FORMULAIRE DE LA CHLOROSE
Préparations ferrugineuses.
Limaille de fer brillante, 50 centigrammes à 1 gramni par jour en commençant le repas (()uevenne).
Fer réduit par Vhydrogéne, 50 centigrammes à 1 gi en commençant le repas.
Sucre ferrugineux, à l'oxyde de fer soluble de Chanteam ime à deuxpar jour dans l'eau avant le repas — C'est un bonne préparation.
SoiLS- carbonate de fer, 50 centigrammes à 1 graranii en poudre en commençant le repas. '
Pilules de Vallet.
Siilfiite Je for pristnlliiii.* fini' 500 grammci.
Ciirliouute Jo smiJo pui' 580 iil.
Miel 300 i.l.
Sirop (le Bucre q. s.
Ou mêle les dissolutions de sulfate de fer et de carbi nate de soude additionnées de 30 grammes de sirop p; 500 grammes de licfuide. On laisse déposer dans un flacc à l'émeri; on décante, on lave avec de l'eau sucrée; c égoutle sur une toile imprégnée de sirop de sucre. 0 exprime, on môle avec le miel ; on évapore en consistant
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l'extrait pilulaire. On fait des pilules de 2 décigrammes ivec gomme, q. s.
Cette formule, dit Bouchardat, est bonne, carie sucre il le miel s'opposent à la transformation du proto-carbolate de fer qui est très-soluble dans les acides de l'estomac it en carbonate de peroxyde qui l'est très-peu. Dose, deux !i dix pilules par jour dans la chlorose 1+ +l.
Sirop de citrate de fer.
sirop simple 28 grammes.
Citrate de fer et d'ammoniaque nnljydro. , t id. Saccliarure de girofle et de vanille 1 id.
Mêlez et faites dissoudre. A prendre 30 grammes par our (Béral) Q-
Saccharure de citrate de fer pour eau ferrée.
Sucre en poudre 22 grammes.
Citrate de fer et d'ammoniaque aoliydre. . 1 id. Saccharure de girolle et de vanille 2 id.
Mêlez exactement. Pour un litre d'eau (3- Pilules antiçJdorotiques de Blaud.
Sulfate de fer 10 grammes.
fiarbonate de potasse 10 id.
Mêlez, et avec suffisante quantité de poudre de réglisse, le gomme adragant et de sirop simple, faites cinquante ulules. Une le matin, une le soir; on élève la dose cà rente par jour [+]•
Pilules de Blaud modifiées.
Sulfate de fer pur cristallisé 10 grammes.
Pulvérisez, faites sécher à l'étuve à une température le /-lO"; mêlez alors avec :
Carbonate de potasse soc 10 grammes.
Miel 5 " id.
Poudre de guimauve q. s.
Faites une masse qu'on divisera en cent pilules.
Dose, une à dix par jour. C'est une des plus simples, les meilleures et des plus économiques préparations fcr- 'ugineuses (Bouchardat).
Pilules de fer aloétiques.
Limaille de fer porpbyrisée.. ....... 20 grommes.
Cannelle eu poudre 10 id.
Aloès soeotrin en poudre 5 id.
Mêlez, et avec suffisante quantité de sirop d'armoise, aites des pilules de 2 décigrammes.
Deux à dix par jour [+].
Pilules martiales.
LimaUle de fer porpliyrisée 4 grammes.
Extrait d'absinthe q. s.
F. s. a. trente-six pilules; trois ou quatre matin et oir \+ +\ (Sydenham).
Pastilles de lactate de fer.
Lactate de proto.xyde de fer 25 grammes.
Essence de menthe 1 id.
Sucre Raguenet 500 id.
Eau distillée de meutlio . q. s.
F. s. a. des pastilles à la goutte de 50 centigrammes.
On les prescrit à la dose de six à douze dans les vingtuatre heures, contre la chlorose et les accidents qui en épendent
Dragées de Gélis et Conté.
Loctato de fer 100 grammes.
Mucilage en poudre de guimauve q. s.
F. s. a. deux mille pilules que vous recouvrirez d'une suche de sucre aromatisé, comme on le fait pour les anis 13 Flavignj
Pains au lactate de fer.
On ajoute 25 centigrammes de lactate de fer dans la
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pâle d'un petit pain. C'est une préparation expérimentée depuis cinq ans dans les hôpitaux, à laquelle on a reconnu une grande efficacité (Boissière).
Chocolat au lactate de fer.
Il s'obtient en mélangeant 25 centigrammes de lactate dans 30 grammes de pâte de chocolat; c'estune mauvaise préparation, carie lactate de fer est décomposé.
Poudre ferrugineuse de Quesneville.
Bicarbonate de soude 10 grammes.
Acide tartrique 28 ' id.
Sulfate de fer pur 10 id.
Sucre 32 id.
L'acide tartrique et le bicarbonate sont introduits dans le mélange en poudre grossière. On renferme dans un flacon une cuillerée à café pour 250 grammes d'eau sucrée (analyse de Page) [3.
Pilules de Blaud modifices par Adorne.
Sulfate de fer pur. . . 1
Carbonate de potasse > aa 10 grammes.
Poudi-e de guimauve.. ,j
Mucilage fait avec partie égale de gommo
et de sucre q. s.
Pour cinquante pilules tqn'én recouvre d'une couche très- fine de gomme et de sucre aromatisé au citron [Tj-
Pastilles de chocolat au fer réduit par V hydrogène.
Fer réduit par l'hydrogène . 100 grammes.
Chocolat fin, 1400 . id.
(Miquelard et Quevenne RI.)
Sirop de lactate de fer.
Lactate do fer. . . t , , i grammes.
Eau distillée bouillante 200 id.
Le lactate de fer n'étant soluble que dans àO parties d'eau bouillante, on ne pourrait guère en introduire une plus grande quantité dans un sirop. Cette proportion est d'un cent cinquantième (Cap FI.)
Pilules de lactate de fer.
Pilules de lactate de fer 1 gramme.
Pondre de guimauve 1 id.
Miel q. s.
Pour vingt pilules ; deux par jour
Pilules d'iodure de fer et de ([uinine.
Pi'oto-iodure de fer 5 grammes.
Sulfate de quinine 1 id.
Miel 1 id.
Piiuilrc de réglisse q. s.
F. s. a. cinquante pilules. On en prendra deux à six par jour dans la chlorose. On élèvera successivement la dose jusqu'à douze. A prendre en trois fois aune heure de distance \+\'.
Pilules de fer et de digitale.
Digitale GO centigrammes.
Limaille do fer 2 grammes.
Tbridnce 2 id.
Miel q. s.
Pour trente-cinq pilules, deux ou trois par jour. Augmenter graduellement jusqu'à dix ou douze (Andral) [+]. '
Pilules de fer myrrhées.
Myrrhe pulvérisée , . 10 grammes.
Carbonate de soude ) , . ,
Sulfate do fer. | aa 5 id.
sirop q. s.
Mêlez, et faites des pilules de 15 centigrammes; trois à huit par jour, dans l'aménorrhée et la chlorose (Ph. Lond. H).
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Eau ferrugineuse.
Eavi G25 cjnimnu'S.
Citi'ulc ferrique sec. 1 id.
Acide citrique 4 iJ.
Bicarboualo de soude 5 id.
(Valleix, Mialhe.)
Préparations fie manganèse.
Oxyde de manganèse à prendre en poudre, 50 centigrammes à 1 gramme par jour, en commençant le repas (Hannon) [+].
Préparations) arsenicales.
Arséniate de soude, 5 à 20 milligrammes par jour en potion, à prendre par cuillerées, ou bien dans du sirop selon ma formule :
sirop de quinquina 300 grammes.
Arséniate de soude 10 centii^Tauimes.
Une cuillerée à bouche matin et soir i+ +i.
Préparations diverses.
Tisane avec V absinthe.
Sommités sèches d'absinthe i grammes.
Eau bouillante 1 litre.
Faites infuser pendant une heure, passez (+]■
On préparera de même les tisanes avec la menthe poivrée, la sauge, le thé.
Extrait d'absinthe li 4 grammes.
Vin d'absinthe 60 à 125 id.
Sirop d'absinthe 60 id.
Café de glands.
Glands torréfiés 16 grammes.
Faites bouillir pendant un quart d'heure dans :
Eau 1000 grammes.
Passez et ajoutez :
Sucre 50 grammes.
Élixir amer.
Racine do gentiane coupée 50 grammes.
Faites macérer pendant cinq ù six jours dans :
Eau 1000 grammes.
Carbonate de potasse 2 id.
Filtrez et conservez.
10 à 20 grammes et plus, selon l'âge (Dubois).
On donne aussi la poudre de sang de bœuf desséché [T] (Maiithner); le boudin de porc et de bœuf; le sang de bœrif frais, à prendre sous forme liquide à la dose d'un demi-verre par jour I I.
Le sirop d'dcorce de chêne □, 30 à 60 grammes par jour.
Poudre d'c'corce de chêne, 1 gramme par jour [T].
Poudre de tannin, 1 à 2 grammes par jour dans du pain à chanter (Pezzoni)
L'huile phosphorce dans les chloroses rebelles, ayant résisté au fer et aux toniques (Frank).
Infusion de marjolaine, 16 grammes par litre r+1.
Poudre de vanille, 1 à 4 grammes par jour dans du sirop [+].
Infusion de dictame de Crête ou Origamm dictamnus, h grammes par litre d'eau □.
Infusion de sauge, U grammes par litre d'eau [+].
Graine entière de moutarde noire (Dioscoride) (+].
Poudre de moutarde à l'intérieur | |.
Charbon de bois en poudre. Une cuillerée à bouche deux ou trois fois par jour quand il y a de la gastralgie.
Infusion de camomille, 1 grammes par litre d'eau.
Asa fœtida, 50 à 60 centigrammes. Trois fois par jour en pilules; 3 grammes 50 centigrammes en lavement.
Racine d'impératoire, 1 à k grammes ; le double eu infusion.
Racines d'aulnée, U grammes en poudre; 4 à 15 grammes en décoction.
Marrubium album, 3 à 7 grammes en poudre ; le double en infusion; extrait, 15 à 25 centigrammes.
Essence d'absinthe, dix gouttes, sur du sucre ou dans une potion.
Muscade, en poudre, depuis 40 centigrammes; huile essentielle, 2 à 10 gouttes.
Herbe aux chats, sommités sèches, 7 grammes en infusion ; une petite poignée en décoction pour lavement.
Ergot de seigle, dans la chlorose hémorrhagique, avec des règles abondantes.
Eaux minérales.
Eaux minérales ferrugineuses froides, à'Orezza, en Corse 1+ -Hi.
Eaux salines chaudes de Plombières (Vosges), et en même temps la source ferrugineuse [+]•
Eaux de Spa, de trois à douze verres par jour, avec è vin ou du lait I-h -ni.
Eaux minérales ferrugineuses de Fass^j (Seine) \ + +\.
Eau minérale ferrugineuse de Bussang (Vosges) [++\-
Eaux ferrugineuses de Steben \±\.
Eaux de Tarascon (Ariége) [+]•
Eaux ferrugineuses de Vannes (Morbihan) [T].
Eau ferrugineuse de Vellotte (Vosges) (+]•
Eau minérale froide, ferrugineuse de Péronne (Somme) S-
Eaux ferrugineuses de Vannecourt (Meurthe) Eaux ferrugineuses de la Varabeliére (Manche) [T] Eaux ferrugineuses de Varangeville (Seine -Inférieure) S-
Eau ferrugineuse d'Oherville, en boisson, près de Cany, canton de Caux \±].
Eau ferrugineuse A'Olbersdoff, en boisson (Silésie, | Prusse) [+]•
Eaux ferrugineuses de Pyrmont (Westphalie) \+ +\. Eaux ferrugineuses de Provins (Seine-et-Marne) \±\. Eaux salines, tièdes, amères de Pouillon, près de Dai (Landes)
Eau de Vie en Carladez (Cantal) O.
Eaux ferrugineuses froides de Forges, près de Rouen E+].
Eaux ferrugineuses de Vallet, près de Nantes [+]• Eaux ferrugineuses de Tongres, près Maëstriclit [+]• Eau saline, ferrugineuse de Touci, près d'Auxerre (Yonne) [+]•
Eau saline , ferrugineuse froide de Toul (Meurthe); S-
Eau de Trye-le-Chàteau (Eure) [+]•
Eau ferrugineuse de Vitry-le-François [+].
Eaux ferrugineuses de Vaujour 1+1.
Eau ferrugineuse de Casteljcdoux (Lot et-Garonne) B
CHLORURES. Combinaisons du chlore avec les coi'P simples fort employées en thérapeutique.
1° Le chlorure d'ammonium, ou sel ammoniac, ou chloi hydrate d'ammoniaque, soluble et un peu piquant, s'en ploie comme slinmlant, diurétique fondant et fébrifugt On le donne à la dose de 1 à 2 grammes contre la scn fuie {+] ; contre les tumeurs cancéreuses □; dans le rlit matisme chronique [T] et en gargarisme contre les angim
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msillaires [+]. On en fait une pommade utile dans les îénites chroniques.
Axonge 30 grammes.
Chlorhydrate d'ammoniaque 3 id.
2° Chlorure d'antimoine ou beurre d'antimoine. Caustiue déliquescent dont on se sert pour cautériser la pustule laligne et les morsures d'animaux venimeux, lorsqu'on a ien étanché le sang | + + |.
3" Chlorure d'argent. Sel insoluble qu'on peut donner ans l'épilepsie et dans la paralysie générale, à la dose de 0 à 25 centigrammes [+].
4° Chlorure de baryum. Sel peu soluble, toxique à aute dose et donné dans la scrofule à 1 et 25 centigram-
Iies □.
5" Chlorure de calcium. Sel très-soluble, purgatif à aute dose, donné contre la scrofule à 2 et 5 grammes ar jour □.
6° Chlorure de cuivre et d'ammoniaque. Conseillé à la !ose de 1 à 25 centigrammes contre l'épilepsie □.
7° Chlorures désinfectants ou hypochlorites formés par 'acide hypochloreux. Ces chlorures sont : IMe chlorure le soude, ou chlorure d' oxyde de sodium, ou hijpochlon'te le soude, ou liqueur de Labarraque, qui s'emploie avec ix fois son volume d'eau pour lotions, injections, gargaismes et aspersions sur les plaies gangréneuses [T] ; dans es foyers purulents [T] ; dans la salivation mercurielle [T], !t contre la fétidité de l'haleine \±]; 2° le chlorure de '.haux solide, déliquescent, employé en frictions contre la stomatite ulcéro-membraneuse FT+I, et le chlorure de ;haux liquide, utilisé comme désinfectant □ ; 3° le chlo- •ure de potasse, ou eau de Javelle, également employé 30ur la désinfection de l'air, des pièces de pansement et les plaies,
S" Chlorure d'étain, ou liqueur fumante de Libavius, poison énergique employé comme vermifuge
9^ Chlorure de fer, peu employé, mais le deuto-chlorure ou perchiorure, est d'un usage universel.
Le perchiorure à l'état liquide marquant 30" est, par 5on action coagulante sur le sang, le meilleur des héiiostatiques. On s'en sert en injection, goutte par goutte, ivec la seringue de Pravaz, introduite dans un ané- ^rysme pour coaguler le sang et guérir ces tumeurs >ans recourir à la ligature [+3, en injections dans les k-arices (3; en topiques pour arrêter les hémorrhagies en bappe d'une plaie r++1. ou l'hémorrhagie d'une piqûre lie sangsue 1+ +i.
On le donne à l'intérieur dans de l'eau distillée, 5 h 20 et 50 gouttes dans le croup □ ; dans l'iiémoptysie [T] ; dans les hémorrhagies internes [Tj; dans le scorbut \±}; dans le purpura hœmorrhagica \ + + \.
10° Chlorure de fer et d'ammoniaque ou fer ammoniacal, se donne de 10 à 50 centigrammes dans la chlorose et l'anémie [+].
11° Chlorure de magnésium ou hydrochlorate de magnésie, employé comme purgatif □.
12° Chlorure de magnésie, se donne à 10 et 50 centigrammes dans la chlorose □.
I 13° Chlorures de mercure. 1° Le protochlorure ou ccdomclas, insoluble, s'emploie à l'extérieui- en pommade ou englycérolé (3 grammes sur 30 grammes) contre l'eczéma, le lichen et l'impétigo E ; en poudre comme collyre sec dans les taches de la cornée El; - à l'intérieur, dans la diphthérite [+]; dans la syphilis [T]; enfin comme purgatif à la dose de 20 à 50 centigrammes et 1 gramme |+ +|. 2" Le deuto-chlorure ou sublimé corrosif, poison Irès-énergique, se donne dans la syphilis 1++] et dans les maladies de la peau Il est la base de la liqueur de Van
Swieten. Il s'administre à la dose de 5 à 15 et 25 milligrammes dans une potion, dans la mie de pain ou dans un biscuit. On l'emploie en pommade, 5 centigrammes pour 30 grammes d'axonge, et en bain, 5 à 15 grammes préalablement dissous dans 50 grammes d'alcool.
14° Chlorure de morphine ou hydrochlorate de morphine, sel peu soluble donné comme sédatif à l'intérieur, à la dose de 1 à 5 centigrammes. Il est employé sur la peau dénudée d'épidcrmc par la méthode endermique pour calmer les névralgies i-h +|.
15° Chlorure d'or ou muriate d'or, se donne de 2 à 5 et 10 milligrammes dans la scrofule et la syphilis [+]•
16° Chlorure d'or et de sodium, se donne à la dose de 2 à 5 et 10 milligrammes dans la scrofule, le cancer et la syphilis [+]•
17° Chlorure de sodium, ou sel commun, ou sel de cuisine, très-soluble, employé comme condiment habituel, se donne contre la scrofule, 2 à 5 grammes [+]; la phlhisie, 2 à 5 grammes [T] ; la fièvre intermittente, 1 5 à 30 grammes en collyre, dans les ulcérations de la cornée, 50 centigrammes sur 30 grammes \±]; dans l'angine couenneuse, 1 à 4 grammes I I ; comme purgatif, 30 à 60 grammes On l'emploie en bains, 1 et 2 kilogrammes par bain.
18° Chlorure de soufre fait la base d'une pommade employée contre la gale □.
19° Chlorure de zinc, employé à l'intérieur dans la chorée et quelques névroses [3; il est en usage comme caustique lorsqu'il a été incorporé à de la farine et à do l'eau, de façon à former la pâte de Canquoin. V. Caustiques.
CHOCOLitT. Pâte alimentaire formée de cacao, de sucre, de fécule et de quelques aromates. — C'est un aliment auquel on incorpore du fer, de la magnésie de la sanlonine, etc., pour les faire prendre plus facilement aux enfants et aux personnes difficiles.
CHOLAGOGUE. Purgatifs qui ont plus que d'autres la propriété de faire évacuer de la bile. Le jalap, la scammonée, l'ellébore, etc., sont de ce nombre. V. Purgatifs.
CHOLÉCYSTITC. La cholécystite, ou l'inflammation de la vésicule biliaire, se produit par propagation de l'inflammation des conduits biliaires, ou à la suite de l'oblitération du canal cyslique par un calcul biliaire, ou enfin par suite de la présence de calculs biliaires dans la vésicule qui renferme la bile. V. Calculs biliaires.
Des douleurs dans l'hypochondre droit, des coliques hépatiques et de l'ictère quelquefois, coïncidant avec une tumeur se développant rapidement et présentant de la fluctuation franche dans toute son étendue, caractérisent les abcès ou collections séreuses et purulentes dans la vésicule biliaire (J. L. Petit). L'absence de frémissement hydatique de dysenterie antérieure, ou de traumatisme du foie feront éloigner l'idée d'un kyste hydatique, qui est toujours très-long à se développer, et d'autre part l'idée d'un abcès du foie.
Si l'oblitération du canal cystique vient à cesser, la tumeur remplie de bile, de mucosité ou de pus se vide seule dans l'intestin (J. L. Petit); mais si l'oblitération persiste, la tumeur continue de croître et il faut alors agir, car elle pourrait s'ouvrir dans le péritoine.
Thérapeutique. — J'ai pour principe de combattre les phénomènes inflammatoires locaux de la cholécystite par les sangsues, les vésicatoires volants, et les cataplasmes émollients. Un peu plus tard, les purgatifs, en excitant
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des contractions dans l'intestin et en secouant les voies biliaires, pourront faire sortir le calcul biliaire qui oblitère le canal cystique et a causé l'inflammation.
Quand une tumeur s'est formée el qu'elle tend continuellement à s'accroître, on l'ouvrira, à l'aide des caustiques, par la méthode de Récamier. Un cautère avec le caustique de Vienne sera tenu pendant vingt minutes sur la partie saillante de la tumeur ; lorsque l'eschare sera faite, on l'enlèvera avec le bistouri, puis on mettra sur la plaie une rondelle de pâte de zinc pendant douze heures. Cette seconde eschare sera enlevée comme la première et remplacée par de la pâte de zinc, et l'on arrivera ainsi à la surface de la tumeur devenue adhérente aux parois abdominales. Si elle n'était point ouverte, on ferait une nouvelle application de caustique. Dès que le kyste sera ouvert, on fera de fréquents lavages à l'eau tiède ; si le liquide a mauvaise odeur, on fera des lavages avec un mélange de deux tiers d'eau et un tiers de teinture d'iode ou avec de l'eau phéniquée au millième, ou avec l'acide thymique, 50 centigrammes par litre d'eau. — Une fistule s'établira et donnera issue à du mucus filant sécrété par la muqueuse de la vésicule et à des calculs biliaires qui ont déterminé l'inflammation. Il n'est pas nécessaire d'aller à la recherche de ces corps, ils sortiront seuls. On devra seulement empêcher la fistule de se fermer avant que la tumeur soit vidée complètement. On dilatera avec la racine de gentiane ou l'éponge préparée l'orifice de la fistule quand elle se rétrécira.
Pour guérir radicalement les malades, on devra faire des injections caustiques ; mais ces moyens ont des dangers, et il faut savoir que la vésicule finira par s'atrophier, et d'ailleurs la fistule peut se guérir seule.
CIIOLËR.%. Les flux blanchâtres, très-abondants de l'intestin, remplis de grumeaux blancs et de cercomonades (V. ce mot), avec vomissements, crampes, cyanose, aphonie et suppression des urines, constituent le choléra.
Il y a un choléra épidémique, ou asiatique, en raison de son origine, et un choléra sporft(Z(V/!te indigène, qui ne sont que des degrés différents de la même maladie.
Le flux cholérique intermittent, quotidien ou tierce régulier, n'est autre chose qu'une des formes de la fièvre pernicieuse, connue sous le nom de fièvre pernicieuse cho- Urique, et il doit traité être dès le second accès par une forte dose de sulfate de quinine. V. Fièvre pernicieuse.
Le choléra ne produit d'autre altération de l'intestin qu'une hypertrophie des follicules isolés de la muqueuse, mais cette hypertrophie est si considérable, que toute la surface de l'intestin est couverte d'une éruption influente comme celle delà variole. — C'est \â. psorenUrie .
La psorentérie ou hypertrophie des glandes isolées de l'intestin du choléra n'est pas plus une maladie de ces glandes que l'hypertrophie des seins d'une nourrice n'est une maladie de la mamelle. — C'est l'eflet et non la cause de l'hypersécrétion glandulaire.
Par son extrême abondance, le flux cholérique enlève le sérum du sang et produit l'arrêt de la circulation en coagulant le sang des veines et des capillaires, ce qui explique l'absence de sécrétion urinaire, la cessation de l'hématose et la diminution de la calorification.
IJes vomissements et des déjections blanches, des crampes, un amaigrissement rapide, la iiorle d'élasticité de la peau, des sueurs visqueuses froides, l'aplionie et l'anurie, la cyanose et le refroidissemiMit cutané, caractérisent le choléra bleu, alyique ou usphyxique.
Le choléra débute quelquefois d'emblée par les vomisse- i ments, la cyanose, le refroidissement, les crampes, l'apho- ] nie et l'anurie ; alors il est promptement mortel. |
Une diarrhée catarrhale de quelquesjours précède sou- ■ vent le choléra bleu ou asphyxique (J. Guérin).
Deux périodes s'observent dans le choléra épidémique : l'une, dite de concentration des forces, est caractérisée par la cyanose, l'algidité et les déjections ; la seconde, dite de réaction, se manifeste par la fréquence du pouls, la chaleur et la rougeur de la peau, le retour des urines et la réapparition de la voix.
L'albuminurie est un symptôme constant du cholérableu, car, même pendant la période d'anurie, si l'on sonde les malades pour tirer quatre ou cinq gouttes d'urine, ces quatre ou cinq gouttes renferment de l'albumine. — A mesure que la réaction s'établit, les urines deviennent plus abondantes, sont très-chargées d'albumine, et quand on les voit revenir à l'état normal, on peut être sûr quele ' malade guérira.
L'algidité cholérique qui fait descendre la température i de la peau à -j- 19" centigrades dans la main et à + 29 dans l'aisselle indique la mort.
Dans le choléra bleu, l'haleine est froide, la peau gla- ■ cée, et cependant les malades accusent une chaleur profonde extrêmement pénible.
On meurt aussi bien du choléra dans la période de réaction que dans la période d'algidité.
Le ralentissement et l'arrêt de la circulation veineuse ' expliquent le défaut d'hématose dans les poumons, l'absence de combinaisons chimiques dans les tissus et, par suite, l'algidité de la peau ou de l'air expiré.
L'air qui s'échappe des poumons dans le choléra bleu sort comme il y était entré, sans avoir rien perdu de son oxygène (Doyère).
Le choléra bleu suspend les actions chimiques du poumon et de la peau, de sorte que l'oxygène ne se combinant plus au carbone du sang, toute combustion se trouve arrêtée, et il en résulte un froid plus ou moins intense au milieu duquel succombent les malades.
Dans le choléra épidémique, s'il y a des c-às foudroyants qui tuent en quelques heures, sans permettre à la réaction de s'étublir, ordinairement la vie se prolonge plus longtemps, et il y a enfin des cas légers, appelés cholérine, qui se terminent d'une façon favorable.
Dans la période de réaction du choléra, on observe < souvent des éruptions de roséole et de rougeole bien caractérisées, mais sans gravité ; tout le danger consiste alors dans l'apparition fréquente des pneumonies, de méningites, d'entérites et de quelques autres phlegmasies intérieures consécutives.
La convalescence du choléra épidémique, souvent trèslongue et très-pénible, s'accompagne quelquefois de nervosisme, c'est-à-dire d'état nerveux chronique et souvent de contractures essentielles des extrémités.
Le choléra sporadique se montre tous les étés, sous l'influence de la chaleur, des boissons abondantes, acides ou glacées, des fruits en excès, et on le reconnaît par ses vomissements, par la diarrhée abondante blanche, parle refroidissement cutané, par la cyanose, les crampes, la diminution des urines et l'albuminurie, le ralentissement du pouls, etc., symptômes affaiblis du choléra épidémique.
Quoi qu'on en ait dit, le choléra sporadique etle cholcr»
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'■pidémique ne sont qu'une seule et môme maladie, ayant les mêmes symptômes, résultant de la même hypertrophie glandulaire de l'intestin, et ils ne diffèrent que par la terminaison plus ordinairement heureuse du choléra sporadique.
Le choléra sporadique et le choléra épidémique sont des maladies de même nature h des degrés différents, absolument comme sont le typhus et la fièvre typhoïde, la variole et la varioloïde, la diphlhérite et la diphthéroïde, la syphilis et la syphiloïde, et, dans 1 une, le poison est infiniment moins énergique et moins actif que le poison de l'autre.
Il y a chez les nouveau-nés une maladie jadis appelée ramollissement de la membrane muqueuse de l'estomac, plus tard entérite cholériforme, et qui est caractérisée par des vomissements et des évacuations aqueuses si abondantes, qu'il en résulte un amaigrissement rapide avec décoloration des tissus, excavation des yeux, refroidissement des extrémités et psorentérie. C'est le choléra infantile ou entérite cholériforme.
Thérapeutique. — II n'y a pas de police sanitaire capable d'arrêter la marche d'une véritable épidémie de choléra ; mais un foyer cholérique où succombent beaucoup de victimes doit être immédiatement dispersé, et c'est une faute très-grave de concentrer les populations dans le lieu où règne le mal.
Toutefois, comme moijen prophylactique, et dans le but d'arrêter la propagation du fléau que l'on croit être certaines émanations sorties des déjections des malades, on emploie les moyens suivants dans nos hôpitaux :
1° Assainissement de linge provenant du lit des malades, des toiles à matelas, du linge de corps des cholériques, etc. — Tremper, pendant une heure environ, les objets à désinfecter dans une solution formée de :
Chlorure Je sonde 1 lilre.
Eau (environ) 9 litres.
2° Désinfection des bassins et des urinuux. — Vider les bassins et les urinaux, puis les tremper immédiatement dans un baquet ou grand seau, renfermant un mélange composé de :
chlorure de chaux sec 500 grammes.
Eau (envirtjj) 9 litres.
Délayer le sel avec soin et agiter le dépôt au moment de l'immersion. Les vases doivent être placés dans un seau d'eau ordinaire, puis essuyés, avant d'être remis en service.
A la fin de la journée, verser le contenu du récipient dans le vidoir ou dans le tuyau de chute des lieux, et renouveler la solution.
3" Désinfection des fosses d'aisances, des çabinets et des urinoirs. [Là oii il existe des lieux d'aisances perfectionnés, il suffira de laver le vidoir et les urinoirs avec le mélange de chlorure de chaux indiqué ci-après. — Matin et soir, jeter dans le tuyau de chute des lieux d'aisances ordinaires, un seau (environ 10 litres) de la solution suivante :
SuKate de fer 500 gi'ammes.
Eau 10 litres.
Acide phénique il d/dOO° 100 grammes.
Le lavage des surfaces se fera avec le mélange déjà indiqué : ■
chlorure de chaux soc , . 500 grammes.
Eau 9 titres.
k° Désinfection de V amphithéâtre d'autopsie et de la salle des morts; de la salle de dépôt du linge sale, des
conduits d'extraction de l'air des salles de cholériques {là où il y a un système de ventilation) , des trémies pour le linge sale, dans les hôpitaux qui en sont pourvus. — Mélanger dans un vase de grès :
1 litre d'acide pyroligneux avec U litres d'eau ;
Durant la journée, y ajouter, par parties, 250 grammes de chlorure de chaux sec. On obtiendra ainsi un dégagement abondant et permanent de chlore.
5° Assainissement des salles de cholériques. — Placer dans ces salles de nombreuses assiettes avec du chlorure de chaux sec, légèrement humecté d'eau.
On peut encore opérer des fumigations d'acide phénique avec le mélange suivant :
Eau 10 Wlves.
Alcool 1 iil-
Acide phénique 50 grammes.
Ce liquide sera distribué dans des terrines placées dans les salles à raison de cinq terrines de 2 litres par salle de trente à quarante malades, soit une terrine pour six à huit lits.
Traitement des prodromes. — En temps de choléra, il faut se méfier de la diarrhée qui peut se produire chez un sujet. S'il y a diarrhée prodromique du choléra, ordonnez la diète, des boissons féculentes, astringentes, albumineuses et gommeuses ; — la limonade sulfurique, 3 grammes par litre d'eau (le Petit)) ; — une potion laudanisée, 6 à 10 gouttes ; — une potion opiacée, 25 milligrammes à 5 centigrammes d'opium; — 10 à 15 gouttes à'élixir parégorique de New-York toutes les heures dans de l'eau sucrée, et des lavements laudanisés avec dix gouttes de laudanum.
Traitement du début de choléra. — Première indication : Détruire rembarras gastrique. — S'il y a des symptômes d'embarras gastrique, quelques médecins n'hésitent pas à donner un vomitif avec 1 gramme 50 centigrammes d'ipécacuanha en poudre ou un purgatif salin, mais ce sont des moyens dangereux.
On peut aussi donner du tannin, 10 à 25 centigrammes dans une potion gommeuse □. — De l'extrait de ratanhia, 25 à 50 centigrammes dans une potion \±\, ou diascordium, 1 h k grammes. Du sous-nitrate de bismuth dans de l'eau sucrée, 2 à 10 grammes par jour. — Appliquer 30 grammes de collodion riciné sur le ventre (Drouel) [+]• Ce moyen n'est utile qu'avantPalgidité.
Deuxième indication : Période algide. — Pour ranimer la chaleur, on donnera du vin chaud — Du punch. — De l'alcoolat de mélisse. — De l'infusion de thé oudecafé noir avec de l'eau-de-vie, du rhum et du kirsch. — De l'eau de menthe poivrée, 60 grammes en potion.
Dans la période algide, on a conseillé le sulfate de quinine, 3 grammes dans les vingt-quatre heures
Cette médication est fort dangereuse, car on donne la quinine à une période où l'absorption intestinale ne se fait pas, et si les malades passent cette première période quand l'absorption commence à se faire, ils tombent sous l'influence de la quinine et meurent empoisonnés. Il vaudrait mieux essayer la quinine en injections hypodermiques.
On donnera aussi des bains de vapeur avec mon appareil à douches (V. Bain). — Des bains d'air chaud et des bains de moutarde. — Des sinapismes devront être promenés sur la peau, et il faudra faire passer un fer chaud le long du rachis et des membres. — On prescrira enfin des frictions avec le Uniment hongrois, avec les liniments volatils camphrés, térébenthinés, ou avec de l'eau de Cologne, etc.
CHOL
CHOL
Liniment hongrois.
CompUre pulvérisé 40 grammes.
Piment en poudre 20 i'i.
Farine de moiitoi-de 40 id.
Ail pilé 20 id.
Cautliarides en poudre 10 id.
Faites digérer vingt-quatre heures dans :
vinaigre 85 grnmmca.
Alcool rectifié 100 id.
Liniment volatil.
Ammoniaque liquide 30 grammes.
Huile d'olive 120 id.
Mêlez et agitez. — Pour frictions.
Liniment volatil camphré.
Camplire 20 grammes.
Faites dissoudre dans le liniment précédent.
Liniment térébenthine.
Huile volatile de térébenthine 20 grammes,
Huile de camomille, . GO id.
Laudanum 40 id.
Mêlez et employez en frictions.
On a aussi conseillé le chloroforme uni à l'acétate d'ammoniaque (Desprez de Saint-Quentin).
Cliloroforme 1 gramme.
Alcool 8 id.
Acétate d'ammoniaque {esprit de Mindé-
rcrus) 10 id.
Sirop de chlorhydrate do morphine 40 id,
line cuillerée à bouche toutes les demi-heures.
Celle potion a pour effet : 1° de calmer les spasmes si douloureux de l'estomac qui le rendent réfractaire aux médicaments et aux boissons ; 2° de stimuler activement les fonctions de la peau, si étroitement liées à celles du tube digestif; 3° d'introduire dans l'organisme, dès que l'absorption estrevenue^ des substances capables de rendre au sang sa composition normale, sa fluidité. Quelque différents que soient les signes précurseurs, un traitement identique et variable seulement pour la dose, suivant l'intensité des accidents, la tolérance, l'âge, les habitudes, etc., etc., est formellement indiqué dans cette période décisive de l'algidité, de la cyanose.
Desprez de Saint-Quentin explique l'action séparée des divers composés de cette formule et en justifie l'association comme conforme aux prémisses. Le chloroforme lui semble un des meilleurs calmants en ce qu'il se volatilise rapidement dans l'estoptiac par la température élevée qui s'y rencontre, il peut ainsi être absorbé à l'état de vapeur, de gaz, beaucoup plus sûrement et plus rapidement que les liquides, La diminution rapide des spasmes, des vomissements, le prouve. Il n'a pas ainsi le danger, comme tant d'autres poisons, de rester dans l'estomac, de s'y accumuler pour devenir dangereux plus tard, La principale indication ainsi remplie, les autres composés font le reste. Il remplace l'opium qui, à haute dose, engourdit et hébète les facultés intellectuelles et prédispose ainsi aux congestions cérébrales si redoutables dans la période de réaction.
Deux observations sont données à l'appui de cette médication. Elles en valent trois, en ce que, dans la seconde, les accidents, interrompus une première fois, recommencèrent dès que l'usage de la potion eut cessé, et il suffit d'en reprendre l'usage pour les faire cesser de nouveau. C'est là, sans doute, un commencement de preuves, mais il faudrait des faits plus nombreux pour convaincre sur la valeur spécifique de cette potion.
Contre les vuniisaements. — Eau de Seltz et morceaux de glace ; — opiuin, 15 centigrammes, à 1 gramme dans
une potion [+]; morphine et narcéine à l'intérieur, sur la peau par la méthode endermique on en injections hypodermiques □.
Contre la diarrhée. — Lavements laudanisés. — Décoction de café. — Sous-nitrate de bismuth, 5 à 25 grammes dans un verre d'eau sucrée ou bien 8 à 10 grammes de bicarbonate de soude (Baudrimont) [3 — Potion sulfurique ou azotique avec 1 gramme d'acide sulfurique ou nitrique pour 120 grammes de véhicule □.
Contre les crampes. — Bracelets de laiton sur les cuisses, sur les bras et sur les jambes [+1 (Burq).
Contre les coliques. — Cataplasmes émollients et laudanisés. — Plaques de laiton sur le ventre [+]•
Le carbonate d'ammoniaque peut être donné dans un julep gommeux, à la dose de 1 à 3 grammes en vingtquatre heures □>
Troisième indication: Période de réaction. — Supprimer peu à peu les échauffants; administrer 15 à 30 centigr. de quinine. — Une ou deux saignées peuvent être nécessaires si la fièvre est considérable.
Les phlegmasies de la peau, des poumons, du cerveau, de l'intestin, etc., doivent être combattues par des moyens appropriés.
Les éruptions cholériques d'apparence scarlatineuse et, morbilleuse n'exigent d'autre traitement que des boissons» émollienles et diaphorétiques. î
Les contractures de la convalescence du choléra dis-^ paraissent très-vite sous l'influence des armatures de laiton absolument comme les crampes.
FORMULAmE DU CHOLÉRA.
Lavement ai)ec l'amidon.
Amidon 15 grammes.
Eau commune • 500 id.
Délayer l'amidon dans 200 grammes d'eau froide, portez le reste de l'eau à l'ébullition, retirez-la du feu et versez-la sur le mélange d'eau et d'amidon. (F. H. P.)
Lavement astringent.
^'''"'■'^ ] aa 10 grammes.
Rosi-s rouges J °
Faites infuser dans
Eau 300 grommes.
Passez, ajoutez :
Laudanum de Sydenham 10 gouttes.
Lavement laudanisé.
Laudanum de Svdenham 20 gouttes.
Décoelion do guimauve 250 grammes.
On y ajoute fréquemment 16 grammes d'amidon, et l'on a le lavement d'amidon laudanisé, très-employé pour combattre les 'diarrhées.
Lavement de morphine.
Amidon 10 grammes
Délayez dans eau 500 id.
Ajoutez :
Acétate de morphine 2 centigrammes.
Pilules contre la diarrhée.
Thériaque 5 grammes.
Poudre de Colombo 1 id.
Extrait d'opium 20 centigrammes.
Mêlez et faites douze pilules. Une matin et soir.
Mixture uidicholcrique.
Cette mixture s'emploie dans les cas de réfrigération et d'extinction du pouls sous l'influence du choléra.
CHOL
La dose est de 15 à 20 ou 25 gouttes, et même quelquefois, 30 à ^lO gouttes dans un petit verre de vin généreux.
On réitère cette dose deux ou trois fois de demi-heure en demi-heure, jusqu'à ce que la réaction commence.
Teinture étliérée de vnlérianc 8 grammes.
Teinture de noix vomique i iJ-
Liijueur d'Hoffmann 8 id.
Teinture d'arnica i iJ-
Essence de menthe 2 id.
Teinture d'opium 6
Teinture d'aconit 12 id.
M. s. a. (Strogonof.)
Liniment stimulant rubéfiant
Essence de térébenthine l aa 50 grammes.
Ammonlaïue liquide J
Mêlez. Employez en frictions et en applications sur la colonne vertébrale, dans les cas de choléra [+]. (Petit.)
Jî«i7e volatile de cajeput.
Stimulant diaphorétique qu'on a employé à la dose de huit à dix gouttes en potion dans le choléra sporadique. A l'extérieur, il s'emploie en frictions dans les crampes □.
Eau de menthe.
Veau distillée de menthe poivrée est employée contre le choléra asiatique, dans la période du refroidissement, à la dose de 30 à 125 grammes dans une potion.
Pastilles de menthe.
Halle essentielle de menthe poivrée. ... i grammes.
Sucre très-blanc 375 id.
Eau de menthe poivrée q. s.
1 Tablettes de menthe poivrée.
Sucre blanc 500 grammes.
Essence do menthe poivrée i id.
Mucilage de gomme adragant ù l'eau de
menthe poivrée q. s.
Potion excitante.
sirop de menthe 40 grammes.
Eau distillée de menthe 100 id.
Alcoolat lie mélisso fomp 1 id.
Mêlez. Dans la période algide du choléra. (Récamier.) Teinture aloétique composée (drogue amère).
Aloés socolriii eu poudre 500 grammes.
Myrrhe id '.
Mastic id î aa 250 id.
Benjoin id y
Rac. de Colombo, id ^
— de gentiane, id > aa 120 id.
— d'angélique. id j
Safran 60 id.
Faites macérer pendant sept à huit jours dans :
Eau-de-vie ordinaire 18000 grammes.
Passez, ajoutez :
Eau-de-vie de genièvre 6000 grammes.
Filtrez et conservez.
10 à /lO grammes dans une potion appropriée, dès le lébut du choléra asiatique
Potion tonique et narcotique.
Colombo 5 grammes.
Eau 200 granluies.
Passez. Ajoutez :
Laudanum de Sydenlmm 1 gramme.
sirop de Tolu. 30 id.
A prendre par cuillerée toutes les heures.
CHOL 253
Potion contre les coliques.
sirop diacodo 10 grammes.
Sirop do coings 20 id.
Eau de menthe 40 id.
Eau ordinaire ^ 50 id.
Mêlez. A prendre en deux ou trois fois ù un quart d'heure d'intervalle (Cuffer) [+]•
Gouttes a?iticholériques.
Teinture d'opium simple 5 grammes.
Extrait d'aloès 4 id.
A prendre de 10 à 30 gouttes dans une cuillerée de vin
Potion stimulante.
Huile de cajeput i gramme.
Ether sulfurique alcoolisé A id.
Sirop de fleur d'oranger 40 id.
A prendre par cuillerée toutes les heures [±]. Potion antispasmodique.
Sirop de fleur d'oranger 32 grammes.
Eau distillée de tilleul 64 id.
Eau de fietir d'oranger 64 id.
Ether sulfurique 2 id,
A prendre par cuillerées. El {Codex.)
Infusion de guaco, 30 grammes par litre d'eau à prendre par tasses.
Teinture de guaco dès le début des accidents à la dose de 100 grammes en 2k heures, paraît être fort utile. 80 cas de guérison sur 100 malades d'après Herrau. Cette médication a été aussi employée à Amiens en 1866 et à l'hôpital Lariboisière.
GrWrtco en élixir concentré pur, une cuillerée à bouche toutes les 20 minutes, et, si la soif est vive on peut en donner plus souvent avec de l'eau,
Elixir de guaco 100 grammes.
Eau 300 id.
à l'état à'aleoolé, en lavement, 20 grammes pour 60 gram ■ mes d'eau après avoir pris un lavement ordinaire.
L'elixir de guaco 30 grammes deux fois par jour est un bon préservatif (Chabert, François, Pereyra).
Acétate de plomb, 15 à 75 centigrammes en pilules {±].
Décoction de Sonora heptaphylla, 30 grammes par litre (Swediaur). C'est Vanticholerica des colonies anglaises de l'Inde [+].
Strychnine, par la méthode endermique et à l'intérieur (Dreyfus, TroUiet, Polinière) [3
Solution arsenicale, six gouttes à la fois d'abord de demi ■ heure en demi-heure, et, sitôt l'amélioration, trois gouttes toutes les trois heures (Black) □.
Arsenic à l'état d'acide arsénieux (Cahen) après avoir donné 1 ou 2 grammes d'ipécacuanha, au début on administrait de la glace et un granule de 2 milligrammes d'acide arsénieux, puis un autre au bout d'une heure et jusqu'à 20 granules dans la journée. Sur 23 cas graves, il y a eu 19 guérisons.
Eupatorium cannabicum en décoction, 30 grammes par litre et demi de vinaigre réduit à un litre, et dans lequel on ajoute 100 grammes de sirop simple ou de sirop de morphine. Une à deux cuillerées à soupe toutes les heures dans la période algide (Van Dromme), 26 guérisons sur 36 cas □.
Infusion de racine de cohmbo {Cocidus palmatus), poudre de la même racine, 75 centigrammes à 1 gramme en une ou plusieurs fois par jour □ .
Sous-carbonate de magnésie en poudre, 4 à 6 ouille-
flHOR
CHOR
rées à caK \mr jour, associé au poivre ou au gingembre
Calomel à haule dose, 50 centigrammes à 1 gramme, associé à l'opium, 10 centigrammes I I.
Acide cyanhydrique médicinal. Considérant le choléra comme une névrose du grand sympathique, le docteur Kosnoski a essayé d'abord le cyanure de fer, puis l'acide pur dont il a porté graduellement la dose jusciu'à 15 à 25 gouttes chez l'adulte, dans la période algide. Au lieu de dépi'imer, ce médicament excite toutes les fonctions, facilite la transpiration, arrête la diarrhée et les vomissements, si l'on insiste sur son emploi en le répétant fréquemment. Il n'est inutile que dans la période typhoïde. Ce traitement, aidé de la saignée au début, n'a donné qu'une mortalité de 12 p. 100. (Kosnoski.)
Fer à l'état de citrate de fer ou de fer réduit par l'hydrogène (Robiquet).
vin (Je*(minc[uina 100 grammes.
Citrnto de fer. 2 iJ.
Ou bien
sirop de quinqnina 200 jçi'ammes.
Poudre de fer réduit par l'iiydrot^ène. . . 3 id.
Cette médication suivie dans plusieurs cas de choléra algide a été suivie de succès.
Affusions d'eau froide. Une à quatre affusions chaque jour sur 12 cas graves, il y a eu 7 guérisons (Bouley). On donnait en même temps du vin de Bordeaux ou de Malaga.
CoUodion ricJné en application sur le ventre dès le début de la maladie. Vésicatoire sur l'abdomen.
CIIOLÉRIIVE. Maladie qui est le diminutif du choléra. V. ce mot.
ciiONDRoiuE. V. Enciiondrome.
CHORtÈE (Danse de Saint-Guy). Des convulsions permanentes de la face et des membres, sans fièvre et sans désordre de l'intelligence, caractérisent la danse de Saint- Guy.
La danse de Saint-Guy est le type des convulsions cloniques, et elle^ s'observe plus souvent chez les fdles que chez les garçons, et chez les enfants que chez les adultes ou chez les vieillards.
On voit souvent la chorée apparaître sous l'influence de la peur, des vers de l'intestin, de la convalescence des pneumonies, des fièvres typhoïdes, des fièvres éruptives et du rhumatisme.
La chorée, ordinairement sporadique, peut être épidémique et se propager par imitation, comme toutes les névroses mentales.
Il est assez fréquent de rencontrer la chorée sympiomatique et engendrée par les maladies du cerveau ou de la moelle, et alors la cérébroscopie permet de constater un gonflement hypérémique de la papille.
La chorée est très-souvent liée à la chloro-auémie de l'enfance.
Des grimaces, des mouvements irréguliers de la langue ou de la tête, des mouvements saccadés du bras et des doigts qui empêchent de boire ou de manger seul, des mouvements semblables dans les membres inférieurs empêchant la marche, un réel excès de sensibilité morale sans fièvre, sans trouble de l'intelligence et sans paralysie, caractérisent la chorée.
La chorée est rarement partielle, mais on l'a observée dans un membre ou dans une moitié du corps sous forme hémiplégique.
La chorée est une maladie de courte durée qui se prolonge de un à deux mois, mais elle peut passer à l'état chronique et persister de une à plusieurs années.
Rien n'est commun comme les récidives chez les enfants qui ont eu la danse de Saint-Guy.
Les convulsions choréiques cessent ordinairement pendant le sommeil.
Les mouvements convulsifs de la chorée peuvent être assez forts pour que le frottement de la peau qui en résulte amène la rubéfaction de cet organe, son excoriation, et secondairement la mort.
A la longue, la chorée produit la perte de la mémoire, l'hébétude, des hallucinations et quelquefois la démence.
Thérapeutique. — La chorée, compliquée d'un état saburral, doit être traitée au début au moyen d'un vomitif et d'un purgatif.
Je guéris la chorée vermineuse par l'emploi des vermicides et surtout de lasantonine, 5 à 25 centigrammes par jour.
Il y a des chorées qui dépendent de la chlorose et qu'on peut guérir par les aliments substantiels, du bon vin, du quinquina, des préparations ferrugineuses et des bains de mer ou de rivière.
Quand la chorée persiste, il faut la traiter par l'hydrethérapie, par les bains sulfureux de chaque jour [T]; — par l'électricité d'induction très-violente le long du rachis, l'enfant étant anesthésié parle chloroforme; — par les douches d'éther pulvérisé sur la colonne vertébrale; — parle bromure de potassium k grammes par jour; — par le massage uni à la gymnastique (3; — par les antispasmodiques, tels que : valériane, camphre, asa fœtida, oxyde de zinc [+], etc. ; — par le chloroforme à dose aneslhésique tous les jours ; par la poudre de noix |J vomiqueÊ; — P'ir le sirop de sulfate de strychnine, i 5 centigrammes pour 100 grammes, une à quatre cuillerées à café par jour [3 ; — par l'opium à haute j dose; — par la belladone ; — par l'arsenic dans les cas u rebelles \T\ ; ■ — par le tartre stibié à haute dose \±} ; — enfin par les plaques métalliques de laiton mises aux bras, aux poignets, au cou, aux cuisses et aux pieds [+|-
Quand la chorée est très-violente, je la guéris rapidement par le chloral à 3 et i grammes par jour, tous les jours en une fois, de façon à procurer trois heures de sommeil.
De tous les moyens employés contre la chorée, les meilleurs sont les ferrugineux, l'arsenic, le chloroforme, l'hydrothérapie, les bains sulfureux et les applications de plaques de laiton sur les membres.
FOnittULAIRE DE LA CHORÉE.
Pilules de Méglin.
Extrait-de jus(|iiiamc 2 srnmmos.
Exirnit de viilériiine 2 id.
O.xyde de zinc 2 id.
F. s. a. trente-six pilules. (Codex.) D'abord une par jour, et l'on élève successivement la dose jusqu'à produire de légers vertiges [±]- Poudre contre la chorée.
Fer porpliyrisô 10 centigrammos.
Extrait d'opimu 1 ii 2 id.
Extrait soc de (juiacpûna 20 id.
F. s. a. une prise. En prendre matin et soir un paquet semblable; on augmente progressivement la dose de fer et d'opium (Bonneau) [+]'