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Chancre mixte (Rollet, Laroyenne , Burensprung , Lindwurm, Lee). Toutes les fois qu'un chancre présente à la fois les signes d'un chancre induré et d'un chancre mou ; lorsqu'un chancre induré se recouvre d'une ulcération à bords taillés à pic et sécrétant un pus inoculable, toutes les fois qu'un chancre induré, trois semaines après son début, s'entoure d'une induration élastique, on dit qu'il y a chancre mixte.

L'infection syphilitique est la suite ordinaire d'un chancre mixte. Lorsqu'un bubon suppuré existe avec un chancre induré, ulcéré, il y a toutes probabilités pour que le chancre' soit mixte; le chancre induré phagédénisé est aussi un chancre mixte.

La roséole, l'angine et les plaques muqueuses suivent assez rapidement l'apparition des chancres mixtes.

Le chancre mixte est une ulcération où l'inflammation n'a pas été suffisante pour détruire le tissu contaminé par le virus déposé sur les parties.

Une inflammation tardive, communiquée peut-être par un défaut de précaution, ou par un nouveau coït, produit souvent le chancre mixte.

Beaucoup de plaques muqueuses ulcérées simulent ce qu'on appelle chancre mixte.

Thérapeutique. — Comme le chancre mixte n'est pas franchement enflammé, comme le virus s'installe pour produire l'induration, on doit traiter le chancre mixte à la fois comme un chancre induré et comme un chancre mou. Il faut alors mettre en usage les cautérisations, les modificateurs de l'ulcération, en même temps qu'on administrera contre la syphilis constitutionnelle le traitement anlisyphilitique. V. Chancre mou et Syphilis constitutionnei le.

Cliaiicrcs du col de l'iitcrus. On trouve sur le col de l'utérus des chancres au nombre de un seul ou de plusieurs ; c'est là le seul caractère distinctif qui puisse séparer les chancres indurés des chancres mous ; encore cette distinction n'est-elle pas rigoureuse. Ordinairement les chancres sont caractérisés par une ulcération profonde à )ords taillés à' pic, indolente, s'accompagnant d'engorgenents ganglionnaires, indolents dans les aines, et tardivenent de roséole.

Les chancres du col utérin sont rares.

Les douleurs qui existent quelquefois dans les cas de hancres du col sont dues à l'engorgement chronique du lissu de la matrice, et plus souvent une propagation du ;hancre à la cavilé du col.

Les chancres du col sont longs à se cicatriser. Il n'est )as rare qu'il y ait sur la surface des suppurations réciiives de chancres pendant la guérison de l'ulcère. Sur la |icatrice d'un chancre du col j'ai vu naître des végétations. Iles chancres causent parfois des règles prolongées.

Thérapeutique. — On administrera le traitement généal de la syphilis (V. Syphhjs), mais en même temps on autérisera l'ulcère avec le nitrate d'argent, avec le nitrate cide de mercure, ou le fer rouge, et mieux avec la soluion saturée de chlorure de zinc portée avec un pinceau e charpie sur le col.

Chancres de la conjonctive. V. CONJONCTIVE.

cnAIVVKE. Plante de la famille des urticées, dont ne espèce, le chanvre indien ou Cannabis indica, est emloyée en médecine à l'intérieur. On emploie les semences t les feuilles.

Dans les semences il y a une huile essentielle appelée mnehine dont la respiration produit des vertiges, de l'aitation, quelquefois des syncopes et des hallucinations,

BOUCHUT ET DESPRÉS. 2" édit.

Dans les feuilles se trouve une matière amère résineuse, soluble dans l'alcool, l'élher et les huiles fixes ou volatiles dont l'odeur est faiblement balsamique et désagréable. C'est la cannebine ou extrait de chanvre, qui sert à la préparation d'un extrait appelé le hachisch, qu'on emploie à la dose de 2 h U grammes, contre le rhumatisme □, l'hydropisie le tétanos \±], l'hydrophobie □ et une foule de névroses, telles que l'hypochondrie, la folie sombre et maniaque, la chorée, les convulsions, sans qu'on en ait tiré d'avantages certains.

Si l'on n'emploie pas le hachisch, on peut employer une préparation dite lavamesh, à 20 ou 80 grammes, et qui n'est que du hachisch associé à du sucre, des pistaches et quelques aromates. — On emploie aussi la teinture de hachisch, 10 à 28 gouttes, toutes les 2 ou 3 heures, dans les accès d'asthme, dans l'hystérie, dans l'irritabilité nerveuse, etc. [T].

ciiARBOi^i (Tumeur charbonneuse). On désigne sous le nom de charbon symptomatique un phlegmon gangréneux, à marche rapide, se présentant sous forme d'une pustule maligne arrivée à sa dernière période, s'accompagnant de gangrènes profondes, de traînées érysipélateuses et d'adénites suppurées, chez un individu donnant les marques d'une prostration complète et ayant de la tendance aux syncopes et des vomissements préexistants au développement de l'inflammation locale (Fournier).

Une tumeur rouge, tendue, luisante, d'un noir fauve à son centre, luisante à la périphérie, puis se ramollissant, se gangrenant et se recouvrant de vésicules pleines de sérosité claire et sanguinolente est un charbon. La tumeur est le siège d'une chaleur mordicante ; il y a de la fièvre, le pouls est petit, fréquent, la peau est sèche, la soif vive ; la cardiaigie, le coma, surviennent, les poumons se remplissent d'écume bronchique et le malade meurt. V. Infection.

Le voisinage des foyers de miasmes animaux dans les pays chauds, et le contact de mouches qui ont reposé sur des animaux atteints de charbon, une infection de l'économie par un virus non déterminé ou par des bactéries (V. ce mot) et surtout une mauvaise hygiène causent le charbon.

La formation spontanée de bactéries dans le sang et r.inoculation accidentelle de ces niicrozoaircs faite par des mouches ou par une blessure, est la cause du sang de rate chez les animaux et du charbon chez l'homme (Davaine).

La pustule maligne diffère du charbon par une marche régulière ; elle ne lui ressemble tout à fait qu'à la dernière période. Il faut se rappeler que la pustule maligne se produit aux parties découvertes (V. Pustule maligne), tandis que le charbon se développe partout.

Les charbons, comme les abcès de la peste, comme les plaques gangréneuses dans l'ictère grave et l'infection urineuse, comme certains anthrax, sont des phlegmons gangréneux, chez des individus infectés et dont le sang est profondément altéré.

Thérapeutique. — Quand les accidents de l'infection sont manifestes, on emploiera le traitement général. Si la maladie est récente, et sans troubles généraux très-graves, on commencera par faire deux larges et profondes incisions cruciales dans le phlegmon gangréneux, et l'on cautérisera la plaie avec le fer rouge ou la pâte de Vienne, ou le chlorure de zinc. On extirpera les parties mortifiées, on fera des cataplasmes de feuilles de noyer (Raphaël, Nélaton), et l'on pansera avec de l'eau chlorurée, avec la

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