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opiacées à la digitale, 30 grammes de sirop diacode ou mieux de sirop de morphine

Si une complication inflammatoire survient du côté des plèvres et du péricarde, on appliquera liuit ou dix ventouses scarifiées, puis des vésicatoires répétés.

Les corps étrangers saillants au dehors ne seront pas extraits immédiatement, on attendra quelques heures. Peut être un caillot se sera formé autour de la plaie du cœur, et en enlevant l'instrument et en plaçant le doigt sur la plaie pendant un certain temps, on favorisera la formation d'un caillot (Velpeau, Al. Samson).

11 ne faut jamais aller à la recherche d'une balle dans le cœur.

Plaie non pénétrante. La blessure du péricarde, et des couches musculaires superficielles du cœur peut tuer en produisant une syncope. Elle occasionne un hémo-péricarde quand les artères ou les veines coronaires ont été coupées ; mais elle est beaucoup moins grave qu'une plaie pénétrante même s'il reste un corps étranger Seulement pour avoir évité la mort immédiate, les malades sont presque fatalement exposés à une péricardite.

Les signes des plaies non pénétrantes du cœur sont fugaces, mais l'obscurité des battements cardiaques, les palpitations coïncidant avec une plaie dans la région du cœur, feront diagnostiquer la lésion. Toutefois il sera difficile de préciser s'il y a simplement plaie du péricarde, plaie pénétrante du cœur ou plaie non pénétrante. Le bruit de frottement péricavdique, quelquefois constaté, indiquera

Eune ou l'autre de ces lésions.

Thérapeutique. — On appliquera dos cataplasmes froids ur la région du cœur, et l'on donnera la digitale et la elladone, comme pour les plaies pénétrantes du cœur. Le repos iabsoiu et la diète seront rigoureusement prescrits.

Aux premières douleurs continues, des ventouses scarifiées seronl placées sur la région du cœur; s'il y a péricardite, on aura recours à des vésicatoires volants et à des iinapismes sur les membres inférieurs. V. Cieur (Inflam-

I Dation du).

Cœur (Rupture du), Une contusion, une pression vioentesurle thorax, causent quelquefois la rupture du cœur, it la mort instantanée. Contre une pareille lésion, il n'y , rien à faire.

Dans les cas de dégénérescence graisseuse du cœur, de ;ardite chronique, d anévrysme du cœur existant dans les larois des ventricules ou des oreillettes, une rupture peut mcore avoir lieu spontanément ou sous l'influence d'un effort et la mort est instanlance, par suite d'un épanclicnent de sang qui a lieu dans le péricarde, ou qui s'ouvre me voie dans lus plèvres et souvent dans la trachée-artère.

Anévrysme du cœur.

Si l'on a constaté quelques signes révélant une altéraion du cœur, pouvant amener la rupture de cet organe, I faut prévenir cet accident en conseillant au malade d'éiter les efforts musculaires; mais si la rupture a lieu, il 'y a rien à faire pour guérir les malades.

C0II0BAT10i\. Distillation répétée d'une substance ont le produit est reversé sur une nouvelle quantité de uUière n'ayant pas subi la distillation

COI\Ci. Fruit du cognassier, arbre de la famille des Dsacées. Le suc sert à faire de la gelée, de la pcâle et du rop astringent contre la diarrhée \±]. On se sert des îmences comme de mucilage pour faire des lavements ou es collyres.

BOuCBbT ET i)ËSt>ftÉs. — 2' édit .

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t OIT. Acte instinctif du rapprochement des sexes pour l'accomplissement de la loi de perpétuité des êtres. Le coït est nécessaire à l'homme, qui n'est pas fait pour vivre seul. Dans quelques cas, c'est le meilleur remède des pertes séminales, de l'hypochondrie, de la. chlorose et de l'hystérie.

COL.%Tl]RE. Filtration incomplète d'un liquide épais sur une toile peu serrée.

COLCHIQUE (Narcisse d'automne. Safran des prés). Plante de la famille des colchicacées, dont les bulbes, les

Fis;. 136. — Colcliique,

semences et les fleurs sont employés comme diurétique, comme drastique, dans la goutte et le rhumatisme |-h On en tire de la co/c/iîd«e jusqu'ici peu employée.

La colchique se donne en poudre de bulbe, 10 à 50 centigrammes; en teinture, 1 à5 grammes; en ulcoolature,

50 centigrammes à 1 gramme ; en vin, 2 à 10 grammes.

51 l'on emploie les préparations faites avec des semences qui sont plus actives, il faut diminuer la dose.

Dans la goutte, il faut donner 'à à. k grammes de teinture de bulbe toutes les trois heures dans une tasse de thé (Fiévée), et si le remède ne pouvait être supporté par l'estomac, on le donnerait à dose double en lavement, de façon à provoquer des selles nombreuses ou des urines abondantes.

COLIQCE. Le mot colique ne doit être employé que pour les douleurs de l'intestin et du côlon, mais il s'applique à toutes les douleurs profondes du ventre, et l'on admet aujourd'hui dos coliques hépatiques, utérines, néphrétiques, hémorrhoïdales, pancréatiques, etc.

La colique est l'indice habituel d'une souffrance de l'intestin, par suite de la rétention des gaz ou des excréments solides et liquides, quelle que soit la cause première du mal.

Les inflammations gastro-intestinales simples et toxiques, le flux bilieux, les pneumatoses de l'intestin, les étranglements internes, les invaginations, la rétention des excréments, les entozoaires, l'absorption du plomb et du cuivre, sont les causes de la colique in/lamntaioire, bilieuse, venteuse, de miserere, vermineuse, saturnine et cuirriqiic.

Les coliques du Poitou, de Madrid, Végétale, du Devonshire, ne sont pas autre chose qu'une colique saturnine due

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à des boissons conservées dans des vases ou des tuyaux de plomb, mal [iréparées et dans lesquelles on a mis pour les sucrer un peu d'acétate ploinbique.

C'olique des enfants noiivcaii-iiés et à la mamelle. Les enfants qui viennent de naître, ou qui sont encore au sein, ont fréquemment des coliques caractérisées par des cris aigus, que rien ne peut calmer, par des contorsions du ventre et des membres, et par l'expulsion de vents, par la bouche ou par l'anus. Ce sont des coliques venteuses. V. ce mot.

Thérapeutique. — Contre les coliques des nouveau-nés, il faut appliquer des cataplasmes chauds de farine de lin et des serviettes chaudes sur le ventre, faire des frictions ou des applications de laudanum, 6 à 8 gouttes,

S'il y a de la constipation, on donnera des lavements de guimauve ou de graine de lin avec une goutte de laudanum, — et l'on fera prendre de l'huile d'amandes douces, une cuillerée à dessert, — de l'huile d'olive, 15 grammes, avec sirop de fleurs de pêcher, 1 5 grammes, — enfin du sirop de chicorée composé, 15 à 30 grammes selon l'âge des enfants.

S'il y a des vents, on donnera la potion de Gœlis ou une infusion d'anis.

l'ORMUL.\mE DE LA COLIQUE DES ENFANTS.

Potion cartninative.

hécoflion faible d'nnis vert tOO grajnines.

sirop de Heurs de péclier 20 id.

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