‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 151 sur 612 · GONG · texte numérisé non relu

GONG

tention des hernies dans l'application des bandages herniaires.

La ligature des artères médiate ou immédiate est une compression. V. LiG/VTUUe.

Les appareils à fractures, appareils de Scultet, appareils inamovibles, sont des appareils compresseurs destinés à maintenir dans un rapport fixe les surfaces brisées ou mal réunies. V. Fr.^ctures, Cals difformes, PsEUD.^n-

THROSES.

Une compression continue peut être obtenue à l'aide d'un sac de caoutchouc, en envelopprnt une partie avec ce sac; on entoure la partie et le sac avec une bande, puis on insuffle de l'air dans le sac ; celui-ci se distend, et, comme il est comprimé par la bande, il se moule sur les parties, et exerce ainsi une compression régulière (A. de Iieaufort).

Compression digitnlc. (V. Anévrysmes). La compression digitale, telle qu'elle est appliquée sur l'artère au-dessus d'un anévrysme, a été aussi mise en usage contre le phlegmon (Vanzelti). V. Phlegmon.

Compression mécanique. V. ÀNÉVRYSMES.

COIVIPTE.GOIJTTES. Instruments de verre destinés à doser et à compter rigoureusement les gouttes toutes égales d'un liquide à employer comme remède.

CO\CIIOIJS (Pyrénées-Orientales) Eau ferrugineuse acidulé froide.

COXCO.tlBRIi:. Fruit de la famille des cucurbitacés qui forme le cornichon à l'état vert, mais qui, à maturité, donne un suc avec lequel on fait la pommade de concombre. Il y a un concombre sauvage dont le fruit préparé en extrait forme Velaterium purgatif énergique à la dose de 15 à 2.5 milligrammes 1+1.

C»l\CRÉTloxs. V. Calculs.

Concrétions de l'estomac. V. ESTOMAC.

Concrétions de l'intestin. V. INTESTIN.

Concrétions dw poumon. V, CALCULS BRO.VCHIQUES

et Poumon.

C01VIIILLAC (Drôme). Eau bicarbonatée calcique, légèrement gazeuse, vantée comme eau de table.

CONDYLOnE. \. VÉGÉTATION.

CONFECTION. Préparation pharmaceutique semblable aux électuaires, aux conserves, aux opiats, et formée de substances unies au miel ou à un sirop jusqu'à consistance pulpeuse.

CONGESTION. Tous les viscères et un grand nombre de tissus peuvent être, partiellement ou en totalité, le siège d'une congestion sanguine, ce que d'autres nomment fluxion ou hypérémie, congestion sanguine qui augmente le volume ou la densité des parties et qui trouble plus ou moins profondément leurs fonctions.

11 y a des congestions aiguës et chroniques du cerveau, de lamoe//e, des poumons, du foie, des reins, de V utérus, de la rate, de la rétine. V. ces mots.

Les congestions viscérales sont actives, directes ou réflexes; passives ou mécaniques; elles sont actives quuad l'irritation d'un tissu ou d'un organe y appelle le sang ; passives quand sous l'influence d'une irritation du grard sympathique d'une partie,^ les vaisseaux que ce nerf anime se dilatent et relicnneul plus de sang que de coutume ; elles sont mcca)Li<iues enfin, lorsqu'elles dépendent d'une maladie du cœur ou de la compression des vaisseaux d'un tissu par une tumeur, ou eulin d'un obstacle à la circulation.

Thérapeutique. — Les congestions aiguës des organes doivent être traitées par la diète lactée ou végétale et par la saignée ou les sangsues et les ventouses scariliées.

Les congestions mécaniques exigent quelquefois la saignée lorsqu'elles dépendent d'une maladie du cœur, mais en général il faut leur opposer le repos au lit, la diète lactée ou végétale, et si cela est possible l'enlèvement des obstacles à la circulation capillaire.

Dans les congestions passives, les émissions sanguines sont plus fâcheuses qu'utiles, et il faut employer les toniques généraux et locaux, d'abord une alimentation sul'Stantieile sous un petit volume, le séjour à la campagne et au bord de la mer ou aux eaux minérales sulfureuses et alcalines, qu'il faudra prendre en petite quantité ; les bains de mer ou de rivière ; l'hydrothérapie méthodique et les douches froides sur les parties où siège la congestion chronique ; les ra- il béfiants et les révulsifs cutanés ; souvent les préparations ferrugineuses : mais ici le traitement ne saurait être traité d'une façon générale, applicable à tous les cas, et il varie pour chacune des congestions viscérales chroniques connues.

Congestion cérébrale. Le sang qui se porte en excès dans les capillaires du cerveau et de ses membranes codstilue la congestion cérébrale, maladie caractérisée parfc trouble ou l'anéantissement momentané de l'intelligence, du mouvement et de la sensibilité. V. Cervlau {Hémotrlta'jie du).

Il y a deux espèces de congestion cérébrale : l'une secondaire et consécutive à une tumeur cérébrale, à une oblitération des veines ou des sinus encéphaliques, à des entozoaires, à une plegmasie cérébrale ou méningée ; et l'autre primitive, constituant le premier désordre anatomique de la substance cérébrale.

La congestion cérébrale secondaire est ordinairement H partielle et quelquefois accompagnée de fièvre.

La congestion cérébrale primitive résulte des elforts de toute espèce, de la compression du cou, de l'insolation prolongée, de l'excessive raréfaction de l'atmosphère, des hautes ou des très basses températures, de l'alcoolisme aigu, de l'asphyxie par des gaz délétères, de l'empoisonnement par les narcotiques et les solanées vireuses, de la pléthore ou de l'état chlorotique indifféremment.

La congestion cérébrale primitive peut être aiguë ou chronique, brusque ou lente dans son apparition. Dans ce dernier cas, elle dépend presque toujours d'une altération du sang ou- de l'affaiblissement sénile.

Il y a deux formes de congestion cérébrale primitive, l'une forte, avec anéantissement complet mais passager de l'intelligence, du mouvement et de la sensibilité, et l'autre faible, avec trouble incomplet de ces fonctions spéciales.

C'est dans la congestion cérébrale faible qu'on observe de la pesanteur de tête, des vertiges, des éblouissenieiits, des tintements d'oreille, des troubles de la vue, des illusions d'optique, de l'embarras intellectuel avec somnolence, quelquefois des engourdissements dans les membres ou dans la langue et la sensation de battements artériels plus ou moins prononcée.

Dans la congestion cérébrale forte, il faut joindre aux troubles précédents la perte subite de connaissance, de sensibilité et de mouvement rapidement suivie du retour à la raison avec ou sans hémiplégie consécutive pendant quelques jours.

Page 1