‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 136 sur 612 · V. IrI DO -CHOROÏDITE · texte numérisé non relu

V. IrI DO -CHOROÏDITE

Les blessures de l'œil, un cnto- d zoaire et les opérations de cat^- ï racte suivis d'inflammation, sont\i!i cause ordinaire de la choroïdite r suppurative; dans l'infection purulente, les abcès métastatiques de l'œil ne sont autre chose que celle lésion.

Thérapeufiquc. — On préviendi'; la choroïdite suppurative en trailan avec le plus grand soin les plaies d( l'œil, en enlevant les corps étrangers. La saignée préventive est d'uc effet douteux (V. Cataracte). Am premières douleurs, on tirera quatre palettes de sang, des sangsues seront appliquées, et des frictions avec de l'onguent mercuriel belladoné seront faites sur la tempe, elle calomel à dose fractionnée sera donné jusqu'à salivation. Si ces moyens sont insuffisants, on répétera les paracentèses de la cornée (Sperino); on ponctionne la cornée avec une aiguille à cataracte, en évitant de toucher le cristallin et l'iris. L'iridectomie est bonne à employer : après avoir incisé la cornée avec le couteau lancéolaire, la pince à griffes esl introduite, et saisit un lambeau étendu d'iris qui esl amené au dehors et coupé au niveau de la cornée avec des ciseaux courbes dont la convexité est tournée du côté de l'œil (procédé de Gibson) ; on enlèvera le plus d'iris que l'on pourra; le lendemain, on fera une paracentèse de la cornée, les jours suivants si la plaie s'est refermée, on donnera de nouveau issue à l'humeur aqueuse.

Dès le début du mal, les malades seront couchés dans une pièce obscure, on ne leur surchargera pas les yeux de bandeaux; des compresses fines imbibées d'eau tiède seront tenues sur l'œil ; on instillera entre les paupières uu collyre au sulfate neutre d'atropine :

Liiu distillfc.

Sulialu il'iilru

3U graiiimi.'s.

5 ceuliuiumiui

Choroïdite pareiidiii inutcnne . La choroïdite [larenchymateuse est constituée par des amas de celhilesépilliélialesou de tissu conjonclif développés entre la choroïde et la rétine. La rétine est soulevée comme par un épanchement sous-rétinien, et une tumeur apparaît à l'ophthalmoscope

CHOR

CICA

•oinme une taclie noirâtre ou d'un gris sale, quelquefois ■ouge, sur laquelle ou voit se dessiner néanmoins les vais- ;eaux rétiniens.

Les tumeurs de la choroïdile parendiymateuse peuvent !xister au nombre de deux ou trois, et il arrive parfois lue la rétine est déchirée (Liebreich), de façon que le mal essemble à un cancer.

Dans la clioroïdite parenchymateuse, la douleur, la )crte de la vue, sont les seuls symptômes observés, et il ' a une injection périkératique comme dans toutes les ualadies de la choroïde et de l'iris. C'est une dilatation 'eineuse, une sorte de circulation complémentaire. Du •este, l'examen ophthalmoscopique peut donner sûrement e diagnostic.

Quand la choroïditc parenchymateuse existe chez les eunes enfants, on ne la confondra pas avec le cancer de \ choroïde qui ne s'observe pas dans la première enince ; la nudtiplicité des tumeurs la distinguera chez adulte du décollement de la rétine et du cancer, puis le ancer a une marche beaucoup plus rapide que la chooïdite parenchymateuse.

A la longue l'altération de la choroïde gagne l'iris et roduit un excès de pression intra-oculaire ; la cornée se erfore et l'œil se vide. Des hémorrhagies abondanlcs urviennent, puis des bourgeons charnus se forment et œil s'atrophie. D'autres fois c'est la sclérotique qui se erfore après qu'un staphylôme s'est formé.

Lorsque l'œil ne se vide point, les exsudats peuvent e résorber et il reste une choroïdite atrophique .

Les opacités du corps vilré et du cristallin ne sont pas ares après des choroïdiles parenchymateuses. Les ossillations sous-rétiniennes sont probablement le résultat /une choroïdite parenchymateuse circonscrite. (Gûntz, 'anizza, Makcnzie, A. Stellwag, Follin.)

Dans les choroïdites parenchymateuses qui sont en voie, e résolution, des dépôts abondants de pigment donnent à i lésion l'aspect d'un cancer mélanique : c'est là une u'ianose simple (Sichel) ; mais comme la maladie larche lentement et que l'œil s'atrophie, il n'y a })as ancer vrai.

Les enfants scrofuleux sont, plus que tous les autres su- 'Às,, exposés à la choroïdite parenchymateuse ; elle a été encontrée chez des sujets syphilitiques.

Presque tous les yeux attcinis de choroïih'le parrnhymateuse se vident par suppuration ou se perdent par Irophie .

Thérapeutique. — Les médications antiscrofuleuses et ntisyphililiques seront indiquées suivant les antécédents yi)hilitiques ou scrofuleux des malades. On fera la paraentèse ocuhxire comme pour la choroïdite suppurative, t l'on tâchera d'obtenir une listule de la cornée dès qu'il

aura un excès de pression dans l'œil.

Les yeux seront couveris avec un bandeau de laf- ;tas noir placé de façon à ne pas presser sur l'œil.

On aura recours aux sangsues à la tenqje, aux purgatifs vec le calomel, ou l'huile de ricin, etau collyre de sulfate 'atropine, dès qu'il y a des phénomènes intiammaloires, lême chroniques. V. iRiDO-ciionoïDiTE.

Choroïtliic <ul»er<*ulcuse. — Toutes les fois qu'il y des tubercules dans la choioïde, il y en a dans les

léninges, dans le cei'veau ou dans un autre i)oint de

économie (Bouchut).

J^a choroïde est le seul point du corps où l'on puisse

voir un tubercule encore vivant, de manière à indiquer l'existence d'une diathèse que l'on ne pourrait que soupçonner sans cela (Bouchut). V. Ciîhébroscopie.

CHOU. Plante alimentaire de la famille des crucifères, Une variété, le chou rouge, est employée en médecine contre le catarrhe chronique des bronches et la [)lithisie. r+1 Suc de choux, 500 grammes, mêlé à un Uilogranuiie de sucre pour faire un sirop.

ClIROniATES. Sels formés par l'acide chromique et une base : 1° cliromute de plomb, employé en peinture; 2° eliromate neutre, idem ; 3° chromate acide de potasse ou bichromate de piotassc, employé à la dose de 1 à 20 centigrammes contre la syphilis (Vicente, Robin) [T] et pour faciliter la cicatrisation des ulcères scrofuleux \±\. Appliqué en solution sur des végétations et sur des condylomes, il produit un peu de douleur, puis leur dessiccation et leur guérison \±\.

CUKOMATO-PâEUDOP^IE (DALTONISME). Altération de la vision qui consiste à voir d'une seule couleur le brun clair, le vert foncé et le rouge brun. V. Achroma-

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