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CAUS

soit pour faire cicatriser le canal lacéré par une fausse route ou ulcéré par une plaie.

Thérapeutique. — Toutes les fois que le col de la vessie et l'urèthre sont enflammés, il est contre-indiqué de laisser une sonde à demeure. En générai, une sonde ne doit pas rester en place plus de vingt-quatre heures, à moins que l'urèthre n'ait été lacéré dans une grande étendue.

Les sondes de caoutchouc (Nélaton, Morel Lavallée) sont préférables aux autres pour être placées à demeure ; lorsqu'on a eu beaucoup de peine à introduire une sonde métallique, on peut néanmoins la laisser à demeure.

Pour fixer la sonde chez l'homme, deux cordons sont attachés aux oreilles du pavillon de la sonde et forment juatre chefs qui sont fixés au moyen de deux ou quatre tours d'une bande de diachylon ceignant la verge au-dessous du gland. Un fil double noué autour d'une sonde de ^omme, ou d'une sonde élastique, est de même fixé par me bande de diachylon. On peut attacher les fils avec les poils du pubis. Ce mode de déligation est très-suffisant lans un bon nombre de cas.

Pour maintenir une sonde chez les femmes, il faut se ervir d'une sonde d'argent courbée comme un s d'écriure minuscule (sonde américaine Marion Sims et Bozenan). V. Fistules vésico -vaginales.

Cathctéi-isme permanent (Accidents du). L'uréhrite simple, les abcès uréthraux, la cystite, la fièvre uréhrale, la perforation de la vessie par gangrène au point ^n contact avec le bec de la sonde, l'introduction de la onde dans la vessie par une sorte d'aspiration et surtout lar les efforts inhabiles des malades pour retirer l'instrunent, sont les compHcations du cathétérisme permanent. '. UréthRite, Cystite, Corps étrangers dans la vessie,

''lÈVRE URÉTHRALE, VeSSIE (GANGRÈNE DE LA).

Thérapeutique. — L'uréthrite n'est pas à redouter, c'est ne condition ordinaire de l'application d'une sonde à deleure. Si elle était accompagnée de spasme de l'urèthre, e douleurs, on enduirait la sonde laissée à demeure d'une .)mmade.

Axongc 20 grammos.

Extrait Je belladone 50 centigrammes.

Laudanum ou extrait d'opium 50 id.

Les abcès uréthraux s'ouvrent à l'intérieur du canal ou i dehors. On ouvrira les premiers involontairement en langeant la sonde ; s'ils tendent à s'ouvrir à l'extérieur, 1 attendra qu'ils soient bien formés pour les ouvrir, rien

! presse tant que la sonde est à demeure. La cystite avec fièvre et rénesme vésical obligent à retirer la sonde à meure, et l'on doit traiter vigoureusement l'inflammation r les sangsues. V. Cystite.

La fièvre et les frissons sans état inflammatoire de l'urère, de la vessie et du rein, sont presque toujours liés à le déchirure de Turèthre, à une absorption urineuse •Fièvre INTERMITTENTE URÉTHRALE) . Il n'estpas nécessaire ms ce cas de retirer la sonde, surtout s'il y a une fausse lute; l'urine séjournerait dans la plaie de l'urèthre et ■rait une nouvelle cause d'infection.

Lorsqu'il n'y a pas de fausse route, on ne laissera pas sonde à demeure. On donnera aux malades un grand in après que les accès de fièvre auront cessé, une tisane irétique sera prescrite, chiendent nitré, tisane de queues cerises ou autre ; on administrera le sulfate de quinine 'a dose de 0«%60 à 1 gramme.

On évitera la perforation de la vessie par le bec de istrument en tenant l'orifice de la sonde bouché, en ou- '.nt toutes le.s deux heures, et en ne vidant pas la vessie

entièrement . Du reste la sonde qu'on laisse à demeure doit avoir les yeux très-près du bec, de façon qu'il n'y ait qu'une petite portion de sonde dans la vessie. Il faut recommander aux malades de tirer un peu la sonde lorsqu'ils ont fini d'uriner, et de la repousser lorsqu'ils veulent uriner.

Les sondes fixées à demeure comme il faut ne peuvent être introduites dans le canal que par la maladresse et l'indocihté des malades.

CATHOLICU9I. Électuaire de casse, de séné, de rhubarbe et* de tamarin qu'on donne comme purgatif à la dose de 20 à 60 grammes.

CAUCHEMAR. Des rêves pénibles donnant lieu à une frayeur excessive, à une sensation de chute au fond d'un précipice, d'étouffement ou de lutte avec un être couché sur le corps (ùicnbe) ou placé au-dessous de lui [succube), caractérisent le cauchemar. Ce phénomène dépend de l'anémie, de la chlorose, des maladies du cœur et de la surexcitation de l'esprit par la frayeur ou la luxure.

Thcrupeutique. — Les antispasmodiques, les toniques, les ferrugineux et les bains prolongés sont les meilleurs moyens à employer pour combattre les cauchemars.

CAUSTIQUES. Les caustiques sont des substances qui désorganisent et mortifient les parties qu'elles touchent. On les appelle escharotiques quand ils mortifient, et cathérétiqu'.s ou corrosifs quand ils ne font qu'excorier les parties. 11 n'y a là qu'une différence de degré. Tous les caustiques peuvent être employés comme révulsifs ou comme moyen de destruction substitué à l'instrument tranchant. V., pour les caustiques employés. Cautérisation.

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