CHIC
rrugincusc et gazeuse, froide, employée en boisson dans gastralgie O, dans la dyspepsie H, dans la gravelle \±\ dans le calarrlie de la vessie □.
CHATEIiGUYON (Puy-de-Dôme). Eau minérale chloirée sodique, sortant par plusieurs sources ayant 25 à centigrades, employée en boisson, en bain et en doutes, contre les rhumatismes chroniques [T],dans les en- )rgements du foie, de la raie et des glandes mésentéques [T], dans les maladies chroniques de l'estomac ms la leucorrhée □, dans la cbjorose □, dans la scroleB-
Cil A'I Elbois (Bas- Rhin). Eau minérale chlorurée^ dique, arsenicale, iodo-bromurée, froide, qu'on emploie i boisson dans la chlorose [3 et la scrofule [+]•
CHATOUILl-EMEMT. Impression d'abord agréable, lis pénible, qui amène le fou rire et qu'on peut utiliser
1 thérapeutique pour exciter la vitalité de certains êtres nt l'organisation est languissante, et chez lesquels ématose se fait incomplètement. — On l'emploie contre ypochondrie [+1.
CHAUDE-PISSE. V. UrÉTRHITE,
CHAUDES.AIGUES (Cantal). Eau saline carbonatée dique, sortant de plusieurs sources, ayant 62 à 80° ceni;rades et administrée en boisson, en bains, en douches I à l'étude, dans les rhumatismes (T]» Jans les névral-
es [+], dans les névrosesQ, dans les maladies de la
aun, dans la syphilis dans la scrofule I I et dans
paralysie [+1.
CHAUFOT^TAIME (Belgique). Eausaline de 32 à 3/i° ntigrades, employée contre les rhumatismes, l'hystérie la chorée.
CHAUXi Protoxyde de calcium alcalin qui, étant privé eau, forme la chaux vive. — On l'emploie en poudre, »ur mélanger à la potasse et faire la poudre de Vienne. -Éteinte avec de l'eau et pulvérisée, elle entre dans la éparation des pommades contre la teigne ; enfin disute dans l'eau et filtrée, elle constitue Veau de chaux
Iiployée dans la dyspepsie elles maladies organiques de stomac, lorsqu'il y a des aigreurs i-i- -n. On la donne ns du lait, à 30 et 60 ou 1000 grammes.
CIIEL5.0PLASTBE. V. LÈVRES {Restauration des).
CHËLIDOII^E. Plante de la famille des papavéracées, nt la racine, en poudre ou en décoction, 15 grammes
ir litre, s'emploie contre les maladies des yeux le c de la plante acre, amer, a été conseillé comme caus- ;ue pour détruire les verrues [+]. On l'a donné à l'inté- !ur comme fébrifuge □.
CIIÉLOlUE. V. KÉLOÏDE.
CUEMILLÉ (Maine-et-Loire). Eau minérale ferrugiuse, acidulé froide.
cuÉnosi§>. V. Conjonctive.
CHÊNE. Arbre de la famille des amenlacées, dont icorce des jeunes branches fournit le tan. Cette écorce t très-riche en tannin, et sa décoction, 20 grammes ,r litre, sert pour lotion et injections vaginales [±]. Le fruit du chêne, c'est-à-dire le gland, torréfié, pulvé- 5é et infusé, sert à faire le café de glands, vanté comme tringent dans la diarrhée [±] et comme antiscrofuleuxn. 1 prépare aussi ce café avec les glands doux d'Espagne, ais il ne vaut pas le café de glands amers.
CIIÉKOPODÉES OU ATRIPEICÉEI^. FamiLledeplansdont on emploie : 1 ° le c/ie«opodwm blanc sédatif et an-
tihémorrhoïdal en infusionO; 2° le chenopodium ambrosiokle ou thé du Mexique en infusion tonique et stomachique [+] ; 3° le chenopodium ardlielmintluque, dont le suc des feuilles 30 grammes, et les semences pulvérisées 30 grammes se donnent comme tœnifuges[+] ; le c/tenopodium bon Henri ou cpinurd sauvage dont les feuilles cuites se mangent comme les épinards à titre de laxatif; 5" le chenopodium fétide ou vulvaire, etc.
CHERVI. Ombellifère dont la racine en poudre, 50 centigrammes à 1 gramme, est emménagogue , diurétique et fébrifuge □.
CHEVEUX. Les cheveux sont souvent malades par l'influence de l'âge et des causes morales ou des maladies.
Ils perdent leur pigment et blanchissent par la frayeur, par le chagrin et la vieillesse; — ils deviennent lanugineux, cachectiques et tombent dans les maladies graves, sous l'influence de l'altération des foUicules pileux (V. Calvitie); — enfin ils sont attaqués par les parasites végétaux, dans la teigne (V. ce mot), dans l'herpès circinc et dans le pityriasis du cuir chevelu. V. ce mot.
Quand ils sont blancs, cela constitue la canitie. V. Ca-
NITIE.
Chc%eux (Chute des). Sous l'influence des maladies fébriles, dans leur convalescence ou à la suite de l'accouchement, quelquefois aussi à la suite des troubles organi(iues produits par l'âge ou par les maladies du cuir chevelu, tels que le pityriasis, l'érysipèle, les cheveux tombent et peuvent ne pas repousser. V. Alopécie.
Pommade contre l'alopécie.
Axonge balsamique 300 grommcs.
Suc de citron 6 id.
ToinUiro de cantliorides 2 id.
Essence de citron 10 id.
(Ph. allem ) Pommade contre -V alopécie.
Suc de citron 4 grammes.
Extrait de cjuinquina 8 id.
Teinture de canlliarides 4 id.
Huile de cade 23 décigrammes.
Bersamnte 10 gouttes.
Moelle de bœuf 00 grammes.
F. s. a. Avant d'employer cette pommade, on lave la tête avec de l'eau de savon. Le lendemain, on fait une friction et l'on continue tous les jours pendant deux mois (Schneider).
Che-*cHx (Teinture des). Comme on l'a vu à l'article Canitie, les pâtes mélainocomes sont ce qu'il y a de plus inoffensif pour teindre les cheveux en noir. Quant aux autres procédés de teinture exposés dans le même article, leur emploi est souvent dangereux, et il en résulte des migraines que le médecin doit deviner tout en ménageant les susceptibilités de la coquetterie des vieillards. Les teintures blondes et rouges sont au contraire à base d'acide et altèrent le cheveu lui-même. V. Canitie.
CHÈVREFE131EI.E. Arbuste des caprifoliacées dont les feuilles en infusion, li à 8 grammes par litre d'eau, servent de gargarisme
CHICORÉE. Synanlhérée dont les feuilles fraîches se mangent en salade, dont la racine torréfiée donne le café de chicorée. Son infusion amèrc est dépurative [T], et l'on emploie dans le même but l'extrait, le suc frais et le sirop simple. Il y a aussi un sirop de chicorée composé qu'on donne comme purgatif chez les enfants ; mais outre la chicorée il y a dans ce sirop une certaine quantité de rhubarbe. 11 s'administre de 30 à 60 grammes \-h +\:
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CHICOTIl\. Poudre ou décoction de coloquinte que les nourrices mettent au bout du sein pour empêcher les enfants de teter et pour faciliter le sevrage.
CHIEKDEIVT Graminée dont le rhizome lavé, battu et séché, sert en décoction (30 grammes par litre) de tisane rafraîchissante et mucilagineuse quand elle a été édulcorée avec un sirop quelconque [+1-
CHiniATRIE. En voulant expliquer toutes les opérations de la vie par des affinités moléculaires comparables à celles de la matière inorgamique, la chimie a dépassé les limites de la science pour entrer dans le domaine des hypothèses et elle est devenue de la chimiatrie.
Il n'y a pas de prétention que n'ait un chimiatre ; il vous dira pourquoi l'on digère et comment on digère, il ira même jusqu'à faire une digestion artificielle dans un estomac de verre, appelée cornue, mais si vous lui demandez des excréments, il se fâchera tout rouge, ignorantque là seulement sont les preuves de la vie.
Croire que la vie n'est rien par elle-même, qu'elle n'est autre chose qu'un résultat de l'affinité des éléments les uns pour les autres, qu'elle ne saurait modifier l'exercice des fonctions les plus chimiques ; enfin que les médicaments agissent au sein de l'organisme comme dans un verre à expérience, telles sont les prétentions de la chimatrie.
Le chimiatre fait respirer de l'oxygène à l'asthmatique, injecte de l'eau dans les veines taries du cholérique, donne des acides à ceux qui ont des hémorrhagies, de l'alcali aux goutteux couvert de tophus acides, de la diastase et de la pepsine à tous les djspepsiques, en un mot use jusqu'au ridicule du principe des neutralisants chimiques.
La chimatrie ne détrônera jamais la médecine qui, prenant toujours à la chimie ce que cette science lui apportera d'utile et de vrai, ne lui laissera jamais réduire le corps humain à un laboratoire où tout se passe selon les lois de l'affinité inorganique.
La vie qui ne s'entretient que par des combinaisons chimiques lutte contre elles selon ses conditions d'âge, de sexe, de tempérament, d'idiosyncrasie et d'influence morale, et elle les modifie pour une fin préconçue relative au maintien de la forme des êtres et aux intérêts des individus.
CllIRAGRE. Goutte fixée aux mains. V. Goutte.
CUIKOi^lElV (Ulcère). Variété d'ulcère rongeant. V. Ulcères.
CIILORAL. Le chloral est un aldéhyde Irichloré soluble dans l'eau, qui se décompose par les alcalis et engendre des formiates et du chloroforme. C'est un liquide anhydre qui se solidifie et cristallise quand on y ajoute un peu d'eau en formant le chloral hydraté.
Le chloral hydraté administré par l'estomac passe dans le sang où il engendre, au contact de ses alcalis, des formiates et du chloroforme produisant le sommeil et l'anesthésie. (0. Liebreicli.)
Le chloral ne s'emploie qu'à l'état de chloral hydraté solide ; quand il est pur, on le donne par la bouche dans du sirop de groseilles; sous forme de perles, ou en lavement, à la dose de 1 à 3 et 4 grammes pour les enfants, de 3 à 5 ou 6 et 8 grammes pour les adultes.
En vingt ou (juarante-cinq minutes, il produit le sommeil, un faii)lc abaissement de température, la petite.'^se du pouls et une ancsthésie plus ou moins prononcée.
Sirop de chloral (Bouchut).
sirop (le groseilles 60 à 80 grammes.
Uydrate de chloral "2 h 8 id.
Faire dissoudre.
■ A prendre en une fois pour endormir, ou par cuillerées^ comme antispasmodique.
Lavement de chloral.
Eau tiède 150 graramos.
Hydrate de chloral 2 à 8 id.
'Perles de chloral.
Le ehloral s'enveloppe dans la gélatine à 33 centigrammes par perh-, el l'on en donne trois pour faire un gramme . ,
(Limousin). I
C'est un hypnotique qui donne deux à cinq heures de sommeil non suivi de fatigue, de vomissement, ni de con- ' stipation, il prendra sa place entre l'opium et le chloroforme. C'est le meilleur anesthésique donné par l'estomac.
Avec son aide, j'ai pu arracher des dents aux enfants; | calmer les douleurs de l'odontalgie et des névralgies; dd la colique néphrétique ou hépatique, de la brûlure, desi! applications de la pâte de Vienne, etc.; enfin on calme»' en trois jours les mouvements de la chorée la plus vio- i lente. (Bouchut.)
Je résume son action de la façon suivante :
Le chloral hydraté ou hydrate de chloral est un puis- 1 sant sédatif du système nerveux moteur et sensitif.
Si l'hydrate de chloral n'est pas cristallisé et bit: pur, de façon à dégager des vapeurs de chloroforme sans, colorer le liquide par l'addition de potasse, il est sans ÉH tion et peut être très-dangereux. ™
L'hydrate de chloral ne doit pas être donné à une dose qui dépasse 5 ou 6 grammes en une fois, chez l'adulte, et chez les enfants, il faut commencer par 1 ou 2 grammes jusqu'à h-
Les préparations liquides d'hydrate de chloral ne doivent pas être préparées trop longtemps d'avance, car elles peuvent s'altérer et perdre de leur efficacité.
On peut administrer l'hydrate de chloral par la bouche ou bien en lavements qui produisent les mêmes effets que l'emploi par l'estomac; mais la voie gastrique est la meilleure.
Le chloral hydrate ne doit pas être administré chez les sujets qui ont une maladie organique du cerveau ou de cœur.
C'est par la production de chloroforme dans le sang, sous l'influence de sa réaction alcaline, que le chloral ingéré produit le sommeil et l'anesthésie.
Il est dangereux, chez l'homme, d'administrer l'hydrate de chloral par injections sous-cutanées.
La tension artérielle augmente sous l'influence duJ chloral, en même temps que se produit un peu de fréquence du pouls, et cette tension diminue après le réveil, ce que montrent les (racés sphygmographiques.
Les urines du sommeil chloral sont neutres; et, bouillies avec la liqueur de Fehling, elles n'en réduisent pas d'abord le sel de cuivre, mais, le lendemain, lorsqu'il s'y trouve du chloral passé par les reins, elles sont plus denses et opèrent la réduction des sels de cuivre au point de faire croire à une glycosurie qui n'existe pas.
L'hydrate de chloral fait rarement vomir, et ne purge jamais.
La température est un peu abaissée par les doses non toxiques d'hydrate de chloral, ce qui en fait un médicament algide.
Par l'hydrate de chloral on diminue la perspiration cutanée, et la peau est un peu plus sèche qu'à l'étal normal.
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L'hydrate de chloral a l'avantage de pouvoir être dosé une façon précise, efficace à la production de l'anesthésie; ndis que, dans les inhalations anesthésiques du clilororme, les vapeurs ne peuvent être dosées; on ne sait ce le l'on fait quand on les emploie, et c'est là ce qui les nd dangereuses.
L'action de l'hydrate de chloral est exactement celle i chloroforme, mais elle est plus longue à se produire
elle dure beaucoup plus longtemps.
Ciiez quelques malades soumis au chloral, il y a une citation musculaire et morale qui ressemble à l'ivresse coolique ; mais cette ivresse n'a rien de dégoûtant ni de
sagréable.
Chez presque tous, c'est un sommeil remarquable par e anesthésie très-prononcée et rarement accompagnée lyperesthésie.
L'anesthésie est en rapport avec la dose employée, à la dose de 2 à 8 grammes, selon les âges, elle est mplète et permet d'appliquer sans douleur les cautères la pâte de Vienne, ou même de faire l'extraction des nts.
Comparé à l'opium, qui fait souvent vomir, qui ôte ppétit, qui stimule et qui échauffe, qui constipe, qui cite la transpiration, qui fait dormir lentement et lour- (raent, qui laisse, après le réveil, un malaise de somnolice prolohgé, l'hydrate de chloral ne fait pas vomir, ne (astipe pas et donne de l'appétit; il sèche la peau et la liroidit un peu; il fait dormir vite et longtemps; enfin, réveil, il ne laisse pas de loirJeur d'esprit ni de somlence, et peut être pris plusieurs jours de suite. A haute dose, l'hydrate de chloral produit l'algidité, tlidis que l'opium produit au contraire la chaleur et diaphorèsie.
On peut réitérer une dose de 3 à 5 grammes de chloral,
ux ou trois fois dans un jour sans inconvénient, et il en
ulte deux ou trois fois plusieurs heures de sommeil èarées par un court instant de veille.
Comme thérapeutique, le chloral hydraté est le séd if des violentes douleurs de goutte, des atroces souffinces de la colique néphrétique ou de la carie dentaire, eie la briîlure. C'est en un mot le premier des aneslhé- Bilies administrés par l'estomac.
bans les cas où l'on devrait recourir au chloroforme, l'pdrate de chloral peut être employé pour apaiser 1( douleurs de l'accouchement naturel, pour faciliter les olrations obstétricales et pour combattre l'éclampsie.
Enfin, c'est le remède le plus prompt et le plus efficace àpmployer dans la chorée intense, lorsque l'on veut
idement faire cesser une agitation, qui par elle-même, nr|iace les jours du malade.
CHLORATES. Sels résultant de la combinaison de ide chlorhydrique avec les bases. Plusieurs formentdes dres fulminantes. — C'étaient jadis les muriates surgénés.
.a thérapeutique emploie le chlorate de soude h à
rammes par jour contre les angines couenneuses \±\; \fhlorate de potasse contre la stomatite ulcéro-memb,|neuse 1+ -n: contre l'angine couenneuse [T], contre leiroup [3, contre la stomatite mercurielle r++1. contre le corbutdes gencives [+] et contre les maladies vénéri mes □. On l'administre en gargarisme, 15 gram-
i par litre d'eau, ou en potion, U grammes pour grammes de véhicule. — La dose par vingt-quatre
res peut être portée à 10 grammes.
HLORE. Corps simple, gazeux, jaune verdâtre, irritrès-énergique des organes respiratoires. —La thé-
rapeutique l'emploie en inspirations contre le catarrhe et la phthisie, lorsque, à petite dose, il est répandu sous forme de chlorure liquide dans la chambre d'un malade Quand il a été dissous dans l'eau on l'emploie en lotions et en injections, comme moyen préservatif de la syphilis après un coït suspect [T], en potionàletlO grammes dans le cancer dans la fièvre typhoïde El, dans la scarlatine [3 et comme contre-poison de l'acide suifhydrique [+]• Il sert à préparer les fumigations dites guytoniennes, employées pour la dfistruction des miasmes d'une épidémie [T|, mais cela ne vaut pas les fumigations de gaz sulfureux.
CIILORIII'DRIQUE. V. AciDE CHLORHYDRIQUE.
CHLOROFORME. Liquide volatil, insoluble, ayantune odeur agréable, semblable à celle de la pomme de reinette, découvert en France par Soubeiran et utilisé comme aneslhésique par Simpson. V. Anesthésique.
Quand on le fait respirer, il endort en donnant une insensibilité que l'on utilise pour faire les opérations sans douleur, pour adoucir les souffrances de l'accouchement (école anglaise) et pour réduire les hernies (Guyton, Gosselin)et les luxations i-f- -n.
C'est le spécifique de la douleur. On le donne sous forme liquide à l'intérieur en potion, en vin, en sirop, en solution aqueuse et en lavement; comme antispasmodique, surtout dans l'épilepsie i-i- -t-i. dans la coqueluche, et comme dissolvant des calculs biliaires (Bouchut) {+]. — Pour le mélanger en toute proportion à un véhicule, il faut le faire dissoudre préalablement dans huit parties d'alcool,
Cliloi'oforine 10 grammes.
Alcool 80 id.
Mêlez et ajoutez ce mélange en toute proportion à l'eau, au sirop et au vin à la dose de 2 à 10 grammes.
On l'administre dans l'épilepsie, dans l'hystérie, deux lavements par jour, à garder tout à fait el composés de choroforme 1 à 2 grammes ; alcool , 8 grammes et 100 grammes de véhicule. Comme remède interne calmant la douleur il ne vaut pas le chloral (V. ce mot.)
11 est utile dans l'ondontalgief+l. dans les névralgies, en pommade et en applications directes, au moyen de linges imbibés et couverts de taffetas ciré.
Sur les plaies atoniques et sur les ulcères vénériens, une application suivie do charpie sèche , il est trèsutile.
CHLOROMÉTRYLLE OU RICHLORURE DE MÉ-
Tni('LÈI%'E. Introduit dans la thérapeutique par Richardson, Tourdes, Stopp, etc., cet anesthésique puissant et rapide, sous le rapport de sa constitution comme de sa densité, se rapproche beaucoup du chloroforme, mais il s'en éloigne davantage par son point d'ébullition qui n'est qu'à 5" au-dessous de celui de l'éther sulfurique. Aussi ses vapeurs brûlent- elles également dans l'air, et c'est là son inconvénient très-sérieux; il s'enflamme même au contact d'un corps en ignition. Pourtant il est beaucoup moins combustible que l'étiier et l'amylène, et s'éteint rapidement sans être consumé. L'air respiré par les animaux anesthésiés ou soumis aux injections du bichlorure ne produit pas de flamme comme avec ces derniers, il ternit seulement l'éclat de la flamme de la bougie sur laquelle il est dirigé.
En résumé, le bichlorure de méthyle est un liquide neutre, incolore, volatil, inflammable, d'un point d'ébullition fixe et qui ne laisse aucun résidu par l'évaporation. Son odeur abeaucoup d'analogie avec celle du chloroforme; elle est un peu plus douce, moins pénétrante et n'irrite pas
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la gorge : elle est agréable, sans être aussi suave que celle d'un chloroforme bien préparé.
Expérimenté comparativement avec le chloroforme, par l'observateur anglais, sur des pigeons de même force placés dans un ingénieux appareil de son invention, il a amené une anesthésie rapide et complète qui a pu être prolongée sans péril
11 faut seulement se méfier de la falsification avec du chloroforme, ce qui a lieu très-souvent.
CHLOROSE. La chlorose est une nosohéinie dans laquelle le sang perd une plus ou moins grande partie de ses globules et l'eau augmentant un peu, tandis que l'albumine conserve sa proportion normale.
Dans la chlorose , les globules peuvent tomber de 140 millièmes à 100, 90, 50, et même 30 millièmes, mais la fibrine reste à 2 et quelquefois 3 millièmes.
La perte des globules dans la chlorose entraîne la diminution proportionnelle de fer qui s'y trouve, et c'est pour cela qu'on dit avec raison que dans cette noso'îîémie la quantité de fer est moindre que dans l'état normal.
C'est sur la connaissance de la diminution du fer renfermé dans le sang des chlorotiques que repose la médication ferrugineuse employée contre la chlorose.
La chlorose s'observe surtout chez les femmes, et son développement, ordinairement spontané, est quelquefois hâté par l'influence de causes morales vives, par le séjour des grandes villes et par la précocité des passions.
Dans la chlorose, il y aune pâleur jaune verdâtre de la peau avec décoloration des ongles et des lèvres, de la nonchalaniîe physique et morale , de la tristesse , de la céphalée, des névralgies et des viscéralgies pi'incipalement dans l'estomac, des étouffements et des palpitations, des perversions du goût, de la constipation, de l'aménorrhée ou de la dysménorrhée enfin des bruits de souffle simples, à double courant ou musicaux dans les vaisseaux du cou.
On voit souvent, dans la chlorose, des accidents cérébraux et névralgiques graves, de l' anesthésie, des désordres nerveux prononcés de l'intestin, des accidents de môme nature dans les fonctions du cœur et de l'utérus, de manière à varier l'expression de la' maladie et à simuler quelquefois des maladies organiques très-graves. . '
Les troubles nerveux de la chlorose sont le résultat des modifications de la circulation locale des organes, qui, par suite du désordre de l'innervation vaso-motrice, reçoivent plus ou moins de sang, d'où les névroses congésliyes :&t les névroses ischémiques.
Il.y a des hémorrhagios chlorotiques et il n'est pas rare de Voir des jeunes filles atteintes de cette maladie avoir des règles excessivement abondantes qui ajoutent encore à l'épuisement do la maladie principale.
La chlorose est souvent compliquée ô'hystêrie avec ou sans anesthésie ; A'aiumie avec ou sans anasarque constituant la f7t?oro-artémie,- d'état nerveux plus ou moins grave; de tnbeixuUsution pulmonnire latente ; de ménorrhagies -ôa règles abondantes qui affaiblissent beaucoup les malades.
La chlorose accompagnée de palpitations, d'étouffemonts, de névralgie intercostale gauche et, au premier bruit du cœuv, de souffl.; à la base de cet organe, simule parfaileuKuit une maladie organique du cœur avec rétrécissement de l'aorte.
La chlorose accompagnée d'élouffemcnts, de névralgies
intercostales et d'une petite toux sèche nerveuse est souvent considérée, mais à tort, comme un commencement de tuberculisation pulmonaire.
Il y a des chloroses accompagnées de névralgies utérines et lombaires avec leucorrhée dont on méconnaît le nature et qu'on traite par des moyens locaux sur l'utérus; tandis qu'un traitement général sans cautérisation de la matrice suffit pour les guérir.
Quand la chlorose s'accompagne de dyspepsie avecpyrosis, gastrorrhée, vomissements bilieux ou sanguins, elle est quelquefois considérée, mais à tort, comme une nosorganie de l'estomac.
On voit assez souvent des épistaxis, des hémoptysies oi des hématémèses chez les chlorotiques.
L'invasion de la chlorose se fait ordinairement par degrés et très-lentement, mais dans quelques cas rares un( vive émotion peutla faire apparaître en vingt-quatre heures et plusieurs fois des jeunes femmes sont devenues chlo rotiques le jour qui suivit leur mariage.
Si dans beaucoup de cas le diagnostic de la chlorosi n'offre aucune incertitude, il en est d'autres oîi la maladii existant avec une certaine animation du visage n'est aussi aisément reconnaissable et les troubles nerveux è cœur, du cerveau, etc., qui l'accompagnent sont qw(-' quefois considérés comme des maladies organiques qK[i l'on traite par des moyens opposés à ceux qu'il conviens de mettre en usage.
Craignez la chlorose chez une jeune fille nerveuse lyir phatique et de sang scrofuleux, car elle engendre bie souvent la phthisie pulmonaire.
Thérapeutique. — La chlorose doit être traitée par u , régime substantiel, les voyages, le séjour à la campagm l'équitation, les bains froids, l'hydrothérapie, les bail d'air raréfié (Jourdanet), les infusions aromatiques c emménagogues, le manganèse, l'arsenic et surtout le fi sous toutes les formes. [Y. Traitement de rÀNÉMiE.) Dai le régime, la purée de viande crue, 200 à 300 gramm( par jour avec du pain beurré et salé, le tout arrosé d'ea suci'ée avec du rhum ou de l'eau-de-vie, est une excelleDi chose.