de douleurs, la facilité plus grande de distinguer objets le soir, et l'impossibilité de les distinguer à \i d'une vive lumière.

Lur.-ipie l'on a dilaté la pui)ille, un leconnaît sanspf

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