CIRC
CIRR
ivec le suc de pommes seul ou avec le suc de pommes îiêlé au suc de poires.
CIGARES MÉDICINAUX. Des cigares ou des cigarettes se font avec des feuilles de végétaux narcotiques ; jvec du papier imbibé de solutions médicamenteuses, ou ivec des substances volatiles mises dans des tuyaux à trarers lesquels on respire par la bouche.
Il y a des cùiarettes camphrées, formées de camphre iont on respire la vapeur après l'avoir placé dans un tuyau le plume ou de verre. Les cigarettes de belladone, de Ba- 'nra stramonium, de jusquiame, de digitale, de nicotiane, le varech, faites avec ces plantes desséchées et roulées lans un petit tuyau de papier qu'on allume ; les cigarettes balsamiques avec la teinture de tolu sur du papier nitré, ■oulé en petit cylindre; les cigareties nitrées, et toutes ont employées contre l'asthme et la phthisie [+]■ H y a mfm les cigarettes arsenicales de Boudin, faites avec un norceau de papier ayant reçu la solution del centigramme l'acide arsénieux dans quelques gouttes d'eau et qu'on a ait sécher avant de le rouler. Celles-ci s'emploient comme es autres, on les allume comme un cigare ordinaire pour m aspirer la fumée.
CiecÊs. Ombellifères très-employées en médecine : ° La grande ciguë ou ciguë ordinaire qui renferme un Icaloïde liquide et volatil nommé conicine. C'est la ciguë le Socrate; ses feuilles et ses fruits sont d'autant plus acifs qu'ils viennent de latitudes plus chaudes ; se donne ■n -poudre, 5 centigrammes à 1 gramme ; en extrait iqueux ou alcoolique, 5 à 25 centigrammes; en alcoolaure, 5 à 15 gouttes. On en fait de l'huile et de la pomiiade pour frictions résolutives ; et un emplâtre qu'on met ur les tumeurs à résoudre. La ciguë s'administre dansles iffections cancéreuses [+], dans la scrofule [+], dans le ra- ;lutisme □, dans la syphilis ancienne E], enfin dans la •oquelucheOet dans les aiïections spasmodiques ou dououreuses [+]; 2° la ciguë vireuse, ou cicutaire aquatique, listincte de la ciguë aquatique, est très-vénéneuse et peu mployée.
3° La ciguë aquaticjue ou phellandrie qui croît dans 'eau ; elle a été conseillée en sirop contre la phthisie et le atarrhe pulmonaire \±\.
h" La petite ciguë, ou ciguë des jardins, ou faux persil, 'st également active et elle est employée comme sédatif lans les maladies des bronches et du poumon [T].
CINCIIOAIA'E. Alcaloïde tiré du quinquina et surtout lu quinquina gris. — Son sulfate est employé contre la lèvre intermittente à dose triple de celle oi'i l'on aurait employé le sulfate de quinine □ ; — son mérite est d'être moins cher que la quinine.
CIKC01\CISiO\. C'est à l'ampulation du prépuce ^hez les nouveau-nés des Hébreux, des Égyptiens et chez :eux des Musulmans, dans le but d'empècïier l'accumulaion de la matière sébacée autour du gland, qu'on donne le aom de circoncision .
Dans certaines contrées de l'Afrique, on pratique aussi a circoncision des fdles, laquelle consiste dans l'excision l'une partie des petites lèvres naturellement pendantes.
Chez l'adulte, la circoncision se fait pour les maladies le la verge et du gland, lorsque le prépuce trop long ^ouvre les parties malades. On la pratique aussi pour guérir la masturbation.
Fendre le prépuce sur le dos de la verge avec un bistouri et abattre les deux lambeaux, voilà une manière de 'aire la circoncision. V. Phimosis.
CIRE. Matière sécrétée par les abeilles et dont elles sft servent pour bâtir les alvéoles où elles déposent le miel. — A l'état de pureté c'est la cire vierge ou blanche, mais dans l'état habituel elle est jaune et odorante. On la donne à l'intérieur à la dose de 1 à 10 grammes en émulsion ou en potion contre, l'entérite clu'onique et la diarrhée {+}. Elle s'emploie pour solidifier l'huile de morue avec le blanc de baleine E (12 grammes de l'un et de l'autre pour 75 grammes d'huile) (Bouchut).- La cire fait la base du cérat et de plusieurs composés emplastiques. V. CÉR.'\T, Emplâtre.
CIROÈXE. Emplâtre résolutif formé de poix de Bourgogne, /lOO ; de cire, lf)0 grammes ; de suif 50 grammes, et quand tout cela est fondu on ajoute 100 parties de bol d'Arménie, 5 de myrrhe, 5 d'encens pulvérisé et 5 de minium également pulvérisé.
Cet emplâtre s'applique entre les deux épaules pendant dix à quinze jours dans la bronchite aiguë et chronique à titre de révulsif [T], dans l'asthme, dans la phthisie pulmonaire, etc.
CIRRHOSE DU FOIE. C'est à l'endurcissement du foie et à la gène apportée par cette lésion aux fonctions hépatiques qu'on reconnaît la cirrhose.
La cirrhose est le résultat de la congestion des capillaires périphériques des acini du foie qui entraîne leur oblitération, puis l'atrophie des grains glanduleux hépatiques, de sorte qu'il en résulte une altération de la bile et une gêne dans la circulation de la veine porte.
Il y a une cirrhose générale et une cirrhose disséminée, partielle, ou en plaques (Laennec).
Au début delà cirrhose (première période), le foie est toujours très-volumineux par suite de la congestion dont il est le siège, mais quand les capillaires et les acini qu'ils font vivre sont oblitérés (deuxième période), le foie subi alors une atrophie plus ou moins considérable qui gêne la circulation de la veine porte, et entraîne toujours la suffusion séreuse du péritoine.
A la seconde période de la cirrhose, les grains glanduleux atrophiés du foie sont durs, calcaires, infiltrés de cholestérine jaunâtre et souvent faciles à énucléer de leur paroi vasculaire convertie en tissu celluleux.
Toutes les causes susceptibles de produire la congestion et l'inflammation du foie, particulièrement les excès de table et de nourriture stimulante, fortement épicée, ainsi que l'abus des boissons alcooliques, peuvent être le point de départ de la cirrhose.
Les maladies du cœur, par suite de la gêne permanente qu'elles apportent à la circulation du foie, sont la cause très-fréquente de la cirrhose.
L'ivrognerie amène si souventla cirrhose suivie d'ascite, qu'on a dit plaisamment que ceux qui vivaient dans le vin mouraient dans l'eau.
La cirrhose est une inflammation chronique de la partie vasculaire du foie qui nourrit la portion glandulaire de l'organe.
Il y a une cirrhose aiguë que caractérise la douleur hépatique, un peu d'ictère, l'augmentation de volume du foie ; tandis que la cirrhose chronique se révèle par l'atrophie de l'organe, la pâleur du visage, la faiblesse des membres, la dilatation des veines sous-cutanées abdominales, le bruit musical de l'appendice xiphoïde, l'augmentation de volume du ventre par de l'ascite, et enfin
CIRR
CLAV
le dépôt rosacé cVurate acide d'ammoniaque dans k's urines.
Une ascile suivie d'œdème et d'anasarque chez un ivrogne ou cliez un individu ayant un peu d'ictère indique de la cirrhose.
L'oblitération des capillaires de la veine porte dans le foie produit une circulation supplémentaire, au moyen des veines épigastriques, mammaires internes et sous-cutanées abdominales, réunies à la veine dilatée du ligament suspenseur du foie, laquelle communique avec le siiuis de la veine porte, et c'est ce qui explique le bruit musical entendu au-dessus de l'appendice xiphoïde chez quelques malades (Bouillaud).
Des épistaxis et des entérorrhagies sont souvent le résultat de la cirrhose.
Si la cirrhose au début peut guérir, il n'en est pas de même de la cirrhose au deuxième deoré qui est souvent incurable.
Thérapeutique. — 1''* indication : Diminuer la pléthore du foie.
Au début de la cirrhose, je conseille la saignée du bras, quelques sangsues, et les ventouses scarifiées sur le foie, afin de dégager la circulation hépatique.
Dans la cirrhose aiguë, avec les saignées, le régime lacté, végétal et frugal, est absolument indispensable au succès du traitement.
2" indication : Fondre les indurations des glandnles drrhoiées.
Dans la cirrhose chronique, les boissons alcalines, les bains alcalins et sulfureux, les pilules de savon médicinal, les pilules de fiel de bœuf, les pilules bleues, peuvent être très-utiles aux malades.
Pilules bleues.
Mei'cure. 3 gi-immos.
Conserve de roses 8 u\.
Poudre de réglisse q. s.
Triturez et faites des pilules de 15 centigrammes, deux à cinq par jour.
3° indication : Enlever la sérosité péritonéale.
Si la cirrhose est compliquée d'ascite et que l'épanchement soit assez considérable pour gêner la circulatiou, il faut administrer les drastiques et enfin pratiquer la paracentèse.
rORMULAIRE DE LA CmRHOSE CHRONIQUE.
BicMrbonate de soude, 5 à 10 grammes dans un liire d'eau, à prendre dans les vingt -quatre heures [+].
Borate de soude, 5 à 10 gram. dans un litre d'eau [+].
Chlorate de potasse, 5 à 10 grammes par jour dans un litre d'eau sucrée [+]•
Vnrétute de potasse, 6 à 8 grammes par jour dans de l'eau sucrée.
Le savon médicinal en pilules de 10 centigrammes, dix à vingt pilules par jour [+]■
Le //■('/ de bœuf évaporé à consistance d'extrait en pilules de 16 cenligram., cinq à dix pilules pcr jour [+].
La rhubarbe en poudre, à la dose de 2 à k grammes par Jour
L'éleetuaire deKortnm. Conserve de cochléaria, 60 grammes; extrait de chiendent, 30 grammes; de pissenlit, 20 grammes; acélale de potasse, 20 grammes, à prendre par cuillerées à café, trois à (pialre fois par jour ri.
L'i(W(; à la dose de 10 milligrammes en pilules, une à deux pilules par jour (Elliolson) □.
Les eaux minérales d'Ems \+}, du Mont-Dore \±\, de Vichy i-i- +\, de Saint-Nectaire □, de Carlsbad [+], de Plombières [+], de Niederbronn [+], de Kissingen [+], de Ilombourg [+], de Wiesbaden, etc.
L'hydrothérapie a aussi été conseillée, mais c'est un lo» nique général plus qu'un moyen curatif de la cirrhose.
CIRSOCÈl,!:. Les varices des veines du scrotum tuméfiées pendant la station debout et la marche, augmentant par la chaleur et se réduisant par le repos, forment la cirsocèle.
Thérapeutique. — Un suspensoir conlentif est un moyen palliatif suffisant. Les varices des bourses disparaissent seules chez les vieillards (Malgaigne).
CITRATES. Sels résultant de l'acide citrique combiné avec une base. 11 y a : 1° le citrate de fer qui se donne dans la chlorose ; en pilules, en pastilles et en sirop à la dose de 1 à 2 grammes Q ; 2" le citrate de magnésie qui s'emj)loie comme purgatif à 60 grammes dans une bouteille d'eau \+ +\ ; 3" le citrate de quinine, de morphine, de caféine, etc., qui sont peu employés.
CITitol\. Fruit du citronnier dont le suc acide et pur est employé comme antiseptique et astringent. Ce suc se donne contre les vomissements [±], dans la diarrhée Q et on l'emploie pour arroser les ulcères sanieux et ni trides [+] ou les plaies de l'angine couenneuse et de^ diphthérite. Dissous dans l'eau tiède, il sert à faire une boisson agréable, légèrement acide, qui est la limonade,
CITROITLLE. Fruit du Cucurbita pepo de la famille des cucurbitacées, dont les semences, 30 à 60 grammes, mondéés, pilées avec du sucre et mises dans du lait expulsent le taenia. (V. ce mot.) On donne ce mélange cà jeun, et on le fait suivre une heure après de 30 grammes d'huile de ricin.
tlVETBE. Mammifère ayant près de l'anus une poche dans laquelle se sécrète une substance animale très-odorante, qui est employée comme antispasmodique à la dose de 10 à 75 centigrammes □.
CLAl^ÉE (La) (Vienne). Eau minérale sulfureuse sodique froide. i
CI.%Ql]EMEl\'r. Sensation donnée au doigt ou à * main par le choc de deux parties contiguës séparées p| un liquide ou par un gaz. I
Dans l'hydarthrose du genou, la rotule soulevée parp sérum et poussée d'une certaine manière par la main § chirurgien, vient choquer sur les coudyles du fémur et produire le claquement rotulien. '
Dans l'ascile produite par les tumeurs hépatiques ainsi que par la cirrhose, la pression des parois abdominales stff j le foie produit fréquemment un bruit spécial nommé clor \\ quement costo-hépatique. Ce phénomène se produit également dans les pneumothorax du côté droit.
CLAl'DICATlOiV. L'action de boiter a reçu le nom de elauclication. Elle dépend de l'allongement ou du raccourcissement très-étendu de l'un des membres inférieurs, de son ankylose, de ses inflammations articulaires osseuses ou musculaires, enfin de ses rhumatismes et de ses névralgies.
CLi%VAS.IER OU FRÈ^'E ÉPIMEUX. Son écorco est employée en décoction, 4 à 8 grammes par litre d'eau,j| contre le rhumatisme [+|, la syphilis □ et l'odontal-j, git" El. i;
CLAVIC13LE (Fractures ue la). V. Fractures': et Luxations.