TOI'SIE
CIIROMIUKO^E. Une sueur chargée de matière pigmentaire ou charbonnée, colore souvent en brun l'aisselle ou le bord des paupières de façon à donner aux yeux l'aspect que sedonnentcertaines coquettes au moyen d'encre de (Ihine. C'est la chromidrose décrite par Le Roy de Méricourt et Robin.
l'IIROniQIJE (Acide). L'acide chromique en solution aqueuse ou alcoolique est un caustique employé pour déti'uire les chancres naissants [T], les furoncles au début les végétations des parties sexuelles. R suffit de cautériser une seule fois. V. (Cautérisation.
CUUTE UE EA LEETTE. Les angines produisent souvent sur la luette un allongement permanent qui a pour effet de produire des nausées, des vomissements ou des phénomènes de toux sèche désagréable.
Tltérapeuti<inc. — Des applications de poudre d'alun, de tannin, de pcrchlorure de fer, la cautérisation au nitrate d'argent, peuvent suffire à la guérison du prolapsus de la luette ; mais, en cas d'insuccès, l'excision est indispensable.
Pour exciser la luette, on fait asseoir le malade en face du jour, les mâchoires écartées à l'aide d'un bouchon ; puis, saisissant la luette avec une; pince à érigne, on en coupe la moitié d'un coup de ciseaux.
Chute des paupières. V, BlÉPHAROPTOSE.
Chute du rectum et prolapsus. V. RECTUM.
Chute de l'utérus. V. UtÉRUS.
CIIVEERIE (Urines chyleuses). Les urines chyleuses sont blanchâtres comme du lait et formées de matière grasse émulsionnée, visible au microscope sous forme de gouttelettes d'huile. Ce ne sont pas des urines mélangées de lait, car on ne peut en extraire du benn e. Elles dépendent d'une altération fonctionnelle du foie qui produit un excès de matière grasse.
Thérapeutique. — Les alcalins à haute dose, et notamment l'eau de Vichy, sont très-bons pour combattre la disposition aux urines chyleuses,
CICATRICES (Corps étrangers des). Les cicatrices colorées du tatouage, les cicatrices des blessures faites par des instruments sales (Aétius), par des grains de poudre, [lar des fragments de verres, par des projectiles d'armes
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(le guerre, conservent quelquefois impunément ces corps étrangers et sans qu'il se développe d'abcès ou d'inflammation.
Les corps étrangers disparaissent de plusieurs manières; les uns, tels que l'indigo et le vermillon, sont absorbés a la longue ; pour les autres, sous l'influence d'un coup reçu ou d'un effort, la cicatrice se rompt au niveau d'une des aspérités du corps étranger, une inflammation phlegmoneuse survient, et le corps étranger est expulsé avec le pus d'un abcès; mais en général les grains de poudre et les morceaux de balles restent enfermés pour toujours dans la peau et les tissus.
Thérapeutique. — Lorsqu'un morceau de verre, une aiguille ou un corps quelconque est saillant dans une cicatrice, il faut l'enlever. La sensation d'un corps dur svu' lequel la pression provoque de la douleur guide le chirurgien. Une incision est faite au niveau de la partie saillante du corps étranger, qui sort^et que l'on extrait ; on panse à l'eau froide.
Les grains de poudre isolés ne seront pas extraits, la difformité n'est pas assez grande pour que l'on fasse courir au malade les chances d'une opération.
S'il y aune large tache due à des grains de poudre, ou à des fragments de pierre colorante, on placera un vésicatoire sur les taches confluentes, on pansera avec soin en lavant tous les jours la plaie, et l'on renouvellera les vésicatoires s'il est nécessaire.
Les grains les plus volumineux seront extraits avec une aiguille à cataracte. Pour faire disparaître les cicatrices du tatouage, on se servira du même procédé. V. Tatouage.
Cicatrice^si (MALADIES ET LÉSIONS DES).
I. Hypertmphie des ricatrices , cirufrices saillantes, chéloides cicatricielles. L'hypertrophie des cicatrices, fréquente chez les scrofuleux après la cicatrisation des ulcères et des ouvertures des abcès froids, sur des vésicatoires ou des brûlures mal pansés, arrive quelquefois sans qu'on la puisse rattacher à un état général ou à un défaut de soin.
Des élevures aplaties, mamelonnées, dures ou molles, rouges ou rosées, non douloureuses, occupant toute une surface où une plaie a suppuré, font reconnaître une cicatrice hypertrophiée ou chélo'ide.
Thérapeutique. — Pour détruire une cicatrice .saillante sur un ancien vésicatoire guéri, on appliquera un nouveau vésicatoire, que l'on pansera simplement avec l'onguent de la mère ; on exercera une compression sur la plaie avec un bandage roulé.
Pour détruire les cicatrices saillantes,qui ne disparaissent pas seules (Dupuylren), on comprimera d'abord (A. Paré), puis on incisera (l'diazès), si l'on ne réussit point. Les cicatrices saillantes, petites, seront cautérisées avec le nitrate d'argent (Malgaigne), le nitrate acide de mercure (Velpeau). Un vésicatoire, les lotions avec la teintui'e d'iode, sont aussi avantageux que les caustiques pour les cicatrices peu saillantes.
Lorsqu'une cicatrice saillante est douloureuse, l'excision est le meilleur traiten)cnt à mettre en usage. (Velpeau.)
II. Productions cornées des cicatrices. Les cicatrices se recouvrent quelquefois de végétations éi)ilhéliales, sous forme do croûtes etmème de corne, qui occasionnent de la gène plus que de lu douleur. Les plaies d'amputation sont assez souvent le siège de cette lésion.
Thérapeutique. — Faire tomber les croûtes à l'aide i d'applications de corps gras, panser avec soin, cautériser les bourgeons charnus ; enlever la corne avec la peau qui la supporte, sont le seul traitement efficace. j
III. Cancer des cicatrices. Le cancer épithélial ou lecancer encéphalo'ide, le cancer fdjro-plaslique et mélanique, existent souvent dans les cicatrices des plaies faites pour l'ablation d'une tumeur cancéreuse ; mais le cancer fibro-plastique et le cancer épithélial apparaissentd'emblée sur les cicatrices ordinaires, et en particulier sur celles des vésicatoires et des anciens cautères.
Une disposition papillaire, des végétations où le microscope révèle des globvdes épidermiques et des cellules épidermiques pavimenteuses, font reconnaître le cancer épitliélial des cicatrices.
Des mamelons fongueux s'ulcérant avec rapidité, remplis de cellules et de noyaux fibro-plasliques constatés à l'aide du microscope, indiquent un cancer fibro-plaslique.
On reconnaît les récidives du cancer encéphaloïde, mélaniquo, épithélial, aux caractères de ces tumeurs,
V. CaXC.ËU ENCÉl'lIALO'lDE, CaNCER FIBRO-lUASTIQUE, CA^ CEH EPlTHtLIAL et C.VNCEU MÉLANIQUE.
Les cancers des cicatrices récidivent avec rapidité ; les I épithéliomas, cependant, après avoir été enlevés p|- > sieurs fois, peuvent rester des années sans se rep|i- !l du ire.
Thérapeutique. — S'il n'y a pas d'engorgement ganglionnaire et pas de signes de cachexie ou de cancer généralisé compliquant le cancer des cicatrices, il faut tou jours opérer. Que le cancer soit primitif ou qu'il soi ancien, la cautérisation au fer rouge, la cautérisation ave' les caustiques, conviennent ; pour les cancers ulcérés de cicatrices au début du mal, l'excision est toujours ce qu'i y a de meilleur.
IV. Névromes des cicatrices. La douleur des cicatrice: dépend ordinairement d'une altération des nerfs de 1; partie blessée, mais l'hypertrophie des branches principales du nerf adhérent à l'os ou à la peau en est une de* causes les plus fréquentes, car les véritables névromes sont très-rares. V. Névromes.
On reconnaît les névromes à des tumeurs dures, pte' ou moins mobiles, douloureuses au loucher sur le trajel: connu des cordons nerveux et dont hi douleur cesse par la compression du nerf au-dessus de la tumeur.
Thérapeutiiiue. — Si les douleurs sont continues cl intolérables, on est autorisé à ouvrir la cicatrice poui extraire les névromes et pour sectionner le nerf au-dessus de la tumeur. S'il s'agit d'un névrome dans un moignon d'amputation, on placera un appareil prothétique sur lequel le moignon ne portera pas.
V. Adhérence de la cicatrice au-X' os. Presque toujours la peau cicatrisée adhère aux aponévroses dans les plaies résultant d'une ulcération ou d'une fistule; c'est uni règle générale et il n'en résulte pas d'accidents. Mais dan.' les plaies d'amputation proprement dite, ou de désarli culation, l'adhérence de la cicatrice aux os est une excep tion et presque toujours elle est le résultat d'une fauli dans l'opération, ou d'une inflammation du moignon.
Des névromes, des adhérences des nerfs aux os et à Is peau, des tiraillements douloureux et l'impossibilité d( manœuvrer le membre arliliciel, sont la conséquence de; adhérences de la cicatrice aux os.
Thérapeutique. — Mobiliser lu peau pendant la cica-'
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sation est toujours un moyon insuffisant, mieux vaut ercher à rapprocher la peau et diminuer l'étendue du su de cicatrice qui sera interposé entre les bords de la lie.
Lorsque la cicatrisation est complète, on détachera la au de ses adhérences profondes; pour cela, on sectionra avec un ténotome mousse introduit sous la peau, h lelque distance de la cicatrice les adhérences avec l'os ancock); on sectionnera au hesoin les nerfs tiraillés ir la méthode sous-cutanée. Ni l'une ni l'autre de ces léralions ne guérissent toujours radicalement les acci- ;nts occasionnés par les adhérences de la cicatrice. Cals difformes.
Cioairîccs (NÉVRALGIE DEs). Lorsqu'on ne trouve int un névrome pour expliquer les douleurs intermitates d'une cicatrice, il y a lieu néanmoins de supposer l'il existe une compression du nerf ou son adhérence à is ou à la cicatrice, et une névralgie. [On ne confondra pas la névralgie des cicatrices avec rhumatisme des muscles ou des tissus fibreux voisins, r, dans la première, la douleur suit la direction des rfs de la partie, au lieu d'être diffuse, et dans le rhumatisme les souffrances sont calmées par la chaleur, ce i n'a pas lieu dans les névralgies.
TItrrapeutique. — Les vésicatoires el; les révulsifs anés, la cautérisation ponctuée avec l'acide sulfurique îgroux), la cautérisation transcurrente, comme dans les vralgies ordinaires, les injections sous-cutanées de sule d'atropine ayant été vainement employées, on secnnera les nerfs qui seront bien évidemment le siège de névralgie.
IJuoique l'amputation d'un membre au-dessus du lieu existe la' névralgie ait été tentée, c'est une ressource 'ant laquelle le bon sens indique de reculer. Une cicatrice douloureuse, exubérante et petite peut e néanmoins excisée.
3n tiendra des compresses de flanelle ou de la ouate la cicatrice, pour éviter le refroidissement. C'est un en palliatif qui rend de véritables services.
ICATRICIELLES (AdhÉRENXES). V. ANKYLOr.LOSSE, YLOSE DES MACHOIllES, SvMBLÉl'IlARON et AnKYLOBLÉ-
RON, EcTROPiON, SvNDACTVLiE, DoiGTS {Maladies des),
ÉSIES et RÉTRÉCISSEMENTS.
Adltèrences cicatricielles des membres. Ce n'est que un défaut de soins que le bras peut adhérer au tronc ès une vaste plaie du bras et du thorax, que l'avants peut adhérer au bras, et dans ce cas l'adhérence ré- 31 e de ce que les bourgeons charnus de la plaie du imibre malade s'accolent avec les bourgeons charnus du uic ou du segment de membre conligu.
iiérapeutique.— On prévient toujours les accolements membres entre eux ou avec le tronc en maintenant à acine des membres ou au niveau des articulations un sèment avec les bandelettes, modérément serré. Un ble pansement des deux parties contigués du corps, et attitude des membres telle que ceux-ci soient tous écartés du tronc ou du segment de membre voisin, 'iendront infailliblement toute adhérence, orsqu'une adhérence existe, on incisera simplement adhérences et l'on pansera suivant les règles précédeles.
sera avantageux do rapprocher et .nême de réunir pajpremière intention l'une des plaies, et l'on choisira la pa ie où la peau a le plus d'étendue et glisse plus facileni. t (Méthode française, Velpeau, Vidal de Cassis).
IL Adhérence du pavillon de Voreille aux téguments de la téte. Quand l'adhérence est peu étendue, la section simple et l'interposition d'un pansement simple suffisent. Si l'adhérence est complète, les opérations réussissent difficilement. Il vaut mieux s'abstenir que de faire des opérations multipliées, car l'accolenient de l'oreille à la peau de la téte est une difformité peu gênante.
III. Adliérence de la lèvre inférieure et l'arcade dentaire inférieure. La difficulté de retenir la salive est un accident de l'adhérence de la lèvre inférieure auquel il faut remédier.
Thérapeutique. — On incisera les adhérences avec le bistouri, et l'on fera la suture métallique de la plaie de la muqueuse labiale.
IV. Adhérence de la verge avec la paroi abdominale. Lorsque par un pansement régulier on n'a pas pu prévenir l'adhérence de la verge avec la paroi abdominale, on attendra que la cicatrice soit bien fermée, et l'on opérera.
Thérapeutique. — Une section de la cicatrice sera faite, et l'on réunira la plaie de la paroi abdominale par une suture.
Cîeatrîcîcllc^ (Brides). Dans les cicatrisations les mieux dirigées, tn vertu de sa rétraction, le tissu inodulaire se transforme quelquefois en brides qui déforment les parties, laissent des organes découverts, immobilisent des articulations, ou oblitèrent un conduit.
Les brides cicatricielles unissent une partie molle aux os ou à des aponévroses, nu bien rapprochent la peau de régions voisines. Elles forment des saillies ou des cordes dures, résistantes, non douloureuses, et que l'on fait saillir en produisant les mouvements dans un sens opposé à celui de la déviation.
Les brides cicatricielles qui immobilisent une articulation n'entraînent pas toujours l'ankylose (Nélaton).
En général, il ne faut pas opérer trop tôt les brides cicatricielles (Dupuytren). Quoique les cicatrices se prêtent à l'accroissement des tissus, il est des cas où chez les enfants les parties s'atrophient, et alors il convient d'opé= rer de bonne heure (Chassaignac).
Thérapeuticiue . — L'extension des brides à l'aide d'appareils ou de bandages, et le massage (Neumann), ne sont utiles qu'en attendant le moment d'une opération définitive.
On excisera les brides (Celse), on réunira la plaie par première intention (I)elpcch), avec des sutures ou des bandelettes de diachylon, suivant le lieu, et l'on tiendra les parties que rapprochait la bride aussi éloignées que possible. Chez d'autres malades on incisera simplement la bride sur plusieurs .points (Dionis), ou bien par des sections droites, ou bien par des sections en V (Décès), qui ont pour effet de laisser les lèvres des incisions en contact, malgré l'allongement de la bride, et l'on écartera les parties à l'aide de bandages ou de machines à extension. Ces traitements exposent à des inflammations, à des gangrènes (Jobert) et quelquefois à des rétractions pires que celles pour lesquelles l'opération première avait été faite.
Fendre tous les jours le milieu de la cicatrice résultant de la section de la bride, pour éviter une nouvelle réunion, afin de faire cicatriser isolément les deux parties de la nouvelle plaie (Amussat), est un procédé rationnel, mais il est plus douloureux qu'efficace. V. Doigts {Adké-
Irence des) .
L'autoplastie est applicable aux brides cicatricielles dans
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^iis les points du corps. On peut enlever h bride et réunir ensuite la plaie par première intention, en accomplissant une autoplastie par glissement ou par la méthode ancienne (Delpech). Le tissu cicatriciel peut être utilisé tlans ce procédé (Décès). On peut aussi interposer un pont «le peau entre la plaie faite par la section de la bride et récarlement produit par le redressement ou allongement des parties (Jobert).
Ailleurs un lambeau emprunté dans le voisinage est amené sur la plaie, suivant la méthode indienne (V. Autoplastie). Après avoir soigneusement avivé la plaie, on fait la suture entrecoupée. La section du pédicule, après la cicatrisation du lambeau, n'est pas indispensable (Sédillot).
On emploiera avec avantage, pour les cicatrices anciennes du cou et de la face, Fautoplastie par la méthode française (Carden). On incisera et l'on excisera la bride au delà de ses limites. Dans l'écartement produit par la plaie, deux lambeaux quadrilatères, taillés de chaque côté, seront amenés par glissement sur la plaie (Teale), et réunis par suture. S'il y a des brides nombreuses, l'opération sera faite en plusieurs fois et k plusieurs reprises. V. Lèvres {Beatauration des).
Dans d'autres cas, on fera une incision enferme de V, puis on réunira par suture, et la plaie réunie aura la forme d'un T. V, Ectropion, Atrésies, Rétrécissements.
Lorsqu'une bride est le résultat de la cicatrisation sous-cutanée d'un foyer d'abcès froid ou d'abcès chaud, (comme cela arrive pour l'orbite), ou d'une gomme qui s'est résorbée (Laugier), ou lorsqu'après un traumatisme une portion de tissu s'est rompue et s'est reproduite sous forme de tissu cicatriciel rétractile, on tentera la section simple sous-cutanée de la bride ; on en exciserait une portion, si ce premier traitement était suivi de récidive.
On ne doit faire ces opérations que quand il y a une difformité comme un ectropion ; les brides consécutives aux fistules ne doivent pas être touchées.
CICATRISATIO]\I (ACCIDENTS riE LA). 1° CompI /rations (le la ciratmation. Une lésion traumatique, une solution de continuité résultant de l'ouverture d'un abcès ou un ulcère, se réparent par une exsudation plastique et une production de bourgeons charnus, riches en tissu fibro-plaslique et en éléments de tissu cellulaire, qui se transforment en tissu fibreux et se recouvrent d'une couche épidermique mince. Plus les tissus intéressés sont profondément situi's, plus grande est la quantité de tissu produit. Une cicatrice complète est toujours rouge ou rosée et un peu saillante, une cicatrice ancienne est toujoui s rétractée.
Pendant le cours d'une cicatrisation, sous l'influence d'un traumatisme, des hémorrhagies peuvent survenir, et elles sont produites, ou bien par la chute prématurée d'une ligature d'artère ou par une ulcération de ce vaisseau, ou bien par les vaisseaux nouveaux des bourgeons charnus. Ailleurs il se fait de la pourriture d'hôpital et de la diphlhéi'ite qui détruisent les bourgeons charnus ou les recouvrent de fausses membranes (V. Pourriture ii'iiôpi- TAL l't IIipiithérite); d'autres fois les bourgeons charnus se multiplient, s'inlillrent de sérosité et deviennent saillants.
Quand unr inlliumnalion plilegmoneuse franche apparaît auloui' des cicatrices en formation, les bourgeons charnus ramollis donnent une grande quantité de pus.
Lorsque les cellules épitliéliales sont déposées, il y a toujours une diminution de la saillie de lacicatrice; cependant il esl des cas où il y a une véritable hypertrophie d(ï la
cicatrice, une hypergenèse du tissu embryoplastique (Robin), de tissu cellulaire (Virchow), de tissu fibro-plastique (Lebert), qui continue après la production de la couche épidermique, et c'est en général après les briàlures superficielles que ce phénomène se manifeste; il a lieu aussi dans les cas de plaies étroites de la peau qui ont pénétrù profondément.
Là où existe une cicatrice récente, la reproduction di; cancer est très-facile ; ainsi la récidive des tumeurs cancéreuses du sein a lieu surtout dans les bourgeons charnus de la cicatrice laissée par l'ablation de la première tumeur.
Le tissu cicatriciel, ou tissu inodulaire (Delpech) esl rétractile pendant un temps très-long, et, dans certains cas, il l'est toujours; la rétraction, à peine sensible au moment où la cicatrisation est terminée, se produit déplus en plus avec la transformation de la cicatrice en un tm solide.
Th&rapeutique. — Contre une hémorrhagie due m bourgeons charnus d'une cicatrice, on comprimera à l'aii de compresses serrées par une bande roulée ou pai'un bandage approprié. Si un gros vaisseau donne, on le liera dans la plaie (Nélaton, Courtin). (V. Plaies.) Quand les hémorrhagies sont dues à un traumatisme assez vioki/, 1 des compresses froides seront appliquées sur la plaie. I
Contre ce qu'on appelle la pourriture d'hôpital et contaii la diphthérite, on emploiera les remèdes appropriés. V. Plaies et Diphthérite.
On cautérisera les bourgeons charnus exubérants avecl crayon de nitrate d'argent [+]• Quelques chirurgiens préK rent les saupoudrer avec l'alun en poudre. Lorsque le bourgeons charnus sont un peu durs et qu'ils occupe) une grande surface, la compression avec une plaque c plomb (A. Paré) est une bonne chose à faire. En C! d'hypertrophie, ce dernier traitement est le plus rationne On pourra y adjoindre les scarifications des bourgeoi charnus.
Lorsque dans le cours de la cicatrisation d'une plaie fail pour enleverun cancer, il se forme au milieu desbourgeot charnus des masses assez bien limitées, dures, saignao facilement, avec des ecchymoses et quelques points vm'' lis, il faut les détruire ou bien avec le f(U' rouge, ou b avec un disque de pâte au chlorure de zinc laissé en plat" pendant vingt-quatre heures.
Au moment où la cicatrisation d'une plaie avec perl' de substance se fait, pour prévenir la rétraction du lissi cicati'iciel, on tiendra les parties aussi écartées que pos sible, afin qu'il y ait une plus grande quantité de tiss produit; il faut aussi, par des manœuvres journalière> essayer le mouvement dans le sens opposé à celui qu la rétraction de la cicatrice va solliciter.
2° Absence ou ralentissement de la cicatrisatiou. Lor; qu'une plaie ne se cicatrise point et tourne à l'ulcératior ou dégénère en fistule, ou bien.il y a un état défectueux li la santé générale, ou bien un corps étranger existe dar le fond de la plaie, ou bien un organe cnflannné se détru sant peu à peu, rejette incessamment des j)roduits (|uid(» v«nt être éliminés , ou bien un conduit muqueus; perfoi verse sans cesse dans le foyer primitif de la plaie eue l'ulcération des liquides qui maintiennent la plaie ouvert' ou bien par leur situation et les mouvements de la régii les parties ne peuvent être maintenues au contact V. t ' cÉREs, Fistules, Plaies compliquées de corps étranger Rupture du périnée.
ClltRI'^. Roisson alimentaire ferinenlée très-saine, fai